Eruption du Nyiragongo (suite / continued)

L’éruption du Nyiragongo le 22 mai 2021 a pris tout le monde de court, que ce soit l’Observatoire Volcanologique de Goma – privé de financement pendant plusieurs mois – ou les autorités qui ont ordonné l’évacuation de la ville.

La précédente éruption majeure du Nyiragongo, le 17 janvier 2002, avait fait une centaine de morts. L’éruption du 22 mai ressemble fortement au scénario d’il y a dix-neuf ans. Deux coulées de lave sont descendues, l’une vers l’est, dans des zones habitées mais non urbaines, vers la frontière toute proche avec le Rwanda, et l’autre vers le sud, pour atteindre la limite de Goma dans la nuit.

Même si la ville de Goma proprement dite a été épargnée, on se rend compte aujourd’hui que la coulée de lave qui a ravagé le secteur de Buhene a causé de très gros dégâts matériels et humains (voir vidéo ci-dessous). 17 villages ont été affectés, plus de 500 habitations ont été détruites. La coulée de lave présente une largeur de  800 mètres et de 9 mètres de hauteur par endroits. La sismicité reste présente autour du Nyiragongo et on redoute de nouvelles coulées de lave.

Le bilan humain va probablement s’aggraver car de nombreuses personnes sont portées disparues. Selon l’Unicef, plus de 150 enfants ont été séparés de leurs familles et l’organisation craint que plus de 170 autres ne soient disparus.

Source : Presse congolaise.

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The Nyiragongo eruption on May 22nd, 2021 caught everyone off guard, whether it was the Goma Volcanological Observatory – deprived of funding for several months – or the authorities who ordered the evacuation of the city.

The previous major eruption of Nyiragongo, on January 17th, 2002, killed around 100 people. The May 22nd eruption strongly resembles the scenario of nineteen years ago. Two lava flows descended, one eastwards, toward inhabited but non-urban areas of the nearby border with Rwanda, and the other towards the south, reaching the limit of Goma during the night.

Even if the city of Goma itself has been spared, one now realizes that the lava flow which ravaged the Buhene sector caused huge material and human damage (see video below). 17 villages were affected, more than 500 homes were destroyed. The lava flow is 800 metres wide and 9 metres high in places. Seismicity is still felt around Nyiragongo and new lava flows are feared.

The human toll is likely to worsen as many people are missing. According to Unicef, more than 150 children have been separated from their families and the organization fears more than 170 others may be missing.  .

Source: Congolese press.

 Un drone survole la zone affectée par l’éruption. Les dégâts sont considérables :

 https://youtu.be/IH7En_zw2rY

Source : Virunga Alliance

Nyiragongo !

Finalement, ce n’est pas le Nyiamuragira qui est entré en éruption le 22 mai au soir en République Démocratique du Congo, mais le Nyiragongo, comme le laissait entendre a première dépêche de l’agence Reuters.

Selon les informations en provenance de RDC, une coulée de lave a atteint la lisière de la ville de Goma (600 000 habitants), provoquant la fuite en masse et la panique des habitants. Outre la coulée de lave mentionnée précédemment qui se dirigeait vers le NE (Kibumba/Rwanda), une autre coulée menace la ville. Selon un responsable du parc national des Virunga, cette seconde coulée «a maintenant atteint l’aéroport et, en toute logique, elle va descendre vers le lac Kivu.» Cette information n’a toutefois pas été confirmée de source officielle et des habitants sur place affirmaient que la coulée s’est arrêtée en lisière de l’aéroport. Comme je l’indiquais hier soir, il règne une grande confusion autour de l’éruption et les informations demandent d’être vérifiées en permanence.

Un responsable de l’Observatoire de Goma a indiqué que «cette coulée passe sur le tracé de la coulée de 2002.» A vérifier.

L’éruption semble avoir débuté sans prévenir en début de soirée. Comme je l’écrivais hier soir, des lueurs rougeoyantes se sont étalées au-dessus du cratère et une odeur de soufre s’est répandue dans Goma.

Dans un message aux populations, le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu a confirmé l’éruption du volcan. Peu de temps après, le gouvernement a ordonné l’évacuation de la ville. Le président congolais Félix Tshisekedi aurait décidé d’interrompre son séjour en Europe pour rentrer dès ce dimanche au pays afin de superviser la coordination des secours aux populations des zones menacées par l’éruption.

L’électricité a été coupée dans une grande partie de la ville et des milliers d’habitants ont pris la direction de la frontière rwandaise toute proche. Dans la nuit, des milliers de personnes avaient trouvé refuge au Rwanda, dans la ville frontière de Rubavu.

Source : Presse internationale.

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Selon les informations dans la presse congolaise, la coulée de lave émise hier soir par le Nyiragongo s’est arrêtée pendant la nuit dans le faubourg de Buhene où des maisons de plusieurs villages ont été détruites. L’aéroport de Goma semble avoir été épargné.

On peut lire dans les journaux qu’une dizaine de séismes ont été ressentis à Goma depuis l’aube.

Les habitants qui avaient fui Goma dans un mouvement de panique commencent à regagner leur domicile. La population reste angoissée car les autorités n’ont fait aucune communication ce matin.

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Dernières informations:

Le gouverneur du Nord-Kivu a communiqué ce dimanche le bilan provisoire de l’éruption du Nyiragongo. Si la coulée de lave n’a tué personnes, au moins cinq ont trouvé la mort dans un accident de route survenu sur la route au moment de l’évacuation de Goma.

Il est fait état de vols et pillages des magasins. Une tentative d’évasion a été signalée à la prison centrale de Munzenze, ce qui est à la cause des tirs entendus pendant la nuit à Goma.

Comme je l’écrivais précédemment, plusieurs habitations ont été détruites par la lave dans la bourgade de Buhene, à la limite entre Goma et le territoire de Nyiragongo.

Plus de 5 000 personnes qui ont fui dans la soirée de samedi sont revenues ce matin à Goma en provenance de Gisenyi, au Rwanda. Le même mouvement est observé sur le tronçon Sake-Goma.

Le porte-parole du gouvernement a annoncé des dispositions gouvernementales pour apporter une réponse humanitaire aux victimes de l’éruption.

Source : Actualité.cd.

Voici une photo aérienne de la coulée de lave diffusée par la Virunga Alliance. Plusieurs centaines de structures auraient été détruites.

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Dernières nouvelles (suite) :

Les dégâts causés par l’éruption du Nyiragongo sont importants. Une coulée de lave a coupé la route Goma-Rutshuru au niveau de Kilima Nyoka, 17 km au nord de la ville. La lave a traversé la route pour continuer au Rwanda.

La ville de Goma n’a pas été touchée par cette éruption. Mais les dégâts sont énormes dans le territoire de Nyiragongo où la lave a rasé plusieurs habitations. Des montagnes de débris sont visibles à Buhene, un quartier périphérique à la limite de Goma et Nyiragongo.

La lave s’est arrêtée à 50 mètres de l’aéroport de Goma et le réservoir de carburant a donc été épargné.

Comme je l’ai indiqué plus haut, des milliers de Congolais (on les estime à 6000) qui s’étaient réfugiés à Gisenyi (Rwanda) retournent chez eux.

Le Nyiragongo est toujours actif comme le montre la sismicité qui est encore présente. Les autorités demandent aux habitants de rester prudents.

Après une coupure générale à partir des centrales d’Inga vers 22 heures, l’électricité a été rétablie peu après minuit. Le black-out était dû à une surtension sur le réseau.

La dizaine de touristes qui étaient présents samedi au sommet du Nyiragongo sont sains et saufs ? Les gorilles de montagne ne sont pas non plus menacés.

Source : Actualité.cd.

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Bilan de l’éruption :

Au final, l’éruption du Nyiragongo aura provoqué des pertes humaines puisqu’on dénombre 15 morts à l’heure actuelle. Un accident de la circulation a fait 9 morts parmi des personnes qui fuyaient l’éruption et 2 autres ont été calcinées. 4 prisonniers qui ont tenté de fuir de la prison de Munzenze ont été rattrapés et abattus.

Les Forces armées de la République Démocratique du Congo et la Police nationale congolaise ont été chargées d’assurer la sécurité de la ville de Goma et des voies d’évacuation afin d’éviter des cas de vols et de barbarie.

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Ultimately, it was not Nyiamuragira that erupted on the evening of May 22nd in the Democratic Republic of Congo, but Nyiragongo, as the first Reuters dispatch suggested.

According to reports from the DRC, a lava flow reached the edge of the city of Goma (pop,  600,000), causing the flight and panic of the inhabitants. Besides the previously mentioned lava flow which was heading towards the NE (Kibumba / Rwanda), another flow threatens the city. According to an official of the Virunga National Park, this second flow « has now reached the airport and it will descend towards Lake Kivu. » This information, however, was not confirmed from an official source and local residents affirmed that the flow stopped on the edge of the airport. As I mentioned last night, there is a lot of confusion surrounding the eruption and the information needs to be checked constantly.

An official from the Goma Observatory indicated that « this flow follows that same path as the 2002 flow. » This, again, needs to be checked.

The eruption appears to have started without warning in the early evening. As I wrote last night, a glow was spreading above the crater and a smell of sulfur pervaded Goma.

In a message to the population, the military governor of the province of North Kivu confirmed the eruption of the volcano. Soon after, the government ordered the evacuation of Goma. Congolese President Félix Tshisekedi is said to have decided to interrupt his stay in Europe to return home this Sunday to supervise the coordination of aid to populations in areas threatened by the eruption.

Electricity was cut off in much of the city and thousands of residents headed for the nearby Rwandan border. During the night, thousands of people had taken refuge in Rwanda, in the border town of Rubavu.

Source: International press.

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Selon les informations dans la presse congolaise, la coulée de lave émise hier soir par le Nyiragongo s’est arrêtée pendant la nuit dans le faubourg de Buhene où des maisons de plusieurs villages ont été détruites. L’aéroport de Goma semble avoir été épargné.

On peut lire dans les journaux qu’une dizaine de séismes ont été ressentis à Goma depuis l’aube.

Les habitants qui avaient fui Goma dans un mouvement de panique commencent à regagner leur domicile. La population reste angoissée car les autorités n’ont fait aucune communication ce matin.

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Latest :

The governor of North Kivu revealed this Sunday the provisional assessment of the eruption of Nyiragongo. While the lava flow did not kill anybody, at least five persons were killed in a traffic accident during the evacuation of Goma.

There are reports of thefts and looting of shops.

An attempted escape was reported at the central prison of Munzenze, which is the cause of the gunfire heard during the night in Goma.

As I put it earlier, several houses were destroyed by lava in the town of Buhene, on the border between Goma and the Nyiragongo territory.

More than 5,000 people who fled on Saturday evening returned to Goma this morning from Gisenyi, Rwanda.

The same movement is observed on the toad between Sake and Goma.

A government spokesman announced government arrangements to provide a humanitarian response to the victims of the eruption.

Source: Actualité.cd.

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Latest news (continued) :

The damage caused by the eruption of Nyiragongo is significant. A lava flow cut the Goma-Rutshuru road at Kilima Nyoka, 17 km north of the city. Lava crossed the road and continued into Rwanda.

The city of Goma was not affected by the eruption. However, the damage is enormous in the territory of Nyiragongo where lava has destroyed several houses. Mountains of debris can be seen in Buhene, a peripheral neighbourhood on the border between Goma and Nyiragongo.

The lava stopped 50 metres from Goma airport, so the fuel tank was spared.

As I indicated above, thousands of Congolese (an estimated 6,000) who had taken refuge in Gisenyi (Rwanda) are returning home.

Nyiragongo is still active as shown by the seismicity which is still present. The authorities ask residents to remain cautious.

After a blackout from Inga’s power plants around 10 p.m., electricity was restored shortly after midnight. The blackout was due to a surge on the network.

The ten tourists or so who were at the summit of Nyiragongo on Saturday are safe. Mountain gorillas are not under threat.

Source: Actualité.cd.

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In the end, the eruption of Nyiragongo caused loss of life, with 15 dead at present. A traffic accident killed 9 people fleeing the eruption and 2 others were charred. 4 prisoners who tried to escape from Munzenze prison were caught and shot. The Armed Forces of the Democratic Republic of Congo and the Congolese National Police were tasked with ensuring the security of the city of Goma and the evacuation routes in order to avoid cases of theft and barbarism.

Source : Wikipedia

Eruption du Nyiragongo (République Démocratique du Congo) // Eruption of Nyiragongo Volcano (Democratic Republic of Congo)

Selon une dépêche de l’agence Reuters, le Nyiragongo (République Démocratique du Congo) est entré en éruption le 22 mai 2021. Pris de panique, des dizaines d’habitants de Goma ont fui vers le Rwanda voisin. Pourtant, la ville ne semble pas être sous la menace de la lave qui semble couler vers l’est, en direction de la frontière rwandaise. Une forte lueur rouge est apparue dans le ciel au-dessus du volcan et une odeur de soufre avait envahi la ville. .

La dernière éruption du Nyiragongo a eu lieu en 2002. 45 personnes sont mortes et entre 60 000 et 80 000 se sont retrouvées sans abri après que la lave ait envahi Goma.

Certains observateurs craignent que l’activité du Nyiragongo ces cinq dernières années ressemble à celle qui a précédé les éruptions de 1977 et 2002. Les volcanologues de l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) ont des problèmes pour contrôler l’activité du Nyiragongo depuis que la Banque Mondiale a arrêté de financer la structure suite à des allégations de détournement de fonds.

Source: Reuters.

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According to a report from thre Reuters press agency, Mount Nyiragongo (Democratic Republic of Congo) erupted on May 22nd, 2021, sending panicked residents of the nearby city of Goma fleeing toward Rwanda, although the city did not appear to be in danger as lava appeared to be flowing east in the direction of the Rwandan border. However, a strong glow could be seen in the sky above the volcano and there was a smell of sulphur in the city. .

Nyiragongo last erupted in 2002, killing 250 people and making 120,000 people homeless after the lava flowed into Goma.

Observers of the volcano have been worried that the volcanic activity in the last five years at Nyiragongo mirrors that in the years preceding eruptions in 1977 and 2002. Volcanologists at the Goma Volcano Observatory (OVG) have struggled to make basic checks since the World Bank cut funding amid embezzlement allegations.

Source: Reuters.

Crédit photo : Wikipedia

Islande: la lave fera-t-elle le mur ? // Iceland: will lava climb the wall ?

Depuis plusieurs jours, des bulldozers construisent une digue pour empêcher la lave de se diriger vers la Suðurstrandarvegur. Le mur sera-t-il efficace? Personne ne sait, mais ce n’est pas sûr. Les images des webcams montrent que l’activité du cône sur la fissure n° 5 est toujours intense et on peut voir que la lave continue d’avancer avec un débit soutenu dans la vallée.

Selon les dernières informations fournies par l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande, le volume de lave émise a atteint 38,3 millions de mètres cubes et la superficie u champ de lave est de 2,06 kilomètres carrés. Le débit éruptif est de 10,8 mètres cubes par seconde.

Le 20 mai 2021, une imposante rivière de lave s’accumulait juste derrière la partie orientale de la digue de protection. En conséquence, il a été décidé que le mur de protection récemment érigé dans la partie sud de la vallée de Meradalir devrait être rehaussé pour passer de quatre à huit mètres. Les travaux devraient être terminés dans les dix prochains jours. Il n’est pas prévu de surélever la digue de plus de huit mètres ou de recourir à d’autres mesures si celle-ci est un échec. Une autre solution pourrait être de construire des remparts plus en aval, mais aucune décision de la sorte n’a été évoquée pour le moment. La construction de la digue de terre n’est pas du goût de tout le monde. Les écologistes islandais critiquent cette initiative qui porte atteinte à la Nature tandis que certains scientifiques pensent qu’elle est inutile.

Les autorités locales expliquent que la digue de terre n’est pas destinée à arrêter la lave, mais à la ralentir. « Il s’agit de gagner du temps, de tester et de voir quelles mesures prendre à l’avenir, au cas où une localité devrait être évacuée. En procédant ainsi, les autorités obtiennent des informations utiles sur la façon de procéder si [la lave] s’approche des zones habitées. » De plus, un câble a été placé sous le mur pour voir comment la chaleur se propage à l’intérieur de la terre et si elle affecte le câble.

Source: Iceland Monitor.

Ce n’est pas la première fois que les hommes essaient d’arrêter ou de détourner une coulée de lave. Ils ont essayé de le faire dès 1669 lors d’une éruption de l’Etna (Sicile) menaçait la ville de Catane. Des tentatives de détournement de coulées de lave sur le Mauna Loa (Hawaii) ont été effectuées en bombardant une coulée en 1935 et 1942. Le premier détournement de lave réussi a eu lieu en 1973 sur l’île de Heimaey (Islande) quand une coulée de lave a’a a pu être stoppée et un port sauvé en envoyant d’importantes quantités d’eau de mer sur la coulée de lave.

Lors de l’éruption de l’Etna en 1983, des scientifiques ont réussi, pour la première fois, à utiliser des explosifs pour détourner une importante coulée de lave. Ces efforts ont été couronnés de succès mais ont posé un problème juridique. Comme me l’a expliqué H. Tazieff un jour, « sommes-nous autorisés à envoyer la lave sur une terre qui serait autrement épargnée? »

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For several days, bulldozers have built a wall to try to prevent lava fro travelling toward the Suðurstrandarvegur road. Will the wall prove efficient? Nobody knows but it is not sure. The webcam images show that activity at the cone on fissure n°5 is still intense and one can see that lava is still travelling profusely down the valley.

According to the latest information from the Institute of Earth Sciences at the University of Iceland, the volume of emitted lava has reached 38.3 million cubic metres, and the lava area is 2.06 square kilometres. The lava discharge is 10.8 cubic metres per second.

On May 20th, 2021, a huge lava river was accumulating just behind the eastern protective wall. As a result, it was decided that the protective walls recently built on the south side of Meradalir valley should be raised from four metres to eight. The work should be completed within ten days. There are no plans to raise the walls beyond eight metres or resort to other measures if this proves not to work. Another solution might be to build walls farther down the hill, but not such decision has been taken yet. The building of the wall is not appreciated by everybody. Environmentalists say it is spoiling Nature while some scientists think it is useless.

Local authorities stress that the wall is not intended to stop the lava stream. It is designed to slow it down. They say that “it’s all about buying time, testing and planning for the future, in case a community should need to be evacuated This way, we obtain useful information about how this can be used if [the lava] approaches inhabited areas.” Moreover, a cable has been places underneath the wall to see how heat is conducted through the earth and whether it affects the cable.

Source: Iceland Monitor.

This is not the first time men have tried to stop or divert a lava flow. They tried to do it as early s 1669 during an eruption on Mt Etna (Sicily) when the city of Catania was under threat. Attempts to divert lava flows from Mauna Loa Volcano on the island of Hawaii by aerial bombing were made in 1935 and 1942.

The first successful lava diversion took place in 1973 on the island of Heimaey (Iceland), when a thick lava flow was impeded and a harbour saved by pumping massive quantities of seawater over advancing aa lava.

During the 1983 eruption of Etna, Italian scientists managed, for the first time, to use explosives to divert a major lava flow. These efforts were fairly successful, although they posed a legal problem. As Haroun Tazieff told me one day, “are we allowed to send lava on a land that would otherwise be spared?”

Crédit photo : mbl.is/Unnur Freyja