Les Américains tireront-ils une leçon de l’ouragan Ida? // Will Americans learn a lesson from Hurricane Ida ?

Comme je l’ai écrit dans un commentaire sur Facebook, on peut espérer que la queue de l’ouragan Ida qui a inondé la ville de New York montrera aux Américains que le réchauffement climatique n’est pas un canular, et qu’ils comprendront que les activités humaines portent une lourde responsabilité dans le changement climatique.

La queue de l’ouragan Ida. a déversé des trombes d’eau encore jamais vues sur la conurbation new-yorkaise. Les inondations qui ont résulté des fortes pluies ont entraîné la fermeture de l’aéroport de Newark et transformé en rivières les routes des cinq arrondissements de New York, ainsi que celles du New Jersey et de la Pennsylvanie.

Les médias américains expliquent que le déluge est la preuve que le changement climatique est en train de gagner la bataille entre un climat en évolution rapide et des infrastructures obsolètes. Les journalistes rappellent au public que le réchauffement de la température de l’air et de l’océan augmente la probabilité et l’impact des fortes précipitations, et entraîne des changements dans les ouragans qui deviennent plus puissants et plus destructeurs. Comme je l’ai expliqué dans une note précédente, pour chaque augmentation de température de 1°C, l’atmosphère contient 7 % d’humidité en plus, ce qui contribue à alimenter des tempêtes comme l’ouragan Ida.

Les records de précipitations de tous les temps ont été battus à New York avec 8 cm de pluie en une heure et 13 cm en trois heures à Central Park. Les fortes pluies ont entraîné la fermeture du métro ainsi que de nombreux réseaux ferroviaires régionaux,

Cet événement servira-t-il de leçon aux autorités de New York ? Peut-être. Reconnaissant la menace croissante du changement climatique, la gouverneure de New York a déclaré qu’elle proposerait des mesures visant à modifier le système de métro pour éviter qu’une inondation semblable se reproduise. Elle devra se dépêcher de mettre en œuvre ces modifications. D’autres tempêtes et ouragans frapperont probablement la région dans les mois et les années à venir. Le dernier déluge pourrait ne pas rester longtemps le pire de l’histoire de la ville de New York. La question est maintenant de savoir comment les instances locales et fédérales réagiront pour éviter que le prochain épisode météorologique soit aussi destructeur.

Source : médias d’information américains.

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As I put it in a Facebook comment, one can hope that the remnants of Hurricane Ida that flooded New York City will show Americans that global warming is not a hoax, and that they will understand human activities bear a heavy responsibility in climate change
The remnants of Hurricane Ida. brought a tropical deluge of unprecedented proportions to the New York City metro area.
The flooding that resulted from the heavy rainfall shut down Newark Airport, and turned roads in all five boroughs and surrounding areas of New Jersey and Pennsylvania into rivers.
U.S. news media explain that the historic deluge clearly demonstrates that climate change is winning the battle between a rapidly shifting climate and outdated infrastructure. They remind the public hat warming air and ocean temperatures are increasing the odds and severity of heavy precipitation events, and leading to changes in hurricanes that are making them more powerful and damaging. As I put it in a previous post, for every 1 ° C increase in temperatures, the atmosphere can hold 7% more moisture, which helps fuel storms like Hurricane Ida.
All-time rainfall records were shattered, in New York City byreceiving 8 cm of rain in one hour at Central park and 13 cm in three hours.
The rainfall shut down the New York subway system, with many closures on regional rail networks as well. ,
Will the downpour be a lesson to New York City Authotities? Maybe. Acknowledging the growing threat from climate change, the New York Governor declared that she will seek for the subway system to be modified to prevent a similar flood from occurring again. She will have to hurry to implement the modifications. More storms and hurricanes are likely to strike the region in the coming months and years. The last deluge may not stand, for long as the most severe flash flood event in New York City history. The question now is how the local, state and federal governments will respond to this to prevent the next one from being so damaging and deadly.
Source: US news media.

Source: National Weather Service

Multiplication des catastrophes climatiques // Strong increase in severe weather events

Le dernier rapport de l’ONU indique que le nombre de catastrophes causées par le réchauffement climatique, telles que les inondations, les vagues de chaleur, la sécheresse et les incendies de forêt, a quintuplé au cours des 50 dernières années, tuant plus de 2 millions de personnes. Certes, le nombre de victimes a baissé grâce aux mesures de prévention, mais les pertes économiques sont en nette hausse.
Les feux de forêt les plus préoccupants se situent actuellement aux États-Unis, et plus particulièrement en Californie
Le Caldor Fire, du nom de la route où il a commencé le 14 août 2021, près de la localité de Grizzly Flats, à environ 56 kilomètres du lac Tahoe, a ravagé jusqu’à présent une superficie d’environ 775 kilomètres carrés. Il mobilise plus de 3 900 pompiers venus d’aussi loin que le Wisconsin et la Virginie pour combattre l’incendie. L’armée américaine a également formé quelque 250 soldats pour venir en aide aux pompiers. Ils sillonnent les zones susceptibles d’être brûlées où ils enlèvent des branchages, des broussailles et d’autres matières inflammables à l’aide de pelles et de tronçonneuses.
Au total, 15 000 pompiers sont à l’oeuvre sur des incendies en Californie, y compris le Dixie Fire qui reste très actif. Certains Etats sont à court de ressources, car de nombreux secouristes ont été envoyés pour aider à panser les plaies laissées par l’ouragan Ida.
25 hélicoptères larguent de l’eau et du retardateur sur le Caldor Fire. Des canadairs apportent leur aide lorsque les conditions de fumée leur permettent de voler. Plus de 400 camions de pompiers sont sur place, ainsi qu’une centaine de bulldozers et plus de 70 citernes d’eau.
Au moins 669 structures ont été officiellement détruites, dont 486 maisons; ce nombre doit être réévalué quotidiennement. 40 autres structures ont été endommagées.
Les 22 000 habitants de la ville de South Lake Tahoe, une destination de vacances très populaire, et de la zone tout autour ont reçu un ordre d’évacuation le 30 août 2021.
Comme je l’ai écrit auparavant, le US Forest Service a annoncé la fermeture de toutes les forêts nationales en Californie jusqu’au 17 septembre en raison du risque d’incendie.
Le Caldor Fire est l’un des sept incendies en cours en Californie. Le plus important, le Dixie Fire, a brûlé plus de 3 300 km2 depuis son départ à la mi-juillet. C’est le deuxième plus important de toute l’histoire en Californie.
Source : médias d’information californiens.

Pendant ce temps en France, les médias accordent une place de choix à une information cruciale pour la planète: Messi arrive au Paris St Germain et Mbappé y reste. Les incendies en Californie? C’est loin!

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The latest UN report indicates that the number of disasters caused by global warming, such as floods, heatwaves, drought and wildfires has increased fivefold over the past 50 years, killing more than 2 million people. The number of casualties has decreased thanks to prebetion measures but the economic losses have increased.

Among the wildfires, the most worrying are currently in the United Sates, and more particularly in California

The Caldor Fire, named for the road where it started on August 14th, 2021, near the community of Grizzly Flats, about 56 kilometers from Lake Tahoe, has now ballooned to about 775 square kilometres. There are more than 3,900 firefighters coming from as far away as Wisconsin and West Virginia to fight the fire. The U.S. Army has also trained about 250 soldiers to work as hand crews who hike into wildland fire areas and remove rocks, leaves, bushes and other flammable material using shovels and chainsaws.

In all, 15,000 fire personnel are working on fires in California, including the still-burning Dixie Fire. States across the U.S. are stretched for resources as many rescue personnel have been sent to help with Hurricane Ida recovery.

About 25 helicopters are dropping water and retardant on the Caldor Fire. Numerous airplane tankers are assisting when smoky conditions allow them to fly. More than 400 fire engines are on the fire, nearly 100 bulldozers and over 70 water hauling tenders.

At least 669 structures have been reported as destroyed, including 486 homes, a number that needs to be assessed daily. Another 40 structures have been recorded as damaged.

The 22,000 residents of the city of South Lake Tahoe, a popular holiday destination, and surrounding areas were issued with an evacuation order on August 30th, 2021..

As I put it before, the US Forest Service has also announced the closure of all Californian national forests until September 17th because of the wildfires.

The Caldor Fire is one of seven blazes currently active in California. The largest, the Dixie Fire, has burned more than 3300 km2 since it broke out in mid-July, and is the second-largest in California’s history.

Source: Californian news media.

Meanwhile in France, the media give a priority to a crucial piece of news for the planet: Messi arrives at Paris St Germain and Mbappé stays in the team. The wildfires in California? They are so far!

Progression du Caldor Fire

Ouragans et réchauffement climatique // Hurricanes and global warming

Avec le réchauffement climatique, les climatologues ont remarqué que les ouragans ont tendance à se renforcer et à devenir plus puissants. L’ouragan Ida qui a affecté la Louisiane a confirmé ce constat. Il a atteint la Catégorie 4 en quelques heures seulement. Le réchauffement climatique a très probablement contribué à cette intensification rapide. Plus généralement, cette intensification est observée pour tous les ouragans de l’Océan Atlantique. Les scientifiques expliquent que les températures exceptionnellement chaudes à la surface de l’Atlantique ont contribué à augmenter l’activité des tempêtes.
Le réchauffement climatique modifie le comportement des ouragans. Voici comment:

1. Des vents plus forts.
Il existe un consensus scientifique sur le fait que les ouragans deviennent de plus en plus puissants. L’un des facteurs clés qui détermine la force d’une tempête est la température de surface de l’océan, car une eau plus chaude fournit plus d’énergie et l’intensité potentielle augmente. Les scientifiques ont déjà prédit qu’elle augmenterait il y a 30 ans, et les observations montrent que ce n’est pas fini. Les vents plus forts abattent des lignes électriques, emportent des toitures et, lorsqu’ils sont associés à l’élévation du niveau de la mer, provoquent de graves inondations côtières.

2. Plus de pluie.
Le réchauffement de la surface de l’océan augmente également la quantité de vapeur d’eau que l’atmosphère est capable de contenir. Chaque degré Celsius de réchauffement permet à l’air de retenir environ 7 % d’eau en plus. Cela signifie qu’il faut s’attendre à ce que les futures tempêtes déclenchent des quantités de précipitations plus élevées.

3. Des ouragans plus lents.
Les ouragans se déplacent actuellement plus lentement. Certains scientifiques disent que cela est probablement dû à un ralentissement de la circulation atmosphérique ou des vents à l’échelle de la planète.
Une étude de 2018 a révélé que les ouragans aux États-Unis avaient ralenti de 17% depuis 1947. Combinés à l’augmentation des précipitations, les ouragans et les tempêtes provoquent une augmentation de 25% des précipitations locales aux États-Unis. La conséquence est que des tempêtes plus lentes et plus humides aggravent également les inondations.

4. Des ouragans plus étendus.
Dans la mesure où l’eau plus chaude contribue à alimenter les ouragans, le réchauffement climatique agrandit la zone où les ouragans peuvent se former. Il y a une migration des cyclones tropicaux vers les régions subtropicales et les latitudes moyennes. Dans les prochaines années, cela pourrait signifier qu’il y aura davantage de tempêtes à des latitudes plus élevées, comme aux États-Unis ou au Japon.

5. Plus de volatilité.
À mesure que le climat se réchauffe, les chercheurs s’attendent à ce que les tempêtes et ouragans s’intensifient plus rapidement.
Une étude réalisée en 2017 a révélé que les tempêtes qui s’intensifient rapidement – celles dont la vitesse du vent passe à 110 km/h ou plus dans les 24 heures précédant leur arrivée sur les côtes – étaient rares entre 1976 et 2005. Leur probabilité au cours de ces années était d’environ un événement par siècle. D’ici la fin du 21ème siècle, ces tempêtes pourraient se produire une fois tous les cinq ou dix ans.
Si une tempête tropicale ou un ouragan de catégorie 1 se transforme en un ouragan de catégorie 4 du jour au lendemain, on n’a pas le temps d’évacuer les gens. Cela deviendra un cauchemar pour les responsables de la Protection Civile.

Adapté d’un article du New York Times.

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With global warming, climatologists have noticed that hurricanes are increasing in strength. Hurricane Ida which made landfall in Louisiana confimed this observation. The hurricane became a Category 4 storm over the course of just a few hours. There is little doudt that global warming contributes to this rapid increase in strength. More generally, it is affecting all hurricanes in the Atlantic Ocean. Scientists say that unusually warm Atlantic surface temperatures have helped to increase storm activity.

Climate change is making it more likely for hurricanes to behave in certain ways. Here issually happens:

1. Higher winds

There is a solid scientific consensus that hurricanes are becoming more powerful. One of the key factors that determines how strong a given storm ultimately becomes is ocean surface temperature, because warmer water provides more of the energy that fuels storms. Potential intensity is going up. Scientists predicted it would go up 30 years ago, and the observations show it going up. Stronger winds mean downed power lines, damaged roofs and, when paired with rising sea levels, worse coastal flooding.

2. More rain

Warming also increases the amount of water vapour that the atmosphere can hold. Every degree Celsius of warming allows the air to hold about 7% more water. That means we can expect future storms to unleash higher amounts of rainfall.

3. Slower storms

Storms are currently moving more slowly. Some scientists say a slowdown in global atmospheric circulation, or global winds, could be partly to blame.

A 2018 study revealed that hurricanes over the United States had slowed 17% since 1947.Combined with the increase in rain rates, storms are causing a 25% increase in local rainfall in the United States. As a consequence, slower, wetter storms also worsen flooding.

4. Wider-ranging storms

Because warmer water helps fuel hurricanes, global warming is enlarging the zone where hurricanes can form.There is a migration of tropical cyclones out of the tropics and toward subtropics and middle latitudes. That could mean more storms making landfall in higher latitudes, like in the United States or Japan.

5. More volatility

As the climate warms, researchers also say they expect storms to intensify more rapidly.

A 2017 study based on climate and hurricane models found that storms that intensify rapidly – the ones that increase their wind speed by 110 km per hour or more in the 24 hours before landfall – were rare between 1976 and 2005. Their likelihood in those years was equal to about once per century. By the end of the 21st century, those storms might form once every five or 10 years.

If a tropical storm or Category 1 hurricane develops into a Category 4 hurricane overnight, there is no time to evacuate people. This will become a nightmare to Civil Defense officials.

Adapted from an article in The New York Times.

L’ouragan Ida à l’approche de la Louisiane (Image ISS)

Fonte des petits glaciers (1) : le Kebnekaise (Suède) // Small glacier melting: Kebnekaise (Sweden)

Si vous parlez de Kebnekaise à un petit Suédois, vous êtes sûr que ce mot va évoquer pour lui Le Merveilleux Voyage de Nils Holgerson à travers la Suède,  écrit par Selma Lagerlöf. Akka de Kebnekaise est le nom de l’oie qui dirige le groupe.

Akka et Kebnekaise sont aussi deux montagnes de Suède. Le Kebnekaise est même le point culminant du pays. Situé dans le nord-ouest de la Suède dans la commune de Kiruna, au-delà du Cercle Polaire arctique, c’est un lieu de randonnée très populaire.

L’altitude du Kebnekaise est variable mais a tendance à décroître. Les mesures ont commencé dans les années 1940. Elles montrent que la hauteur du sommet sud de la montagne varie tout au long de l’année en raison de la dérive de la neige et du recul de la glace en été. Il est généralement à son maximum en mai et à son minimum à la mi-septembre. La différence entre les hauteurs d’hiver et d’été peut atteindre 2 ou 3 mètres.

Une nouvelle étude indique que le Kebnekaise a encore perdu 2 mètres en un an en raison de la fonte du glacier qui le recouvre. Lorsque les géologues de l’université de Stockholm ont mesuré la hauteur de la montagne le 14 août 2021, ils ont constaté qu’elle était à son niveau le plus bas depuis le début des mesures. Avec 2 094,6 mètres, l’altitude du sommet était inférieure de près de 2 mètres à la valeur d’août 2020, soit 2 096,5 mètres. Le sommet perdra probablement encore au moins 0,50 m d’ici la mi-septembre.

Selon les scientifiques, la température moyenne de l’air dans la région a augmenté, ce qui a provoqué une fonte plus rapide de la glace. L’effet sur le pic sud de Kebnekaise a été exacerbé par le changement de la configuration des vents qui affecte l’accumulation de la neige en hiver.

Source: Copernicus.

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If you mention the word Kebnekaise to a Swedish child, you are sure that it will evoke for him Nils Holgersson’s Wonderful Journey through Sweden written by Selma Lagerlöf. Akka de Kebnekaise is the name of the goose that leads the group.
Akka and Kebnekaise are also two mountains of Sweden. The Kebnekaise is even the highest point in the country. Located in the northwest of Sweden in the municipality of Kiruna, beyond the Arctic Circle, it is a very popular hiking spot.
The altitude of Kebnekaise fluctuates but tends to decrease. Measurements began in the 1940s. They show that the height of the mountain’s southern peak varies throughout the year due to snow drift and ice retreat in summer. It is usually at its maximum in May and its minimum in mid-September. The difference between winter and summer heights can be up to 2 or 3 metres.
A new study indicates that the Kebnekaise has lost another 2 metres in a year due to the melting of the glacier. When geologists from Stockholm University measured the height of the mountain on August 14th, 2021, they found it to be at its lowest level since the measurements began. At 2,094.6 metres, the summit elevation was almost 2 metres lower than the August 2020 value of 2,096.5 metres. The summit will likely drop at least another 0.50 m by mid-September.
Scientists say the average air temperature in the region has risen, causing the ice to melt faster. The effect on the southern peak of Kebnekaise was exacerbated by the changing wind pattern, which affects snow accumulation in winter.
Source: Copernicus.

Crédit photo: Wikipedia