Mont Agung (Bali / Indonésie) // Mount Agung (Bali / Indonesia)

Le niveau d’alerte du Mont Agung a été relevé à son maximum le 22 septembre 2017, mais aucune éruption n’a encore eu lieu. 140 000 personnes sont toujours hébergées dans des centres d’évacuation.
Selon un article du Jakarta Post publié le 21 octobre 2017, un drone de surveillance a remarqué le 20 octobre que la fracture dans le cratère de l’Agung s’était élargie depuis la dernière prise de vue satellitaire du 18 octobre. La fracture est située dans la partie est du volcan. Les photos prises par le drone ont également révélé une petite fracture dans la partie sud-est du cratère. L’article indique que « les gaz émanant de la fracture sont aussi plus denses qu’avant ».
En ce qui concerne la sismicité, une forte baisse du nombre d’événements apparaît dans les chiffres communiqués par le VSI. Il y a eu 245 séismes peu profonds, 608 séismes profonds et 113 événements tectoniques locaux le 19 octobre. Ces chiffres sont tombés respectivement à 126, 253 et 20 le 20 octobre et 117, 194 et 15 le 21 octobre. Ces chiffres sont-ils fiables? L’activité sismique est-elle en déclin? Ce sont des questions importantes. Les derniers graphiques ont montré une baisse de l’énergie sismique. Qu’en est-il actuellement?
Malheureusement, il semble que très peu de paramètres scientifiques soient communiqués par le VSI. Je n’ai rien trouvé concernant les changements intervenus dans la température et la composition chimique des gaz. Aucune information n’est donnée sur la déformation de l’édifice volcanique, ni sur les anomalies thermiques sur le volcan. Difficile de faire des prévisions dans ces conditions.

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The alert level for Mt Agung was raised to its maximum since September 22nd 2017, but no eruption has occurred yet. 140,000 people are still living in evacuation centres.

According to an article in the Jakarta Post released on October 21st 2017, a surveillance drone detected on October 20th that the fracture in the crater of Mt Agung had widened since the last satellite imaging taken on October 18th. The fracture was located on the eastern side of the volcano. The drone’s photos also revealed a small fracture in the southeastern part of the crater. The article indicates that “the sulfuric gases emanating from the fracture are also denser than before.”

As far as seismicity is concerned, a sharp drop in the number of events appears in the numbers communicated by the VSI. There were 245 shallow earthquakes, 608 deep earthquakes and 113 local tectonic events on October 19th. These numbers dropped to 126, 253 and 20, respectively, on October 20th and 117, 194 and 15 on October 21st. Are these numbers reliable? Is seismic activity declining? These are important questions. The latest graphs showed a decline in seismic energy. Is it continuing?

Unfortunately, very few scientific parameters are communicated by the VSI. We don’t know anything about the changes in the temperatures and the chemical composition of the gases. No information is given about the deformation of the volcanic edifice. No information is given as well about the thermal anomalies on the volcano.

Source: Wikipedia

L’Agung entrera-t-il en éruption ? // Will Mt Agung erupt ?

« L’Agung entrera-t-il en éruption? » C’est la question que se posent tous les villageois actuellement dans les abris où ils prient pour que le volcan reste calme et ne détruise pas leurs maisons et leurs plantations.
Cependant, selon les volcanologues locaux, une éruption de l’Agung est imminente. Plusieurs facteurs confirment une telle prévision: la sismicité reste élevée et des centaines de secousses sont enregistrées sur le volcan chaque jour. Elles augmentent en nombre et en intensité. La réduction de leur profondeur au cours de la semaine dernière est une indication que le magma se déplace vers la surface. En plus de l’activité sismique, il existe deux autres signes montrant qu’une éruption est imminente: les émissions de gaz au sommet et le gonflement du volcan qui a fait apparaître une nouvelle fracture dans le cratère.
Si le volcan entre en éruption comme en 1963, la lave coulera sur plusieurs kilomètres depuis le cratère, mais le danger provient surtout des coulées pyroclastiques dévastatrices qui peuvent atteindre des vitesses de plusieurs centaines de kilomètres par heure. Si elles se produisent pendant la nuit et que les gens sont au lit, ils n’auront que quelques secondes ou quelques minutes pour fuir, mais on sait d’ores et déjà que la plupart d’entre eux seront pris au piège et perdront la vie dans ces avalanches à très haute température. Les évacuations massives qui viennent d’avoir lieu réduiront considérablement le nombre de victimes si une éruption devait se produire.

Cependant, il se pourrait que le volcan n’entre pas en éruption. La sismicité pourrait diminuer et la situation pourrait redevenir normale, avec retour des habitants dans leurs maisons. Ce ne serait pas une exception, bien qu’une telle évolution soit assez rare sur les volcans de la Ceinture de Feu. C’est pourtant ce qui s’est passé sur le Kelud, sur l’île de Java, en 2007. Les volcanologues avaient prédit une puissante éruption et ont conseillé d’évacuer une partie de la population autour du volcan. Une éruption s’est produite, mais ce fut un événement mineur dans le cratère. Une éruption puissante n’a jamais vraiment eu lieu et a donné raison au gardien du volcan qui avait affirmé que rien ne se passerait et il critiquait les prévisions alarmistes des scientifiques.
Si l’Agung se calme, le risque est qu’il se réveille brusquement après une période de silence et entre en éruption rapidement. Si une telle situation se produisait, les autorités devraient évacuer de nouveau les populations autour du volcan et il faudrait le faire très rapidement. Espérons qu’elles ne seront pas confrontées à une telle situation d’urgence.
Aujourd’hui, 54 ans après la dernière colère du Mt Agung, notre capacité à prévoir les éruptions volcaniques est encore limitée. Certes, nous avons fait des progrès par rapport au début du 20ème siècle, mais il reste encore un long chemin à parcourir. Les autorités locales utilisent le principe de précaution et je pense personnellement qu’elles ont raison d’adopter une telle politique.

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“Will Mount Agung erupt?” This is the question all the villagers are asking in the shelters, praying that the volcano remains quiet and does not destroy their houses and their plantations.

However, according to local volcanologists, an eruption of Mount Agung is imminent. Several factors lead to such a prediction: Seismicity is high and hundreds of tremors are being recorded at the volcano each day. They are increasing in number, intensity; the reduction in their depth in the last week or so, is an indication that magma is moving up to the surface. As well as seismic activity, there are two other signs that an eruption is imminent: gas emissions from the summit, and bulging on the volcano’s surface with a new crack within the crater.

If the volcano erupts like in 1963, lava will flow several kilometres from the crater, but the most deadly feature of the eruption would be the devastating pyroclastic flows that can travel hundreds of kilometres an hour. If they occur at night and people are in bed, they have literally seconds or minutes to move so that most of them get caught in the hot avalanches and and die. The recent massive evacuations will considerably reduce the number of victims if an eruption happens.

However, the volcano might not erupt at all. Seismicity might decline and the situation might go back to normal. This would be no exception, although such an evolution is rather rare on the volcanoes of the Ring of Fire. This is what happened on Kelud Volcano on the island of Java in 2007. Volcanologists had predicted a powerful eruption and evacuated part of the population around the volcano. An eruption did occur, but it was a minor event within the crater. A powerful eruption never really took place and gave reason to the keeper of the volcano who had said nothing would happen and criticized the scientists’ predictions..

If Mt Agung calms down, the risk is that it might wake up suddenly after a period of quietness and start erupting rapidly. Should such a situation happen, authorities would have to evacuate again the residents around the volcano and they would have to do it very quickly. Let’s hope they will not be confronted with such an emergency situation.

Today, 54 years after Mt Agung’s last wrath, our prediction of volcanic eruptions is still limited. It is better than at the beginning of the 20th century but there is still a long way to go. Local authorities use the principle of precaution and I personally think they are right to do so.

Vue de l’éruption de 1963 (Source: VSI)

 

Le Mauna Loa (Hawaii) confirme que nous ne savons pas prévoir une éruption volcanique // Mauna Loa (Hawaii) confirms that we cannot predict a volcanic eruption

Aujourd’hui, bien que les volcans soient dotés de toutes sortes d’instruments (sismomètres, tiltmètres, etc.), bien que des équipements de très haute technologie – en particulier à bord des satellites – soient mis à la disposition des observatoires,  nous ne sommes toujours pas en mesure de prévoir les éruptions volcaniques. Un article récent publié par les scientifiques de l’USGS sur le volcan Mauna Loa à Hawaï confirme cette affirmation.

Le 17 septembre 2015, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a fait passer le niveau d’alerte du Mauna Loa de « Normal » à « Advisory » et l’alerte aérienne à la couleur Jaune. Deux ans plus tard, le volcan conserve ces niveaux d’alerte. Que se passe-t-il sur le Mauna Loa ? La situation risque-t-elle d’évoluer? Les habitants peuvent-ils vivre tranquillement ou rester vigilants? Bien malin celui qui pourrait répondre à ces questions !
La hausse du niveau d’alerte en 2015 a été justifiée par plus d’un an d’inflation, signe que le magma remplissait lentement le réservoir peu profond sous le sommet du volcan et sous la partie supérieure du Rift Sud-Ouest. Il s’agissait d’un comportement inhabituel du volcan après plusieurs années de calme plat. Dans le même temps, le nombre de séismes superficiels sous le volcan était en hausse, reflétant les contraintes qui apparaissent lorsque le volcan se met en pression.
Depuis cette époque, l’inflation et la sismicité ont alterné hausse et baisse, mais sont restées au-dessus du niveau normal sur le long terme. En outre, des séismes mineurs (moins de M3) sous le Mauna Loa ont été détectés en plus grand nombre qu’avant l’éruption de 1984.
De 2013 à 2015, les séismes superficiels se sont concentrés dans des endroits identiques à ceux qui ont précédé les deux éruptions du Mauna Loa en 1975 et 1984. Toutefois, la libération d’énergie est restée relativement faible par rapport aux éruptions de ces deux années. Cette faible libération d’énergie était une indication qu’une éruption n’allait pas se produire avant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Aujourd’hui, l’énergie libérée par les séismes depuis 2013 correspond grosso modo aux quantités d’énergie libérées avant 1975 et avant 1984. Cela signifie-t-il qu’une éruption peut se produire dans les semaines ou les mois à venir? Probablement pas.
Si le Mauna Loa suit la même évolution qu’en 1975 et 1984 avant que le volcan entre en éruption, le HVO enregistrera un grand nombre de petits séismes sous le sommet pendant une période de plusieurs mois. Les scientifiques s’attendront à observer au moins une heure, ou des heures de tremor, signe ultime que le magma est en ascension vers la surface. Mais est-il certain que Mauna Loa suivra le même processus qu’en 1975 et 1984? On ne le sait pas.
On ne peut exclure la possibilité d’une éruption qui démarrerait plus rapidement qu’en 1975 et 1984. Il se pourrait aussi que l’activité observée actuellement cesse progressivement sans que le volcan entre en éruption, comme cela s’est produit en 2002 et 2004. Le HVO doit donc continuer à vivre dans l’incertitude quant à la date et au déroulement de la prochaine éruption du Mauna Loa. En attendant, l’Observatoire surveille attentivement le volcan et travaille avec les agences partenaires et les autorités locales pour se préparer à une prochaine éruption.
Depuis 1984, le HVO a mis à niveau et ajouté des instruments de surveillance, avec de nouveaux systèmes d’alarme pour informer rapidement le personnel de l’observatoire des changements qui pourraient indiquer qu’une éruption du Mauna Loa est imminente ou en cours.
S’agissant de la question, «Les habitants doivent-ils vivre tranquillement ou doivent-ils rester vigilants?» La réponse est «Soyez prêts». Il leur faut prévoir un plan d’urgence pour la famille et des fournitures d’urgence. Il faut que les gens sachent dans quelle zone du Mauna Loa ils habitent et se plient aux instructions concernant ladite zone.
Source: USGS / HVO.

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Today, even though volcanoes are well equipped with all kinds of instruments (seismometers, tiltmeters, and so on), even though we can now use high technology – especially on board satellites – we still are not able to predict volcanic eruptions. A recent article released by USGS scientists about Mauna Loa volcano in Hawaii confirms my affirmation.

On September 17th, 2015, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) upgraded the volcano alert level for Mauna Loa from Normal to Advisory and the Aviation Colour Code from Green to Yellow. Two years later, the volcano remains at Advisory/Yellow. What’s up with Mauna Loa, and is any change in sight? Should residents relax or stay vigilant?

The 2015 alert level upgrade followed more than a year of inflation as magma slowly filled shallow reservoirs beneath the summit and upper Southwest Rift Zone. This was new behaviour for the volcano following several years of no new magma input into the shallow plumbing system. At the same time, the rate of shallow, small earthquakes beneath the volcano was elevated, reflecting stresses that built as the volcano became pressurized.

Since then, rates of inflation and seismicity have waxed and waned, but have remained above the long-term background levels. In addition, more small magnitude (less than M3) earthquakes beneath Mauna Loa have been detected than at any time since the previous eruption in 1984.

From 2013 to 2015, shallow earthquakes clustered in locations similar to those that preceded Mauna Loa’s two most recent eruptions in 1975 and 1984. But, the cumulative energy release remained relatively low compared to the years before the 1975 and 1984 eruptions. That low energy release was one indication that an eruption was at least many months to years away.

But today, the cumulative energy release of earthquakes since 2013 has essentially matched the pre-1975 and pre-1984 energy releases. Does this mean an eruption could occur within weeks to months? Not likely.

If Mauna Loa follows the “script” of 1975 and 1984, before the volcano ramps up to an eruption, HVO would expect to see lots of small earthquakes occurring frequently beneath the summit over a period of months. Scientists would also expect at least an hour, or hours, of tremor as a final warning that magma is on its way to the surface. How certain is it that Mauna Loa will follow the script of 1975 and 1984? That’s the unknown.

We cannot discount the possibility that Mauna Loa will move from current conditions to eruption more quickly than it did in 1975 and 1984. It also remains possible that the current unrest will gradually cease without the volcano erupting, as it did during periods of unrest in 2002 and 2004. And so, we must continue to live with uncertainty about the timing and details of Mauna Loa’s next eruption. In the meantime, HVO is closely monitoring the volcano and working with partner agencies and communities to prepare for a future eruption response.

Since 1984, HVO has upgraded and added monitoring instrumentation, developing alarm systems to rapidly notify the staff of changes that might indicate that a Mauna Loa eruption is imminent or in progress.

Getting back to the question, “should residents relax or stay vigilant?” The answer is, “be prepared.” Develop a family emergency plan and review emergency supplies. Know where you live and work with respect to Mauna Loa hazard zones.

Source : USGS / HVO.

Le Mauna Loa vu depuis le Ka’u Desert

Coulées de lave sur le versant sud-ouest du Mauna Loa

Système d’alerte sur le Mauna Loa

(Photos: C. Grandpey)

 

Prévision et prévention volcaniques : Les défis de la communauté scientifique // Volcanic prevision and prevention : The challenges of the scientific community

Un rapport publié aux Etats-Unis par les Académies Nationales des Sciences, d’Ingénierie et de Médecine identifie de grands défis pour la communauté scientifique afin de mieux se préparer aux éruptions volcaniques
Malgré une meilleure compréhension des volcans, notre capacité à prévoir le moment, la durée, le type, la taille et les conséquences des éruptions volcaniques est limitée. Afin d’améliorer la prévision éruptive et sauver des vies, le rapport identifie les priorités de recherche pour un meilleur suivi des éruptions volcaniques et trois grands défis auxquels est confrontée la communauté volcanologique.
Le comité qui a mené l’étude a décrit les priorités de recherche dans des domaines tels que les processus qui gèrent le déplacement et le stockage du magma sous les volcans; comment les éruptions commencent, évoluent et finissent; comment un volcan entre en éruption; la prévision des éruptions; la transformation des paysages, des océans et de l’atmosphère face aux éruptions volcaniques; le comportement des volcans face aux changements à la surface de la Terre.
Sur la base de ces priorités de recherche, le comité a identifié trois grands défis majeurs pour faire progresser la science et le suivi des volcans:

Prévision de l’ampleur, de la durée et du risque induit par les éruptions en intégrant les observations avec des modèles.
Les prévisions actuelles sont basées sur la simple reconnaissance de données de surveillance volcanique. Ces approches ne sont pas toujours couronnées de succès parce que ces données de surveillance n’appréhendent pas la diversité des volcans ou leur évolution au fil du temps. Une approche basée sur des modèles de processus physiques et chimiques, s’appuyant sur le suivi des données de surveillance, comme cela se fait dans les prévisions météorologiques, pourrait améliorer la précision de la prévision éruptive. Une telle approche nécessite l’intégration de données et de méthodologies à partir de disciplines multiples.

Quantifier les cycles de vie des volcans et surmonter notre compréhension partielle actuelle.
La compréhension actuelle du cycle de vie d’un volcan est faussée car seulement un petit nombre de volcans sont étudiés. Une surveillance accrue depuis le sol, la mer et l’espace peut surmonter certaines de ces lacunes d’observation. L’amélioration des capacités de surveillance actuelles et la mise en place d’infrastructures permettant de rendre disponibles  les données historiques et de surveillance sont essentielles pour améliorer la compréhension des processus volcaniques et l’évaluation des risques volcaniques. Le comité a fait remarquer que des technologies innovantes telles que les capteurs peu coûteux, les drones et les nouvelles méthodes géochimiques micro-analytiques sont des outils prometteurs pour fournir de nouvelles connaissances sur l’activité volcanique.

Mettre en place une coordination au sein de la communauté volcanologique.
Près de 100 volcans entrent en éruption quelque part sur Terre chaque année. Le renforcement de la recherche pluridisciplinaire, de la recherche nationale et internationale, la mise en place de partenariats et de réseaux de formation peuvent aider la communauté scientifique à donner un nouvel élan aux progrès scientifiques résultant de l’étude des éruptions à travers le monde.

L’étude a été parrainée par la National Science Foundation, la NASA, l’USGS et les Académies Nationales des Sciences, d’Ingénierie et de Médecine. Le rapport complet peut être lu à cette adresse:
Http://www8.nationalacademies.org/onpinews/newsitem.aspx?RecordID=24650&_ga=1.36767842.396567824.1492636182

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A report published by the National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine identifies grand challenges for the scientific community to better prepare for volcanic eruptions

Despite broad understanding of volcanoes, our ability to predict the timing, duration, type, size, and consequences of volcanic eruptions is limited. To improve eruption forecasting and warnings to save lives, the report identifies research priorities for better monitoring of volcanic eruptions and three grand challenges facing the volcano science community.

The committee that conducted the study outlined several key questions and research priorities in areas such as the processes that move and store magma beneath volcanoes; how eruptions begin, evolve, and end; how a volcano erupts; forecasting eruptions; the response of landscapes, oceans, and the atmosphere to volcanic eruptions; and the response of volcanoes to changes on Earth’s surface.

Based on these research priorities, the committee identified three overarching grand challenges for advancing volcano science and monitoring:

Forecasting the size, duration, and hazard of eruptions by integrating observations with models

Current forecasts are based on recognizing patterns in monitoring data. These approaches have had mixed success because monitoring data do not capture the diversity of volcanoes or their evolution over time. An approach based on models of physical and chemical processes, informed by monitoring data, as is done in weather forecasting, could improve the accuracy of eruption forecasts. Such an approach requires integrating data and methodologies from multiple disciplines.

Quantifying the life cycles of volcanoes and overcoming our current biased understanding

Current understanding of a volcano’s life cycle is skewed because only a small number of volcanoes are studied. Extended monitoring from the ground, sea, and space can overcome some of these observational biases. Expanding and maintaining monitoring capabilities and supporting the infrastructure to make historical and monitoring data available are critical for advancing understanding of volcanic processes and assessing volcanic hazards. The committee noted that emerging technologies such as inexpensive sensors, drones, and new micro-analytical geochemical methods are promising tools to provide new insights into volcanic activity.

Building a coordinated volcano science community

Close to 100 volcanoes erupt somewhere on Earth each year. Strengthening multidisciplinary research, domestic and international research and monitoring partnerships, and training networks can help the research community maximize scientific advances that result from the study of eruptions around the world.

The study was sponsored by the National Science Foundation, NASA, the U.S. Geological Survey, and the National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine. The whole report can be read at this address :

http://www8.nationalacademies.org/onpinews/newsitem.aspx?RecordID=24650&_ga=1.36767842.396567824.1492636182

Les volcans de l’arc des Aléoutiennes sont parmi les moins équipés et donc les plus difficiles à surveiller dans le monde (Source: AVO).