Réchauffement climatique et trafic fluvial en Europe // Global warming and river transport in Europe

Concentrations de CO2 : 428,26 ppm (06 août 2026) Hausse de 3 ppm sur un an.             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026) Hausse de 3 ppb sur un an.

On entend souvent dire que pour réduire les émissions de gaz à effet des serre générés par le transport routier, il faudrait développer le transport fluvial, en utilisant davantage des grands fleuves européens comme le Rhin ou le Danube. Aujourd’hui, avec les vagues de chaleur à répétition et leur effet sur le niveau des cours d’eau, on se rend compte que cette alternative a ses limites.

Avec le réchauffement climatique, le manque de précipitations et une sécheresse à grande échelle, les fleuves européens comme le Danube et le Rhin coulent au ralenti avec, comme conséquence immédiate, la perturbation du transport fluvial.

Certains tronçons du Danube et du Rhin deviennent difficiles ou impossibles à emprunter. Dans ce cas, une partie du fret doit être reportée vers le rail ou la route, qui sont souvent déjà saturés et qui coûtent plus cher.

Vue du Danube à Apatin en Serbie le 26 juillet 2026 ( Crédit photo : Reuters / Djordje Kojadinovik).

À noter que la baisse du niveau des eaux du Danube en de nombreux endroits a mis au jour des vestiges du passé. Près de Prahovo, en Serbie, de nombreuses épaves de navires de guerre allemands deviennent visibles chaque année ; certaines doivent être renflouées dans les années à venir, tandis que d’autres ont déjà été sorties de l’eau. L’histoire de ces épaves remonte aux dernières années de la Seconde Guerre mondiale. À l’automne 1944, la Wehrmacht battait en retraite face à l’avancée de l’Armée rouge, tant par voie terrestre que fluviale. Les soldats d’Hitler avaient pour ordre de ne laisser aucun matériel militaire utilisable tomber aux mains de l’ennemi. Cette consigne s’appliquait également aux flottilles de la Kriegsmarine présentes sur le deuxième plus long fleuve d’Europe. En conséquence, les équipages ont sabordé leurs navires dans le Danube. L’objectif était d’utiliser les épaves pour bloquer la voie navigable et empêcher ainsi l’Armée rouge de remonter le cours du Danube. Ce blocage a encore des répercussions aujourd’hui sur le trafic fluvial. .

Les secteurs les plus touchés par cette désorganisation du transport fluvial suite à la baisse des eaux des fleuves européens sont la construction, le raffinage, la chimie et la sidérurgie. C’est très visible en Allemagne, où ces deux secteurs clés dépendent fortement du Rhin pour faire venir de grandes quantités de matières premières mais aussi pour sortir les produits finis des usines.

La presse allemande s’inquiète d’un arrêt de la navigation sur le Rhin qui exigerait, selon les experts, environ 3000 camions citernes supplémentaires par jour. Or ces capacités ne sont pas disponibles. Le risque d’une grave perturbation des chaînes d’approvisionnement est par conséquent réel.

Le Rhin est le deuxième plus long fleuve d’Europe. Mais ces derniers jours, c’est l’assèchement du Danube, le plus grand cours d’eau du Vieux continent qui fait les gros titres.

En effet, le débit du Danube est trois fois inférieur aux normales de saison. Cela a obligé la Hongrie d’annoncer le 2 août 2026 l’arrêt de son unique centrale nucléaire qui produit 40% de l’électricité annuelle du pays. L’eau pompée dans le Danube ne suffit plus pour refroidir les quatre réacteurs. Pour les mêmes raisons, la Bulgarie et la Roumanie ont été également contraintes de mettre à l’arrêt des réacteurs de certaines centrales nucléaires. Personne n’en parle, mais la France pourrait être contrainte de prendre des mesures identiques <si le niveau de certaines rivières – la Vienne par exemple – continue de baisser.

En Serbie, ce sont les centrales hydroélectriques le long du Danube qui ne tournent plus qu’à 20% de leur capacité. Comme le pays dépend de ces centrales hydroélectriques pour un tiers de sa production d’électricité, le gouvernement serbe a appelé la population à la sobriété. Dans les faits, c’est le contraire qui se passe. Avec les canicules à répétition, la consommation d’électricité est à la hausse car les climatiseurs tournent à plein régime, avec pour conséquence une augmentation généralisée des prix de l’énergie.

L’agriculture est également directement affectée par l’assèchement des grands fleuves européens et : par la désorganisation du transport fluvial qui s’ensuit.

Le simple manque d’eau pèse lourdement sur la production agricole. En Serbie, le niveau du Danube est si bas que les autorités ont été contraintes à mettre à l’arrêt une pompe qui dévie l’eau du fleuve vers un système de canaux qui permet l’irrigation de plus d’un million d’hectares de terres arables dans le nord du pays.

Au final, l’assèchement des fleuves européens va peser sur l’économie du Vieux Continent, en particulier sur l’emploi, les PIB et l’inflation. Une amélioration des conditions fluviales n’est pas en vue. Selon les prévisions, il n’y aura pas de précipitations importantes sur les cours du Danube et du Rhin pour encore cinq ou six semaines.

Source : RFI.

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It is often said that to reduce greenhouse gas emissions from road transport, we should expand inland waterway transport by making greater use of major European rivers like the Rhine or the Danube. However, given the recurring heatwaves and their impact on water levels, it is becoming clear that this alternative has its limits.

Global warming, a lack of rainfall, and widespread drought have caused European rivers like the Danube and the Rhine to flow sluggishly, resulting in immediate disruptions to river transport.
Certain stretches of the Danube and the Rhine are becoming difficult or impossible to navigate. Consequently, some freight must be diverted to rail or road transport, modes that are often already congested and more expensive.
It is worth noting that falling water levels in the Danube have exposed relics of the past in many locations. Near Prahovo, Serbia, numerous German warship wrecks become visible each year; some are slated for salvage in the coming years, while others have already been raised. These wrecks date back to the final years of World War II. In the autumn of 1944, the Wehrmacht was retreating—both by land and by river—in the face of the advancing Red Army. Hitler’s soldiers had orders not to let any usable military equipment fall into enemy hands. This directive applied to the Kriegsmarine flotillas stationed on Europe’s second-longest river as well. As a result, crews scuttled their ships in the Danube. The aim was to use the wrecks to block the waterway and thereby prevent the Red Army from moving upriver. This obstruction continues to impact river traffic to this day.
The sectors most affected by these river transport disruptions—caused by falling water levels in European rivers—include construction, oil refining, chemicals, and steel production. This is particularly evident in Germany, where these key industries rely heavily on the Rhine to bring in large quantities of raw materials and to transport finished products out of their factories. The German press is concerned about a potential halt to Rhine shipping, which experts say would require around 3,000 additional tanker trucks daily, acapacity that simply does not exist. Consequently, there is a real risk of serious supply chain disruption.
The Rhine is Europe’s second-longest river. However, in recent days, headlines have been dominated by the drying up of the Danube, the continent’s largest waterway.
Indeed, the Danube’s flow rate is currently one-third of the seasonal norm. This forced Hungary to announce, on August 2, 2026, the shutdown of its only nuclear power plant, which generates 40% of the country’s annual electricity. Water pumped from the Danube is no longer sufficient to cool the four reactors. For the same reasons, Bulgaria and Romania have also been forced to shut down reactors at certain nuclear power plants. It is rarely discussed, but France could be compelled to take similar measures if water levels in certain rivers—such as the Vienne—continue to drop.
In Serbia, hydroelectric plants along the Danube are operating at only 20% capacity. Since the country relies on these plants for a third of its electricity production, the Serbian government has called on the public to conserve energy. In reality, however, the opposite is happening: repeated heatwaves are driving up electricity consumption as air conditioners run at full blast, resulting in a widespread rise in energy prices.
Agriculture is also directly affected by the drying up of major European rivers and the resulting disruption to inland waterway transport.
The sheer lack of water is placing a heavy burden on agricultural production. In Serbia, water levels in the Danube have dropped so low that authorities have been forced to shut down a pump that diverts river water into a canal system used to irrigate over a million hectares of arable land in the country’s north.
Ultimately, the drying up of Europe’s rivers will weigh on the continent’s economy, particularly regarding employment, GDP, and inflation. No improvement in river conditions is in sight; forecasts indicate there will be no significant rainfall along the Danube and Rhine for another five or six weeks.
Source: RFI.

Lac de Vassivière en Limousin : comment Millevaches alimente Civaux

À cheval sur la Creuse et la Haute-Vienne, le lac de Vassivière est un barrage exploité par EDF. Sa vocation est double : produire de l’électricité et assurer le soutien d’étiage des cours d’eau en période de sécheresse.

Crédit photo: Office de Tourisme

Le niveau maximal de référence du lac de Vassivière se situe généralement autour de 649,50 m à 650 m (voire 651 m NGF aux plus hautes eaux). Cette cote maximale correspond au remplissage complet de la retenue gérée par EDF, offrant un volume d’environ 106 à 108 millions de mètres cubes.

Pour information, une cote NGF (Nivellement Général de la France) exprime une altitude en mètres par rapport au niveau moyen de la mer mesuré à Marseille (le zéro de référence). Pour l’eau, la cote NGF indique l’altitude exacte de la surface libre de l’eau, permettant de comparer des niveaux sur tout le territoire.

En raison d’un déficit hydrique exceptionnel observé au printemps 2026 sur les bassins de la Maulde et du Taurion, les débits de la Vienne sont aujourd’hui particulièrement faibles.

Depuis le début du mois de juillet, le département de la Haute-Vienne est placé en situation de crise sécheresse. Après une première phase de soutien assurée par les ouvrages du Taurion, le réservoir de Vassivière contribue désormais au maintien du débit de la Vienne, conformément aux objectifs fixés par les autorités. Suite à ces lâchers d’eau, le niveau du lac baisse d’une dizaine de centimètres par jour, si bien que deux mètres d’eau ont disparu en moins d’un mois.

Au 22 Juillet 2026, la cote du lac était de 648,35 m NGF.

Les prévisions communiquées par EDF indiquent :

  • 647 m NGF aux alentours du 2 août.
  • 646 m NGF avant la mi-août si les conditions météorologiques restent inchangées.

Cette évolution correspond à une baisse estimée de 5 à 10 cm par jour.

Le seuil minimal absolu (ou cote d’alerte critique) de gestion du réservoir du lac de Vassivière est établi autour de 633 mètres NGF. Nous n’en sommes donc pas encore là et les responsables d’EDF se veulent rassurants.

En période de sécheresse sévère, des restrictions de navigation surviennent dès que la cote franchit le seuil de 642 mètres NGF. La navigation devient alors interdite.

Cette eau prise à Vassivière permet de garantir l’alimentation en eau potable de nombreuses communes situées en aval ; la préservation des milieux aquatiques et de la biodiversité ; le maintien de certaines activités économiques, dont la centrale de Civaux

La baisse du niveau d’eau à Vassivière a des répercussions sur les activités nautiques et touristiques sur le lac : accès à certaines mises à l’eau, utilisation des pontons, etc.

Les équipes du Syndicat Mixte travaillent avec EDF pour adapter les équipements et assurer la sécurité. La grande majorité des activités demeure toutefois possible, avec quelques ajustements selon les secteurs.

Malgré cette baisse saisonnière du niveau d’eau, le Lac de Vassivière reste une destination pleinement accessible.

Source : Tourisme Creuse, EDF.

Les grottes de glace ont-elles un avenir ?

Concentrations de CO2 : 428,26 ppm (04 août2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Il y a quelque temps, en observant la fonte des glaciers alpins, je me demandais si la grotte creusée dans le glacier du Rhône, au cœur du Valais suisse, existait toujours. La dernière fois que je l’ai visitée en 2020, elle faisait peine à voir. La glace fondait partout et je pensais que la grotte ne pourrait pas survivre très longtemps.

Photo: C. Grandpey

Un article paru fin juin 2026 dans la presse suisse nous apprend que la grotte existe toujours mais tout le monde n’est pas d’accord avec son existence. Une pétition intitulée ‘Libérer et protéger le glacier du Rhône’ vient d’être symboliquement déposée dans la Vallée de Conches, à proximité du glacier. Adressée au gouvernement valaisan, elle demande de supprimer la grotte creusée dans le glacier pour attirer les touristes.

Crédit photo: Pro Natura Valais

En raison du réchauffement climatique, la grotte du glacier du Rhône est protégée – comme son homologue de la Mer de Glace – par des bâches blanches pour ralentir sa fonte. Munie de plus de 8000 signatures, la pétition exige de « dépolluer en urgence ce site gravement dégradé », notamment en retirant ces bâches répandues sur le terrain, « celles qui ont coulé au fond du lac glaciaire, ainsi que les matériaux de construction partout dispersés. »

Photo: C. Grandpey

Le texte demande également de mettre fin à l’entrée payante (7 francs suisses) sur le glacier et de « donner libre accès au site ». Plus globalement, il réclame « une politique responsable, scientifiquement fondée, » pour répondre au recul des glaciers.

Cette pétition a été portée par Pro Natura Valais, le WWF Valais, la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, l’association Mountain Wilderness et le groupe haut-valaisan Environnement et transport.

Source : presse suisse.

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Ces dernières années, le spectacle proposé par la Mer de Glace n’est guère réjouissant. Les images en noir et blanc de touristes marchant sur des planches au-dessus des crevasses pour accéder à la grotte semblent bien loin. Cette photo a été prise par mon père en août 1956 :

Photo: G. Grandpey

Aujourd’hui, les gens qui arrivent à la gare du Montenvers voient juste un champ de cailloux, même s’il y a encore un peu de glace en dessous.

Image webcam

Selon les mesures effectuées par une équipe scientifique, la Mer de glace a reculé de 1,7 km entre 1890 et 2024. Son front perd entre 15 et 20 mètres par an. L’épaisseur de la Mer de glace a aussi diminué de 200 mètres en un peu plus d’un siècle. La fonte n’a fait que s’accélérer ces dernières décennies, si bien que des centaines de marches et une nouvelle télécabine ont été ajoutées au fil des années pour permettre aux touristes d’accéder à la grotte.

Au train où vont les choses, on estime que la Mer de Glace aura perdu 80% du volume de glace actuel d’ici 2100. Les prévisions les plus pessimistes indiquent qu’elle pourrait disparaître avant 2100. Dans le scénario optimiste où l’on réussirait à maintenir la trajectoire de l’Accord de Paris (+2°C, voire +1,5°C) par rapport au milieu du 19ème siècle, la Mer de glace perdrait les deux tiers de son volume mais se stabiliserait autour de 2060-2070. Comme rien ne semble vouloir changer, un tel scénario paraît de plus en plus inatteignable.

Les bâches installées à l’entrée de la grotte ont pour but de réfléchir les rayonnements solaires et limiter la fonte, mais surtout pour des questions de sécurité. On veut éviter que des morceaux de glace tombent sur les visiteurs.

Photo: C. Grandpey

Le nouveau Glaciorium est censé sensibiliser les touristes au passé et à l’avenir du climat et des glaciers. De plus en plus de visiteurs viennent dans ce lieu pour constater les effets du réchauffement climatique et admirer la Mer de glace avant qu’elle ne disparaisse définitivement. Ces dernières années est apparu un «tourisme de la dernière chance» mais qui, paradoxalement, renforce les émissions de gaz à effet de serre à l’origine même de cette disparition.

 Source: Chamonix-Mont-Blanc

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À 3200m d’altitude, enfouie dans les entrailles du glacier de la Girose, la grotte de glace de La Grave semble un peu mieux résister aux assauts du réchauffement climatique. Cela est probablement dû à sa plus haute altitude et à son exposition.

Située à 10 min de marche de l’arrivée du téléphérique des Glaciers de la Meije, elle est assez belle avec les sculptures façonnées à l’intérieur.

Il faut toutefois noter qu’elle descend de 24 m par an et elle arrive sur un plat du glacier, ce qui la met en compression. En conséquence, les galeries se referment, les sculptures se déforment et la grotte a tendance à basculer, ce qui réduit la pente à l’intérieur, limitant l’évacuation de l’eau qui s’infiltre par les crevasses. Chaque année, il faut s’adapter à la nouvelle situation. Jusqu’à quand?

 

Photos: C. Grandpey

Le réchauffement climatique perturbe notre sommeil // Global warming disturbs people’s sleep

Concentrations de CO2 : 428,24 ppm (30 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Selon une nouvelle étude réalisée par l’organisation américaine Climate Central spécialisée dans les sciences du climat, la hausse des températures nocturnes provoquée par le réchauffement climatique prive les habitants de près d’une semaine complète de sommeil chaque année.
L’analyse a porté sur 1 338 villes à travers le monde et a révélé qu’entre 2020 et 2025, un citoyen lambda a perdu près de 56 heures de sommeil par an en raison des températures nocturnes élevées.
Plus de six de ces heures – soit environ une nuit blanche supplémentaire – peuvent être directement attribuées au réchauffement climatique. Cette étude est la première à quantifier directement les heures de sommeil perdues en relation avec le réchauffement climatique en s’appuyant sur des recherches concernant l’impact des températures sur le sommeil.
La part de la perte de sommeil liée au réchauffement climatique a au moins doublé depuis le début des années 1970 dans 1 335 des 1 338 villes étudiées, et a au moins triplé dans 840 d’entre elles.

Ce sont les villes du Moyen-Orient qui ont enregistré les pertes les plus importantes. Les habitants d’Arabie saoudite, d’Oman et des Émirats arabes unis ont perdu entre 55 et 87 heures de sommeil par an en raison de la hausse des températures nocturnes, dont 12 à 16 heures sont directement liées au réchauffement climatique. Cela équivaut à près de deux nuits complètes par an.

Dans le sud de l’Inde et dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, les habitants ont perdu entre 78 et 91 heures de sommeil par an en raison de températures nocturnes plus élevées, dont huit à neuf heures imputables au réchauffement climatique.
Dans les villes d’Afrique de l’Ouest, notamment au Niger, au Nigeria et au Burkina Faso, les habitants ont perdu 65 heures de sommeil ou plus par an, dont 10 à 11 heures liées au réchauffement climatique.
Dans les 253 villes américaines analysées, les habitants ont perdu en moyenne 36 heures de sommeil par an à cause de la hausse des températures nocturnes, dont environ quatre heures étaient dues au réchauffement climatique. Les villes les plus touchées se trouvent en Arizona, en Californie, en Floride et au Nevada. Au début des années 1970, la perte de sommeil liée au réchauffement climatique dans les villes américaines était d’un peu plus d’une heure par an. Dans les années 2020, ce chiffre a environ triplé pour atteindre près de quatre heures.

En Arizona, Phoenix est l’une des villes les plus chaudes des États Unis

Les conséquences de cette perte accumulée sur la santé sont importantes. Un sommeil de mauvaise qualité a été associé à des répercussions sur l’humeur, les performances cognitives, la productivité ainsi que sur la santé cardiovasculaire et immunitaire. Certains groupes sont exposés à des risques nettement plus élevés. Selon l’étude, l’impact de la hausse des températures nocturnes est plus de deux fois plus important chez les adultes de plus de 65 ans que chez ceux d’âge moyen, et près de trois fois plus marqué pour les habitants de pays à revenu intermédiaire inférieur que pour ceux de pays à revenu élevé. Les auteurs de l’étude ont constaté que les femmes et les personnes vivant déjà dans des climats chauds subissaient davantage ces effets. La perte de sommeil liée à la chaleur est appelée à s’aggraver à mesure que les températures continuent d’augmenter.
En Europe et au Royaume-Uni, les vagues de chaleur survenues en 2026 ont déjà causé des milliers de décès supplémentaires. Des scientifiques ont compilé les statistiques nationales de mortalité de 27 pays européens pour le mois de juin 2026 et ont conclu que la vague de chaleur de ce mois a très probablement contribué au pic de 10 650 décès supplémentaires enregistré entre le 22 et le 28 juin.
L’étude avertit que la climatisation peut atténuer partiellement cet impact, sans toutefois l’éliminer. Par ailleurs, l’accès à la climatisation reste très inégalitaire. À l’échelle mondiale, seuls quelque 35 % des ménages disposaient de la climatisation en 2021. L’accès aux systèmes de refroidissement est souvent lié au niveau de revenus et demeure très inégal dans de nombreux pays chauds, notamment dans certaines régions d’Asie du Sud et d’Afrique. Pour autant, des nuits plus chaudes peuvent toujours nuire au sommeil, y compris dans les zones à revenu élevé où les dispositifs de refroidissement de l’air sont plus répandus.
Source : The Independent via Yahoo News.

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According to a new study by US-based climate science organisation Climate Central, rising nighttime temperatures driven by global warming are robbing people of almost a full week of sleep each year.

The analysis examined 1,338 cities worldwide and found that between 2020 and 2025, the average person lost nearly 56 hours of sleep per year due to high ambient nighttime temperatures.

More than six of those hours, roughly one extra sleepless night, can be directly attributed to global warming. The study is the first to directly quantify hours of sleep lost to global warming by studying research on the effect of temperatures on sleep.

The global warming-linked portion of sleep loss has at least doubled since the early 1970s in 1,335 of the 1,338 cities studied, and has at least tripled in 840 of them.

Cities in the Middle East experienced the greatest losses. People in Saudi Arabia, Oman and the United Arab Emirates lost between 55 and 87 hours of sleep annually due to higher nighttime temperatures, with 12 to 16 of those hours directly linked to global warming. This is equivalent to nearly two full nights per year.

People in southern India and several countries in Southeast Asia lost between 78 and 91 hours of sleep per year due to higher nighttime temperatures, including eight to nine hours due to global warming.

In cities across West Africa, including in Niger, Nigeria and Burkina Faso, people lost 65 or more hours of sleep annually, with 10 to 11 hours linked to global warming.

In the 253 US cities analysed, people lost an average of 36 hours of sleep per year from higher nighttime temperatures, of which about four hours were due to global warming. The worst-affected cities were in Arizona, California, Florida and Nevada. In the early 1970s, global warming-related sleep loss across US cities was just over one hour per year. By the 2020s it had roughly tripled to about four hours.

The health consequences of this accumulating loss are significant. Poor sleep has been linked to impacts on mood, cognitive performance, productivity, and cardiovascular and immune health. Some groups face considerably greater risks. According to the study, the effect of warmer nighttime temperatures is more than twice as large for adults over 65 as for middle-aged adults, and nearly three times as large for people in lower-middle-income countries as for people in high-income countries. The authors of the study found that women and people already living in hotter climates faced greater effects, with heat-related sleep loss likely to worsen as temperatures continue to rise.

In Europe and the UK in 2026 heatwaves have already been responsible for thousands of excess deaths. Scientists pooled national mortality statistics from 27 European countries in June 2026 and concluded that the heatwave during this month is most likely to have ⁠contributed to the spike of 10,650 excess deaths between 22-28 June.

The study warns that air conditioning can partially offset the impact but does not eliminate it. Meanwhile, access remains deeply unequal. Globally, only around 35 per cent of households had air conditioning as of 2021. Access to cooling is often tied to income and remains highly unequal in many hot countries, including parts of South Asia and Africa. Even so, hotter nights can still cut into sleep, even in higher-income settings where cooling is more likely to be available.

Source : The Independent via Yahoo News.