Mayotte : Ici c’est la France!

Situé dans le canal du Mozambique et dans l’océan Indien. Mayotte est un archipel constitué de deux îles principales, Grande-Terre et Petite-Terre, et de plusieurs autres petites îles. À la suite du référendum de 2009, Mayotte est devenue département et région d’outre-mer (DROM), avec environ 280 000 habitants.

Mayotte a fait la Une des journaux en 2018 quand un volcan sous-marin a décidé de percer le plancher océanique au large de ses côtes. Accompagné d’une forte sismicité qui a traumatisé la population, l’éruption s’est accompagnée d’un basculement de l’archipel qui s’est enfoncé de 15 à 20 centimètres, suite à la vidange de la chambre magmatique. A côté de l’aléa volcanique, Mayotte doit également subir les effets du réchauffement climatique. La fonte de la banquise et des glaciers – que la plupart des Mahorais ne verront jamais – entraîne une hausse du niveau de l’océan.

Dans la série Sale temps pour la planète diffusée sur la 5, je vous recommande de regarder le reportage consacré à Mayotte. Il est intitulé « Mayotte, les défis d’un archipel« . Le texte de présentation du documentaire nous apprend que Mayotte perd parfois de son éclat. C’est le résultat des coulées de boue qui se déversent dans les eaux cristallines et asphyxient le corail, la barrière naturelle qui protège l’île. »

Les problèmes que je viens de mentionner inquiètent les scientifiques. Que fait le gouvernement français pour y remédier? Rien, ou très peu, même si Mayotte est un département comme les Alpes-Maritimes ou la Charente-Maritime. Ce qui se passe dans l’océan Indien pour le logement de la population, avec des bidonvilles à foison, ne serait pas toléré sur les côtes atlantique et méditerranéenne!.J’ai ressenti une réelle honte en visionnant le programme que vous trouverez à cette adresse :

https://www.france.tv/france-5/sale-temps-pour-la-planete/3658729-mayotte-les-defis-d-un-archipel.html

Parcs nationaux américains et réchauffement climatique// U.S. national parks and global warming

Comme l’ancien président Donald Trump, de nombreux Américains ont encore des doutes sur la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique et ils ont tendance à avoir une vision réductrice des impacts de la hausse des températures. Cependant, les changements qui se produisent actuellement dans les parcs nationaux du pays les inciteront peut-être à penser différemment.
Dans les parcs nationaux américains, les conditions météorologiques extrêmes provoquent des bouleversements et des dégâts en cascade :

Des milliers de séquoias géants ont été tués par les incendies de Californie.

De fortes pluies ont provoqué d’énormes glissements de terrain dans le parc national du Denali en Alaska.

On observe aussi  l’élévation du niveau de la mer a provoqué la salinisation des eaux souterraines dans les Everglades en Floride, mettant en danger une faune déjà menacée.

En moyenne, les températures dans les parcs nationaux ont augmenté de 1,5 °C depuis 1895, soit le double de leur évolution à l’échelle nationale.
Cette crise climatique se déroule au moment où les parcs nationaux connaissent une fréquentation record, avec près de 300 millions de visiteurs en 2021. Des dizaines de parcs ont pulvérisé leurs records de fréquentation.
En juin 2022, Yellowstone (Wyoming) a donné un aperçu de ce qui attend les Américains lorsqu’une inondation a obligé des milliers de visiteurs à partir et a contraint à fermer une grande partie du parc. La montée des eaux a emporté routes, structures et ponts, causant environ un milliard de dollars de dégâts.

À côté de Yellowstone, les effets du réchauffement climatique sont parfaitement visibles dans de nombreux autres parcs nationaux. L’exemple le plus frappant est peut-être le Parc national des Glaciers dans le Montana, où les scientifiques s’attendent à ce que les glaciers disparaissent complètement d’ici 2100. En 1850, il y avait environ 150 glaciers dans la région. Au cours des 50 dernières années, les 26 glaciers restants ont rétréci en moyenne, de 40 % et certains ont perdu jusqu’à 80 % de leur glace.

Le parc national de Joshua Tree, dans le sud de la Californie, a vu ses arbres emblématiques sérieusement menacés par les incendies de forêt. En 2020, un incendie dans la réserve nationale voisine de Mojave a laissé derrière lui ce que les autorités du parc ont appelé « un cimetière de squelettes d’arbres de Josué », avec 1,3 million d’arbres tués par l’incendie. Les arbres grandissent dans un climat plus frais et moins hostile. La modélisation scientifique montre que les arbres de Josué pourraient perdre jusqu’à 90 % de leur habitat actuel dans le désert de Mojave d’ici 2070. Plusieurs espèces connues pour vivre parmi les arbres de Josué sont visiblement en déclin, notamment la souris des cactus et le rat-kangourou. (NDLR : Le nom de Joshua Tree (« l’arbre de Josué ») a été donné par un groupe de Mormons qui traversait le désert de Mojave au milieu du dix-neuvième siècle.).

D’ici la fin du siècle, les chercheurs estiment que, sans mesures agressives, les températures annuelles moyennes dans 62 grands parcs nationaux pourraient augmenter de 3 à 6 degrés Celsius par rapport à aujourd’hui. Une étude récente de l’Université d’État de l’Utah prévoit que d’ici 2050, la fréquentation des parcs nationaux pourrait chuter de 18 % avec les étés de plus en plus chauds. En revanche, elle augmenterait de 12 % en hiver. Alors que l’impact du changement climatique s’accélère, les scientifiques sont obligés de donner un nouveau sens au mot « conservation ».
Une autre conséquence du réchauffement climatique sur les parcs nationaux concerne les espèces invasives qui s’adaptent souvent mieux aux températures élevées que la flore dont dépendent les écosystèmes des parcs. Dans le parc national d’Acadia, sur la côte atlantique, par exemple, des ronciers se développent par temps chaud; ils produisent des feuilles au début du printemps, créant de l’ombre qui empêche la croissance des jeunes arbres indigènes. Le parc d’Acadia est également infestée par un insecte envahissant, la cochenille du pin rouge, qui a anéanti presque tous les pins rouges du parc au cours des dernières années.

Une herbe, cenchrus ciliaris, menace de détruire les imposants cactus du parc national de Saguaro qui symbolisent le sud-ouest depuis des milliers d’années. cette plante, en provenance d’Afrique, supporte très bien la sécheresse et s’épanouit dans des climats extrêmement chauds. En Amérique, elle forme un tapis inflammable autour des saguaros. Depuis que des incendies ont détruit ces dernières années des milliers de saguaros, des centaines de bénévoles de Tucson ont commencé à arracher à la main des touffes de cenchrus ciliaris. Malheureusement, certains saguaros périssent de toute façon, dans des conditions tout simplement trop chaudes et sèches, même pour les arbres conçus pour se développer dans le désert.

(Photos : C. Grandpey)

Source : The Week Magazine, Yahoo Actualités.

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Like former president Donald Trump, many Americans still have doubts about man’s responsibility in climate change and they tend to have a diminised vision of the impacts of global warming. However, the changes currently occurring in the country’s national parks might incite them to think differently.

At America’s national parks, extreme weather is triggering domino effects of disruption and devastation. Thousands of ancient sequoias have been killed by California’s wildfires; heavy rains led to huge landslides at Denali National Park in Alaska; rising sea levels caused the salinization of groundwater in Florida’s Everglades, threatening endangered wildlife. On average, park temperatures are up 1.5°C since 1895, double the national rate.

This crisis is unfolding while national parks are more popular than ever, with nearly 300 million visitors in 2021. Dozens of parks shattered attendance records.

In June 2022, Yellowstone (Wyoling) gave a glimpse of the future, when a massive flood forced thousands of visitors to evacuate and closed much of the park as surging waters swept away roads, cabins, and bridges, causing roughly $1 billion in damage.

Beside Yellowstone, the effects of global warming can clearly be seen in ither national parks.The most vivid example might be Glacier National Park (Montana) where scientists expect the namesake attractions to disappear entirely by 2100. In 1850, there were about 150 glaciers in the region. But over the past half century, the park’s 26 remaining glaciers have shrunk, on average, by 40 percent, with some losing as much as 80 percent of their ice.

Southern California’s Joshua Tree National Park and its iconic trees are seriously endangered by wildfires. A 2020 wildfire in the nearby Mojave National Preserve left behind what park management called « a graveyard of Joshua tree skeletons, » with 1.3 million trees killed by the blaze. The trees flourish in a cooler, less hostile climate, and scientific modeling indicates Joshua trees could lose up to 90 percent of their current Mojave Desert habitat by 2070. Several species known to live among Joshua trees are visibly declining, including the cactus mouse and kangaroo rat.

By the end of the century, researchers estimate that, without aggressive measures, average annual temperatures across 62 major national parks could warm between 3 and 6 degrees Celsius compared with today. A recent study at Utah State University projects that by 2050 recreation on public lands could drop 18 percent in increasingly hot summers, while rising 12 percent in the winter. As the impact of climate change accelerates, scientists are being forced to rethink what « conservation » means.

Another consequence of global warming on national parks concerns invasive species that are often better suited for high temperatures than the plant life that park ecosystems depend on. At Acadia National Park on the Atlantic coast, for example, invasive, brambly shrubs thrive in warm weather and produce leaves early in the spring, creating shade that prevents young native trees from growing. Acadia is also plagued by an invasive insect, the red pine scale, which has wiped out almost every one of the park’s red pine trees in recent years. Invasive buffelgrass is threatening to destroy the towering cactuses in Saguaro National Park that have symbolized the Southwest for thousands of years. Buffelgrass, a drought-tolerant African import, flourishes in extremely hot climates, forming a flammable carpet around saguaros. After blazes in recent years killed thousands of saguaros, hundreds of Tucson volunteers began pulling out clusters of buffelgrass by hand. Unfortunately, some saguaros are perishing anyway, amid conditions that are simply too hot and dry even for trees that evolved to thrive in the desert.

Source: The Week magazine, Yahoo News.

Le glacier d’Aletsch (Suisse) rend une épave d’avion

L’épave d’un avion qui s’est écrasé dans les Alpes suisses en 1968 a été découverte sur le glacier d’Aletsch (Valais suisse) plus de 54 ans après. Les restes de l’appareil sont apparus près des sommets de la Jungfrau et du Monch.

Les investigations ont permis de déterminer que les pièces proviennent de l’épave d’un Piper Cherokee, immatriculé HB-OYL, qui s’est écrasé à cet endroit le 30 juin 1968. A bord se trouvaient trois personnes originaires de Zurich dont les corps avaient été retrouvés à l’époque, mais pas l’épave. En effet,, il y a plus de cinquante ans, les moyens techniques pour récupérer une épave d’avion dans un terrain difficile étaient limités.

C’est un guide de haute montagne qui a découvert l’épave pendant une expédition dans le secteur. En raison du changement climatique et de la fonte du glacier, l’itinéraire a changé et passe désormais là où les morceaux d’avion ont été trouvés.

Source: Presse helvétique.

Le glacier d’Aletsch avec, au fond, la Jungfrau (Photo: C. Grandpey)

Le glacier des Sources de l’Isère (Savoie)

L’une de mes randonnées préférées dans le Parc National de la Vanoise commence au Pont St Charles, dans l’un des virages du col de l’Iseran que j’ai eu l’occasion de grimper à vélo quand mes jambes étaient plus jeunes. Après s’être élevé au-dessus du parking, le sentier longe une gorge étroite au fond de laquelle coule la jeune rivière Isère qui prend sa source en Savoie. On aperçoit le glacier des Sources de l’Isère en avançant dans le vallon du Prariond, au milieu de la flore estivale et des marmottes. Le sentier fait ensuite gravir le Replat de la Grande Tête où l’on a de fortes chances d’être accompagné par les bouquetins. Un dernier coup de rein permet d’atteindre le col de la Galise qui marque la frontière entre la France et l’Italie, tout en offrant des vues sur le massif du Grand Paradis.

Aussi grandiose que soit ce décor, il subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique. Le glacier des Sources de l’Isère n’est plus ce qu’il était et je l’ai vu se réduire comme peau de chagrin depuis les années 1980, quand j’ai parcouru le sentier de la Galise pour la première fois. Les scientifiques locaux expliquent qu’il y a plus de 150 ans, « le glacier allait à 900 mètres à l’aval. » En un siècle et demi, il a perdu 70 % de sa superficie. Au 19ème siècle, la vallée était entièrement occupée par la glace. Aujourd’hui, les dépôts morainiques sont la seule preuve de l’existence passée du glacier.

Cette fonte du glacier a inévitablement des conséquences pour la vie dans la vallée. Le réchauffement climatique ne doit pas se limiter au glacier des Sources de l’Isère. Il faut le considérer de manière plus globale. La fonte du glacier a des conséquences directes sur le cycle de l’eau.

En aval, à 1800 mètres d’altitude, le barrage de Tignes retient le cours de l’Isère et stocke près de 225 millions de mètres cubes d’eau. Au-dessus de cette retenue, le régime de l’eau est naturel, alimenté par la pluie et la neige; en revanche, derrière ce barrage, l’eau est contrôlée par l’homme pour l’irrigation des cultures et les activités touristiques.

A côté de cette retenue d’eau, plusieurs réserves collinaires ont été aménagées dans la montagne pour alimenter les enneigeurs sans toucher au réseau d’alimentation en eau potable. Pour que les canons puissent envoyer la neige sur les pistes, il faudra toutefois que la température en altitude soit suffisamment basse dans les prochaines années. Au vu de l’accélération du réchauffement climatique, c’est loin d’être gagné!

Dans le massif de la Tarentaise, entre Bourg-Saint-Maurice et Centron, où l’Isère continue sa traversée, des activités comme le rafting sont proposées aux touristes. Pour l’instant, elles ne sont pas encore impactées par le réchauffement climatique. Le niveau de l’eau reste élevé car les flux de la rivière sont maîtrisés. Des accords avec EDF garantissent d’avoir des débits d’eau constants à partir du 1er mai jusqu’au 30 septembre. Jusqu’à quand?

L’Isère avance ensuite sur 286 kilomètres. A Grenoble, elle rejoint le Drac pour se déverser ensuite dans le Rhône à quelques kilomètres au nord de Valence.

Source: France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

Le glacier des Sources de l’Isère lors de ma dernière visite en septembre 2017 (Photos: C. Grandpey)