Le Tamu, un géant au fond de l’océan // Tamu Massif, a giant at the bottom of the ocean

drapeau francaisDans une note rédigée le 8 septembre 2013, j’indiquais que, selon une étude effectuée par des scientifiques de plusieurs universités américaines, le plus grand volcan du monde – le Massif Tamu – se trouvait sous l’Océan Pacifique.  Les chercheurs faisaient alors remarquer qu’il était beaucoup plus grand que le Mauna Loa à Hawaii et n’était que de 25% inférieur à Olympus Mons sur Mars, le plus grand volcan du système solaire. Le Tamu présentait une envergure de 650 kilomètres et une hauteur d’environ 4 km. Il est entré en éruption pendant quelques millions d’années pendant les premières années du Crétacé, il y a environ 144 millions d’années et il est resté inactif depuis cette époque.
Dans une autre note rédigée le 15 novembre 2015, j’indiquais qu’une équipe scientifique du Schmidt Ocean Institute venait de terminer la cartographie du Tamu. A bord du navire de recherches Falkor, les chercheurs ont réussi à réaliser une carte couvrant 98% de la zone tout en rassemblant 2 millions de mesures magnétiques qui devraient permettre d’en savoir plus sur la formation du volcan.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs chinois et américains, publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letters, nous apprend que le massif du Tamu est encore plus imposant que l’on pensait. Rappelons que le Tamu est un volcan bouclier sous-marin qui s’est formé il y a environ 145 millions d’années. Son sommet se trouve à 2 kilomètres en dessous du niveau de la mer entre le Japon et Hawaii dans l’Océan Pacifique.

Des fossiles de créatures marines collectés au niveau du dôme laissent supposer que son sommet a pu se trouver au-dessus de la surface de l’océan à une certaine époque. Si c’est le cas, les dinosaures auraient assisté à son éruption spectaculaire. Au 21ème siècle les scientifiques sont persuadés que le Tamu n’entrera plus jamais en éruption. En effet, le Moho, la limite entre la croûte terrestre et le manteau, descend à plus de 30 km  en dessous de la base du volcan, ce qui crée une barrière quasiment infranchissable entre le magma et le fond de l’océan.
Après avoir analysé les données sismiques et cartographié la structure du volcan, les scientifiques ont constaté qu’ils avaient sous-estimé sa taille réelle. Ils estiment que la superficie totale du Shatsky Rise, un plateau océanique qui s’est formé après l’éruption du Tamu, atteint 533 000 kilomètres carrés. Auparavant, on pensait que le volcan avait à peu près la même taille que le Japon en termes de masse terrestre. Compte tenu de la nouvelle estimation, il serait maintenant égal au Japon et à la Corée du Sud réunis. On pensait également que le Tamu était beaucoup plus petit qu’Olympus Mons sur Mars, considéré comme le plus grand volcan de notre système solaire. Le Tamu a une hauteur de 4 km, contre 22 km pour Olympus Mons. La nouvelle étude révèle que la superficie de l’ensemble du massif du Tamu serait 80 pour cent plus grande que celle de son homologue martien.
En comparaison, le plus grand volcan actif sur Terre aujourd’hui est le Mauna Loa à Hawaii, avec une base d’environ 5000 kilomètres carrés. C’est un centième de la taille du Tamu !
Source: South China Morning Post.

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drapeau anglaisIn a note written on September 8th 2013, I indicated that according to research by scientists from several U.S. universities, the world’s largest volcano lay beneath the Pacific Ocean. Called the Tamu Massif, it is much bigger than Hawaii’s Mauna Loa and is only 25 percent smaller than Olympus Mons on Mars which is the biggest volcano in Earth’s solar system.
Tamu is 650 kilometres wide and about 4 km tall. It erupted for a few million years during the early Cretaceous period, about 144 million years ago, and has been extinct since then.
In another note written on November 15th 2015, I indicated that a scientific team with the Schmidt Ocean Institute had just finished mapping the Tamu volcano. The researchers aboard the Falkor research vessel were able to map about 98% of the area – filling in gaps of information about the geography of the volcano while collecting almost 2 million magnetic measurements which help to better understand how the volcano was formed

A new study by researchers from China and the United States, published in the journal Earth and Planetary Science Letters, tells us that the Tamu Massif is larger than was previously thought.

Let’s bear in mind that Tamu Massif is an extinct submarine shield volcano formed about 145 million years ago. It is located 2 kilometres below sea level between Japan and Hawaii in the Pacific Ocean.

Fossils of marine creatures found in the underwater dome suggest its peak may, at the time, have been above the surface of the water. As such, dinosaurs could have witnessed its spectacular eruption. 21st century scientists believe there is no chance of the volcano coming back to life. Indeed, the Mohorovic Discontinuity (Moho), the boundary between the Earth’s crust and mantle, descended over 30km below the base of Tamu Massif. This would create an almost impenetrable barrier between deposits of magma and the ocean floor.

After analysing more seismic data and mapping the volcano’s underlying structure, the scientific team found they may have underestimated the volcano’s actual size. They put the total area of the Shatsky Rise, an elevated oceanic plateau created after the Tamu Massif erupted, at 533,000 square kilometres. Previously, the volcano was considered to be roughly the same size as Japan in terms of its land mass. Given the new estimate, it would now be equal to Japan and South Korea combined. It was also considered much smaller overall than Olympus Mons on Mars, considered as the largest volcano discovered in our solar system. Tamu Massif reaches a height of 4km while Olympus Mons is 22km. The new study claims that the surface area of Tamu Massif should now be 80 per cent larger than its Martian relative.

The largest active volcano today is Mauna Loa in Hawaii, which has a base measuring about 5,000 square kilometres. It is only one hundredth the size of Tamu Massif

Source: South China Morning Post.

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Dernière carte du massif du Tamu (Source: NOAA)

Le Mauna Loa (Hawaii) continue à gonfler et à frémir // Mauna Loa (Hawaii) keeps inflating and stirring

drapeau-francaisBien qu’il ne fasse pas la une des journaux, le Mauna Loa continue à s’agiter. C’est ce que révèlent les sismographes et les inclinomètres du HVO qui surveille en permanence le volcan sous l’égide de l’USGS.
Le réseau sismique du HVO a commencé à détecter de petits séismes de plus en plus fréquents sur le Mauna Loa en 2013, tandis qu’un regain d’inflation était détecté par le réseau GPS et par interférométrie radar à synthèse d’ouverture (InSAR) en 2014. Au vu de l’augmentation persistante de la sismicité et de l’inflation, le niveau d’alerte du Mauna Loa est passé de « Normal » à « Advisory » (premier niveau de vigilance) le 15 septembre 2015. Cela indique que sismicité et inflation sont au-dessus de la normale, mais ne signifie pas forcément qu’une éruption va se produire. Le Mauna Loa a connu une période semblable en 2004-2005, avec des anomalies d’inflation et de sismicité, mais il n’y a pas eu d’éruption.
Les 33 éruptions qui ont secoué le Mauna Loa depuis 1843 ont eu lieu au niveau de la caldeira sommitale, ou le long des deux zones de rift (Nord-Est et Sud-Ouest), ou quand des bouches radiales se sont ouvertes sur les flancs nord et ouest du volcan. Si l’on fait un bilan, on se rend compte que la moitié des éruptions ont eu lieu dans la zone sommitale, tandis que l’autre moitié a migré vers une zone de rift.
L’inflation et la sismicité actuelles se situent dans la partie supérieure de la zone de rift sud-ouest et dans la partie sud de la zone sommitale. Toutefois, si une éruption se produit, on ne sait pas si elle restera au sommet ou si elle se déplacera vers l’une des zones de rift du volcan. L’activité actuelle du Mauna Loa ne suit pas une évolution constante et prévisible, ce qui traduit probablement une montée irrégulière du magma vers la partie sud-ouest de la caldeira sommitale qui est en cours de gonflement. L’afflux de magma est probablement plus important au moment où l’on observe une hausse de la sismicité.
A l’automne 2015, les mesures ont révélé que la principale source d’inflation sur le Mauna Loa avait quitté la caldeira sommitale pour se diriger vers une zone située un peu plus au sud-ouest. Suite à cette modification de déformation, la sismicité sous la caldeira sommitale a cessé. À l’heure actuelle, la majorité de la sismicité sur le Mauna Loa se situe dans la partie supérieure de la zone de rift sud-ouest du volcan. Cette évolution montre qu’il est impossible de prévoir avec certitude si ou quand le volcan entrera en éruption.
La population sur les pentes du Mauna Loa croît rapidement et plusieurs lieux de villégiature de plusieurs millions de dollars sont apparus à Waikoloa, dans la ville de Hilo, et surtout dans les Hawaiian Ocean View Estates. Depuis la dernière éruption du Mauna Loa en 1984, quelque 2,3 milliards de dollars ont été investis dans de nouvelles constructions sur les flancs du volcan
Si une éruption du Mauna Loa se produit, l’une des principales préoccupations concernera la zone de rift sud-ouest du volcan, là même où la lave pourrait jaillir du sol carrément sous les maisons ! Aujourd’hui, des grottes et des vestiges de tunnels rappellent un passé destructeur. Les gens qui vivent à Hawaiian Ocean View Estates savent que la prochaine éruption peut venir très rapidement. Beaucoup d’habitants dans cet endroit tranquille sont sans électricité et sans téléphone. S’il y a une éruption, les autorités feront retentir les sirènes, mais les habitants disent qu’ils ne sont pas sûrs de les entendre.
Hawaiian Ocean View Estates n’est pas le seul endroit où les coulées de lave rappellent la force destructrice de la nature. En 1984, lors de la dernière éruption, la lave s’est arrêtée à seulement 6,5 km de Hilo !
Un danger volcanique indirect existe sur le Mauna Loa ; c’est la menace de puissants séismes. Lorsque le magma s’élève à l’intérieur du Mauna Loa et fait gonfler l’édifice volcanique, ce dernier devient instable, ce qui peut générer de violents séismes. Plusieurs événements extrêmement destructeurs ont eu lieu au cours des périodes d’inflation du volcan, comme le séisme de M 8 du 2 avril 1868 sur le Mauna Loa et, plus récemment, celui de M 7.2 du 29 novembre 1975 sur le Kilauea. Même si les séismes sont imprévisibles, les autorités peuvent inciter la population à édifier des constructions parasismiques et à protéger les objets de valeur.
Sources : HVO & Protection Civile.

A noter que le titre du journal anglais The Express de ce matin – « Fears of IMMINENT eruption of LARGEST active volcano on Earth » – n’est absolument pas justifié, mais nous sommes habitués à de telles sottises de la part de la presse à sensation d’outre-Manche.

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drapeau anglaisDespite not being in the headlines, HVO indicates that Mauna Loa continues to be in “a state of unrest based on seismic and deformation monitoring data”.
HVO’s seismic network began to detect increasingly frequent, small earthquakes on Mauna Loa in 2013. Renewed inflation of the volcano was detected by the GPS network and also with Interferometric Synthetic Aperture Radar (InSAR) in 2014. Based on the elevated rates of earthquakes and persistent inflation, the alert level for Mauna Loa was elevated from Normal to Advisory on September 15th, 2015. This indicates that the volcano is showing signs of unrest above known background levels, but does not mean that an eruption certain. Another period of Mauna Loa unrest in 2004–2005 included inflation and anomalous seismicity, but did not result in an eruption.
Mauna Loa’s 33 eruptions since 1843 occurred within the volcano’s summit caldera or along one of its two rift zones (Northeast and Southwest), or from radial vents located on the north and west flanks of the volcano. All in all, about half remained within the summit area and about half moved down a rift zone.
The current focus of inflation and seismicity is within the uppermost parts of Mauna Loa’s Southwest Rift Zone and the southern summit area. However, should an eruption occur, it is not clear if it would remain in the summit or move into one of the volcano’s rift zones.
The current activity at Mauna Loa has not followed a steady, predictable trend, which may point to an unsteady influx of magma into the inflating area southwest of the summit caldera, with more magma intruding during times of higher seismicity. However, in autumn 2015, measurements revealed that the main source of inflation on Mauna Loa had moved from beneath the summit caldera to an area slightly farther southwest on the volcano. Along with this change in deformation, earthquakes beneath the summit caldera ceased. Currently, most of the earthquakes occurring on Mauna Loa are within the volcano’s uppermost Southwest Rift Zone region. This shows that it is not possible to forecast with certainty if or when the volcano will erupt as a result of the current unrest.
The population on the slopes of the Mauna Loa is growing rapidly and includes several multi-million dollar resorts in Waikoloa, in the city of Hilo, and in Hawaiian Ocean View Estates. Since the last eruption of Mauna Loa in 1984, approximately $2.3 billion dollars have been invested in new construction on the flanks of the volcano
Should an eruption of Mauna Loa occur, one of the biggest areas of concern would be on the volcano’s southwest rift zone, where people have built homes and where lava could erupt right from the ground. Today, caves and archways are reminders of a destructive past. The people who live in Hawaiian Ocean View Estates know the next eruption may come with little warning. Many in this quiet community are without power and phones. If there is an eruption, authorities will sound the sirens, but residents say they are not sure to hear them.
Hawaiian Ocean View Estates is not the only place where lava flows are visible reminders of the powerful force of nature. Just outside of Hilo is another, where lava from the 1984 eruption stopped just 6.5 km from the town.
An indirect volcanic hazard on Mauna Loa is the threat of large earthquakes. As magma enters and inflates Mauna Loa, the volcano becomes unstable, setting the stage for large earthquakes. Extremely destructive earthquakes have occurred during times of inflation, like the M 8 quake of April 2nd 1868 on Mauna Loa and, most recently, the M 7.2 event of November 29th 1975 on Kilauea. While earthquakes cannot be predicted, authorities can warn people to be prepared through sound construction of buildings and by protecting valuables from damage.
Sources: HVO & Civil Defence.

It should be noted that the headline of today’s English paper The Express – « Fears of IMMINENT eruption of LARGEST active volcano on Earth » – is not justified at all, but we are used to such nonsense from the yellow press over the Channel.

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Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

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Coulée de lave sur le versant sud-ouest du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

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Système d’alerte sur le versant SO du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

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Sismicité comparative sur le Mauna Loa (Source: USGS)

Les volcans de la Grande Ile d’Hawaii // Big Island volcanoes

drapeau-francaisLe dernier article d’une série consacrée aux volcans hawaiiens et diffusée par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (le HVO) est consacré à la Grande Ile d’Hawaï qui est constituée de cinq principaux édifices. Du plus vieux au plus jeune, ce sont le Kohala, le Hualalai, le Mauna Kea, le Mauna Loa et le Kilauea.
Un sixième volcan est moins connu. Il a pour nom Mahukona et se trouve à quelques kilomètres au large de la côte nord-ouest de l’île. Ce volcan sous-marin est le plus ancien des édifices qui forment l’ensemble de la Grande Ile d’Hawaï. Sa dernière éruption remonte à environ 300 000 ans.
Comme je l’ai écrit dans une note précédente (le 2 décembre 2015), le Kohala est entré en éruption il y a un peu plus d’un million d’années. La zone de rift SE de ce volcan se prolonge sous le Mauna Kea et continue au large vers l’Hilo Ridge. Le Kohala est couronné d’un bouclier de lave âgé de seulement 120 000 ans. Une réactivation du Kohala ne serait pas une aberration dans les années à venir, peut-être même dans des millions d’années, comme ce fut le cas sur les îles d’Oahu et Kauai.
Le Mauna Kea est légèrement plus jeune que le Kohala. Sa plus récente éruption s’est produite il y a environ 4.500 ans.
Le Hualalai doit être étroitement surveillé, car il est entré en éruption il y a seulement 215 ans (en 1801) et il se dresse au-dessus de nombreuses zones habitées le long de la côte de Kona.
Le Mauna Loa est le plus grand volcan actif sur Terre. Sa plus récente éruption a été observée en Mars 1984. Il entrera certainement de nouveau en éruption, et nous verrons probablement la prochaine de notre vivant. En ce moment, le volcan connaît une phase de gonflement sous la poussée du magma.
Le Kilauea montre une activité éruptive persistante. Il s’est souvent manifesté au cours des derniers siècles et émet de la lave de manière quasiment constante depuis 1983. L’histoire éruptive du Kilauea révèle que le volcan alterne les périodes d’activité explosive et celles dominées par des éruptions effusives.
Bien que ne faisant pas encore partie de l’île, un autre volcan sous-marin – Loihi – mérite d’être signalé. Il se trouve à une trentaine de kilomètres au large de la côte sud de l’île d’Hawaï et son sommet est à environ 990 mètres sous le niveau de la mer. La croissance vers le large du Kilauea et du Mauna Loa, parallèlement à celle du Loihi, pourrait finir par relier ces volcans au-dessus du niveau de la mer.

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drapeau anglaisThe latest of a series of articles by the Hawaiian Volcano Observatory is dedicated to the Island of Hawaii which is made up of five main volcanoes. From oldest to youngest, they are Kohala, Hualalai, Mauna Kea, Mauna Loa, and Kilauea.
Less well known is a sixth volcano – Mahukona – which is located just off the island’s northwest coastline. This submarine volcano is the oldest of the volcanoes that form the mass of Hawaii. It last erupted about 300,000 years ago.
As I put it in a previous post (December 2nd 2015), Kohala began erupting just over one million years ago. The SE rift zone of this volcano extends beneath Mauna Kea and continues as the offshore Hilo Ridge. Kohala is capped by a lava shield as young as about 120,000 years. Rejuvenated eruptions might occur in the future, perhaps even millions of years from now, as has occurred on the islands of Oahu and Kauai.
Mauna Kea is slightly younger than Kohala, with its most recent eruption around 4,500 years ago.
Hualalai is of more concern, because it erupted just 215 years ago (in 1801) and looms above numerous towns along the island’s Kona coast.
Mauna Loa is the largest active volcano on Earth. Its most recent eruption was in March 1984. It will certainly erupt again, and the odds are that many of us will live to see it. Even now, the volcano is inflating as magma accumulates beneath it.
Kilauea shows a persistent eruptive activity. The volcano has often erupted for the past several hundred years and has produced a nearly steady stream of lava since 1983.
Geologic investigations of Kilauea’s past reveal that the volcano alternates periods of explosive activity and others dominated by effusive eruptions.
Although not yet part of the island, another submarine volcano – Loihi – is worth mentioning. The volcano is currently 30 kilometres off the south coast of the Island of Hawaii and about 990 metres below sea level. Seaward growth of Kilauea and Mauna Loa, coupled with the growth of Loihi as the volcano matures, may eventually connect the volcanoes above sea level.

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Mauna Loa General

Vues du Mauna Kea et du Mauna Loa (Photos: C. Grandpey)

Nouveaux séismes sur le Mauna Loa (Hawaii) // More earthquakes on Mauna Loa (Hawaii)

drapeau-francaisL’USGS a enregistré deux séismes lundi en début de matinée dans les environs du sommet du Mauna Loa.
Le premier événement, d’une magnitude de M 3,9, s’est produit à 01h52, à environ 6,6 km au nord-nord-est du sommet, à une profondeur de 12 km. Onze personnes, principalement dans la région de Captain Cook, ont déclaré avoir ressenti la secousse.
Le deuxième événement, d’une magnitude de M 3, a été enregistré à 04h01 à environ 6 km au sud-sud-ouest du sommet du Mauna Loa, à une profondeur de 2,4 km. Trois personnes ont déclaré avoir ressenti la secousse; deux se trouvaient à Captain Cook et une autre à Kailua-Kona.
Le HVO indique que depuis le 17 septembre 2015, lorsque le niveau d’alerte du Mauna Loa est passé de « Normal » à « Vigilance », on observe en permanence une forte sismicité et une déformation des flancs du volcan.
La semaine dernière, les séismes ont été enregistrés principalement dans la partie supérieure de la Rift Zone Sud-Ouest, à des profondeurs de moins de 5 km. L’événement de magnitude M 3 observé lundi a été localisé dans cette zone, tandis que le premier séisme s’est produit sur le versant nord du volcan.
Les mesures GPS continuent de montrer une déformation liée à l’inflation des réservoirs de magma sous le sommet et sous la partie supérieure de la Rift Zone Sud-Ouest.
Source: West Hawaii Today.

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drapeau-anglaisUSGS recorded two earthquakes early Monday in the vicinity of the Mauna Loa summit.
The first event with a magnitude of M 3.9, struck at 1:52 a.m. about 6.6 km north-northeast of Mauna Loa summit at a depth of 12 km. Eleven people, mainly in the Captain Cook area, reported feeling the earthquake.
The second event, with a magnitude of M 3, was recorded at 4:01 a.m. about 6 km south-southwest of the Mauna Loa summit, at a depth of 2.4 km. Three people reported feeling the earthquake; two were in Captain Cook and one was in Kailua-Kona.
HVO indicates that since September 17th 2015, when the Volcano Alert Level for Mauna Loa was raised from “normal” to “advisory,” elevated seismicity within the volcano and deformation across its flanks persist
In the past week, earthquakes have been occurring mostly beneath the volcano’s upper Southwest Rift Zone at depths less than 5 km. The M 3 event that struck Monday was located in this region, while the first earthquake was located on the north side of the volcano.
GPS measurements continue to show deformation related to inflation of a magma reservoir complex beneath the summit and upper Southwest Rift Zone.
Source : West Hawaii Today.

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Mokuʻāweoweo, la caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)