Karangetang (Indonésie)

drapeau francais   Au vu des images satellites et de quelques images qui circulent sur le web, il semble que le Karangetang soit particulièrement actif en ce moment. Le VAAC de Darwin indiquait le 9 avril que le volcan émettait un panache de cendre jusqu’à une altitude de 4,3 km avant de s’étirer sur 45 km. La presse indonésienne fait état de coulées de lave de 150 mètres et d’avalanches incandescences de 2 km sur les flancs du volcan.

Le National Geographic a diffusé une photo prise le 4 avril qui confirme ces informations.

http://news.nationalgeographic.com/news/2013/04/130410-karangetang-volcano-indonesia-eruption-lava/

 

drapeau anglais   Based on analyses of satellite imagery and some photos that can be found on the web, it seems Karangetang is quite active these days. The Darwin VAAC reported that on April 9th an ash plume from Karangetang rose to an altitude of 4.3 km a.s.l. and drifted over 45 km. The Indonesian press reports lava flows travelling 150 metres and rock avalanches over 2 km down the flanks of the volcano.

The National Geographic released a photo taken on April 4th that confirms this information.

http://news.nationalgeographic.com/news/2013/04/130410-karangetang-volcano-indonesia-eruption-lava/

 

 

Tambora (10 avril 1815) Une éruption à ne pas oublier // An eruption not to forget: Tambora (April 10th 1815)

drapeau francais   Aujourd’hui 10 Avril marque l’anniversaire de l’éruption du Tambora le 10 Avril 1815. Il ne faudrait pas oublier cet événement qui a causé ce qu’on a appelé «l’année sans été» en 1816. Cette année-là, le temps froid et nuageux a anéanti les cultures à travers l’hémisphère nord. Le volcan avait été calme pendant environ 5000 ans. Il s’est réveillé vers 1812 pour culminer avec l’éruption du 10 Avril 1815 qui déversé quelque 160 kilomètres cubes de matériaux sur les environs et dans l’atmosphère. Selon certaines estimations, ce fut la plus grande éruption volcanique de l’histoire.

 

drapeau anglais   Today April 10th marks the anniversary of the eruption of Tambora volcano on April 10th 1815. This eruption should be remembered as it caused what was called “The Year without a Summer” in 1816. That year, cold and cloudy conditions killed crops across the Northern Hemisphere. The volcano had been quiet for some 5,000 years. It woke up around 1812, culminating in the April 10th, 1815 eruption which dumped an estimated 160 cubic kilometres of material onto the surrounding countryside and into the air. By some estimates, it was the largest volcanic eruption in recorded history.

Tambora-blog

Le Tambora vu depuis l’espace en 2009  (Avec l’aimable autorisation de la NASA)

Les volcans à Rilhac-Rancon (Haute Vienne)

A l’occasion de la 25ème Bourse aux Minéraux organisée les 6 et 7 avril à Rilhac-Rancon (Haute Vienne) par la Société de Géologie du Limousin, j’aurai le plaisir de faire voyager vers plusieurs destinations volcaniques.

Les diaporamas, en fondu-enchaîné sonorisé, conduiront les spectateurs vers :

–         la Nouvelle Zélande et Hawaii le samedi 6 avril, respectivement à 14h30 et 16h30

–         l’Alaska et l’Indonésie le dimanche 7 avril, à 14h30 et 16h30 également

Cet événement sera pour moi l’occasion de présenter et dédicacer mon dernier ouvrage « Killer Volcanoes – Eruptions meurtrières des temps modernes » (voir la colonne de gauche de ce blog).

Vous pouvez aussi commander le livre (13 euros avec les frais d’envoi en France) en m’adressant un courrier électronique: grandpeyc@club-internet.fr

Affiche-Rilhac-2013

 

Les évacués du Merapi (Ile de Java / Indonésie)

Souvenez –vous. En octobre 2010, le volcan Merapi, au coeur de l’île de Java, entrait en éruption et déversait pendant plusieurs semaines des avalanches de cendre à haute température. Au final, le bilan faisait état de 320-350 morts. Plusieurs villages étaient détruits et leurs habitants relogés dans des zones éloignées du volcan et donc censées être plus sures.

Aujourd’hui, un rapport de l’INRI (Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies) rend compte de la situation autour du Merapi plus de deux ans après la catastrophe.

On peut lire que les habitants se sentent plus en sécurité qu’auparavant car ils ont pris conscience du danger que représente le volcan. Les autorités leur ont distribué des radios réglées sur une fréquence qui permet d’obtenir et d’échanger des informations sur la situation volcanique.

Un système d’information à trois niveaux a été mis en place en 2011 grâce auquel les autorités gouvernementales sont en relation avec les responsables locaux qui peuvent ensuite diffuser les informations auprès de la population. Avant l’éruption de 2010, le système d’alerte fonctionnait mal et, par manque de coordination, transmettait souvent des informations contradictoires.

Les infrastructures routières et les ponts conduisant au Merapi ont été renforcés afin de rendre les évacuations plus rapides. Des exercices d’évacuation ont même été organisés dans certaines communautés qui seront ainsi mieux préparées en cas d’urgence.

Une mesure importante et nécessaire a été d’interdire la réimplantation de la population sur les hautes pentes du Merapi, autrement dit les plus exposées aux coulées pyroclastiques. C’est ainsi que 2500 familles ont été relogées sur des sites où le gouvernement a édifié des logements à leur attention. Les autorités indiquent que 668 autres familles seront prochainement relogées elles aussi.

Comme ce fut le cas pendant l’éruption de 2010, des centaines de familles refusent toutefois de partir, en dépit du danger. Elles affirment que la zone où elles habitent n’a pas été affectée par la dernière éruption et pensent donc qu’elles ne sont pas menacées. C’est pourtant en croyant, à tort, que les coulées pyroclastiques suivaient toujours la même trajectoire que des centaines de personnes ont perdu la vie en 2010.

Au début, beaucoup de familles ont quitté à contrecoeur les pentes du volcan. Comme je l’ai indiqué à l’époque dans une note intitulée « Merapi mon amour », il existe un très fort attachement ancestral à la terre chez ces habitants qui sont habitués à cultiver un petit lopin et à élever quelques animaux à la ferme. Ceux qui ont tout perdu pendant l’éruption n’avaient pourtant pas d’autre choix que d’accepter la proposition gouvernementale de les reloger.

Parmi les familles relogées, 81 habitent désormais à Karang Kendal, plusieurs kilomètres plus en aval sur le versant de la montagne. Les maisons sont neuves et les rues sont goudronnées. Malgré tout, ces familles éprouvent de grosses difficultés à s’adapter à ce nouvel environnement, en particulier les personnes les plus âgées qui se sentent perdues dans cet univers dépourvu de champs et de cours de fermes.

De nombreux fermiers qui ont perdu récoltes et bétail en 2010 doivent maintenant trouver du travail. Ils possèdent toujours leur lopin de terre plus en amont sur le volcan mais ne disposent pas de suffisamment d’argent pour le remettre en valeur. De plus, leur faible niveau d’enseignement limite fortement la possibilité de trouver un emploi non agricole.

 

Le Merapi fait bien sûr partie des volcans tueurs dont les éruptions sont décrites dans mon livre « Killer Volcanoes – Eruptions meurtrières des temps modernes » (voir colonne de gauche de ce blog).

Merapi-NASA

Les coulées pyroclastiques du Merapi en 2010  (Avec l’aimable autorisation de la NASA)