Ours polaires et morses en danger // Endangered polar bears and walruses

Signe évident du réchauffement climatique, quelque 200 ours polaires se sont rassemblés en septembre 2017 sur l’île Wrangel, dans la mer des Tchouktches, dans l’extrême-orient russe. Ils s’étaient rassemblés pour dépecer la carcasse d’une baleine venue s’échouer sur la rive. Le groupe d’ours comprenait de nombreuses familles, dont deux mères suivies chacune par quatre oursons.

Pour les scientifiques, cette situation illustre bien les conséquences du réchauffement climatique. La hausse des températures provoque la fonte des glaces plus tôt dans l’année, et pousse ainsi les populations d’ours polaires de l’Arctique à passer plus de temps sur la terre ferme. Ces animaux se rapprochent alors dangereusement des villages.

Les ours viennent traditionnellement se rassembler et se reposer sur l’île Wrangel entre les mois d’août et de novembre, après la fonte des glaces et avant de pouvoir repartir à la chasse aux phoques. C’est également la principale zone de l’océan Arctique où ils donnent naissance à leurs petits.

Aujourd’hui, les ours polaires passent en moyenne un mois de plus sur l’île qu’il y a 20 ans. Au cours de l’automne 2017, les observateurs en ont recensé 589, soit plus du double des estimations précédentes.

Des observations identiques sont faites sur le comportement des morses, autre espèce animale de l’Arctique menacée par le réchauffement climatique. Tout comme les ours sur l’île Wrangel, les morses se rassemblent par milliers sur une plage près de Point Lay, en Alaska, vers la fin du mois d’août. En cause, la fonte de la banquise qui prive ces animaux de nourriture et de refuge et les pousse à s’entasser sur cette petite île.

Ces rassemblements sont de plus en plus fréquents. En 2014, quelque 35 000 animaux se sont regroupés sur cette même plage, fin septembre, mais c’est la première fois en 2017 que ce phénomène se produit si tôt dans l’année.

Ces rassemblements s’avèrent dangereux pour les morses du Pacifique, qui manquent de nourriture et peuvent développer des maladies. Certains risquent en outre d’être écrasés par leurs congénères si le groupe décide de se déplacer subitement, par exemple lors du passage d’un avion.  .

Les morses se hissent habituellement sur la glace pour chasser leur nourriture. Ils plongent à partir de blocs de glace flottants pour se nourrir de palourdes sur le fond de l’océan. À mesure que la banquise fond, cet habitat se déplace vers le nord, au-delà des eaux peu profondes du plateau continental et dans les eaux arctiques trop profondes pour les animaux en quête de nourriture. Puis ils s’échouent sur le rivage, se serrant les uns contre les autres, parfois par milliers, où des bousculades meurtrières peuvent se produire.
En septembre 2017, environ 2 000 morses se trouvaient près de la plage de Point Lay. Les échouages ​​massifs de morses ont été observés pour la première fois au large de Point Lay en 2007, lorsque l’étendue des glaces de mer arctiques a chuté de 1,5 million de kilomètres carrés en dessous de la moyenne – une superficie équivalente à celle de l’Alaska et du Texas réunis.
Les efforts du président Trump pour se retirer de l’accord climatique de Paris et pour ouvrir l’Arctique aux forages gaziers et pétroliers aggraveront la perte de glace de mer et d’autres menaces pour les morses du Pacifique.

Sources: France Info, Anchorage Daily News.

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An obvious sign of global warming, some 200 polar bears gathered in September 2017 on Wrangel Island in the Chukchi Sea in the Russian Far East. They gathered to feed on the carcass of a whale that had washed up on the shore. The bear group included many families, including two sows, each of whom was followed by four cubs.
For scientists, this situation is a good illustration of the consequences of global warming. Rising temperatures are causing the ice to melt earlier in the year, pushing Arctic polar bear populations to spend more time on dry land. These animals are then coming dangerously close to the villages.
Bears traditionally come together and rest on Wrangel Island between August and November, after the ice melts and before they can go back to the seal hunt. It is also the main area of ​​the Arctic Ocean where they give birth to their young.
Today, polar bears spend an average of one month more on the island than 20 years ago. In the fall of 2017, observers counted 589, more than double the previous estimates.

Similar observations are made on the behaviour of walruses, another Arctic animal species threatened by global warming. Just like the bears on Wrangel Island, walruses congregate by the thousands on a beach near Point Lay, Alaska, in late August. This is because the melting ice pack deprives these animals of food and shelter and pushes them to pile up on this small island.
These gatherings are more and more frequent. In 2014, some 35,000 animals gathered on the same beach in late September, but this is the first time in 2017 that this phenomenon occurs so early in the year.
These gatherings are dangerous for Pacific walruses, who lack food and can develop diseases. Some may also be crushed by their peers if the group decides to move suddenly, for example because of the noise made by a passing plane. .
Walruses usually hunt on the ice to look for food. They dive from floating ice blocks to feed on clams on the bottom of the ocean. As the pack ice melts, this habitat moves northward beyond the shallow waters of the continental shelf and into Arctic waters that are too deep for foraging animals. Then they run aground on the shore, huddling against each other, sometimes by the thousands, where deadly jostling can happen.
As of September 2017, about 2,000 walrus were found near Point Lay beach.  Massive landings of walruses were observed for the first time off Point Lay in 2007, when the extent of Arctic sea ice dropped by 1.5 million square kilometers below average – an area equivalent to that of Alaska and Texas combined.
President Trump’s efforts to withdraw from the Paris climate agreement and open the Arctic to oil and gas drilling will increase the loss of sea ice and other threats to Pacific walruses.

Sources: France Info, Anchorage Daily News.

Photo: C. Grandpey

Image webcam: Round Island (Alaska)

Notre planète est en danger ! // Our planet is in danger !

Selon une étude publiée le lundi 13 novembre 2017, en marge de la COP23, les émissions mondiales de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2017. Les émissions de CO2 liées à l’industrie et à la combustion d’énergies fossiles devraient croître d’environ 2% cette année par rapport à 2016 et atteindre un record de 36,8 milliards de tonnes, après des années 2014 à 2016 quasiment stables. A mes yeux, ces nouveaux chiffres ne sont pas une surprise. Cela fait plusieurs années que j’observe les concentrations de CO2 au sommet du Kilauea à Hawaii, ainsi que la courbe de Keeling qui en découle. Cela fait plusieurs mois que l’on a dépassé le seuil symbolique de 400 parties par million (ppm). Le 12 novembre, cette concentration atteignait 404,60 ppm. Chaque journée établit actuellement un nouveau record.

Avec de tels chiffres, il est bien évident que l’objectif d’une augmentation de 2°C de la température globale de la planète prévu par la COP 21 de 2015 a du plomb dans l’aile. Pour l’atteindre, il faudrait, bien sûr, que les émissions atteignent leur pic ces prochaines années et diminuent ensuite rapidement. Ne nous leurrons pas ; les politiques énergétiques des grandes puissances industrielles ne vont pas dans ce sens, malgré les belles paroles proférées par leurs dirigeants. Les intérêts économiques passent loin devant les questions environnementales !

On peut prendre l’exemple de la Chine, qui génère 28% de ces gaz à effet de serre. Après des efforts au cours des dernières années, on observe à nouveau un boom de la production industrielle et une production hydroélectrique diminuée par des épisodes de sécheresse.

Aux Etats-Unis aussi, c’est la première fois en cinq ans que la consommation de charbon augmentera (+0,5%), du fait du prix élevé du gaz naturel. L’Inde voit ses émissions croître un peu moins (+2%) mais ce devrait être temporaire. Quant à l’Union Européenne (UE), ses émissions reculent moins vite que la décennie précédente (-0,2%).

Selon la dernière étude, les 10 principaux émetteurs sont, sans surprise, la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, la Russie, le Japon, l’Allemagne, l’Iran, l’Arabie saoudite, la Corée du Sud et le Canada. L’UE dans son ensemble se classe en 3e position.

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A cette étude publiée en marge de la COP 23 vient s’ajouter un manifeste signé par 15 364 scientifiques de 184 pays. Déjà en 1992, l’ONG Union of Concerned Scientists publiait « l’avertissement des scientifiques du monde à l’humanité ». 1700 scientifiques prévoyaient que l’impact des activités de l’homme sur la nature allait probablement aboutir « à de grandes souffrances humaines » et à « mutiler la planète de manière irrémédiable ».

Un quart de siècle plus tard, plus de 15 000 scientifiques émettent un nouvel avertissement. Cette tribune est publiée par la revue BioScience et reprise par Le Monde du lundi 13 novembre 2017. Vous pourrez en lire l’intégralité en cliquant sur ce lien :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/le-cri-d-alarme-de-quinze-mille-scientifiques-sur-l-etat-de-la-planete_5214185_3244.html

Selon ce manifeste ; tous les voyants sont au rouge : Disponibilité de l’eau potable, déforestation, baisse du nombre de mammifères, émissions de gaz à effet de serre. « L’humanité ne fait pas ce qui devrait être entrepris de manière urgente pour sauvegarder la biosphère menacée. Bientôt, il sera trop tard pour inverser cette tendance dangereuse. »

Ces scientifiques estiment toutefois qu’il est encore possible d’inverser cette tendance pour permettre aux écosystèmes de retrouver leur durabilité. Parmi les mesures recommandées, il y a la création d’un plus grand nombre de réserves naturelles et un renforcement des lois contre le braconnage. Les auteurs de la tribune plaident aussi pour des mesures encourageant un régime alimentaire davantage à base de plantes et l’adoption à grande échelle des énergies renouvelables et d’autres technologies vertes.

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According to a study published on Monday November 13th, on the sidelines of COP23, global greenhouse gas emissions are on the rise again in 2017. CO2 emissions from industry and fossil fuel combustion are expected to increase by about 2% this year compared to 2016 and reach a record 36.8 billion tonnes, after 2014 to 2016 which were almost stable. These new figures are not a surprise. It has been several years since I observed CO2 concentrations at the summit of Kilauea in Hawaii, as well as the resulting Keeling curve. It has been several months since we crossed the symbolic threshold of 400 parts per million (ppm). On November 12th, this concentration reached 404.60 ppm. Each day is setting a new record.
With such numbers, it is obvious that the goal of an increase of 2°C for the global temperature of the planet envisaged by the 2015 COP 21 will hardly be attained. To reach it, noxious emissions would have to peak in the next few years and then decline rapidly. Let’s not fool ourselves; the energy policies developed by the major industrial powers do not go in this direction, despite the fine words uttered by their leaders. Economic interests can’t rival with environmental issues!
We can take the example of China, which generates 28% of these greenhouse gases. After efforts in recent years, there is again a boom in the industrial production and the hydroelectric production which as been reduced by droughts.
In the United States too, it is the first time in five years that coal consumption will increase (by 0.5%), due to the high price of natural gas. India sees its emissions grow a little less (by 2%) but it should be temporary. As for the European Union (EU), its emissions are declining more slowly than the previous decade ( by 0.2%).
According to the latest study, the top 10 gas emitters are, unsurprisingly, China, the United States, India, Russia, Japan, Germany, Iran, Saudi Arabia, South Korea and Canada. The EU as a whole ranks third.

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In addition to this study, a manifesto was published at the same time as the COP 23. It was signed by 15,364 scientists from 184 countries. Already in 1992, the NGO Union of Concerned Scientists published « the warning world scientists to humanity. » 1,700 scientists predicted that the impact of human activities on Nature would likely lead to « great human sufferings » and « mutilate the planet in an irreparable way ».
A quarter of a century later, more than 15,000 scientists are issuing a new warning. This text was published by BioScience and reviewed by Le Monde on Monday, November 13th, 2017. You can read the whole text by clicking on this link:
http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/le-cri-d-alarme-de-quinze-mille-scientifiques-sur-l-etat-de-la-planete_5214185_3244.html

According to this manifesto; all the lights are red: Availability of drinking water, deforestation, decrease in the number of mammals, emissions of greenhouse gases. « Humanity is not doing what urgently needs to be done to save the threatened biosphere, and it will be too late to reverse this dangerous trend. »
However, these scientists believe that it is still possible to reverse this trend to allow ecosystems to regain their sustainability. Among the recommended measures is the creation of more natural reserves and stronger laws against poaching. The panelists also advocate for measures to encourage a more plant-based diet and the widespread adoption of renewable energy and other green technologies.

Source : Climate Central / NASA, NOAA.

En Alaska, les ours n’hibernent toujours pas ! // In Alaska, bears are not yet hibernating !

Nous sommes presque à la mi-novembre et il semble que les ours – du moins les grizzlys – n’aient pas encore commencé à hiberner en Alaska. Le réchauffement climatique est probablement la principale cause de ce nouveau comportement. Cependant, il y a un autre facteur à prendre en compte: les déchets. Comme je l’ai écrit dans plusieurs notes sur ce blog, les déchets laissés à l’extérieur des maisons attirent les ours. Tant qu’ils sont capables de trouver quelque chose pour se nourrir, ils n’ont pas vraiment envie d’entrer en hibernation. Un habitant d’Eagle River, non loin d’Anchorage, a vu une ourse accompagnée de ses trois oursons en train de fouiller dans une poubelle à l’extérieur du lycée de cette petite ville. Un oursons avait grimpé sur la poubelle et, un peu plus tard, sa mère était debout sur ses pattes de derrière et poussait la poubelle sur le trottoir enneigé.
Mardi dernier, le lycée d’Eagle River a apposé une note mettant en garde sur la présence fréquente d’ours bruns qui sont en train de devenir une préoccupation pour la sécurité publique. Les autorités locales surveillent maintenant la situation de très près et envisagent éventuellement de tuer les ours.

Le Fish and Game Department réitère son message incitant les gens à sécuriser leurs déchets. Si un ours est attiré par des ordures non protégées, le propriétaire peut recevoir une amende de 310 dollars.
Les ours bruns peuvent être agressifs lorsqu’ils défendent leur nourriture, y compris les détritus, et les gens doivent éviter de s’approcher d’eux. Les habitants sont fortement encouragés à entreposer leurs poubelles à l’intérieur des maisons.
Adapté d’un article paru dans Alaska Dispatch News.

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We are nearly at mid November and it looks as if bears – at least brown ones – have not yet started hibernating in Alaska. Climate change and global warming are probably the main cause of this new behaviour. However, there is another factor that should be taken into account: garbage. As I put it in several posts, the garbage left outside the houses attracts the bears. As long as they are able to feed on something, they don’t really felli like going in hibernation. A resident of Eagle River, not far from Anchorage, could see a brown bear sow meddling with a trash can outside Eagle River High School. One of the three cubs had climbed on top of the can and later, the sow was standing up on its hind legs, dragging it down the snowy sidewalk.

Last Tuesday, Eagle River High School sent out an advisory about the lingering brown bears which are becoming a growing public safety concern. Local authorities are now monitoring the situation very closely with an eye toward possibly destroying the bears.

The Fish and Game Department is reiterating its message that people need to secure their trash. If a bear is attracted to unsecured trash, the resident can receive a $310 fine.

Brown bears can be aggressive when defending food sources, including trash, and people should avoid approaching them. Residents are strongly advised to store their garbage cans inside.

Adapted from an article in the Alaska Dispatch News.

Exemple de poubelle anti-ours (Photo: C. Grandpey)

L’Administration Trump valide le Rapport Fédéral sur le Climat! // The Trump Administration validates the National Climate Assessment !

Le 3 novembre 2017, l’Administration Trump a publié le Rapport National sur le Climat qui détaille les menaces de plus en plus grandes liées au changement climatique. Le Rapport contraste fortement avec les efforts de l’Administration pour minimiser le rôle des humains dans le réchauffement climatique, pour se retirer de l’accord climatique de Paris et pour inverser les politiques de l’ère Obama visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La Maison Blanche n’a pas cherché à empêcher la publication du Rapport National sur le Climat, commandé tous les quatre ans par le gouvernement fédéral. Le Rapport affirme que le changement climatique est provoqué dans sa quasi-totalité par les activités humaines. Il met en garde contre l’élévation du niveau de la mer qui pourrait atteindre 2,40 mètres en 2100, et il énumère une multitude de dégâts liés à l’augmentation de la température causée par le réchauffement climatique depuis 1900.
On peut lire dans le rapport : « Il est extrêmement probable que l’influence humaine soit la cause dominante du réchauffement observé depuis le milieu du 20ème siècle. Pour le réchauffement au cours du siècle dernier, il n’y a pas d’explication alternative convaincante soutenue par l’étendue de la preuve observationnelle. »
Le Rapport National sur le Climat arrive au moment où le président Trump et les membres de son cabinet s’efforcent d’accélérer la production d’énergie fossile aux États-Unis et abrogent plusieurs lois fédérales visant à réduire la production de carbone aux Etats Unis. Trump a également annoncé qu’il allait sortir de la COP 21 de Paris.
Le Rapport pourrait avoir des conséquences juridiques et politiques considérables. En effet, il s’agit d’un rapport émis par le gouvernement fédéral dont le contenu sape complètement sa politique environnementale ainsi que les déclarations faites par les hauts fonctionnaires de l’Administration.
Le Rapport National sur le Climat de cette année comporte deux volets : l’un  expose la science fondamentale du changement climatique et l’autre montre comment les États-Unis sont concernés sur une base régionale. Ensemble, les deux documents totalisent plus de 2 000 pages.
Le premier document, intitulé Climate Science Special Report, affirme que les États-Unis connaissent déjà un plus grand nombre de vagues de chaleur et de précipitations extrêmes et plus d’incendies de forêt dans l’Ouest, que plus de 25 villes côtières américaines subissent déjà plus d’inondations, et que le niveau de la mer pourrait s’élever de 30 à 120 centimètres d’ici à l’an 2100. Cette dernière situation pourrait être encore pire si l’Antarctique s’avère instable, comme on le craint actuellement.
Compte tenu de cet état des lieux impressionnant – qui contredit les déclarations et les politiques de l’Administration Trump – certains membres de la communauté scientifique redoutaient que l’Administration refuse de publier le rapport ou bien en modifie les conclusions. Pourtant, de nombreux experts, ainsi que des fonctionnaires de l’Administration Trump et des scientifiques fédéraux, ont déclaré les conclusions scientifiques du rapport ne seraient pas modifiées.
L’Administration Trump a également publié, sous forme d’ébauche, l’imposant volume 2 du Rapport sur le Climat, qui examine les impacts régionaux à travers les États-Unis. Ce document n’est pas définitif; Sa publication finale est prévue pour la fin de 2018. On peut toutefois y lire que le coût du changement climatique aux États-Unis pourrait être spectaculaire. Il indique que dans un scénario pessimiste du réchauffement climatique, la hausse des températures pourrait entraîner une perte de « près de 1,9 milliard d’heures de travail dans l’ensemble des Etats Unis d’ici 2090 ». Cela représenterait 160 milliards de dollars de pertes annuelles pour les travailleurs. Avec un niveau de réchauffement climatique élevé, les dégâts causés aux biens côtiers en 2090 pourraient totaliser 120 milliards de dollars supplémentaires par an et les pertes humaines liées aux température extrêmes pourraient atteindre 9 300 par an, ou en termes monétaires, 140 milliards de dollars par an en dommages. Selon le Rapport, à ces chiffres pourraient s’ajouter des dizaines de milliards supplémentaires annuellement sous la forme de dégâts aux routes, aux voies ferrées et aux infrastructures électriques.
Le Rapport conclut en indiquant que ces coûts pourraient être considérablement réduits si le réchauffement climatique était maintenu à son niveau le plus bas, donc dans le scénario le plus optimiste.
Source: The Washington Post.

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On November 3rd 2017, the Trump administration released the National Climate Assessment, a report detailing the growing threats of climate change. The report stands in stark contrast to the administration’s efforts to downplay humans’ role in global warming, to withdraw from the Paris climate agreement and to reverse Obama-era policies aimed at curbing America’s greenhouse gas emissions.

The White House did not seek to prevent the release of the government’s National Climate Assessment. The report affirms that climate change is driven almost entirely by human action, warns of potential sea level rise as high as 2,40 metres by the year 2100, and enumerates a multitude of climate-related damages across the United States that are already occurring due to the temperature increase caused by global warming since 1900.

« It is extremely likely that human influence has been the dominant cause of the observed warming since the mid-20th century, » the document reports. « For the warming over the last century, there is no convincing alternative explanation supported by the extent of the observational evidence. »

The report comes as President Trump and members of his Cabinet are working to promote U.S. fossil fuel production and repeal several federal rules aimed at curbing the nation’s carbon output. Trump has also announced he will exit the Paris climate agreement.

The report could have considerable legal and policy significance. Indeed, this is a federal government report whose contents completely undercut their policies, completely undercut the statements made by senior members of the administration.

The government is required to produce the National Assessment every four years. This time, the report is split into two documents, one that lays out the fundamental science of climate change and the other that shows how the United States is being impacted on a regional basis. Combined, the two documents total over 2,000 pages.

The first document, called the Climate Science Special Report, affirms that the U.S. is already experiencing more extreme heat and rainfall events and more large wildfires in the West, that more than 25 U.S. coastal cities are already experiencing more flooding, and that seas could rise by between 30 and 120 centimetres by the year 2100, and perhaps even more than that if Antarctica proves to be unstable, as is currently feared.

Given these strong statements – and how they contradict Trump administration statements and policies – some members of the scientific community had speculated that the administration might refuse to publish the report or alter its conclusions. Yet multiple experts, as well as some administration officials and federal scientists, said that Trump political appointees did not change the special report’s scientific conclusions.

The administration also released, in draft form, the longer volume 2 of the National Climate Assessment, which looks at regional impacts across the United States. This document is not final; its final publication is expected in late 2018. One can read that the monetary costs of climate change in the U.S. could be dramatic. It indicates that in a high end warming scenario, high temperatures could lead to the loss per year of « almost 1.9 billion labour hours across the national workforce » by 2090. That would mean 160 billion dollars annually in lost income to workers. With high levels of warming, coastal property damages in 2090 could total another 120 billion dollars annually, and deaths from temperature extremes could reach 9,300 per year, or in monetized terms, 140 billion dollars annually in damages. Additional tens of billions annually could occur in the form of damages to roads, rail lines, and electrical infrastructure, the report finds.

This could all be lessened considerably, the report notes, if warming is held to lower levels.

Source : The Washington Post.

La fonte rapide des glaciers est la preuve que le climat de la Terre est en train de se réchauffer (Photos: C. Grandpey)