François Hollande en Islande // François Hollande in Iceland

drapeau francaisFrançois Hollande a fait un saut en Islande vendredi dernier pour voir les effets du réchauffement climatique sur les glaciers, avant la COP 21 qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre à Paris. Il est allé voir le glacier Solheimajokull où la glace a reculé de plus d’un kilomètre depuis 1931.
La fonte des glaciers d’Islande augmente les risques d’inondation et est susceptible de menacer l’approvisionnement en énergie qui est principalement hydroélectrique dans ce pays. Il faut savoir que l’Islande génère la totalité de son électricité à partir d’énergies renouvelables, dont 75% avec l’énergie hydroélectrique et 25% avec l’énergie géothermique
Le Président a déclaré qu’il était «confiant» sur les chances de parvenir à un accord lors de la COP 21 dont le but est de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés Celsius. De nombreux scientifiques estiment toutefois que cet objectif est irréaliste. Depuis 1980, les températures dans l’hémisphère nord ont progressé de près de 1°C, et de beaucoup plus dans l’Arctique. Ainsi, la température à Svalbard, en Norvège, a augmenté de 3-4°C, au Groenland de plus de 2°C, et en Islande d’un peu plus de 1,5°C. Les scientifiques redoutent que les températures de l’Arctique augmentent deux fois plus vite que dans le reste du monde au cours des 100 prochaines années. Cela induira inévitablement des conditions complètement différentes pour la vie animale et végétale.
Source: Iceland Review.

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drapeau-anglaisFrançois Hollande took a short trip to Iceland last Friday to see the effects of global warming on glaciers, ahead of the talks on climate change to be held from November 30 to December 11 in Paris. He went to the shrinking Solheimajokull glacier, where the ice has retreated by more than 1 kilometre since 1931.
The melting of Iceland’s glaciers increases flood risks and may threaten its electricity supply, which is primarily generated by water power. Iceland generates 100 percent of its electricity with renewables, including 75 percent from hydropower and 25 percent from geothermal power
Hollande said he is « confident » about the chances to reach an agreement at Paris’ climate talks, aiming at keeping global warming below 2 degrees Celsius. Many scientists believe this target is unrealistic. Since 1980, temperatures in the northern hemisphere have risen by just under 1°C, and by much more in the Arctic region. Temperatures in Svalbard, Norway, have risen by 3-4°C, in Greenland by over 2°C, and in Iceland by just over 1.5°C. Temperatures in the Arctic region might rise at double the rate of the rest of the world over the next 100 years. There is general agreement that this means a wildly different climate for the Arctic region, bringing completely different conditions for animal and plant life.
Source : Iceland Review.

Worthington

Glacier Worthington en Alaska. Son recul est spectaculaire.  (Photo: C. Grandpey)

Crue glaciaire en Islande // Glacial flood in Iceland

drapeau francaisLes crues glaciaires – jökulhlaup en islandais – se produisent de temps à autre en Islande lorsque la chaleur du sous-sol fait fondre les glaciers à la surface. Le dernier débordement de rivière a été observé sur la Skaftá et il a peut-être battu tous les records.
Selon le Met Office islandais, le niveau de la Skaftá et sa conductivité électrique ont commencé à augmenter le 29 septembre, ce qui indiquait le début d’une crue glaciaire en provenance d’une dépression dans la partie orientale du Skaftárjökull , au niveau du Grimsvötn. Les mesures GPS ont indiqué que la surface du glacier au-dessus du lac sous-glaciaire avait commencé à s’affaisser le 27 septembre en fin de journée. La vitesse d’affaissement a augmenté les heures suivantes, signe que la vidange du lac s’accélérait.
Le 1er octobre, le débit de la Skaftá détecté à Sveinstindur était de plus de 1300 m³ / s, le niveau le plus élevé enregistré dans cette station de mesure depuis sa création en 1971. Les données GPS ont alors révélé un affaissement de la glace de plus de 66 mètres depuis le 27 septembre à 18h00. Les émissions de H2S étaient particulièrement importantes au point de sortie de la rivière au niveau du glacier et atteignaient des niveaux dangereux pour l’homme.
Le 2 octobre, les scientifiques locaux ont noté que le jökulhlaup était peut-être le plus important de l’histoire de la Skaftá. A 02h00 ce jour-là, le débit atteignait un pic légèrement inférieur à 2100 m³ / s. En réalité, le débit était probablement plus élevé (environ 3.000 m³ / s) car l’eau circulait également en dehors de la zone de mesure. Le débit a culminé à 13h00 à environ 2 200 m³ / s. Selon un article de presse, la crue de la Skaftá a endommagé le pont sur l’Eldvatn, ce qui a entraîné sa fermeture les 4 et 5 octobre.
Sources: Icelandic Met Office, Iceland Review et le GVN.
Voici une vidéo de la crue glaciaire :
http://icelandmonitor.mbl.is/visual_media/videos/166731/

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drapeau-anglaisGlacial floods – jökulhlaup in Icelandic – occur from time to time in Iceland as the geothermal heat melts the glaciers on the surface. The latest was observed on the Skaftá river and was possibly the largest of all times.
According to the Icelandic Meteorological Office, the water level of the Skaftá river and its electrical conductivity both rose on September 29th, indicating the beginning of a glacial flood originating from Grímsvötn’s Eastern Skaftá ice cauldron. GPS measurements indicated that the ice surface above the lake began to subside late on September 27th; the rate progressively increased reflecting increased discharge from the lake.
On October 1st, the discharge rate detected at Sveinstindur was higher than 1,300 m³/s, the highest rate recorded since the station was established in 1971. GPS data from the eastern ice cauldron showed over 66 metres of subsidence since 18:00 on September 27th. H2S levels were particularly high at the river outlet from the ice margin, where concentrations may reach poisonous levels.
On October 2nd, local scientists noted that the jökulhlaup was possibly the largest to have occurred from the Skaftá cauldrons. At 2:00 on that day, the discharge rate peaked just short of 2,100 m³/s. However, the true discharge rate was thought to have been considerably greater (3,000 m³/s) since water flooded outside of the gauged area. The discharge rate peaked at 13:00 at an approximate rate of 2,200 m³/s. According to a news article, the high waters in the Skaftá River damaged the bridge over Eldvatn prompting authorities to close the bridge on October 4th and 5th.
Sources: Icelandic Met Office, Iceland Review and Global Volcanism Network.
Here is a video of the glacial flood:
http://icelandmonitor.mbl.is/visual_media/videos/166731/

Grimsvotn

Affaissement du Skaftárjökull au moment de la crue glaciaire

(Crédit photo: Rax / Ragnar Axelsson via IMO)

Belles images d’Islande // Great photos of Iceland

drapeau francaisL’Islande est un paradis pour les photographes. Les paysages ne sont jamais les mêmes. La météo change très rapidement, donnant naissance à une grande variété de lumières. Beaucoup de photographes professionnels ont visité l’Islande et Internet leur permet aujourd’hui de présenter des galeries de leur art.
Le site Iceland Review a publié une galerie d’images du photographe canadien Stan Klasz. Elles apparaissent sur le blog de voyage « Stuck in Iceland » et montrent l’Islande de manière très originale.
Klasz a visité l’Islande en avril / mai 2015. Selon lui, « cette période de l’année est un véritable défi, car c’est le passage de l’hiver à l’été ; il y avait encore beaucoup de neige et le temps évoluait rapidement ; les paysages n’étaient pas encore verts, mais cette période de l’année permettait un accès relativement libre à un grand nombre de lieux sans les foules de touristes que l’été apporte avec lui. »
Voici le résultat de son travail. Cliquez sur chaque rectangle pour voir les photos:
http://www.imageklasz.com/A-study-of-Iceland

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drapeau anglaisIceland is a paradise for photographers. The landscapes are never the same. The weather changes very rapidly, giving birth to a wide variety of lights. Many professional photographers have visited Iceland and the Internet now allows them to insert galleries of their art.
The Iceland Review website has released a gallery of images by Canadian photographer Stan Klasz. They were published on the Stuck in Iceland travel blog and capture Iceland in a rather unique way.
Klasz visited Iceland in April/May 2015. He says “this time of year was a real challenge because it was the transition from winter to summer, there was still a lot snow around, the weather was rapidly changing, the landscape had yet to become green, but it allowed for relatively unhindered access to a lot of locales without the throngs of tourists that the summer would bring. »
Here is the result of his work. Click on each rectangle to see the photos:
http://www.imageklasz.com/A-study-of-Iceland

Klasz copie

Crédit photo: Stan Klasz.

Le dioxyde de soufre du Bárðarbunga (Islande) // Bárðarbunga’s sulphur dioxide (Iceland)

drapeau francaisLes scientifiques des universités d’Edimbourg et de Leeds, avec des scientifiques du Met Office islandais, ont étudié les émissions de lave et de dioxyde de soufre (SO2) durant l’éruption du Bárðarbunga dans l’Holuhraun. En particulier, le volcan a produit jusqu’à 120 000 tonnes de dioxyde de soufre (SO2) par jour. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le Journal of Geophysical Research.
L’éruption du Bárðarbunga a duré six mois (Août 2014 – Février 2015) ; c’est la plus importante en Islande depuis plus de 200 ans. Elle a émis de la lave à raison de plus de 200 mètres cubes par seconde, ce qui équivaut à remplir cinq piscines olympiques en une minute. Lorsque l’éruption s’est terminée, la lave couvrait une zone de la taille de Manhattan.
Au début de l’éruption, le Bárðarbunga a émis environ 120 000 tonnes de gaz par jour, qui est huit fois plus de SO2 que celui émis à partir de toutes les sources d’origine humaine en Europe chaque jour. En moyenne, pendant l’ensemble de l’éruption, le volcan a vomi trois fois plus de gaz toxique que toutes les sources d’origine humaine en Europe. En effet, outre les volcans, le SO2 est produit par la combustion de combustibles fossiles et pendant certains processus industriels en métallurgie. Bien que la production de dioxyde de soufre par l’homme soit en baisse depuis 1990, elle a provoqué des problèmes respiratoires. Au plus fort de l’éruption, les autorités islandaises ont fermé des écoles, annulé des activités sportives de plein air et conseillé aux gens de rester à l’intérieur des habitations.
Source: Herald Scotland.

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drapeau anglaisScientists from Edinburgh and Leeds universities, along with experts from the Icelandic Met Office, studied the discharge of lava from the Bárðarbunga eruption in Holuhraun last year, releasing up to 120,000 tonnes per day of sulphur dioxide (SO2). The results of their work were published in the Journal of Geophysical Research.
The eruption (August 2014 – February 2015) was the biggest in the country for more than 200 years and lasted for six months. It discharged lava at a rate of more than 200 cubic metres per second, which is equivalent to filling five Olympic-sized swimming pools in a minute. When the eruption ended, it had produced enough lava to cover an area the size of Manhattan.
In the beginning, the eruption emitted about 120 kilotons of gases per day, which is eight times more SO2 per day than is emitted from all man-made sources in Europe per day. On average, the volcano spewed three times as much toxic gas than all man-made sources in Europe. Indeed, SO2 is also produced by burning fossil fuels and industrial processes such as smelting. Although man-made sulphur dioxide production has been declining since 1990, it has caused respiratory problems. At the height of the eruption, Icelandic authorities closed schools, cancelled outdoor sports games and advised people to stay inside.
Source : Herald Scotland.

Bardarbunga

Vue de l’éruption du Bárðarbunga et des panaches de gaz  (Crédit photo: Wikipedia)