Sinabung (Indonésie)

drapeau francaisMême s’il est moins menaçant qu’il y a quelques mois, le Sinabung reste très actif. D’après l’Agence Nationale de Gestion des Risques, le volcan est entré en éruption pendant une quinzaine de minutes aujourd’hui mercredi, avec des avalanches incandescentes qui ont parcouru environ 2 kilomètres depuis le cratère.

L’éruption n’a pas entraîné d’évacuations et le niveau d’alerte est maintenu à 3.

Il ne faut pas oublier que plus de 22 000 personnes ont dû être évacuées au début de cette année quand une violente éruption a tué au moins 16 personnes. La plupart des personnes évacuées sont rentrées chez elles mais 4700 demeurent dans des centres d’hébergement provisoires.

Source : ABC News.

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drapeau anglaisAlthough less threatening than a few months ado, Mount Sinabung remains quite active. According to the National Disaster Management Agency , the volcano erupted for about 15 minutes today Wednesday, creating an avalanche of hot clouds as far away as 2 kilometres from the crater

The eruption didn’t cause more evacuations, and the alert status remains at the third-highest level.

We need to keep in mind that more than 22,000 people were evacuated from the area after eruptions earlier this year that killed at least 16 people. Most have returned home, but about 4,700 remain in evacuation centres.

Source: ABC News.

Baisse du niveau d’alerte du Kelud (Indonésie) // The alert level of Kelud (Indonesia) has been lowered

drapeau francaisL’information volcanique ne doit pas se limiter aux dernières éruptions. Elle concerne également l’évolution de l’activité volcanique, même quand celle-ci est en baisse. Ainsi, le VSI a abaissé le niveau d’alerte du Mont Kelud (est de l’île de Java), à «normal» ou «niveau 1

» le 7 Août 2014. Toutefois, il a été recommandé au gouvernement local de ne pas ouvrir trop vite la zone du Kelud au public. En effet, les environs du volcan sont encore recouverts de matériaux volcaniques, avec la menace de glissements de terrain pendant les périodes de fortes pluies.
L’état « ​​normal » actuel est le niveau d’alerte le plus bas depuis l’éruption du 13 février. Bien qu’il n’y ait pas eu de victimes, des milliers d’habitants des régences de Kediri, Malang et Blitar ont  dû évacuer leurs maisons. L’éruption a également contraint un certain nombre d’aéroports à fermer en raison du danger que représentait la cendre volcanique.
Source: The Jakarta Post.

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drapeau anglaisVolcanic news should not only be limited to eruption news. It also concerns the evolution of volcanic activity, even when it is declining. For instance, VSI downgraded the alert level of Mount Kelud (East Java), to “normal” or “level one” on August 7th. However, the local government is advised not to hastily open the Kelud area to the public. Indeed, the volcano’s surrounding area was still blanketed with volcanic material, which poses the threat of landslides during heavy rain periods.

The current normal status is the volcano’s lowest alert level after it erupted on February 13th. Despite no casualties being reported during the eruption, thousands of residents of the nearby regencies of Kediri, Malang and Blitar were forced to evacuate their homes. The eruption also forced a number of airports to close due to the hazard of volcanic ash.

Source : The Jakarta Post.

Nouvelle crise éruptive du Sinabung (Indonésie) // New eruptive crisis of Mount Sinabung

drapeau francaisSelon plusieurs organes de presse asiatiques, le Sinabung est à nouveau entré en éruption le samedi 12 juillet 2014, avec d’importantes émissions de cendre. Il n’est fait état d’aucune victime. Le volcan s’est manifesté à 23h05. La hauteur de la colonne éruptive n’a pas pu être déterminée car il faisait nuit et le temps était couvert. Des retombées de cendre ont été observées dans plusieurs localités du district de Karo, sans provoquer de nouvelles évacuations.

Même s’il est moins menaçant qu’il y a plusieurs mois, le Sinabung reste très actif. Une éruption a été enregistrée le 29 juin avec un panache de cendre de 4 km de hauteur. Une coulée pyroclastique s’est déclenchée le 10 juillet, suite à un effondrement de la partie supérieure d’un lobe de lave actif.

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drapeau anglaisAccording to several Asian newspapers, Mount Sinabung erupted again on Saturday July 12th 2014, spewing ash to the sky. No casualty was reported. The volcano erupted at 23.05 p.m. but the height of the eruptive column could not be determined as it took place at night and there were many clouds. Ashfall occurred in several place in Karo district, but it did not trigger further evacuation.
Although less threatening than several months ago, Mount Sinabung remains quite active. It erupted on June 29th, shooting ash up to 4,000 metres into the sky. A pyroclastic flow was also observed on July 10th, originating from a collapse on the upper part of an active lava lobe.

Les « tsunami earthquakes »

drapeau francaisQuand on évoque les séismes et les tsunamis, on a habituellement à l’esprit des événements très violents d’une magnitude très élevée, comme le séisme de M 9 qui a secoué Fukushima en 2011.
Cependant, tous les séismes ne sont pas identiques. Une nouvelle étude publiée le 5 mai dans la revue Earth and Planetary Science Letters nous apprend que des séismes inhabituellement lents peuvent, eux aussi, déclencher de puissants tsunamis.
Baptisés «tsunami earthquakes », ces séismes lents sont capables de créer des vagues énormes qui peuvent causer de graves dégâts aux villes côtières.

Les scientifiques ont découvert le premier exemple de « tsunami earthquake » il y  a 35 ans mais ils ont eu peu d’occasions d’en observer depuis car ils sont très rares. Aujourd’hui, la nouvelle étude explique que les « tsunami earthquakes » se produisent lorsque deux plaques tectoniques se trouvent « accrochées » à des volcans sous-marins éteints.
Les chercheurs pensent que les deux tsunamis qui ont frappé la Nouvelle-Zélande en 1947 ont été causés par des « tsunami earthquakes » qui se sont produits dans une zone située près de deux volcans sous-marins au large de la côte nord du pays. Le séisme a eu lieu lorsque la plaque tectonique Pacifique a glissé sous la plaque néo-zélandaise, provoquant la libération de l’énergie qui s’était accumulée. Cependant, la rupture provoquée par les «tsunami earthquakes » est lente comparée aux séismes classiques. Lors des «tsunami earthquakes », cette rupture se produit à 530-1070 kilomètres-heure. Lors des séismes classiques, la rupture peut se produire deux ou trois fois plus vite. La rupture lente laisse du temps pour la formation d’énormes vagues.
L’équipe de recherche estime que les tsunamis de Nouvelle-Zélande ont probablement atteint 13 mètres de hauteur. Depuis 1947, les scientifiques pensent que neuf autres événements similaires se sont produits.
Ainsi, le 2 Septembre 1992, un séisme d’une magnitude de M 5,3 (ce qui n’est pas énorme) s’est produit au large de la côte du Nicaragua. Il a généré une vague de 13 mètres de haut qui a atteint les côtes 40 à 70 minutes après le séisme, surprenant et tuant 170 personnes.
En 2006, un séisme au large de l’Indonésie avec une magnitude identique a créé une vague de 7 mètres de hauteur qui a noyé 637 personnes.
Les chercheurs sont arrivés à leur conclusion en étudiant les témoignages. Il n’est pas fait état des violentes secousses ressenties pendant les séismes classiques. Au contraire, les témoins ont déclaré qu’ils ont senti des « ondulations » du sol qui s’accompagnaient d’une sensation de mal de mer. Après l’analyse des données recueillies lors de recherches de gisement de pétrole et de gaz, les chercheurs ont pu localiser deux volcans éteints situés au large de la côte et qui ont probablement causé les tsunamis.
En comprenant les causes géologiques des « tsunami earthquakes », les scientifiques espèrent mieux cerner les zones les plus exposées et sensibiliser les populations vivant dans les régions côtières les plus à risque.

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drapeau anglaisWhen we think of earthquakes and tsunamis, we usually have in mind very violent events whose magnitude is very high, like the M 9 quake that shook Fukushima in 2011.

However, all earthquakes are not similar. A new study published on May 5th in the journal Earth and Planetary Science Letters informs us that unusually slow earthquakes can also trigger powerful tsunamis.

Called « tsunami earthquakes, » these slow quakes are capable of creating huge waves that can cause serious damage to coastal cities.

Scientists first discovered “tsunami earthquakes” 35 years ago. Now, the new study suggests that “tsunami earthquakes” happen when two tectonic plates get hung up on extinct seamounts.

The researchers propose that two tsunamis that struck New Zealand in 1947 were caused by “tsunami earthquakes” that struck in a zone near two sunken volcanoes off the country’s northern coast. The earthquake happened when the Pacific tectonic plate slid under the New Zealand tectonic plate, releasing a massive buildup of energy. However, the actual rupture of “tsunami earthquakes” is slow compared with regular earthquakes. The rupture happens at 530 to 1070 kilometres per hour. In regular earthquakes that rupturing can happen two or three times faster. The slow rupture allows time for huge waves to swell.

The research team estimates the New Zealand tsunamis might have reached 13 metres. Since the New Zealand “tsunami earthquake”, scientists think there have been nine other similar events.

On September 2nd, 1992, an earthquake with a magnitude of only M 5.3 occurred off the coast of Nicaragua. It created a wave 13 metres tall that reached the coasts 40 to 70 minutes after the quake and killed 170 people.

In 2006, an earthquake off the coast of Indonesia with the same magnitude created a wave 7 metres tall that drowned 637 people.

Researchers arrived at this conclusion by studying eyewitness accounts. Witnesses did not report any violent shaking associated with regular earthquakes. Instead they reported feeling the ground « rolling » and feelings of seasickness. After analyzing data originally collected for oil and gas deposit searches, the researchers were able to locate two extinct volcanoes off the coast that likely caused the tsunamis.

By understanding the geologic causes of “tsunami earthquakes”, scientists hope to pinpoint the areas that are most at risk and raise awareness among people living in coastal regions which are at risk.