2022 : l’été de tous les records et de tous les dangers // 2022: the summer of all records and all dangers

L’été 2022 a de nouveau été marqué par des vagues de chaleur historiques, une sécheresse généralisée et des pluies torrentielles. La NASA et la NOAA viennent de révéler que l’été écoulé se classe parmi les plus chauds jamais enregistrés.
Les données de la NASA indiquent que la période juin-août 2022 est à égalité avec 2020 pour l’été le plus chaud dans le monde, avec référence à des archives remontant à 1880. L’été 2022 dans l’hémisphère nord a égalé celui de 2019 et a été le plus chaud jamais enregistré.
De leur côté, les données de la NOAA indiquent que l’été 2022 se situe au cinquième rang mondial et que l’hémisphère Nord a connu son deuxième été le plus chaud de tous les temps.
La différence entre les ensembles de données proposés par les deux agences s’explique par la façon dont chacune traite les températures dans les régions polaires. Les données de la NASA contiennent plus de données concernant les régions arctique et antarctique qui se réchauffent à un rythme plus rapide que d’autres parties du globe.
Quelle que soit les différences entre la NASA et la NOAA, une chose est sure : l’été 2022 a été anormalement chaud et notre planète se réchauffe de façon spectaculaire, en particulier depuis 1980. En effet, les étés ont connu une hausse de température de 0,26 degrés Celsius par décennie depuis 1980. La NASA et la NOAA sont d’accord pour affirmer que 2022 se classera très certainement parmi les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées.
L’été 2022 a été chaud dès le début. Les données de la NASA indiquent le mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré, juillet a été le troisième plus chaud, tandis que le mois d’août a été le deuxième plus chaud dans le monde. De son côté, la NOAA a déclaré que les mois de juin, juillet et août, pris individuellement et collectivement, ont été les sixièmes plus chauds jamais enregistrés.
Les cinq périodes juin-août les plus chaudes au monde se sont produites depuis 2015, signe indéniable que le réchauffement climatique continue de s’accélérer.
Une vague de chaleur a balayé le Japon au milieu de sa saison des pluies, avec la pire chaleur observée en juin depuis 1875. Dans le même temps, des précipitations record affectaient le sud de la Chine, provoquant de graves inondations et des évacuations. La ville norvégienne de Tromsø, située au-dessus du cercle polaire arctique, a établi un record de température pour le mois de juin.
Juillet a été marqué par des vagues de chaleur record en Europe. La température à Londres a atteint 40°C, établissant un record national. La France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Irlande ont également établi des records mensuels. La canicule a provoqué des incendies un peu partout et la pire fonte des glaciers dans les Alpes, avec une avalanche mortelle sur le glacier de la Marmolada en Italie. La plus grande partie des États-Unis a également connu des températures supérieures à la normale ou record en juillet. La chaleur a déclenché des incendies de forêt, comme le McKinney qui est l’incendie le plus important et le plus meurtrier de l’année en Californie.
Août 2022 a été le mois d’août le plus chaud en Amérique du Nord et en Europe et le deuxième août le plus chaud dans le monde. Au cours de ce mois, la moitié de l’Europe a connu des alertes sécheresse, avec la pire sécheresse sur le continent depuis au moins 500 ans. Le mois d’août a également apporté une chaleur plus intense dans certaines régions des États-Unis, en particulier dans certaines parties de l’Ouest.
La Chine a connu son mois d’août et son été les plus chauds jamais enregistrés. Le pays a été confronté à une vague de chaleur et à une sécheresse record cet été. Le volume d’eau du lac Poyang, la plus grande masse d’eau douce du pays, s’est réduit de plus des deux tiers.
La Nouvelle-Zélande a connu son deuxième mois d’août le plus chaud jamais enregistré, tandis que la Belgique a enregistré son mois d’août le plus chaud avec référence à des données remontant à 1833.
La chaleur du mois d’août a également eu un effet néfaste sur la glace de mer, qui a affiché sa cinquième plus faible étendue jamais enregistrée. En Antarctique, l’étendue de la banquise est tombée à 4,2% en dessous de la moyenne d’août, un record pour le mois. L’Antarctique voit son record mensuel chuter pour le troisième mois consécutif. Dans l’Arctique, l’étendue de la glace de mer en août 2022 était de 16,2 % inférieure à la moyenne de 1981 à 2010; c’est la 13ème plus petite étendue jamais enregistrée.
S’agissant des précipitations, août 2022 a été marqué par une saison de mousson plus humide que la normale qui a apporté des précipitations intenses au Pakistan. Une grande partie des plaines inférieures dans le sud du pays ont été victimes de crues, avec des inondations qui ont tué près de 1 500 personnes.
L’été 2022 s’inscrit dans une année globalement plus chaude. Selon les données de la NOAA, 2022 a été jusqu’à présent la sixième année la plus chaude jamais enregistrée, de janvier à août. Les 10 années les plus chaudes se sont toutes produites depuis 2010. Si la chaleur continue, 2022 devrait également entrer dans le top 10.
Source : NASA, NOAA.

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Summer 2022 was marked again by historic heat waves, widespread drought and torrential rains. NASA and NOAA have just revealed that it ranks among the hottest on record.

For its part, NASA data indicate June through August 2022 tied 2020 for the warmest summer worldwide in records dating back to 1880. Summer in the Northern Hemisphere also tied 2019 for the warmest on record.

NOAA data indicate that summer 2022 tied for the fifth warmest worldwide in 143 years of records, and the Northern Hemisphere experienced its second-warmest summer on record.

The disparity between the two data sets is explained by how each treats temperatures in the polar regions of the globe. NASA’s data set has more inputs from the Arctic and Antarctic regions, an area of the planet that is warming at a faster rate than other parts of the globe.

Whatever the disparity, both sets of data show that summer 2022 was abnormally warm and that the world has warmed dramatically over the past century, especially since 1980. Summers have warmed by 0.26 degrees Celsius per decade since 1980. Both NASA and NOAA affirm 2022 will almost assuredly rank in the top 10 warmest years on record.

Summer 2022 was hot from the start. NASA data indicate June tied for the hottest June on record, July tied for the third warmest and August ranked as the second warmest globally. NOAA said June, July and August, individually and collectively, were the sixth warmest on record.

All five of the warmest worldwide June-August periods have occurred since 2015, a sign of how the world’s warming continues to accelerate.

A heat wave swept across Japan in the middle of its rainy season, marking the worst streak of hot weather in June since 1875. Meanwhile, record rainfall fell across southern China and caused severe flooding and evacuations. The Norwegian city of Tromsø, located above the Arctic Circle, set a temperature record for the month.

July was marked by record heat waves in Europe. London hit 40°C, setting an all-time national temperature record. France, Germany, Spain, Ireland also set monthly records. The heat wave caused widespread fires and the worst glacier melt in the Alps, one of which triggered a fatal avalanche on Marmolada Glacier in Italy

Most of the United States experienced above-normal to record-warm temperatures in July as well. The heat ignited wildfires, including the McKinney Fire that grew into California’s largest and deadliest fire of the year to date.

August 2022 was the hottest August recorded in North America and Europe and the second warmest August globally. By this month, around half of Europe was under drought warnings, the continent’s worst drought in at least 500 years. August also brought more intense heat to parts of the United States, especially in parts of the West.

China saw its warmest August and its warmest summer on record. The country was confronted with a record-breaking heat wave and drought this summer, shrinking Poyang Lake, usually the largest freshwater body in the country, by more than two-thirds.

New Zealand saw its second warmest August on record, while Belgium recorded its hottest August ever, with data going back to 1833.

The heat also made August a bad month for sea ice which showed its fifth-lowest extent on record. In Antarctica, the sea ice extent fell to 4.2 percent below the August average, a record for the month. This is the third month in a row that Antarctica has seen its monthly record fall. In the Arctic, the August 2022 sea ice extent was 16.2 percent below the 1981-2010 average, the 13th-smallest on record.

As far as precipitations are concerned, August 2022 was a wetter-than-normal monsoon season that brought intense rainfall to Pakistan. Much of the lower-lying plains were covered by floodwaters, with the floods killing nearly 1,500 people.

The summer 2022 fits in with a generally warmer year overall. Per NOAA’s data, 2022 has been so far the sixth-warmest year on record from January through August. All of the 10 warmest years on record have occurred since 2010. If the heat keeps up, 2022 is likely to enter the top 10 as well.

Source: NASA, NOAA.

L’effondrement du glacer italien de la Marmolada (11 morts) est une conséquence du réchauffement climatique dans les Alpes (Photo: presse transalpine)

Les marmottes et le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique dans les Alpes a un impact sur les glaciers, mais aussi sur la vie animale et végétale. Au cours de mes randonnées dans les parcs nationaux des Ecrins et de la Vanoise, j’ai cru constater que les marmottes étaient moins nombreuses et j’ai observé un grand nombre de terriers inhabités. D’après ce que j’ai pu entendre, il semblerait que la répartition des populations soit très irrégulière.

Je me suis demandé si ces braves rongeurs fort sympathiques ne subissaient pas, eux aussi, les effets du réchauffement du climat. Il a évolué dans les Alpes à un rythme sans précédent, avec une augmentation de la température de plus 2°C et une modification des cycles de précipitations. Ces modifications chamboulent les chutes de neige et le manteau neigeux.

Depuis les années 1990, des comptages sont effectués pour se rendre compte de l’évolution de la population des marmottes dans les Alpes. On se rend compte que la taille des portées décline constamment à cause de l’amincissement de la couverture neigeuse hivernale qui accentue le froid dans les terriers. Les femelles sortent désormais d’hibernation amaigries. Trop maigres, elles produisent un marmotton de moins par portée par rapport aux années 1990. La survie de ces marmottons a également diminué. On se rend compte qu’au delà des conséquences désormais reconnues sur la survie et la reproduction des animaux, le changement climatique semble avoir également des répercussions importantes sur les organisations sociales et sur la propension des individus à coopérer.

Des observations identiques ont été faites dans les Pyrénées. Chaque été, les naturalistes partent en montagne pour compter les marmottes. Comme dans les Alpes, on constate que la population animale commence à se réduire en raison du réchauffement climatique.

Le site web France 3 Occitanie nous explique que dans la vallée d’Ossau, on observe des portées de trois marmottons. C’est une présence rassurante mais insuffisante. Sur les quinze terriers suivis, seuls trois présentaient une reproduction effective, ce qui est faible.

Depuis 2016, le taux de reproduction des marmottes est en baisse dans les Pyrénées et on se trouve sur une tendance globale de baisse de population des espèces de haute altitude. Cela affectera inévitablement toute la biodiversité. Sur cinq espèces suivies dans la vallée d’Ossau, toutes sont déjà touchées par le réchauffement climatique. Les températures élevées menacent la biodiversité de la montagne.

Photos : C. Grandpey

Alpes: les refuges victimes du dégel du permafrost

Le réchauffement climatique et le dégel du permafrost menacent les structures et infrastructures en haute montagne. Comme je l’ai indiqué précédemment, plusieurs refuges ont dû fermer pour des raisons de sécurité. C’est le cas du refuge de la Pilatte, bien connu des alpinistes, sur l’autre versant de la Meije. L’édifice construit en 1954, perché à 2 577 mètres d’altitude, était en partie construit sur une zone rocheuse instable qui s’est fissurée en raison du recul du glacier. La décompression glaciaire menaçait la bâtisse, dont la salle à manger était traversée par une faille. Il n’était donc plus possible d’accueillir alpinistes et randonneurs et a fermé au mois de mai 2022.

Fin août 2022, le bivouac de la Fourche s’est effondré. Ce petit refuge situé au pied du Mont Maudit est tombé lorsque les rochers sur lesquels il se trouvait se sont écroulés. Il n’y avait heureusement personne à l’intérieur. Il ne reste plus que des débris sur le glacier de la Brenva, 300 mètres plus bas.

J’apprends aujourd’hui que les fortes chaleurs de cet été ont eu raison de la chapelle du Mont Thabor. A cause du sol devenu trop instable, des fractures sont apparues dans les murs de l’édifice, qui risque de s’effondrer. .

Perchée à proximité du sommet du Mont Thabor, à 3 178 m d’altitude, la chapelle est le plus haut édifice religieux de France. De son nom complet Chapelle du Thabor Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, elle est l’arrivée du pèlerinage du Chemin de croix du Thabor.

Des travaux de sécurisation ont déjà été effectués, mais ils ne suffisent plus à maintenir l’édifice et assurer la sécurité des visiteurs. De nouveaux travaux vont être réalisés pour déplacer la chapelle d’une soixantaine de mètres à l’ouest par rapport à l’actuel emplacement. Le nouveau site se trouve sur une zone de roches plus solide, moins soumise à l’évolution du permafrost. L’édifice devrait être démonté pierre par pierre, puis reconstruit.

Source: presse régionale.

Chapelle du Mont Thabor (Crédit photo: Wikipedia)

Les glaciers des Ecrins : une mort annoncée

On peut lire sur le site de la chaîne FRANCE INFO un article très complet qui alerte sur la fonte des glaciers dans le massif des Ecrins. Il est un parfait complément à ma note du 17 août 2022 sur la situation dans les Alpes du Sud.

L’auteur de l’article confirme que les chaleurs extrêmes de l’été ont accéléré de manière fulgurante la fonte des glaciers autour de la Meije (3 983 mètres) et font planer le spectre de leur disparition, avec de nombreuses conséquences pour les habitants et l’environnement.

Mes visites dans le Briançonnais en septembre 2021 et septembre 2022 confirment que les glaciers autour de la Meije fondent à une vitesse éclair et les traces de ce désastre sont visibles à l’œil nu. Il suffit d’emprunter à La Grave le téléphérique qui monte lentement vers le glacier de la Girose pour observer les traces de la catastrophe, avec des crevasses à perte de vue, des flancs ridés et une neige qui prend des teintes orangées à mesure que le manteau blanc se rabougrit. Les guides hésitent à conduire les touristes sur le glacier à cause du grand nombre de crevasses, souvent cachées par des ponts de neige.

Le massif des Ecrins, entre les Hautes-Alpes et l’Isère, est aux avant-postes du réchauffement climatique. Les chaleurs extrêmes de l’été ont accéléré de manière fulgurante la fonte des glaciers autour du massif, dont le plus haut sommet, la Barre des Ecrins, dépasse les 4 000 mètres.

A l’arrivée du téléphérique, la vue est magnifique sur le glacier de la Girose. Il faut en profiter car il aura bientôt disparu. Il fond a vue d’oeil; il a perdu cinq mètres d’épaisseur depuis 2021. A 3 200 mètres d’altitude le 10 août 2022, le mercure affichait 8,9°C en fin de matinée, soit plus de deux degrés au-dessus des maximales de saison. Les visiteurs qui avancent sur le glacier sous la conduite des guides découvrent des crevasses de plus de dix mètres où l’eau coule abondamment. C’est le signe que le glacier est malade. L’un des guides m’a expliqué que dans dix ans, ce glacier n’existera plus s’il continue à perdre plus de cinq mètres par an. Bien sûr, la montagne ne va pas s’effondrer, mais tout va changer. Les guides organiseront des courses de rochers; ils décaleront la saison d’alpinisme et ils s’adapteront. Comme dit l’un d’eux, « on n’a pas le choix. »

Selon les scientifiques, la moitié de la surface des glaciers du massif des Ecrins a déjà disparu et les modélisations ne sont guère optimistes. A l’échelle des Alpes, les climatologues prévoyaient une perte de 85 à 95% de ces glaciers à la fin du siècle, mais on se rend compte que ces estimations sont déjà caduques et que tout va plus vite. A la fin du siècle, il n’y aura quasiment plus aucun glacier dans les Alpes. Le Glacier Blanc illustre parfaitement leur fonte dans le Parc National des Ecrins. Il n’y a pas si longtemps, on atteignait son front au bout de quelques dizaines de minutes de grimpette depuis le Pré de Madame Carle. Aujourd’hui, il faut compter au moins deux heures et demie pour observer son front depuis le Refuge du Glacier Blanc.

Comme je l’ai indiqué à propos du glacier d’Argentière dans le massif du mont Blanc, les glaciers sont censés résister à l’été et se régénérer chaque hiver grâce aux nouvelles chutes de neige. Le problème, c’est que les chutes de neige ont été très faibles au cours de l’hiver 2021-2022 et la zone d’accumulation n’a pas pu se régénérer. De plus, le peu de neige tombé a fondu en mai et juin. C’est pourquoi les glaciers ont reculé et se sont amincis.

Face au constat d’un dérèglement climatique qui s’accélère et s’amplifie dans les Alpes qui se réchauffent plus de deux fois plus vite que la moyenne française, les responsables locaux essayent de trouver des solutions. Dans le village de La Grave, au pied de La Meije se pose l’épineux dilemme du remplacement de l’antique téléski du glacier de la Girose, qui permet de monter à 3 550 mètres. Comme je l’ai écrit dans une note précédente, il y a ceux qui prônent son remplacement par un troisième tronçon du téléphérique; et puis il y a ceux qui s’y opposent pour laisser respirer la montagne. Au final, c’est le réchauffement climatique qui aura probablement le dernier mot et mettra tout le monde d’accord..

Le réchauffement climatique en montagne a entraîné la fermeture de plusieurs refuges. Le 19 mai 2022, j’ai consacré une note au refuge de la Pilatte, bien connu des alpinistes, sur l’autre versant de la Meije. L’édifice construit en 1954, perché à 2 577 mètres d’altitude, était en partie construit sur une zone rocheuse instable qui s’est fissurée en raison du recul du glacier. La décompression glaciaire menaçait la bâtisse, dont la salle à manger était traversée par une faille. Il n’était donc plus possible d’accueillir alpinistes et randonneurs.

Crédit photo: Oisans Tourisme

Les glaciers jouent un rôle essentiel : ils constituent un stock d’eau douce conséquent, alimentent les rivières et les fleuves, et participent à l’irrigation, à l’alimentation ou encore au refroidissement des centrales nucléaires situées dans les vallées. Ils régulent aussi tout un écosystème qui souffre énormément des fortes chaleurs. Au cours de l’été 2022, dans le massif des Ecrins, la végétation avait un mois d’avance, les fauches ont débuté très tôt. On a ramassé des myrtilles fin juin!

Dans la région, le réchauffement climatique fait inévitablement penser au 20 décembre 2020, lorsqu’un effondrement a emporté un pan entier de montagne au Monêtier-les-Bains, au-dessus du Tabuc. C’est le permafrost qui, en se réchauffant, a provoqué l’écroulement. Selon le maire de la localité, « maintenant, en plus des risques d’avalanche et de débordement de la Guisane, on vit avec ce risque d’éboulement. On a été obligé de s’adapter et on va installer des filets métalliques près de certaines habitations. »

Source: France Info.

Certains vont trouver que je me répète avec cette accumulation de notes sur la fonte des glaciers et l’effondrement de nos montagnes. Mon but est de faire prendre conscience une fois pour toutes que le réchauffement climatique (je dis bien « réchauffement »; je refuse de parler de ‘changement’ ou de ‘dérèglement’) n’est pas une illusion, mais un phénomène bien réel. Essayer de s’adapter c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Au cours de mes randonnées dans le Parc des Ecrins, j’ai eu l’occasion de rencontrer des touristes et j’ai été surpris de constater que la plupart n’ont pas conscience de la gravité de la situation.

Il serait grand temps que nos gouvernants – par l’intermédiaire des COP en particulier – s’attaquent aux causes du phénomène et prennent des mesures efficaces – et des décisions contraignantes pour les COP – pour mettre fin, ou au moins ralentir, son évolution galopante. S’ils ne le font pas, ce sont les prochaines générations qui devront payer la facture, et elle sera très salée!

La grotte de glace creusée dans le glacier de la Girose est condamnée à disparaître (Photos: C. Grandpey)