Ruapehu (Nouvelle Zélande)

drapeau francaisIl est recommandé aux randonneurs de ne pas se rendre à proximité du lac de cratère du Ruapehu car il y a un risque de petites éruptions. En effet, la température du lac stagne à 15 degrés depuis deux semaines alors qu’elle varie généralement entre 10 et 40 degrés et ne reste pas stable très longtemps. Les volcanologues néo-zélandais pensent que si une éruption a lieu, elle affectera uniquement la zone sommitale du volcan. La probabilité reste faible malgré tout et le niveau d’alerte est maintenu à 1, le niveau normal.
Deux raisons peuvent expliquer la fraîcheur actuelle de l’eau dans le lac de cratère du Ruapehu. D’une part, il peut s’agir d’une variation normale de la température. Parfois, le magma dégage beaucoup de chaleur, d’autres fois il en dégage moins ; c’est la situation la plus fréquente. D’autre part, le lac peut s’être refroidi suite à un blocage dans le conduit éruptif. Un tel blocage peut potentiellement causer une éruption suite à une hausse de la pression des gaz. Les mesures des émissions de gaz effectuées vendredi dernier autour du lac ne révèlent rien d’anormal.

La température du lac du Ruapehu est descendue à moins de 10 degrés en 1998 et il y a eu une éruption. D’autres baisses de température ont été enregistrées en 1995 et 1996.
Des panneaux d’avertissement ont été placés au sommet des domaines skiables de Whakapapa et Turoa et à l’extrémité de la Tukino Road. Cependant, les activités sur les trois domaines skiables ne sont pas affectées.
Source: Presse néo-zélandaise.

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drapeau anglaisHikers are advised not to get close to the crater lake on Mt Ruapehu as minor eruptions could occur. Indeed, the lake’s temperature currently has stalled at 15 degrees for two weeks whereas it usually fluctuates between 10 and 40 degrees and does not stay one temperature for too long.  Local volcanologists think that if an eruption occurred, it could affect the summit area. However, the likelihood of any eruption is not high and the alert level is kept at 1, the normal level.

There may be two reasons for the crater lake to remain relatively cold. Firstly, it could just be normal fluctuation. Sometimes the magma is putting out a lot of heat, and sometimes it’s not, and that’s the most common reason. Secondly, the lake may be cool because a blockage has developed in the vent between the magma and the lake. Such a blockage could potentially cause an eruption, after pressure builds.

Gas outlets at the crater lake were measured last Friday, and they appeared to behaving normally.

Ruapehu’s lake last cooled below 10 degrees in 1998, and an eruption followed.  Similar drops in temperature were recorded in 1995 and 1996.

Advisory signs have been erected at the top of Whakapapa and Turoa ski areas and the Tukino Road end. However, operations at all three ski areas are not affected.

Source : New Zealand newspapers.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Nouvelle Zélande: Anniversaire d’éruptions // Eruption anniversaries

drapeau francaisEn Nouvelle-Zélande, 2015 marque le 20ème anniversaire de l’éruption du Ruapehu en 1995-1996. C’est aussi le 40ème anniversaire de l’éruption du Ngauruhoe en 1975 et le 70ème anniversaire d’une autre éruption du Ruapehu en 1945.
L’éruption du Ruapehu entre1995 et 1996 a émis 60 millions de mètres cubes de cendre acide qui ont recouvert la région jusqu’à 300 km du volcan, provoquant des irritations des yeux et de la gorge dans le centre de l’île du Nord, endommageant voitures et machines, contaminant les rivières et les réserves d’eau, dévastant les cultures, obligeant la fermeture de routes nationales et d’aéroports et tuant le bétail dans les pâturages couverts de cendre. Les fournisseurs d’électricité ont connu des pertes de plusieurs millions de dollars à cause de la cendre qui provoquait des courts-circuits sur les pylônes électriques, tandis que les turbines étaient gravement endommagées dans la centrale de Rangipo. Le panache de cendre atteignit jusqu’à 10km de hauteur, avec des risques évidents pour le trafic aérien. L’éruption fut semblable à celle de 1945, mais son impact social et économique fut beaucoup plus important. En 1945, il n’y avait qu’un domaine de ski et pas de remontées mécaniques sur le Ruapehu. En 1995, il y avait trois domaines skiables et 36 remontées mécaniques. Vers le milieu des années 90, on comptait jusqu’à 10.000 personnes sur les pentes du volcan certains jours pendant l’hiver.
Le Tongariro est un autre volcan actif de Nouvelle-Zélande. On l’a longtemps considéré comme un voisin paisible du Ruapehu, mais une étude récente réalisée par Brad Scott, volcanologue à GNS Science, révèle que le volcan est beaucoup plus actif qu’on le pensait. Scott a découvert dans les archives des preuves d’éruptions du Tongariro ignorées jusqu’à présent  Lorsque le Te Maari Crater a envoyé de la cendre jusqu’à sept kilomètres de hauteur le 6 août 2012, on pensait que c’était la première éruption depuis 1896, mais l’histoire du volcan révèle une éruption de ce cratère en 1928, avec d’autres événements survenus au Red Crater voisin en 1909, 1926, 1927 et 1934. En outre, le Tongariro est resté actif jusque dans les années 1970.
Les dernières éruptions du Tongariro ont incité les autorités à prendre une série de nouvelles mesures et à mettre en place des protocoles d’urgence, avec des systèmes d’alerte et une meilleure information du public. L’équipement de surveillance dans la zone a été amélioré et de nouveaux sismographes ont été installés.

Source : The New Zealand Herald.

Il ne faudrait pas oublier White Island qui a connu un épisode éruptif en août 2012 et un événement explosif le 5  de ce même mois, suivi d’une période d’émissions de cendre. On a ensuite assisté à une période d’activité phréatique début 2013, avec assèchement du lac qui est réapparu en juin 2013. DE nouvelles séquences explosives ont été observées le 20 août et le 11 octobre 2013.

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drapeau anglaisIn New Zealand, 2015 marks the 20th anniversary of the 1995-96 eruption of Mt Ruapehu. It also marks the 40th anniversary of the 1975 Ngauruhoe eruption and the 70th anniversary of the 1945 Ruapehu eruption.

The 1995-96 eruption of Mt Ruapahu  ejected a total of 60 million cubic metres of acidic ash, blanketing districts up to 300km from the mountain, irritating eyes and throats, damaging car paintwork and machinery, contaminating rivers and water supplies, ruining crops, closing state highways, forcing airports to shut and killing livestock which ate ash-covered pastures. Electricity suppliers were hit with multimillion-dollar losses as ash shorted out power pylons and severely damaged turbines in the Rangipo power station. At times the ash plume reached as high at 10km, which represented a significant aviation hazard. The eruptions were similar in size to those in 1945, but their social and economic impacts were much greater. In 1945 there was just one ski area and no ski lifts on Ruapehu. By 1995, there were three ski areas and 36 ski lifts. By the mid-90s there were up to 10,000 people on the mountain on some days during winter.

Mt Tongariro is another active volcano of New Zealand. It was long considered a peaceful neighbour to Mount Ruapehu, but a recent study by Brad Scott, a GNS Science volcanologist, reveals the volcano is much more active than was previously thought. Scott has found evidence of eruptions at Mt Tongariro that weren’t previously on the records.

When ash shot from the Te Maari Crater 7km into the sky on August 6th 2012 , it was thought at the time to have been the first blow there since 1896, but there are records indicating an eruption at the crater in 1928, with other events at Red Crater in 1909, 1926, 1927 and 1934. Further, there was volcanic unrest at the mountain right up until the 1970s.

Mt Tongariro’s recent eruptions have led to a range of new protocols and emergency policies, including warning systems and more public information. The monitoring equipment in the area has been upgraded and more seismographs have been installed.

Source : The New Zealand Herald.

One should not forget White Island with an eruptive episode which started in August 2012 with an explosive eruption on August 5th, then a period of ash emissions. This was followed by phreatic activity in early 2013 which removed the lake. By June 2013 the lake was re-established. A further explosive eruption followed on August 20th and again on October 11th 2013.

Mount Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Mount Ngauruhoe (Photo: C. Grandpey)

Red Crater (Tongariro) [Photo: C. Grandpey]

White Island (Photo: C. Grandpey)

Prévision volcanique en Nouvelle Zélande // Volcanic prediction in New Zealand

drapeau francaisLa Nouvelle-Zélande possède un grand nombre de volcans actifs et une fréquence éruptive élevée. L’activité volcanique se produit dans six secteurs, dont cinq dans l’île du Nord et un au large des côtes, dans les Iles Kermadec.
Les scientifiques néo-zélandais aimeraient savoir quand se produira la prochaine éruption majeure. Ils vont essayer de répondre à cette question en utilisant les mathématiques pour calculer la date probable et l’importance de la prochaine éruption de chacun des 10 principaux volcans de ce pays.
Les éruptions les plus récentes ont eu lieu à White Island, île volcanique toujours très active, au Mont Tongariro à deux reprises en 2012, et au Mont Ruapehu il y a huit ans, quand un lahar a traversé la partie occidentale du champ de ski de Whakapapa.
A côté de ces volcans régulièrement actifs, les Néo-zélandais redoutent les prochaines éruptions de volcans en sommeil tels que le Taranaki dont on pense que la probabilité éruptive est de 50% dans les 50 prochaines années, ou de la zone volcanique d’Auckland et ses 50 volcans qui ne dorment peut-être que d’un oeil.
L’événement le plus inquiétant serait une éruption de l’une des énormes caldeiras volcaniques dans la partie centrale de l’île du Nord. Par exemple; l’éruption du Taupo, il y a environ 1800 ans, a eu des effets visibles jusqu’en Chine et à Rome. Elle a généré une coulée pyroclastique dévastatrice de 1,5 kilomètres de hauteur qui a recouvert la région de cendre et de pierre ponce sur une distance de 80 km.
Pour créer un nouveau modèle de probabilité, les chercheurs vont établir une base de données incluant l’histoire éruptive de volcans similaires à travers le monde. Une référence possible serait le Merapi en Indonésie, qui est entré en éruption en 2010, après une longue période de calme, tout comme le Taranaki. Si l’équipe scientifique peut prouver que les histoires éruptives de ces deux volcans se superposent, ils pourront étendre cette approche à d’autres dans le monde.
L’un des scientifiques, spécialiste des avalanches pyroclastiques dévastatrices, a entamé une autre étude avec ses collègues. Il va utiliser un simulateur d’éruption basé sur le campus de l’Université de Manawatu pour comprendre comment réagissent les infrastructures quand elles sont frappées par une coulée pyroclastique.
Une étude publiée le mois dernier a révélé qu’une éruption volcanique majeure dans le centre industriel d’Auckland pourrait avoir un impact économique désastreux et affecter profondément le PIB de la ville.
Source: New Zealand Herald.
Maintenant, la question est de savoir si des sciences exactes comme les mathématiques et les simulations peuvent vraiment aider à prévoir les prochaines éruptions en Nouvelle-Zélande! Il en est de même avec les cycles éruptifs qui n’ont jamais été définitivement prouvés. Quand on sait que chaque volcan a un fonctionnement qui lui est proche, il semble hasardeux de vouloir essayer de calquer les histoires éruptives de deux volcans éloignés de plusieurs milliers de kilomètres. À une époque où nous ne sommes pas capables de prévoir les éruptions de point chaud dans le court terme, j’ai des doutes sur le succès d’une telle recherche pour prévoir les éruptions des volcans Nouvelle-Zélande qui sont situés dans les zones de subduction et sont d’autant plus imprévisibles.

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drapeau anglaisNew Zealand has a lot of active volcanoes and a high frequency of eruptions. Volcanic activity occurs in six areas, five in the North Island and one offshore in the Kermadec Islands.

Kiwi scientists would like to know when the next major eruption will occur. They will try to answer the question by using maths to calculate the estimated time and size of the next eruption of each of New Zealand’s 10 main volcano centres.

The most recent eruptions have taken place at White Island which is still quite active, at Mt Tongariro twice in 2012, and at Mt Ruapehu eight years ago, when a large lahar travelled through the western boundary of Whakapapa skifield.

Beside these regularly active volcanoes, a greater fears concern the next eruptions at quiet mountains such as Mt Taranaki, which is said to have a 50 per cent probability of erupting in the next 50 years, or at one of Auckland’s long-silent field of 50 volcanoes.

More worrying still is the thought of an eruption at one of the huge caldera volcanoes in the Central North Island. For instance; the Taupo eruption around 1800 years ago created effects visible in China and Rome and generated a devastating 1.5 km-high pyroclastic flow that covered the landscape with ash and pumice for a distance of 80km.

To create a new probability model, the researchers will build a database of historical records from similar volcanoes worldwide. A possible reference would be Mt Merapi in Indonesia which erupted in 2010 after a long quiet past, just like Mt Taranaki. If the scientific team can work out how the records of the two volcanoes can map on to one another, then they will extend it to other ones worldwide.

One of the scientists, who specialises in devastating pyroclastic surges, is starting another study with his colleagues. It will use a large-scale eruption simulator based at the Manawatu University campus to understand what happens to infrastructures when they are hit by a pyroclastic flow.

A research published last month indicated that a catastrophic volcanic eruption in Auckland’s industrial heart could have a disastrous economic impact and knock out a large area of the city’s Gross Domestic Product (GDP).

Source : New Zealand Herald.

Now, the question is to know whether exact sciences like mathematics and simulations can really help predict the next eruptions in New Zealand! It’s the same with eruptive cycles which have never been definitively proved. Knowing that each volcano has its own eruptive process, superimposing the eruptive histories of two volcanoes which are thousands of kilometres apart seems a bit far-fetched. At a time when we are not able to predict hotspot eruptions in the short term, I have doubts about the success of such research to predict the eruptions of New Zealand volcanoes which are located in subduction zones and are all the more unpredictable.

Ruapehu-blog

White-Island-lac

Le Ruapehu et White Island sont deux volcans actifs de Nouvelle Zélande.

(Photos:  C. Grandpey)

Auckland (Nouvelle Zélande) et le risque volcanique // Auckland (New Zealand) and the volcanic risk

drapeau francaisAvec plus de 1,5 million d’habitants, Auckland est la plus grande ville de Nouvelle-Zélande. Lorsque les Maoris se sont installés dans la région vers 1350, attirés par les terres fertiles, ils ne savaient pas qu’ils se trouvaient à l’intérieur d’une zone volcanique potentiellement active. Rangitoto Island est le plus jeune volcan de la région d’Auckland. En 2013, des études ont montré que Rangitoto avait été beaucoup plus actif dans le passé qu’on ne le pensait précédemment. Le volcan a probablement connu une période éruptive pendant un millier d’années avant les dernières éruptions qui ont eu lieu il y a environ 550 ans.
De nouveaux modèles viennent de révéler la menace que ferait peser une activité volcanique explosive à Auckland. Les quartiers de Three Kings et Mangere seraient probablement parmi les plus exposés.
Les cartes récemment publiées montrent quels secteurs sont les plus à risque d’éruptions phréatiques ou phréato-magmatiques. (voir la carte ci-dessous). Les scientifiques ont montré que plus des trois quarts des 52 volcans présents dans le vaste champ volcanique d’Auckland portent les signes d’une telle activité.
Pour établir les zones de danger, les chercheurs néo-zélandais se sont appuyés sur la combinaison de données géologiques et des résultats de recherches antérieures. Plusieurs sources d’informations ont été mises en commun en utilisant le Systèmes d’Information Géographique, ou SIG, qui leur a permis d’évaluer de 1 à 10 le risque éruptif dans les différentes zones concernées. Ainsi, des quartiers comme Three Kings et Mangere sont plus exposés à l’activité volcanique explosive que d’autres comme les zones de collines de North Shore.
Les nouveaux modèles montrent comment des lignes de failles – dans lesquelles l’eau pourrait s’infiltrer dans des roches poreuses – représentent des foyers potentiels pour de violentes éruptions.
Les scientifiques admettent qu’« il est difficile de prévoir où aura lieu la prochaine éruption. Malgré tout, en créant un modèle basé sur un grand nombre d’informations facilement disponibles, on peut prévoir quel type d’éruption pourrait avoir lieu à Auckland et quel serait son impact sur la ville. »
L’étape suivante a consisté à recueillir des informations sur les objets urbains tels que les bâtiments et les infrastructures et à les ajouter au modèle. La conclusion est que l’impact d’une éruption volcanique à Auckland pourrait être catastrophique. Dans le pire des cas, une éruption près du Central Business District pourrait entraîner une réduction de 47% du produit intérieur brut.
Les responsables de la Protection Civile font remarquer que les signes annonciateurs d’une éruption laisseraient probablement suffisamment de temps pour une évacuation à grande échelle de la population d’Auckland.

Source : New Zealand Herald.

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drapeau anglaisWith more than 1,500,000 inhabitants, Auckland is the largest city of New Zealand. When the Maoris first settled in the area around 1350, lured by the fertile lands, they did not know they were in a potentially active volcanic area. Rangitoto Island is the youngest volcano in the Auckland area.  In 2013, scientists said new studies showed Rangitoto had been much more active in the past than previously thought, suggesting it had been active on and off for around 1000 years before the final eruptions around 550 years ago.

New models have laid bare the threat explosive volcanic activity poses to Auckland, with Three Kings and Mangere among the suburbs most vulnerable to devastating, high-powered blasts (see map below).

Recently published maps show which areas are more at risk from phreatic or phreato-magmatic eruptions. Scientists have shown how more than three quarters of the 52 volcanoes in the vast Auckland Volcanic Field bear ancient evidence of such activity.

To expose potential future danger spots, NZ researchers drew upon a combination of geological data and previous research. Multiple layers of information were combined using a technique called Geographic Information Systems, or GIS, which ultimately allowed them to score susceptibility in different areas from one to 10.

Suburbs including Three Kings and Mangere had a higher chance of explosive volcanic activity than other areas like the elevated areas of North Shore.

The new models show how fault lines – in which more water could flow amid porous rock – were hot spots for violent eruptions.

However, the scientists admit that « forecasting where the next eruption is going to occur is challenging. But by creating a model based on many different types of information readily available, it allows to predict how a potential future volcano in Auckland might erupt and how big an area it would impact. »

The next step was to gather information about the urban objects like buildings and infrastructure and add these to the model. The conclusion is that the impact of a volcanic eruption in Auckland could be catastrophic. A worst-case eruption near the Central Business District could cause a 47% reduction in gross domestic product.

Civil Defence planners say warning signals would likely provide more than enough time for mass evacuation.

Source :  New Zealand Herald.

Auckland-blog

Source:  Massey University.