Parc National des Volcans d’Hawaii : Réouverture partielle le 22 septembre 2018 // Hawaii Volcanoes National Park : Partial reopening on September 22nd, 2018

Le Parc National des Volcans d’Hawaï a fixé la date de réouverture au 22 septembre 2018 pour certains sites les plus intéressants. Un ralentissement de l’activité sismique a permis au personnel du Parc d’évaluer les dégâts et de rétablir l’alimentation en eau.
Il est probable que le Visitor Center du Kilauea, près de l’entrée du Parc, rouvrira ses portes. Le bâtiment est à nouveau alimenté en eau. Les autorités essaient également de trouver une plateforme d’observation depuis laquelle le public pourra voir les changements spectaculaires qui se sont produits dans le cratère de l’Halemaumau. Le Kilauea Iki ou Keanakakoi sont des sites possibles, mais aucune décision n’a encore été prise. [NDLR : Il faut juste espérer que cette plateforme d’observation ne jouera pas l’Arlésienne comme ce fut le cas sur le site de l’éruption dans le District de Puna !]
Des scientifiques de l’USGS ont donné des informations sur l’impact des événements d’effondrement au sommet du Kilauea. Ils ont entraîné l’affaissement de certaines parties de la lèvre et des parois internes de la caldeira. Avec plus de 400 mètres de profondeur, le cratère est quatre fois plus profond qu’avant le début de l’éruption. Son diamètre a plus que doublé. Certaines parties de la Crater Rim Drive, qui était fermée depuis 2008, se sont effondrées dans le cratère lors des explosions, tout comme une partie de l’ancien parking de l’Halemaumau Overlook.
Le Musée Jaggar ne rouvrira pas en septembre en raison des dégâts importants subis par le bâtiment. Le célèbre Thurston Lava Tube, qui est toujours en cours d’examen, ne rouvrira pas non plus. Une équipe de géologues évaluera la solidité des falaises sous la Volcano House. Si elles sont jugées suffisamment stables, le bâtiment pourra rouvrir lui aussi.
Parmi les autres signes positifs, on peut citer la nene, ou oie hawaïenne, qui semble avoir survécu à l’éruption. Des koae kea, oiseaux des tropiques à queue blanche, ont également été aperçus en train de voler dans le cratère.
Le Parc a souffert de l’activité sismique constante qui l’a secoué au cours des trois derniers mois. Il y a une épaisse couche de cendre volcanique sur les tables de pique-nique, des éboulements, des affaissements de terrain et des fractures sur la terrasse du Jaggar Museum, sur les sentiers de randonnée, les parkings et les routes, en particulier la Highway 11.
Il n’y a pas eu d’effondrement au sommet du Kilauea depuis le 2 août 2018. L’USGS a abaissé le niveau d’alerte mais a indiqué que les séismes accompagnés d’effondrements pourraient se produire de nouveau à tout moment.
La réouverture partielle du parc est une bonne nouvelle du point de vue économique. Selon les estimations, environ 2 millions de visiteurs du Parc National en 2017 ont dépensé 166 millions de dollars dans des localités proches du parc et ont permis d’employer 2 020 personnes dans la région.
Source: Presse hawaienne.

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The Hawai‘i Volcanoes National Park has set a reopening date of September 22nd, 2018, for some of its main attractions. A lull in earthquake activity has allowed parks staff to assess damages and repair water lines.

Most likely, the Kilauea Visitor Center near the park entrance will reopen. Park officials have restored non-potable water to the visitor center. They are also trying to find a viewing area where the public can see firsthand the dramatic changes that have occurred at Halemaumau Crater. Some possibilities include the Kilauea Iki overlook or Keanakakoi, but no decision has been made yet.

U.S. Geological Survey scientists have documented the impact of collapse events at the Kilauea summit. They have led to the slumping of parts of the rim and inside walls. At a depth of more than 400 metres, the crater is four times deeper than it was before the eruption began. Its diameter has more then doubled. Parts of Crater Rim Drive, which had been closed since 2008, actually fell into the crater during a collapse explosion events, as did a portion of the Halemaumau Overlook parking lot.

The Jaggar Museum and overlook will not be reopening in September due to extensive damage. Nor will the popular Thurston lava tube, which is still being evaluated. A team will also evaluate the cliffs beneath Volcano House and if they are stable, then visitors can return.

Other positive signs include the nene, or Hawaiian goose, population that seems to have survived the eruption. Koae kea, or white-tailed tropic birds, have also been seen flying at the crater.

The Park suffered from constant, seismic activity over the past three months which resulted in layers of volcanic ash over its picnic tables, as well as rockfalls, sinkholes and fractures on the Jaggar Museum’s deck and on hiking trails, parking lots and roads, including Highway 11.

There has no been a collapse event at the Kilauea summit since August 2nd, 2018. USGS has lowered the alert level of Kilauea, but said earthquakes and collapse events could recur at any time.

The Park’s partial reopening is welcome news from an economic point of view. It has been estimated that about 2 million visitors to the National Park in 2017 spent 166 million dollars in communities near the park and supported 2,020 jobs in the area.

Source: Hawaiian newspapers.

Suite aux effondrements, le cratère de l’Halema’uma’u est méconnaissable (Crédit photo: USGS / HVO)

Eruption du Kilauea (Hawaii): Un coup dur porté au tourisme // A hard blow to tourism

L’éruption actuelle du Kilauea est un très mauvais coup porté au tourisme sur la Grande Ile d’Hawaii. Le spectacle fantastique de l’éruption est interdit aux visiteurs pour des raisons évidentes de sécurité. En outre, les touristes n’ont rien à faire dans les zones où beaucoup de maisons ont été détruites. Cela équivaudrait à du voyeurisme.
Au cours des 10 dernières années, les gens ont pu voir un volcan en éruption sous leurs yeux, qu’ils soient en fauteuil roulant ou en poussette. Il n’y avait pas à marcher longtemps pour atteindre le site d’observation. Il suffisait de garer sa voiture au parking du Jaggar Museum, faire quelques pas, et on se trouvait juste au bord de l’un des volcans les plus actifs au monde. Aujourd’hui, les touristes ne peuvent plus regarder l’éruption depuis la terrasse du musée car la lave a disparu le 6 mai de la bouche active qui illuminait le cratère de l’Halema’uma’u. Elle a chuté de 220 mètres sous la lèvre de l’Overlook Crater et est devenue invisible. Cinq jours plus tard, le Parc fermait pour une durée indéterminée. Au cours des dernières années, il a attiré plus de visiteurs que le Pacific National Monument à Pearl Harbor sur l’île d’Oahu. .
Tandis que le spectacle à la fois fascinant et destructeur proposé par Madame Pele fait rage pour quelques uns – quelques habitants, des scientifiques et des équipes d’intervention d’urgence – la situation est très douloureuse pour la Parc National d’un point de vue touristique et économique. A ce jour, le National Park Service estime l’impact de l’éruption sur le tourisme à 13 millions de dollars. Les entreprises qui tirent des revenus des visiteurs du parc, comme les restaurants et les voyagistes, souffrent beaucoup. Certains ont licencié des employés. Le National Park Service a indiqué qu’il contribue annuellement pour 166 millions de dollars à l’économie locale en aidant à remplir des hôtels, des restaurants, des agences de voyage, etc. Cela équivaut à 455 000 dollars par jour. L’an dernier, le Parc National a attiré environ 2 160 000 visiteurs, contre 1 890 000 l’année précédente.
Pour beaucoup de touristes, ne pas être en mesure de voir le volcan et sa lave est une grande déception, même s’ils réalisent que cette déception est bien peu de chose comparé à ce qui est enduré par les habitants, en particulier plusieurs centaines de personnes qui ont perdu leur maison, et plus de 2000 qui vivent dans des centres d’hébergement, avec leurs  familles ou chez des amis ou même loin de l’île.
D’autres personnes ne comprennent pas ou sont en désaccord sur le fait que le Parc National soit fermé. Un employé du centre commercial de Hilo a déclaré: « Il y a 10 000 emplois dans l’industrie du tourisme qui sont menacés en ce moment. Notre plus grande attraction touristique est fermée. Je vais écrire à mes députés en leur demandant de faire ouvrir le Parc. Il n’y a pas de danger si l’on ne se trouve pas sous le vent. »Ces paroles ont été prononcées avant qu’un séisme enregistré le 3 juin fissure la terrasse d’observation du Jaggar Miseum et endommage trois bâtiments, dont le centre d’opérations d’urgence du Parc. D’autres dégâts concernent des routes fracturées, des conduites d’eau rompues et une couche de cendre volcanique qui recouvre certaines parties du Parc.
Dans le but de satisfaire l’intérêt des visiteurs et pour leur donner des informations sur le volcan, le National Park Service a installé des rangers à Hilo et ailleurs tout en gardant ouverte une petite partie du Parc, loin du sommet. Les rangers répondent aux questions des touristes sur la situation dans le Parc et l’évolution de l’éruption. C’est tout ce qui peut être fait, en attendant la fin de l’éruption.
Source. Médias d’information hawaïens.

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Kilauea Volcano’s current eruption is striking a very hard blow to tourism on Hawaii Big Island. The fantastic show of the eruption is off limits to tourists for safety reasons which are very easy to understand. Besides, visitors have nothing to do in areas where lots of houses have been destroyed. This would amount to voyeurism.

For the last 10 years, people could see an erupting volcano right before their eyes whether they were in a wheelchair or a stroller. There was no hiking to get to it. It was just park your car at the Jaggar Museum parking lot, walk a few steps and you were right on the edge of one of the world’s most active volcanoes. Today, tourists can no longer watch the eruption from the terrace of the Jaggar Museum as lava disappeared on May 6th from Hawaii’s most visited tourist attraction. It dropped 220 metres below the Overlook Crater’s rim and became out of sight. Five days later the Park closed indefinitely. In recent years it had attracted more visitors than the Pacific National Monument at Pearl Harbor on Oahu Island. .

While Madame Pele’s spectacular and destructive show is raging on in view of only a relative few, including some residents, scientists and disaster response teams, the situation for the National Park from a tourism and economic point of view is very painful. The National Park Service estimates the impact to date at 13 million dollars. Businesses that closely derive income from park visitors, such as nearby restaurants and tour companies, are suffering. Some have laid off employees. The National Park Service said it contributes 166 million dollars to the local economy annually by helping fill hotels, restaurants, tours, etc. That amounts to 455,000 dollars a day. Last year the National Park attracted about 2.16 million visitors, up from 1.89 million the year before.

For many tourists, not being able to see the volcano and lava has been a great disappointment, though they know this is trivial compared with what is being endured by residents, including several hundred who lost their homes and more than 2,000 who were forced to move into shelters, with family, with friends or even away from the island.

Other persons don’t understand, or they disagree about the park being closed. Someone at Hilo Shopping Center said: “(We’ve) got 10,000 jobs in the tourism industry that are at risk right now. We have our largest tourist attraction closed. I’m writing my Congress people saying let’s get (the park) open. It can be safe if we stay upwind.” The comment was made before a June 3rd earthquake cracked the Jaggar Museum’s observation deck and damaged three buildings, including the park’s visitor emergency operations centre. Other conditions include fractured roads, severed water pipes and layers of acidic volcanic ash covering parts of the park.

In an effort to satisfy visitor interest in the volcano, NPS redeployed interpretive rangers in Hilo and other places while keeping open a small piece of the giant park far from the summit. Park rangers and volcano displays can also be visited in different places of Hilo. Rangers answer questions about the park and current eruption conditions. This is all that can be done, waiting for the end of the eruption.

Source. Hawaiian news media.

Il y a encore quelques semaines, la lueur de la lave illuminait tout le cratère de l’Halema’uma’u (Photo: C. Grandpey)

Aujourd’hui c’est une bouche vide soumise à des effondrements qui occupe le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo: USGS)

Kilauea (Hawaii) : Les effets de l’éruption sur le tourisme // The effects of the eruption on tourism

Avec l’apparition de nouvelles fractures éruptives qui menacent d’isoler le secteur de Lower Puna du reste de la Grande Ile d’Hawaii, les responsables de la Protection Civile ont décrété le 12 mai 2018 que toutes les locations de vacances de la région devaient cesser leurs activités. Les touristes ont été contraints de trouver d’autres logements, ce qui ne fait qu’augmenter les pertes subies par l’industrie touristique à cause de l’éruption du Kilauea. La zone concernée s’étend de Kapoho à Kalapana et inclut les subdivisions de Leilani et Black Sands.
La décision de la Protection Civile est intervenue le jour où deux nouvelles fractures se sont ouvertes à l’est des Leilani Estates. Les autorités ont déclaré que la décision était nécessaire afin que les opérations d’urgence puissent se concentrer sur les seuls habitants de la région. Les géologues du HVO affirment que de nouvelles émissions de lave sont probables, que ce soit par l’ouverture de nouvelles fractures ou par la réactivation de fractures existantes. Environ 2000 personnes à Lower Puna pourraient se trouver isolées si les routes étaient endommagées ou coupées par des fractures et des coulées de lave.
Le tourisme sur la Grande Ile d’Hawaii est affecté par l’éruption du Kilauea. 2018 avait commencé en fanfare avec la perspective de franchir la barre des 2 millions de visiteurs à la fin de l’année, mais deux semaines après le début de la dernière éruption, on se rend compte que les annulations ont déjà occasionné plus de 1,5 million de dollars de pertes directes aux gestionnaires de locations et on prévoit 3 millions de dollars de pertes pour les semaines à venir. Les hôtels signalent qu’ils tournent à 50% de leur capacité de réservation. Au train où vont les choses, c’est toute la saison estivale qui risque d’être profondément affectée. Les navires de croisières ont annulé des escales à Hilo et Kona, ce qui n’arrange pas la situation.
Dans les régions reculées comme le District de Puna, les locations de vacances constituent une source de revenus non négligeable pour les habitants et représentent un plus pour l’économie de la région. En seulement deux semaines, les entreprises touristiques de l’Est de la Grande Ile sont passées de la meilleure année à la fermeture et à la mise à pied de 10 à 20 personnes. Si la récente déclaration fédérale de catastrophe naturelle – qui concerne l’ensemble de la Grande Ile – donne de l’espoir à aux habitants et aux entreprises les plus durement touchés, elle risque aussi de provoquer des annulations dans des zones de l’île qui ne sont pas concernées par l’éruption. La fermeture du Parc National des Volcans n’est pas faite pour arranger les choses.
Source: Journaux hawaïens.

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With new lava outbreaks threatening to cut off Lower Puna residents from the rest of the island, Civil Defense officials on May 12th, 2018 ordered all vacation rentals in the area to cease operations, forcing visitors to find alternate accommodations and adding to tourism industry losses from the Kilauea eruption. The concerned area stretches from Kapoho to Kalapana, and includes Leilani and the Black Sands subdivisions.

The order came the same day two fissures opened up east of Leilani Estates. Civil Defense officials said the move was necessary so emergency operations can focus on residents who live in the area. HVO geologists say additional lava outbreaks are likely, either from new fissures or reactivation of existing vents. About 2,000 people in Lower Puna could become isolated if roads are damaged by lava outbreaks.

Tourism in Hawaii Big Island is being affected by the Kilauea eruption. The island began the year anticipating it would break the 2 million-visitor benchmark by year’s end, but two weeks into the eruptions, visitor cancellations have cost accommodation providers more than $1.5 million in direct losses and $3 million in future bookings. The hotels are reporting that they are 50 percent off their booking pace. If this keeps up, it could be a whole lost summer. Cruise ships have cancelled their calls at Hilo and Kona, which can only worsen the situation.

In remote areas like Puna, vacation rentals often play a larger role in the lodging mix and the region’s economic health. In just a two-week period, east side businesses have gone from having their best year ever to closing and laying off 10 to 20 people. While the recent state and federal disaster declarations offer hope to some of the hardest-hit residents and businesses, they open unaffected areas of Hawaii island to cancellation risk. The closure of the Hawaiian Volcanoes National Park is not a good thing for tourism either.

Source : Hawaiian newspapers.

La vidange du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u et la fermeture du Parc National des Volcans sont des coups durs portés au tourisme sur la Grande Ile d’Hawaii (Photo: C. Grandpey)

« Le niveau d’alerte du Mont Agung est décidé par le tourisme, pas par les scientifiques » // « The Mount Agung status is decided by tourism, not the scientists. »

Même si on parle très peu de l’activité de l’Agung en ce moment, la population locale est encore inquiète et craint que de nouvelles éruptions se produisent à l’avenir. Il ne faudrait pas oublier que le niveau d’alerte est toujours à 3 (SIAGA), sur une échelle de 4.
Les autorités ont progressivement abaissé le niveau d’alerte, mais la menace d’une éruption fait du tort à l’île de Bali depuis plus de cinq mois. Les perturbations causées au transport aérien et les annulations de réservations en pleine saison touristique ont sérieusement fragilisé ce secteur qui est le principal moteur de l’économie de l’île. En décembre dernier, le ministre indonésien du Tourisme avait indiqué que l’impact économique de l’éruption de l’Agung pourrait dépasser 650 millions de dollars. Cependant, les retombées sociales et économiques vont bien au-delà des célèbres centres touristiques car une forte incertitude demeure quant à la fin réelle de l’éruption.
Au total, plus de 140 000 personnes ont été évacuées dans un rayon de 12 km autour de l’Agung. À la fin du mois de février, on leur a donné l’autorisation de rentrer à la maison, mais beaucoup d’entre elles se trouvent confrontées à des moyens de subsistance profondément perturbés. Dans une école de Cegi, l’un des villages les plus proches du cratère, un enseignant a déclaré qu’il s’attend toujours à une éruption même si le gouvernement affirme que tout va bien. Comme beaucoup de ses voisins, il a vendu son bétail à un prix dérisoire au cours des quelques jours de panique qui ont suivi l’annonce de l’évacuation. Il lui reste de l’argent pour reprendre ses activités, mais il ne les reprendra que le jour où il sera certain qu’il n’aura plus à fuir.
Beaucoup de gens pensent qu’il faudra quatre ou cinq ans avant que les choses se normalisent autour de l’Agung. Peu de gens pensent que la menace a complètement disparu et certains membres des associations humanitaires à Bali sont persuadés que la réduction du niveau d’alerte du volcan a été une décision politique destinée à mettre moins de pression sur le secteur touristique. Selon le directeur de l’IDEP, une ONG locale qui vient en aide aux personnes évacuées, «le niveau d’alerte du mont Agung est décidé par le tourisme, pas par les scientifiques».
Le secteur humanitaire est aujourd’hui, lui aussi, en proie au doute suite aux évacuations des derniers mois et au retour des habitants chez eux. Les associations locales comme PMI doivent maintenant envoyer leur personnel dans des zones qui ne sont pas forcément sures afin de protéger les intérêts des rapatriés. PMI soutient certaines communautés au niveau financier pour les aider à se remettre sur pied, et réhabilite les centres d’évacuation inoccupés pour s’assurer qu’ils seront prêts à être réutilisés en cas d’urgence.
Source: Nikkei Asian Review.

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Even though very little is said these days about activity at Mt Agung, the local population is still anxious and fears more eruptions might occur in the future. One should not forget the alert level is at 3 (SIAGA), on a scale of 4.

The authorities have progressively lowered the alert level, but the threat of an eruption has cast a long shadow over Bali for more than five months. Disrupted flights and cancelled holidays over the normal high season for tourists have hit the hospitality industry, which is the biggest contributor to the island’s economy. Back in December, Indonesia’s Minister of Tourism warned that the economic impact of the Mount Agung eruption could be in excess of $650 million. However, the overall social and economic fallout will be deeply felt far beyond the island’s world-famous tourist resorts, exacerbated by lingering uncertainty over whether the eruption is really drawing to a close.

In total, more than 140,000 people were evacuated from a 12-km radius around Mount Agung. By late February, almost all of them had been told it was safe to go home; many of them are returning to livelihoods that have been profoundly disrupted. In a schoolhouse in Cegi, one of the closest villages to the crater, a teacher said that he is still waiting for the eruption despite the government’s « all clear » signal. Like many of his neighbours, he sold his livestock at a knock-down price in the panicked few days after the evacuation notice came through. He has some cash leftover to start again, but is reluctant to do so until he can be certain he will not have to flee again.

Many people think it will take four or five years before things get back to normal around Mt Agung. Few people believe the threat has entirely subsided, and there is a persistent suspicion, voiced by some members of the development and humanitarian community in Bali, that the decision to scale down the alert level was a political one designed to take the pressure off the tourist sector. According to the director of IDEP, a local sustainable development NGO that has been helping evacuees, « the Mount Agung status is decided by tourism, not the scientists. »

The evacuations have left the humanitarian sector in limbo too. Local humanitarian groups like PMI now have to send their staff into areas they do not believe are safe in order to look after the interests of returning evacuees. PMI is supporting some communities with cash transfers to help them to get back on their feet, and is rehabilitating the unoccupied evacuation centres to make sure they are ready to be used again.

Source: Nikkei Asian Review.

Crédit photo: Wikipedia