Volcans du monde // Volcanoes of the world

  Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

La situation doit être surveillée. On ne sait jamais! Un essaim sismique intense est enregistré le long du système de fissures volcaniques de Manadas dans la partie nord-ouest de l’île de São Jorge (Açores / Portugal).
L’essaim a commencé à 17h19 (heure locale) le 19 mars 2022. Trois secousses ont été enregistrés au cours des 2 minutes suivantes, avec des magnitudes allant de M2,8 à M2,9. Au cours des 24 heures suivantes, plus de 700 séismes de faible magnitude ont été enregistrés dans la région.
Le CIVISA indique que tous les séismes sont d’origine tectonique. L’événement le plus significatif a atteint M3.2 le 20 mars. Il a été ressenti par les populations de São Jorge et de l’île de Pico.
L’essaim sismique actuel rappelle à la population ceux qui ont précédé l’éruption de 2021 à La Palma.
L’île de São Jorge, où l’activité sismique est observée actuellement, mesure 54 km de long et seulement 6 km de large. Il est principalement basaltique. Elle a été façonnée par des éruptions fissurales qui ont débuté dans la partie orientale de l’île. Les deux tiers ouest de l’île présentent de jeunes coulées de lave alimentées par des fissures ressemblant à celles de l’île voisine de Pico. La lave a été émise en 1580, avec des coulées qui ont atteint l’océan. En 1808, une série d’explosions a eu lieu à partir de bouches le long de la crête centre-sud de l’île.
Des éruptions sous-marines ont également été signalées à plusieurs reprises à partir de bouches éruptives au large des côtes sud et sud-ouest.
La dernière éruption sur l’île de São Jorge a eu lieu en 1808.
Source : Centre d’information et de surveillance sismovolcaniques des Açores (CIVISA), Smithsonian Institution.

São Jorge vue depuis l’espace (Source: NASA)

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Le SERNAGEOMIN indique que la sismicité est en hausse sous le volcan Lonquimay (Chili) depuis le 9 mars 2022. Les événements sont situés entre 2 et 7 km du cratère et à des profondeurs entre 4 et 11 km du sommet. La sismicité au niveau de ce volcan est habituellement liée à la dynamique des fluides. Aucun changement n’a été détecté concernant la déformation de surface et les émissions de SO2.

Le niveau d’alerte est passé du Vert au Jaune le 21 mars 2022. La dernière éruption de ce volcan a duré de 1988 à 1990, avec un VEI 3.
Source : SERNAGEOMIN.

 

Vue du Lonquimay depuis l’espace (Source: Copernicus)

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Une hausse de température a été enregistrée dans le lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) les 13 et 21 mars, avec une température de 31°C. Le phénomène s’est accompagné d’une hausse du tremor volcanique indiquant une augmentation du flux de gaz dans le système et un risque d’éruption. Le niveau d’alerte volcanique a été porté à 2 (sur une échelle de 0 à 5) tandis que la couleur de l’alerte aérienne reste au Vert.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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On observe toujours une émission de lave sur le Kilauea (Hawaii) à partir de bouches au bas de la paroi inférieure ouest du cratère de l’Halema`uma`u. Toutefois, les images de la caméra thermique montrent que la taille du lac de lave n’a rien à voir avec ce qu’il était avant l’éruption de 2018..
Source : HVO.

Source: HVO

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Deux épisodes éruptifs ont été enregistrés sur l’Anak Krakatau (Indonésie) le 24 mars 2022. Les panaches de cendre ont atteint 1200 m au-dessus du niveau de la mer.

La dernière séquence éruptive avait eu lieu le6 février 2022.

Source: CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Lewotolok (Indonésie) se poursuit avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 600 m au-dessus du sommet. L’incandescence du cratère et des coulées de lave sont signalées la plupart du temps. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

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La lave est toujours présente dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili). Les images satellites révèlent toujours des températures élevées. L’activité sismique a régulièrement diminué depuis janvier 2022. Début mars, les émissions de SO2 étaient en moyenne de 454 tonnes par jour. Le niveau d’alerte reste au Jaune,
Source: SERNAGEOMIN.

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En République Démocratique du Congo (RDC), des images satellites montrent un épanchement de lave à partir de plusieurs bouches au fond du cratère du Nyiragongo, avec d’importantes émissions de gaz. .

La lave est présente sur le plancher du cratère du Nyamulagira. C’est ce que révélaient les images satellites entre le 8 et le 13 mars 2022. .
Sources : Observatoire Volcanologique de Goma.

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En Equateur, un niveau d’activité élevé est toujours observé sur le Reventador. Les panaches de vapeur et de cendres s’élèvent généralement jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. L’incandescence du cratère est visible la plupart des nuits et des matériaux incandescents dévalent le flanc S du volcan.

Toujours en Equateur, une forte activité a été observée sur le Sangay entre le 15 et le 22 mars. Des panaches de gaz et de cendres s’élevaient jusqu’à 1 km au-dessus du volcan. Plusieurs anomalies thermiques sont visibles dans les données satellitaires. Des émissions de matériaux incandescents sont parfois visibles sur les images des webcams. Le réseau sismique a détecté plusieurs signaux de lahars.

L’éruption du Wolf (Galapagos / Equateur) se poursuit. Des anomalies thermiques quotidiennes indiquent des coulées de lave actives sur le flanc SSE.
Source : Instituto Geofisico.

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Le niveau d’alerte de la Soufrière Saint-Vincent a été abaissé au Vert (le niveau le plus bas) le 16 mars 2022. L’activité sismique et fumerolienne est redevenue égale ou inférieure à ce qu’elle était avant l’éruption de 2020-2021. Cependant, il est rappelé à la population qu’un risque de lahar existe lors de fortes pluies.
Source : UWI.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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  Here is some news of volcanic activity around the world :

The situation needs to be monitored. You never know! An intense seismic swarm is being recorded along the Manadas volcanic fissure system in the NW part of the São Jorge Island (Azores / Portugal).

The swarm started at 17:19 (local time)on March 19th, 2022. Three earthquakes were registered over the next 2 minutes, with magnitudes ranging from M2.8 to M2.9. Over the next 24 hours, more than 700 low-magnitude earthquakes were recorded in the region.

CIVISA says that all the earthquakes are of tectonic origin. The largest event was M3.2 on March 20th It was felt by the populations of São Jorge and the island of Pico.

The current seismic swarm reminds the population of the swarms that preceded the 2021 eruption at La Palma.

São Jorge Island where the seismic activity is observed is 54 km long and only 6 km wide. It is mainly basaltic. It was formed by fissure eruptions beginning in the eastern part of the island. The western two-thirds of the island contain youthful, fissure-fed lava flows resembling those on neighboring Pico Island. Lava was emitted in 1580, with flows that reached the ocean. In 1808 a series of explosions took place from vents along the south-central crest of the island.

Submarine eruptions were also reported on several occasions from vents off the S and SW coasts.

The last eruption on São Jorge Island took place in 1808.

Source: Center for Seismovolcanic Information and Surveillance of the Azores (CIVISA), Smithsonian Institution.

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SERNAGEOMIN indicates that seismicity has been increasing under Lonquimay volcano (Chile) since March 9th, 2022. The earthquakes are located between 2 and 7 km from the crater and at depths between 4 to 11 km from the summit..Seismicity at the volcano is commonly associated with the dynamics of fluids. No changes have been detected about surface deformation and SO2 emissions.

The alert level was raised from Green to Yellow on March 21st, 2022. The last eruption of this volcano lasted from 1988 to 1990, with a VEI 3.

Source: SERNAGEOMIN.

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An increase in temperature was recorded at Mt Ruapehu‘s crater lake (New Zealand) by March 13th and 21st, with temperature of 31°C. The heating cycle was accompanied by strong levels of volcanic tremor, indicating increased gas flux though the system, and an increased likelihood of eruptive activity. The volcanic alert level was raised to 2 (on a scale from 0-5) and the aviation color code remains at Green.

Source: GeoNet.

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Lava effusion is still observed from vents in the lower W wall of Kilauea’s Halema`uma`u Crater (Hawaii) but the images provided by the thermal camera show that the size of the lava lake has nothing to do with what it was before the 2018 eruption.

Source: HVO.

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Two eruptive episodes were recorded at Anak Krakatau (Indonesia) on March 24th, 2022, with ash plumes up to 1200 m above sea level. .

The last eruption had taken place on February 6th, 2022.

Source: CVGHM.

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The eruption at Lewotolok (Indonesia) continues with ash plumes rising as high as 600 m above the summit. Crater incandescence and lava effusion are reported on most days. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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Lava is still observed in Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile), together with elevated thermal temperatures identified in satellite images. Seismic activity has steadily declined since January. In early March, SO2 emissions averaged 454 tons per day. The alert level remains at Yellow,

Source: SERNAGEOMIN.

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In the Democratic Republic of Congo (DRC), satellite images show lava effusion from vents on Nyiragongo’s crater floor, accompanied by significant gas emissions. .

Active lava on Nyamulagira’s crater floor was visible in satellite images between March 8th and 13th, 2022. .

Sources: Observatoire Volcanologique de Goma.

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In Ecuador, a high level of activity continues at Reventador. Steam-and-ash plumes usually rise as high as 1 km above the summit. Crater incandescence is visible most nights and incandescent material descends the S flank of the volcano.

Still in Ecuador, a high level of activity was observed at Sangay between March 15th and 22nd. Gas and ash plumes rose as high as 1 km above the volcano. Multiple daily thermal anomalies over the volcano were visible in satellite data. Emissions of incandescent material were occasionally visible in webcam images. The seismic network detected lahar signals.

The eruption at Wolf (Galapagos / Ecuador) continues. Daily thermal anomalies indicate active lava flows on the SSE flank.

Source: Instituto Geofisico.

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The alert level for Soufrière St. Vincent was lowered to Green (the lowest level) on March 16th, 2022. Seismic and fumarolic activity are at or below background levels recorded prior to the 2020-2021 eruption. However, the public is reminded about lahar hazards during heavy rains.

Source: UWI.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Un gravimètre quantique absolu (AQG) sur le Kilauea (Hawaii) // An Absolute Quantum Gravimeter on Kilauea Volcano (Hawaii)

La dernière rubrique Volcano Watch publiée par le l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO est consacrée à l’Absolute Quantum Gravimeter AQG) – gravimètre quantique absolu – un nouvel instrument de haute technologie que vient d’acquérir l’observatoire. Il est en cours d’installation, de test et d’étalonnage avant d’être installé au sommet du Kilauea. L’AQG a la capacité de mesurer d’infimes variations de masse sous la surface du sol et peut donc aider à détecter les processus volcaniques en profondeur.
Tous les objets ont une masse et donc un champ de gravité. L’attraction gravitationnelle de la Terre est légèrement plus forte dans les zones qui ont plus de masse et légèrement plus faible dans les zones avec moins de masse. Le rôle des gravimètres est donc de mesurer l’attraction gravitationnelle. S’agissant des volcans, les gravimètres permettent aux scientifiques de détecter les changements subtils de gravité causés par les mouvements du magma. Une gravité plus forte peut indiquer la présence d’un plus importante quantité de magma sous la surface du sol.
Il existe deux principaux types de gravimètres : relatif et absolu.
Les gravimètres relatifs sont les plus courants. Ils contiennent un poids attaché à un ressort vertical sensible. La gravité étire le ressort et la quantité d’étirement est proportionnelle aux variations de g, la gravité locale. Le gravimètre relatif mesure la différence de gravité entre différents emplacements. Malheureusement, ces instruments souffrent d’un effet de « dérive », qui ajoute du bruit aux mesures effectuées sur plus de quelques semaines à quelques mois, et leur précision diminue progressivement.
Les gravimètres absolus mesurent directement l’accélération de la pesanteur. Les gravimètres absolus à chute libre, le type le plus courant, utilisent des lasers pour mesurer l’accélération en chute libre d’un réflecteur en coin de cube relâché à maintes reprises dans une chambre sous vide. Contrairement aux gravimètres relatifs, les gravimètres absolus n’ont pas d’effet de dérive et ne se dégradent pas en précision avec le temps. Cependant, ils sont de grande taille, ont des éléments mécaniques fragiles, nécessitent une alimentation électrique suffisante et ne sont pas conçus pour être utilisés dans des conditions difficiles sur le terrain, les volcans par exemple. Les gravimètres absolus portables ne peuvent pas effectuer des mesures continues sur le long terme et ne sont pas suffisamment sensibles pour détecter les petits changements nécessaires à la surveillance des volcans.
Semblable aux gravimètres absolus à chute libre, le nouvel AQG du HVO mesure l’accélération d’une petite masse d’épreuve dans le vide. Cependant, l’AQG surmonte les limites des gravimètres absolus à chute libre classiques et se caractérise par la chute d’un nuage d’atomes à très basse température. Des atomes de rubidium, piégés par des lasers, sont refroidis à une température proche du zéro absolu. Cela permet des mesures continues précises et à long terme. L’AQG est également compact et peut être déployé sur des volcans actifs et fonctionner en continu sans effet de «dérive».
Un tel modèle d’AQG a été installé sur le flanc nord du volcan de l’Etna, un volcan qui entre fréquemment en éruption. L’instrument a enregistré avec succès, et sur plusieurs mois, des données de haute qualité, malgré des vibrations parasites.
À la suite de la spectaculaire éruption du Kilauea en 2018, le HVO a commencé à reconstruire le réseau gravitaire continu. Un gravimètre a été réinstallé sur le plancher du cratère de l’Halema’uma’u en juin 2021. En avril 2022, il est prévu d’installer deux gravimètres relatifs sur d’autres sites du Kilauea.
La combinaison du nouveau gravimètre quantique absolu (AQG), de nouveaux gravimètres continus et des mesures habituelles sur le terrain devrait faire progresser l’utilisation des mesures de gravité pour surveiller le comportement des volcans hawaïens.
Source : USGS / HVO.

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The latest Volcano Watch released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) is dedicated to the

Absolute Quantum Gravimeter AQG), a new high tech instrument acquired by the observatory. It is undergoing set up, testing and calibration before installation at the summit of Kilauea. The AQG has the ability to measure very small mass changes beneath the ground surface, which can help detect underground volcanic processes.

All objects have a mass and therefore a gravity field. Earth’s gravitational pull is slightly stronger in areas with more mass and slightly weaker in areas with less mass. Gravimeters measure gravitational attraction. As far as volcanoes are concerned, gravimeters help scientists detect subtle changes in gravity caused by magma movements. The measurement of stronger gravity can indicate more magma below the ground surface.

There are two main types of gravimeters: relative and absolute.

Relative gravimeters are the most common. They contain a weight attached to a sensitive vertical spring. Gravity stretches the spring, and the amount of stretch is proportional to the measurement of local gravity. The relative gravimeter measures the difference of gravity between various locations. Unfortunately, these instruments suffer from “drift,” which adds noise to measurements conducted over more than a few weeks-to-months, and their accuracy gradually decreases.

Absolute gravimeters directly measure the acceleration of gravity. Free-fall absolute gravimeters, the most common type, use lasers to measure the free-fall acceleration of a small reflecting prism in a vacuum. Unlike relative gravimeters, absolute gravimeters do not drift nor degrade in accuracy over time. However, they are large in size, have delicate mechanical parts, require an ample power supply, and are not designed for use in harsh field conditions such as volcanoes. Those that are field portable are not capable of long-term continuous measurements or sensitive enough to detect the small changes needed for volcano monitoring.

Similar to the free-fall absolute gravimeters, HVO’s new AQG measures the acceleration of a small test mass in a vacuum. However, the AQG overcomes the limitations of classical free-fall absolute gravimeters by dropping clouds of laser-cooled rubidium atoms instead of small prisms. This allows for accurate and long-term continuous measurements. The AQG is also compact in size and can be deployed in the field at active volcanoes and run continuously without “drift.”

The same model of AQG has been installed on the north flank of Mount Etna volcano in Italy, which frequently erupts. The instrument has successfully recorded many months of high-quality data despite high vibration noise levels.

Following the 2018 Kīlauea events, HVO started rebuilding the continuous gravity network. One gravimeter was reinstalled on Halemaʻumaʻu crater floor in June 2021. In April 2022, there are plans to install two additional continuous relative gravimeters at other locations on Kilauea.

The combination of the new Absolute Quantum Gravimeter, new continuous gravimeters, and ongoing campaign measurements makes the future of using gravity measurements to monitor hazards of Hawaiian volcanoes quite promising.

Source : USGS / HVO.

Vue du gravimètre quantique absolu (Source : HVO)

Bienvenue sur Io, la lune de Jupiter ! // Welcome to Io, Jupiter’s moon !

J’ai écrit plusieurs notes à propos de Io, l’une des lunes de Jupiter, bien connue pour son intense activité volcanique. Le site space.com invite ses lecteurs à la visiter.
Avec un rayon moyen de 1 821 km, Io est légèrement plus grande que la Lune. Elle présente une forme légèrement elliptique, avec son axe le plus long dirigé vers Jupiter. Parmi les satellites de Jupiter, Io occupe la troisième place tant en masse qu’en volume, derrière Ganymède et Callisto mais devant Europe.
La surface de Io est parsemée de centaines de volcans. Certains émettent des panaches riches en soufre, de plusieurs centaines de kilomètres de hauteur. La surface de la lune évolue et se modifie à une vitesse incroyable. Des fissures laissent échapper de la lave qui remplit les cratères d’impact et inonde de nouvelles étendues sous de la roche liquide. Bien que la composition exacte de Io soit inconnue, il s’agit probablement de soufre fondu et de dioxyde de soufre. La température de surface de la lune est en moyenne d’environ – 130°C. Les volcans, quant à eux, peuvent atteindre 1 649°C.
L’activité volcanique de Io a été découverte pour la première fois par les missions Voyager de la NASA en 1979. La plupart des informations figurant dans l’article de space.com ont été fournies par l’agence américaine.
Comme Io décrit une orbite elliptique autour de Jupiter, la force exercée par la gravité de Jupiter sur la lune varie en fonction de sa proximité avec la planète. Cette fluctuation gravitationnelle crée une poussée et une traction perpétuelles sur l’intérieur de Io dans différentes directions, ce qui fait gonfler sa surface d’une centaine de mètres. Ce mouvement entraîne une compression des roches de Io les unes contre les autres, ce qui génère de grandes quantités de chaleur.
Si Io était la seule lune de Jupiter, son orbite ressemblerait probablement à un cercle, mais les forces exercées par Europe et Ganymède, les lunes voisines de Io, empêchent une telle situation de se produire. Io ne peut pas échapper au jeu perpétuel de tiraillement gravitationnel permanent, ni à l’échauffement planétaire qui s’ensuit.
Io met 1,77 jours terrestres pour orbiter autour de Jupiter et, verrouillée par les forces de marée, montre toujours la même face à Jupiter.
La surface de Io est principalement composée de soufre et de dioxyde de soufre. L’atmosphère de dioxyde de soufre de Io est extrêmement ténue et représente environ un milliardième de la pression de surface de l’atmosphère terrestre.
L’orbite de Io traverse les puissantes lignes de force magnétiques de Jupiter, de sorte que la lune devient un puissant générateur électrique. Selon la NASA, ce courant dissipe une puissance de plus de 1 térawatt avec un potentiel de 400 000 volts, créant à son tour 3 millions d’ampères de courant électrique. Ce courant revient ensuite le long des lignes de champ magnétique de Jupiter et provoque des orages dans la haute atmosphère de la planète.
Pendant la rotation de Jupiter, les forces magnétiques retirent environ une tonne de matériau à Io chaque seconde. Ce matériau devient ionisé et forme un nuage de rayonnement toroïdal appelé tore de plasma. Certains des ions sont attirés dans la haute atmosphère de Jupiter et créent des aurores (voir mon article du 9 mai 2015 à ce sujet). Un exemple de cette activité a été repéré par le télescope spatial Hubble qui a révélé le rôle joué par Io et Ganymède dans les aurores de Jupiter.
Io a également une atmosphère au comportement variable. L’enveloppe de dioxyde de soufre du gaz se fige lorsque la lune passe dans l’ombre de Jupiter. Le dioxyde de soufre se retransforme en gaz lorsque Io revient à la lumière du soleil.

Io a été la première des lunes de Jupiter à être découverte par l’astronome italien Galileo Galilei le 8 janvier 1610. C’était la première fois qu’une lune était observée en orbite autour d’une planète autre que la Terre. La découverte de Galilée a permis de comprendre que les planètes tournent autour du soleil, et non que le système solaire tourne autour de la Terre.
Bien qu’aucune mission dédiée n’ait été envoyée sur Io, plusieurs engins spatiaux ont survolé Jupiter et observé ses lunes : les sondes Pioneer 10 de la NASA en 1973, Pioneer 11 en 1974, Voyager 1 et Voyager 2 en 1979. Entre 1995 et 2002, l’engin spatial Galileo de la NASA a effectué plusieurs survols de Io. ils ont fourni aux scientifiques les vues les plus proches à ce jour de la lune de Jupiter.
Bien qu’il n’y ait pas de mission spécifiquement prévue pour observer Io, d’autres missions passent actuellement à proximité de la lune ou le feront dans les années à venir. La mission JUICE de l’Agence spatiale européenne, dont le lancement est prévu en 2023, se concentrera sur Europe, Ganymède et Callisto. En 2024, les projets de mission Europa Clipper de la NASA s’attarderont sur l’habitabilité d’ Europe.
Vous trouverez plus de détails sur le site space.com.
Source : space.com.

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I have written several posts about Io, one of Jupiter’s moons. It is the most volcanically active body in the solar system. The website space.com invites its readers to an exhaustive visit of the celestial body.

With a mean radius of 1,821 km, Io is slightly larger than Earth’s moon. It has a slightly elliptical shape, with its longest axis directed toward Jupiter. Among the Galilean satellites, Io ranks third, behind Ganymede and Callisto but ahead of Europa, in both mass and volume.

Io’s surface is peppered with hundreds of volcanoes, some spewing sulfurous plumes hundreds of kilometers high. This surface is changing at an incredible rate. Volcanic fissures ooze lava that fills impact craters and creates new floodplains of liquid rock. While Io’s exact composition is unknown, it is likely molten sulfur and sulfur dioxide..Io’s surface temperature averages about minus 130°C. Io’s volcanoes can reach 1,649°C degrees C.

Io’s volcanic activity was first discovered by NASA’s Voyager missions in 1979. The American agency has provided most of the information of this article.

As Io orbits Jupiter in an elliptical fashion, the strength of Jupiter’s gravity on Io varies depending on how close the moon is to the planet. This gravitation fluctuation creates a perpetual push and pull on the moon’s interior in different directions, which causes Io’s surface to bulge by as much 100 meters. This movement causes Io’s rocks to grind past each other, generating vast quantities of heat.

If Io were Jupiter’s only moon, its orbit would probably look like a circle, but the ongoing, constant outward tug from Io’s outer neighbours Europa and Ganymede ensure that does not happen. Io cannot escape this perpetual game of gravitational tug-of-war and subsequent planetary heating.

Io takes 1.77 Earth-days to orbit Jupiter. Io is tidally locked, so the same side always faces Jupiter.

Io’s surface is primarily composed of sulfur and sulfur dioxide. Io’s sulfur dioxide atmosphere is extremely thin, about one billionth the surface pressure of Earth’s atmosphere.

Io’s orbit cuts across Jupiter’s powerful magnetic lines of force, turning Io into an electric generator. According to NASA, Io can develop 400,000 volts across itself, in turn creating 3 million amperes of electrical current. This then makes its way back along Jupiter’s magnetic field lines and causes lighting storms in Jupiter’s upper atmosphere.

As Jupiter rotates, the magnetic forces strip away about a ton of Io’s material every second. The material becomes ionized and forms a doughnut-shaped cloud of radiation called a plasma torus. Some of the ions are pulled into Jupiter’s upper atmosphere and create auroras (see my post of May 9th, 2015 about this topic). An example of this activity was spotted by the Hubble Space Telescope, which revealed the influences of Io and Ganymede, in Jupiter’s auroras.

Io also has a collapsible atmosphere. The sulfur dioxide envelope of gas freezes up while Io is in the shadow of Jupiter every day. When Io comes back into the sunlight, the freezing sulfur dioxide converts to gas once more.

Io was the first of Jupiter’s moons discovered by Italian astronomer Galileo Galilei on January 8th, 1610. This discovery, along with the discovery of three other Jovian moons, was the first time a moon was ever found orbiting a planet other than Earth. Galileo’s discovery eventually led to the understanding that planets orbit the sun, instead of our solar system revolving around Earth.

While no dedicated mission has been sent to Io, several spacecraft have flown by Jupiter and observed its moons : NASA’s Pioneer 10 in 1973, Pioneer 11 in 1974, Voyager 1 and Voyager 2 probes in 1979. Between 1995 and 2002, NASA’s Galileo spacecraft made multiple flybys of Io and provided scientists with the closest views to date of the volcanic moon.

While there is no mission specifically planned to look at Io, other missions are now in the vicinity of the moon or will be in future years. The European Space Agency’s JUICE mission, set to launch in 2023, will focus on Europa, Ganymede and Callisto. In 2024, NASA’s Europa Clipper mission plans investigate the habitability of another Galilean moon, Europa.

You will find more details on the space.com website

Source : space.com.

Eruption à la surface de Io

Aurore sur Jupiter (Source; NASA)

Planète Volcan : une bonne émission de vulgarisation

La chaîne de télévision France 5 avait programmé le 17 mars 2022 une émission consacrée aux volcans. Rien de très nouveau par rapport aux émissions précédentes sur ce sujet. Les explications fournies par les intervenants sont intéressantes (mes amitiés à Jacques-Marie Bardintzeff) et le risque volcanique est présent tout au long de ce documentaire, illustré par de belles aminations et simulations. Le problème, c’est que ces dernières font partie d’une science exacte alors que le comportement des volcans est le plus souvent imprévisible, mais leur intérêt pédagogique ne saurait être négligé.

On se rend compte que les drones font de plus en plus souvent partie de la panoplie d’instruments utilisés par les volcanologues. Il faut toutefois remarquer que des mesures ponctuelles comme celles effectuées par de jeunes scientifiques sur le Villarrica (Chili) n’apportent rien ou pas grand-chose en matière de prévision volcanique. Il faudrait effectuer de telles mesures de gaz fréquemment, voire en continu, et sur le long terme. C’est d’ailleurs pour cela que Haroun Tazieff disait que les guides de l’Etna, présents en permanence sur le terrain, étaient les meilleurs volcanologues.

S’agissant de l’Amérique Centrale, il est dommage que le documentaire ait beaucoup insisté sur le Santiaguito (Guatemala) et ne se soit pas attardé sur le Fuego dont l’éruption de 2028 a été particulièrement meurtrière avec plusieurs centaines de victimes. L’événement a montré les lacunes de la prévision éruptive et la situation est même devenue conflictuelle entre l’INSIVUMEH – qui contrôle l’activité volcanique – et la CONRED – qui gère les catastrophes, les deux organismes se rejetant mutuellement la responsabilité de la catastrophe.

S’agissant du Taal (Philippines), on se rend compte de la nécessité de mettre en place le principe de précaution. Il valait mieux mettre la population en sécurité, même si les coulées pyroclastiques tant redoutées ne se sont pas produites. Ce fut la même situation sur l’Agung (Bali / Indonésie) en 2017: évacuations de plusieurs milliers de personnes par crainte d’une violente éruption qui, au final, n’a pas eu lieu.

Le dernier chapitre de l’émission consacré aux super volcans montre bien la menace qui pèse sur la Campanie avec les Champs Phlégréens et, à plus grande échelle, sur tout un continent avec le volcan de Yellowstone.

A côté de cela, je pense que la déclaration de la voix off à propos de l’Antarctique demande des explications: « multiplication des éruptions à cause du réchauffement climatique »!! Allusion au rebond isostatique? Une telle affirmation me semble déplacée dans cette émission. A ce jour, aucune relation n’a été établie entre le réchauffement climatique et une possible accélération du phénomène éruptif.

Vous pourrez revoir l’émission en cliquant sur ce lien :

https://www.france.tv/france-5/science-grand-format/1987567-planete-volcan.html

Le super volcan de Yellowstone (Photo : C. Grandpey)