Les glacières du lac Sylans (Ain)

Il m’est arrivé de mentionner sur ce blog les grottes creusées dans des glaciers comme celui du Rhône ou la Mer de Glace. J’ai également évoqué les concrétions de glace à l’intérieur de cavités sur les flancs d’un volcan, comme la Grotta del Gelo sur l’Etna. Ces grottes attirent les touristes mais la glace n’est pas utilisée à des fins commerciales.

Photo: C. Grandpey

Ce n’est pas la cas de la glace extraite du lac de Sylans dans le département de l’Ain au 19ème siècle. Le lac occupe une partie de la Cluse de Nantua, une vallée creusée lors des dernières glaciations et il semble destiné à avoir une relation permanente avec la glace. Extraite du lac, cette dernière était exportée jusqu’à Alger au 19ème siècle.

 L’autoroute A40 longe le lac de Sylans (Crédit photo : Luxy68 / Wikipedia)

Aujourd’hui à l’état de ruines, les glacières de Sylans se dressent au bord du lac, entre Nantua et Bellegarde-sur-Valserine. Elles sont là pour rappeler une aventure technique et humaine, intimement liée à la Révolution industrielle.

Crédit photo : Lantus / Wikipedia

Tout commence au 19ème siècle quand Joachim Moinat, le tenancier d’un café de Nantua, décide de produire localement la glace utilisée pour rafraîchir ses boissons et celles d’autres établissements. À l’époque, on ne parlait pas encore de réchauffement climatique. Les hivers jurassiens étaient rigoureux. Le lac de Sylans, situé à seulement quelques kilomètres de son établissement, offrait d’excellentes conditions pour réaliser ce projet. Le lac présentait des eaux pures, assez peu profondes et recouvertes d’une épaisse couche de glace en hiver. De plus, il y avait une gare à proximité pour transporter la future production. La main d’oeuvre était facile à trouver parmi les paysans en quête de rémunérations complémentaires pendant la saison morte.

À la fin des années 1860, un premier bâtiment en bois prend forme et l’activité se développe en quelques années. Le chemin de fer, alors en pleine expansion, facilite l’exportation de la production sur de longues distances, jusque de l’autre côté de la Méditerranée. Ce transport rapide permet de limiter la fonte de la glace. Par exemple, sur dix tonnes envoyées vers Paris, environ huit arrivaient à destination ; la perte était, bien sûr, à la charge de l’acheteur !

Premiers bâtiments en bois (Source : Wikipedia)

Le travail était souvent pénible. Le thermomètre descendait fréquemment à -20°C. Il fallait d’abord enlever la neige qui recouvrait la surface glacée du lac. La couche de glace devait avoir une épaisseur d’au moins 15 cm pour supporter le poids du cheval qui tractait une charrue spéciale qui taillait la glace. On obtenait ainsi un damier permettant de retirer des bandes de glace. Les pains étaient ensuite stockés dans les bâtiments des glacières en utilisant de grandes rampes. Ce travail était très éprouvant, avec des journées de travail de douze heures, avec seulement une pause d’une heure pour le repas.

 Source : Wikipedia

En 1884, Joachim Moinat vendit son entreprise à la Société des glacières de Paris qui modernisa le site. Ce dernier devint plus industriel qu’artisanal avec des améliorations et des extensions.

La période de la Belle Époque (1870-1914) apporta des innovations qui rendirent obsolètes les techniques d’extraction de la glace utilisées jusque là. Le coup de grâce fut porté par l’arrivée de l’alimentation électrique, qui permit la fabrication de glace artificielle, nettement moins chère que son homologue de Sylans. Les glacières jurassiennes connurent leurs derniers soubresauts au tournant de la Première Guerre mondiale. A l’arrivée des nouvelles techniques s’ajouta le départ des hommes au combat. Ce fut la fin définitive des glacières de Sylans.

Aujourd’hui, le site participe à l’activité touristique de la région. Les visiteurs ont devant eux des bâtiments qui témoignent d’une activité qui n’aura existé qu’une cinquantaine d’années, mais qui nous raconte beaucoup de choses sur le développement de l’industrie au 19ème siècle.

Avec l’accélération du réchauffement climatique, les températures très basses sont devenues rares dans la région. L’exploitation de la glace du lac serait difficile, voire impossible, de nos jours.

Ecrit par Nicole Collet, un ouvrage intitulé Histoire des glacières du lac de Sylans raconte l’exploitation de la glace à travers les années. Il peut être acheté auprès de l’auteure.

Source : Historia, Wikipedia.

Glissement de terrain et tsunami géant au Groenland // Landslide and major tsunami in Greenland

En septembre 2023, des sismologues du monde entier ont détecté un événement différent de ceux auxquels ils étaient habitués. Il s’agissait d’une vibration longue durée (elle a duré neuf jours) semblant provenir du Groenland..
Peu après le début de la vibration en question, un navire de croisière qui naviguait près des fjords du Groenland a remarqué que l’île d’Ella, une base utilisée pour la recherche scientifique et par l’armée danoise pour les patrouilles de chiens de traîneau, avait été détruite. L’événement a attiré une équipe internationale de sismologues, de militaires danois et d’océanographes. Ils voulaient comprendre ce qui s’était passé sur l’île et quelle en était la cause.
Le 12 septembre 2024, les chercheurs ont publié leurs conclusions dans la revue Science. L’île avait été frappée par l’un des plus puissants tsunamis jamais enregistrés, avec des vagues qui ont laissé une empreinte d’environ 195 mètres de hauteur.
Les observations sur le terrain ont montré que l’événement était le résultat d’événements en cascade déclenchés par le réchauffement climatique. La phase initiale s’est produite lorsque la hausse des températures a provoqué l’effondrement d’une langue glaciaire en train de s’amincir. Cela a déstabilisé un versant abrupt de la montagne et envoyé une avalanche de roches et de glace s’écraser dans le fjord Dickson, un bras de mer profond du Groenland. La chute de matériaux a déplacé un très important volume d’eau, si bien qu’une vague imposante a traversé l’étroit fjord, qui mesure environ 2,5 km de large.
Les vagues du tsunami, dont certaines étaient au moins aussi hautes que la Statue de la Liberté à New York, sont allées frapper les parois rocheuses abruptes bordant le fjord. Comme le glissement de terrain s’est produit avec un angle de près de 90 degrés, les vagues ont rebondi sur les parois du fjord pendant neuf jours, phénomène que les scientifiques appellent une seiche.
Il a fallu un an aux scientifiques pour étudier les phénomènes complexes qui ont accompagné l’effondrement glaciaire et le tsunami qui a suivi. Ils ont conclu que l’île d’Ella, à environ 72 kilomètres du glissement de terrain, a été frappée par un tsunami d’au moins 4 mètres de haut.
Quelques jours seulement avant cet événement spectaculaire, des bateaux de croisière étaient là, avec des touristes sur une plage de l’île. Heureusement que personne ne s’y trouvait lorsque le tsunami s’est produit. La seiche a été la plus longue jamais observée par les scientifiques. En général, les tsunamis provoqués par des glissements de terrain génèrent des vagues qui se dispersent en quelques heures.
Les scientifiques font remarquer que les tsunamis causés par des glissements de terrain sont plus courants qu’on ne le pense et ils représentent un danger pour les personnes vivant ou travaillant dans certaines régions de l’Arctique et du subarctique. En 2017, quatre personnes ont été tuées et 11 maisons ont été détruites lorsqu’un glissement de terrain a déclenché un tsunami qui a frappé le village de Nuugaatsiaq dans l’ouest du Groenland. La vague était probablement haute d’au moins 90 mètres. Deux villages ont été abandonnés après l’événement.
Les tsunamis causés par des glissements de terrain sont susceptibles de devenir plus fréquents avec la hausse des températures. Les régions arctiques et subarctiques se réchauffent deux à trois fois plus vite que le reste de la Terre. En effet, à mesure que la glace fond, les surfaces plus sombres absorbent davantage de lumière solaire. Le réchauffement entraîne trois dynamiques qui peuvent favoriser les glissements de terrain dans les régions glaciaires. La première est que les températures plus élevées provoquent le dégel et donc l’érosion du pergélisol dans les formations rocheuses, ce qui peut affaiblir les pentes et les rendre plus susceptibles de s’effondrer. Ensuite, le réchauffement climatique amincit les glaciers qui soutiennent parfois les pentes rocheuses. Le retrait de cette glace peut provoquer un effondrement soudain. Enfin, le réchauffement climatique augmente le risque de précipitations extrêmes, un facteur de risque majeur de glissements de terrain, car les roches et les sols saturés sont plus susceptibles de glisser. Des dizaines de sites ont été identifiés en Alaska et ils devraient faire l’objet d’études plus approfondies. Certains sites exposés à des effondrements se trouvent à proximité de zones habitées et pourraient causer des catastrophes s’ils se déstabilisaient. En août 2024, l’U.S. Geological Survey a signalé un tsunami de 17 mètres de haut dans la lagune de Pedersen en Alaska ; des visites du site ont révélé que le tsunami était plus important que les estimations initiales.
Source : NBC News via Yahoo News.

 

Image satellite (Sentinel-2) du site groenlandais après le glissement de terrain

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In September 2023, seismologists around the world detected a seismic event different from those they were used to. A monotonous vibration seemed to be emanating from Greenland. It lastes nine days.

Soon after the vibrations began, a cruise ship sailing near fjords in Greenland noticed that on the remote Ella Island, a base used for scientific research and by the Danish military for sled dog patrols, had been destroyed., The event drew an international group of seismologists, the Danish military and oceanographers into the mystery. They wanted to undrestand what had struck the island, and where it came from.

On Septaember 12th, 2024, the researchers released their conclusions in the journal Science. The island had been hit by one of the biggest tsunamis ever recorded, with waves that left a watermark about 195 meters high.

The event was the result of a series of rare, cascading events set in motion by global warming.

The initial trigger came when warming temperatures caused the tongue of a thinning glacier to collapse. That destabilized a steep mountainside, sending a rock and ice avalanche crashing into Greenland’s deep Dickson Fjord. That displaced a massive volume of water, so a towering wave traveled across the narrow fjord, which is about 2.5 km wide.

The tsunami waves, some at least as tall as the Statue of Liberty, ran up the steep rock walls lining the fjord. Because the landslide struck the waterway at a nearly 90-degree angle, waves bounced back and forth across it for nine days, a phenomenon scientists call a seiche.

The findings about the collapse and the ensuing tsunami are the result of a complex, yearlong investigation. The scientific team determined that Ella Island, about 72 kimometers from the landslide, was battered by a tsunami at least 4 meters tall.

Just a couple of days before the event, cruise ships were there and they were on the beach. It was really, really lucky that no one was there when the tsunami happened. This seiche was the longest scientists have ever observed. Previously, tsunamis caused by landslides typically created waves that died out within a few hours.

Tsunamis caused by landslides are more common than many people realize and dangerous for people living or working in some regions of the Arctic and subarctic. In 2017, four people were killed and 11 houses were destroyed after a landslide triggered a tsunami that struck the village of Nuugaatsiaq in west Greenland. The wave was likely at least 90 meters tall. Two villages were abandoned after the event.

Landslide tsunamis are a growing problem and these events are likely to become more prevalent with rising teemperatures. Arctic and subarctic regions are warming at two to three times the rate of the rest of the Earth because as ice melts away, the darker surfaces that get revealed absorb more sunlight. The warming is driving three dynamics that can make landslides more common in glaciated regions. The first is that higher temperatures are causing permafrost within rock formations to erode, which can weaken slopes and make them more likely to collapse. Second, warming is thinning glaciers that sometimes hold up rock slopes. Removing that ice can cause sudden collapse. Third, global warming increases the chances of extreme rainfall, a top risk factor for landslides because saturated rocks and soils are more prone to slide. Dozens of sites have been identified in Alaska that should need further investigation. Some are near populated areas and could spell catastrophe if they slid. In August 2024, the U.S. Geological Survey reported a 17-meter landslide tsunami in Alaska’s Pedersen Lagoon, but visits to the site revealed that the tsunami was larger than initial estimates.

Source : NBC News via Yahoo News.

Nouvelles des incendies en Californie // News of the wildfires in California

En raison des vagues de chaleur et de la sécheresse sévère qui sévissent actuellement dans l’Ouest américain, les feux de forêt font rage dans plusieurs États, plus particulièrement en Californie.
Dans le sud de cet État, la ville de montagne de Running Springs a été évacuée car elle est sous la menace d’un incendie majeur. C’est l’un des trois incendies majeurs qui ont englouti les montagnes à l’est de Los Angeles, détruisant des dizaines de maisons et obligeant l’évacuation de milliers de personnes. Alors que la Californie n’est confrontée qu’à présent au pic de la saison des feux de forêt, l’État a déjà près de trois fois plus de superficie brûlée que pendant toute l’année 2023. Aucun décès n’a été signalé, mais au moins une douzaine de personnes, principalement des pompiers, ont été soignées pour des blessures, principalement liées à la chaleur.
L’étendue complète des dégâts causés par les feux de forêt n’a pas encore été estimée. Les trois incendies sont :
— L’Airport Fire dans le comté d’Orange, qui a brûlé plus de 93 kilomètres carrés de végétation. Le feu était contenu à 5 % le 12 septembre et aurait été déclenché par des ouvriers utilisant des équipements lourds dans la région. L’incendie a été difficile à maîtriser en raison du terrain escarpé et de la sécheresse.
— Le Line Fire dans la Forêt nationale de San Bernardino était contenu à 18 % le 12 septembre et a menacé plus de 65 000 maisons.
— Le Bridge Fire à l’est de Los Angeles, qui a décuplé en une journée et a brûlé 207 kilomètres carrés, a détruit au moins 33 maisons et forcé l’évacuation de 10 000 personnes. La cause de l’incendie n’est pas encore connue. Il était contenu à 0 % le 12 septembre
Dans le nord du Nevada, le pire semble être passé près de Reno où un feu de forêt sur le front est de la Sierra a obligé 20 000 évacuations au cours du week-end. L’incendie a entraîné la fermeture de toutes les écoles pendant quatre jours ; il a menacé de franchir les montagnes et d’atteindre la région du lac Tahoe. La plupart des 8 000 habitantss ont été autorisés à rentrer chez eux.
Source : Médias d’information américains.

Source: U.S. Forest Service

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Because of the heatwaves and the severe drought that are currently observed in the U.S. West, wildfires are raging in several sates, more particularly in California.

In the Southern California the mountain town of Running Springs has been evacuated because it is under the threat of a major wildfire. The blaze is one of three major wildfires that have ravaged the mountains east of Los Angeles, destroying dozens of homes and forcing the evacuations of thousands of people. While California is only now confronting the height of wildfire season, the state already has seen nearly three times as much area burn than during all of 2023. No deaths have been reported, but at least a dozen people, mainly firefighters, have been treated for injuries, mostly heat-related.

The full extent of the damage caused by the wildfires remains unclear. The three blazes are:

The Airport Fire in Orange County, which has burned more than 93 square kilometers. The fire was 5% contained on September 12th and was reportedly sparked by workers using heavy equipment in the area. The fire has been difficult to tame because of the steep terrain and dry conditions.

— The Line Fire in the San Bernardino National Forest, which was 18% contained on September 12th and has threatened more than 65,000 homes.

The Bridge Fire east of Los Angeles, which grew tenfold in a day and has burned 207 square kilometers, torched at least 33 homes and forced the evacuation of 10,000 people. The cause of the fire is not yet known. It remained zero percent contained on September 12th

In northern Nevada, the worst danger appears to have passed near Reno where a wildfire on the Sierra’s eastern front forced 20,000 evacuations over the weekend. The blaze closed all schools for four days and threatened to burn over the top of the mountains into the Lake Tahoe basin. Most of the 8,000 residents have been allowed to return to their homes.

Source : U.S. news media.

Vallée de la Mort : pas de record de chaleur en 2024 // Death Valley : no heat record in 2024

Le samedi 31 août 2024 a marqué la fin de l’été météorologique, et il est très peu probable que la Vallée de la Mort batte le record du monde de température cette année.
Le record de température pour la Vallée de la Mort remonte au 10 juillet 1913, il y a donc plus d’un siècle, jour où le mercure aurait (il faut parler au conditionnel) atteint 56,6 degrés Celsius. Même si la Californie a connu son mois de juillet le plus chaud cet été, la Vallée de la Mort est restée relativement loin de son record avec un maximum de 53,8 °C le 7 juillet 2024.
Contrairement à de nombreux records de chaleur récents sur Terre, le record de 1913 correspond à la température d’un seul endroit à un moment donné. C’est la raison pour laquelle ce record est devenu l’un des plus controversés de toute la météorologie. Beaucoup de scientifiques pensent qu’une telle mesure était impossible en 1913.
De nombreux records de température datant d’il y a plusieurs décennies ont été accueillis avec scepticisme ces dernières années, notamment un relevé de 58°C en Libye en 1922, qui a été officiellement discrédité par l’Organisation météorologique mondiale en 2012.
Les records de température ne peuvent être enregistrés avec fiabilité que là où il y a à la fois l’équipement adéquat et le personnel qualifié. Il y a probablement des régions du monde (comme l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient) où des températures supérieures à 56°C ont déjà été enregistrées, mais il n’y avait pas d’équipement de surface digne de ce nom. Même dans la Vallée de la Mort, il y a probablement des endroits plus chauds que Furnace Creek, comme Badwater Basin, mais qui n’étaient pas équipés. Le National Weather Service y a installé un nouveau capteur il y a seulement quelques années.
Le climat de la Vallée de la Mort est propice à un record de température. Avec une température moyenne quotidienne maximale de 46°C et une température minimale de 30,5°C au mois de juillet, la Vallée de la Mort est de loin l’endroit le plus chaud d’Amérique du Nord et peut-être l’endroit le plus chaud du monde. Les températures les plus chaudes sont enregistrées de la mi-mai au tout début octobre. La géographie de la Vallée de la Mort explique aussi pourquoi pendant de nombreux jours, les températures peuvent avoisiner les 54°C, comme en juillet 2024.
Personne ne sait vraiment si la Vallée de la Mort a atteint une température de 56,6°C le 10 juillet 1913. Un climatologue américain pense qu’une telle température n’était pas vraiment possible d’un point de vue météorologique. Selon lui, les températures enregistrées dans la Vallée de la Mort pendant la période de chaleur du 7 au 14 juillet 1913 ne correspondent pas aux conditions météorologiques de cette période. En effet, il n’y a pas eu de vague de chaleur vraiment significative, et encore moins de températures record dans le Sud-Ouest des États Unis au cours de cette semaine. Néanmoins, l’Organisation météorologique mondiale a décrété que le record du monde de 56,6°C est exact. L’Organisation affirme que cette température a pu être due à une tempête de sable qui s’est produite à ce moment-là. Une telle tempête a pu mobiliser des matériaux de surface surchauffés qui ont atteint le thermomètre à l’intérieur de son abri.
Contrôler la température la plus élevée dans un endroit particulier du globe demande un haut niveau de précision et de patience. Les scientifiques expliquent que le nombre de conditions météorologiques requises pour un endroit sur Terre est bien plus grand qu’on le pense généralement. Des événements climatiques très rares et très extrêmes se produisent, souvent à des intervalles trop longs pour être mesurés avec les enregistrements météorologiques actuels. Par exemple, si on prend les relevés météorologiques d’un certain lieu sur Terre pendant 100 ans, on observe une gamme de températures comprenant certains extrêmes. A côté de cela, si on prend en compte les relevés pendant 2 000 ans, on a des chances de voir des extrêmes que l’on n’avait pas vus pendant la période de 100 ans.
Aujourd’hui, alors que le réchauffement climatique d’origine humaine se poursuit, les médias nous parlent d’endroits dont la température est habituellement modérée, mais qui connaissent des températures plus élevées que jamais. De la même façon, il existe des endroits normalement chauds qui battent des records de longues périodes de chaleur intense. Les deux situations peuvent entraîner des conséquences extrêmes et dangereuses sur le plan sanitaire.
Source : USA Today via Yahoo News.

Vallée de la Mort: bienvenue dans la fournaise!

Zabriskie Point, l’un des sites les plus visitée

Badwater Basin, l’un des endroits les plus chauds

..sans oublier le cratère de l’Ubehebe, dans le nord de la Vallée

(Photos: C. Grandpey)

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Saturday August 31st, 2024 marked the end of summer as meteorologists define it, and it’s getting increasingly unlikely that Death Valley will have broken the world heat record this year.

Death Valley’s record dates back over 100 years, to July 10th, 1913 when temperature (reportedly) reached 56.6 degrees Celsius. While California set the record for its hottest July this summer, Death Valley remained relatively far from its record with a maximum of 53.8°C on July 7th, 2024.

Unlike many of Earth’s recent heat records, the 1913 record measured the temperature of a single location at a single point in time. This is the reason why the Death Valley’s record has become one of the most controversial in all of meteorology, with experts disagreeing about whether such a reading in 1913 was even possible.

Many high temperature records from decades ago have been met with skepticism in recent years, including a 1922 reading of 58°C in Libya that was officially discredited by the World Meteorological Organization in 2012

Record temperatures can only be recorded where there are both the adequate equipment and the qualified people. There are likely parts in the world (such as Northern Africa and the Middle East) where temperatures above 56°C have already occurred, but there was no accurate surface equipment to measure them. Even in Death Valley there are probably hotter places than Furnace Creek, such as Badwater Basin, but which wre not equipped. The National Weather Service put a new sensor there a couple of years ago.

Death Valley’s climate is an ideal place for a temperature record. With an average daily high of 46°C and a low of 30.5°C during the month of July, Death Valley is far and away the hottest location in North America and perhaps the hottest place in the world. The hottest temperatures are recorded from the middle of May to very early October. The geography of Death Valley leads to many days where temperatures can be around 54°C, as they did in July 2024.

Nobody really knows whether Death Valley reached a temperature of 56.6°C degrees Celsius on July 10th, 1913. A U.S. climatologist thinks that such a temperature was essentially not possible from a meteorological perspective. In his opinion, the temperatures recorded at Death Valley during the period of hot weather from July 7th to 14th, 1913 were not consistent with meteorological conditions during that time period. There was no truly significant heat wave, let alone record-breaking temperatures, affecting the Southwest during that week. Nevertheless, the World Meteorological Organization still insists that the 56.6°C-degree all-time world record is accurate. The organisation says this temperature may be the result of a sandstorm that occurred at the time. Such a storm may have caused superheated surface materials to hit upon the temperature in the shelter.

Keeping track of a single location’s hottest temperature requires a special level of precision and patience. Scientists explain that the range of possible weather for any location on Earth is much larger than we typically experience. Very rare, very extreme events occur, often at return intervals that are too long to capture with the current instrumental weather record. For example, if you take some location and monitor its weather for 100 years, you will see a range of possible temperatures including some extremes. But if you monitor it for 2,000 years, you will likely see extremes that you did not capture in the 100 year period.

Today, as human-induced global warming continues, we are told about normally mild places that get hotter temperatures than they’ve ever had, together with normally hot places that smash their records for lengthy periods of intense heat. Both situations can lead to extreme and dangerous health consequences.

Source : USA Today via Yahoo News.