La Nouvelle Orléans bientôt engloutie par la montée des eaux // New Orleans soon engulfed by rising seas

En Louisiane, la Nouvelle-Orléans, l’une des villes les plus emblématiques des États-Unis, s’enfonce peu à peu et risque d’être bientôt engloutie par la montée des eaux.

Selon la NASA et des chercheurs de l’université Tulane, la Nouvelle-Orléans s’enfonce de 2,5 à 5 centimètres par an. Les raisons sont faciles à comprendre. La ville est construite sur des terres meubles et marécageuses, formées par des siècles de sédiments laissés par le Mississippi. Avec le temps, ces terres se compriment et s’enfoncent naturellement dans un processus de subsidence.

Toutefois, la Nature n’est pas seule responsable ; l’intervention humaine a aggravé la situation. D’après un rapport du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, « le paysage du sud-est de la Louisiane s’est construit sur un delta côtier créé par le Mississippi au cours des 8 000 dernières années, lorsque la montée du niveau de la mer due à la fonte des glaciers lors de la dernière glaciation a ralenti ».

Le rapport de l’université Tulane apporte un éclairage supplémentaire. On peut y lire : « Avec l’activité humaine, la subsidence naturelle a été favorisée par une combinaison de sédiments déposés lors des crues du Mississippi et par la décomposition de la végétation des zones humides ». Il faudrait ajouter que la construction de digues anti-inondations pour protéger l’économie et les populations locales le long de la côte du Golfe du Mexique a entravé l’apport de sédiments, ce qui a entraîné une accélération de l’affaissement des sols.

La montée du niveau de la mer, due au réchauffement climatique, aggrave également le problème. La Nouvelle-Orléans était déjà vulnérable aux inondations, aux ondes de tempête et autres ouragans. Aujourd’hui, la montée des eaux recouvre les zones humides qui constituaient une zone tampon naturelle pour protéger la ville. La combinaison de tous ces facteurs expose encore davantage la Nouvelle Orléans aux inondations.
Toutes les villes côtières du monde subissent les conséquences du réchauffement climatique, avec notamment la montée du niveau de la mer et l’intensification des tempêtes. La Nouvelle-Orléans doit faire face à ces menaces, en plus de l’affaissement des sols qu’elle subit déjà.
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoit une élévation du niveau de la mer de 40 à 80 centimètres d’ici la fin du siècle, voire de près de 2,10 mètres dans le pire des scénarios. Cela modifierait considérablement le paysage des États côtiers, et de vastes portions de la Louisiane seraient inondées par la montée des eaux.

De nouvelles recherches permettront de mieux cerner les problèmes complexes auxquels sont confrontées des villes comme La Nouvelle-Orléans. L’université Tulane a reçu une subvention de 3,2 millions de dollars pour étudier l’impact de la montée du niveau de la mer sur plus de 1 800 installations militaires à travers le monde. L’objectif est que les données recueillies grâce à ces recherches aident les autorités à prendre des mesures pour remédier aux problèmes tels que ceux rencontrés à La Nouvelle-Orléans.

Source : Université Tulane via Yahoo News.

Photos: C. Grandpey

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New Orleans, one of theUnited States’ most iconic cities, is not only sinking, but it is also being engulfed by rising seas.

NASA and researchers at the local Tulane University say New Orleans is sinking at the rate of 2.5 to 5 centimeters per year. The reasons are esay to understand. New Orleans is built on soft, marshy land formed by centuries of Mississippi River sediment. Over time, that land naturally compresses and sinks in a process called subsidence. But Nature is not the only culprit ; human intervention has made it worse.

According to a report from NASA’s Jet Propulsion Laboratory, « The landscape of Southeast Louisiana was built upon a coastal delta created by the Mississippi River during the past 8,000 years as sea level rise due to glacial melting in the last ice age slowed. »

The Tulane University report offers additional context about the reasons, saying that with human activity, « natural subsidence was offset by a combination of sediments deposited during Mississippi River floods … the decay of wetland vegetation. » Somewhat tragically, « construction of flood control levees to protect the Gulf Coast economy and local populations interrupted the sediment supply, leading to a net increase in land subsidence. »

Rising sea levels caused by global warming are exacerbating the problem, too. New Orleans was already vulnerable to flooding and storm surges, and now, as rising seas inundate wetlands that act as a natural buffer to help protect the city, it is even more at risk of flooding today.

All coastal cities in the world are dealing with the impacts of a warming world that include rising sea levels and supercharged storms.  New Orleans faces those threats in addition to the subsidence it is experiencing.

The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) has projected sea levels to rise between 40 and 80 centimeters by the end of this century, with even a jump of nearly 2.10 meters possible in a worst-case scenario. This would dramatically alter coastal states, with large portions of Louisiana being inundated by rising seas.

Additional research will help bring focus to the complicated problems cities like New Orleans face. Tulane University received a $3.2 million grant to study how sea-level rise will impact more than 1800 military installations worldwide. The hope is that data gathered from research like this will help officials make decisions on how they can remediate the problems in New Orleans.

Source : Tulane University via Yahoo News.

Réchauffement climatique : La grêle va devenir de plus en plus destructrice // Global warming: Hail will become increasingly destructive

Un article qui vient d’être diffusé sur le site Futura Sciences a attiré mon attention car je me sens particulièrement concerné. Dans la soirée du 19 juin 2022, un violent orage de grêle, avec des grêlons gros comme des balles de tennis a sérieusement endommagé la toiture de ma maison. L’événement a suivi un couloir d’environ un kilomètre de largeur. Les maisons en dehors de ce couloir ont été épargnées. Inversement, ces derniers jours, j’ai peu ressenti les vents de la tempête Benjamin, alors que des arbres ont été mis à terre à quelques kilomètres de chez moi. La plupart des climatologues s’accordent pour dire que de tels événements extrêmes vont devenir encore plus violents, même si leur fréquence n’augmentera pas forcément.

Les tempêtes de grêle représentent un risque météorologique coûteux pour les assurances. Il vient s’ajouter aux inondations, comme celles qui ont profondément affecté le nord de la France. On peut se demander ce qui se passera quand le réchauffement climatique amplifiera ces phénomènes. Une récente étude scientifique publiée en août 2024 dans Nature Climate and Atmospheric Science révèle ce paradoxe inquiétant : moins de tempêtes, mais des impacts financiers démultipliés. Les chercheurs ont utilisé des modèles météorologiques de pointe pour analyser l’évolution de ces phénomènes dans un contexte de réchauffement climatique. Ils sont arrivés à la conclusion que si les chutes de grêle deviendront moins fréquentes, les tempêtes les plus importantes gagneront en intensité et en coût économique.

Le réchauffement climatique modifie profondément la dynamique atmosphérique des orages de grêle. Selon l’étude, un seuil critique existe autour de quatre centimètres de diamètre. En dessous de cette taille, les grêlons fondent plus facilement dans l’air ambiant devenu plus chaud. En revanche, l’atmosphère plus chaude et plus humide créera des conditions favorables à la formation de grêlons exceptionnellement volumineux. Ces masses de glace resteront suspendues plus longtemps dans les courants ascendants, leur permettant de grossir considérablement. Une fois que les grêlons atteignent le diamètre critique de quatre centimètres, leur vitesse de chute devient si importante qu’ils ne fondent plus durant leur descente vers le sol.

Les conséquences financières de cette évolution inquiètent particulièrement les experts. Des tempêtes moins fréquentes mais plus destructrices généreront des pertes économiques concentrées et considérables. Les zones densément peuplées touchées par ces phénomènes exceptionnels subiront des dommages d’une ampleur inédite. Les chiffres actuels illustrent déjà cette tendance. Aux États Unis, les orages de grêle causent davantage de dégâts que les tornades et les vents violents combinés. Cette réalité économique s’intensifie depuis une décennie, créant des défis majeurs pour les compagnies d’assurance.

L’augmentation de la taille des grêlons pose aussi des défis techniques considérables aux matériaux de construction actuels qui ne sont pas prévus pour recevoir de tels blocs de glace. Les tuiles de mon domicile en savent quelque chose ! La plupart des toitures, véhicules et installations ne résistent pas aux impacts de projectiles de glace dépassant quatre centimètres de diamètre.

Cette vulnérabilité structurelle nécessite une réflexion approfondie sur l’adaptation des normes de construction et des matériaux utilisés. Les industriels devront développer des solutions plus résistantes, tandis que les assureurs repenseront leurs modèles de risque. L’enjeu dépasse la simple prévention : il s’agit de repenser entièrement notre rapport aux phénomènes météorologiques extrêmes.

Source : Futura Sciences.

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An article recently published on the Futura Sciences website caught my attention because I felt particularly concerned. On the evening of June 19, 2022, a violent hailstorm, with hailstones the size of tennis balls, seriously damaged the roof of my house. The event followed a path about a kilometer wide. Houses outside this path were spared. Conversely, in recent days, I barely felt the winds of Storm Benjamin, while trees were brought down a few kilometers from my home. Most climatologists agree that such extreme events will become even more violent, even if their frequency will not necessarily increase.
Hailstorms represent a costly meteorological risk for insurance companies. It comes on top of floods, such as those that have profoundly affected northern France. One may wonder what will happen when global warming amplifies these phenomena. A recent scientific study published in August 2024 in Nature Climate and Atmospheric Science reveals this disturbing paradox: fewer storms, but increased financial impacts. Researchers used cutting-edge weather models to analyze the evolution of these phenomena in the context of global warming. They concluded that while hailstorms will become less frequent, the largest storms will increase in intensity and economic cost.
Global warming is profoundly changing the atmospheric dynamics of hailstorms. According to the study, a critical threshold exists around four centimeters in diameter. Below this size, hailstones melt more easily in the warmer ambient air. On the other hand, the warmer and more humid atmosphere will create favorable conditions for the formation of exceptionally large hailstones. These masses of ice will remain suspended longer in updrafts, allowing them to grow considerably. Once hailstones reach the critical diameter of four centimeters, their falling speed becomes so great that they no longer melt during their descent to the ground.
The financial consequences of this development are of particular concern to experts. Less frequent but more destructive storms will generate concentrated and considerable economic losses. Densely populated areas affected by these exceptional events will suffer damage on an unprecedented scale. Current figures already illustrate this trend. In the United States, hailstorms cause more damage than tornadoes and strong winds combined. This economic reality has been intensifying for a decade, creating major challenges for insurance companies.
The increase in hailstone size also poses considerable technical challenges for current building materials that are not designed to withstand such large chunks of ice. The tiles on my house are no exception! Most roofs, vehicles, and installations cannot withstand the impacts of ice projectiles exceeding four centimeters in diameter. This structural vulnerability requires in-depth consideration of adapting construction standards and the materials used. Manufacturers will need to develop more resilient solutions, while insurers will rethink their risk models. The challenge goes beyond simple prevention: it involves completely rethinking our relationship with extreme weather events.
Source: Futura Sciences.

Octobre 2025 à la troisième place // October 2025 in third place

Copernicus informe le public qu’octobre 2025 a été le troisième mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, avec une température moyenne de l’air de 15,14 °C, soit 0,70 °C de plus que la moyenne des mois d’octobre de la période 1991-2020.
Octobre 2025 a été inférieur de 0,16 °C à octobre 2023, le mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré, et de 0,11 °C inférieur à octobre 2024.
Octobre 2025 a été 1,55 °C au-dessus de la moyenne de la période 1850-1900, utilisée pour définir le niveau préindustriel. Il s’agit du premier mois au-dessus de 1,50 °C depuis avril 2025.
Copernicus ajoute que 2025 devrait très probablement se classer au deuxième ou troisième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées, possiblement à égalité avec 2023, actuellement la deuxième année la plus chaude, et derrière 2024, l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Historique des anomalies globales de température de l’air pour le mois d’octobre (Source : ERA5 / Copernicus)

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Copernicus informs the public that October 2025 was the third-warmest October globally, with an average surface air temperature of 15.14°C, 0.70°C above the 1991-2020 average for October.

October 2025 was 0.16°C cooler than the warmest October on record, in 2023, and 0.11°C cooler than October 2024.

October 2025 was 1.55°C above the estimated 1850-1900 average used to define the pre-industrial level, the first month above 1.50°C since April 2025.

Copernicus adds that 2025 is virtually certain to finish as the second- or third-warmest year on record, possibly tied with 2023, the current second-warmest year, and behind 2024, the warmest year on record.

Nouvelle alerte glaciaire en Antarctique // New glacial alert in Antarctica

Sur la Péninsule Antarctique, le glacier Hektoria a reculé de près de 50 % en seulement deux mois C’est le recul le plus rapide jamais enregistré dans l’histoire moderne, selon une nouvelle étude publiée en novembre 2025 dans la revue Nature Geoscience. Une telle fonte pourrait avoir des conséquences majeures sur l’élévation du niveau de la mer.

Crédit photo : Naomi Ochwat

Les glaciers ancrés sur le plancher océanique, comme le Hektoria, ne reculent généralement que de quelques centaines de mètres par an. Or, entre novembre et décembre 2022, ce dernier a reculé de 8 kilomètres.

Recul du glacier Hektoria (Source : Adrian Luckman)

Il est crucial de comprendre les causes de ce phénomène. Les auteurs de l’étude avertissent que si des glaciers plus imposants que l’Hektoria reculent à un rythme similaire, cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur l’élévation du niveau de la mer. On sait que l’Antarctique contient suffisamment de glace pour faire monter le niveau de la mer d’une soixantaine de mètres.
Les chercheurs ont identifié plusieurs facteurs ayant conduit au recul rapide de l’Hektoria. En 2011, la banquise a rempli la baie où il se trouve, ce qui a stabilisé les glaciers environnants. Ils ont pu avancer dans la baie et de former de solides plates-formes glaciaires. En 2022, ces plates-formes se sont désintégrées dans la baie, ce qui a déstabilisé les glaciers, et provoqué leur recul.
L’Hektoria s’est désintégré beaucoup plus rapidement que ses voisins en raison de la nature du substrat sur lequel il repose. L’Hektoria repose sur une plaine où la glace glisse sur les sédiments du plancher océanique. De telles plaines peuvent entraîner un recul rapide des glaciers car, à mesure qu’il s’amincissent, la glace commence à remonter vers la surface et l’eau s’infiltre dans les crevasses, exerçant une pression qui provoque le vêlage du glacier, avec le détachement de larges plaques. Lorsqu’un iceberg se détache, il expose le glacier situé derrière lui à de nouvelles pressions, et un nouveau vêlage se produit.

Ce type de fonte sur un relief littoral plat s’est déjà produit. Des modèles montrent qu’entre 15 000 et 19 000 ans avant notre ère, lors d’une période de réchauffement qui a mis fin à la dernière glaciation, les glaciers reposant sur les plaines littorales ont reculé de plusieurs centaines de mètres par jour. Cependant, jusqu’à présent, personne n’avait observé ce processus en direct, et encore moins à ce rythme.
Les auteurs de l’étude expliquent que le recul de l’Hektoria a été fortement influencé par le réchauffement climatique. La fonte de la banquise autour de l’Hektoria, probablement due au réchauffement des océans, a permis aux vagues de la fragmenter, exposant ainsi le glacier aux forces océaniques. Avec l’accélération du réchauffement climatique, nous devrions observer une réduction accrue de la banquise dans cette région. D’autres glaciers pourraient alors perdre les plateformes de glace qui les retiennent.
L’Hektoria est un glacier relativement petit à l’échelle de l’Antarctique, et sa disparition partielle n’aura qu’un impact limité sur le niveau de la mer. Cependant, des glaciers antarctiques bien plus imposants, comme le Thwaites ou le Pine Island, pourraient subir le même processus car l’évolution des calottes glaciaires terrestres est intimement liée au réchauffement climatique.

La prochaine étape consiste à mieux identifier les zones de l’Antarctique vulnérables à ce phénomène. Ces recherches font craindre que la fonte des glaces en Antarctique, qui contribue à l’élévation du niveau de la mer, « s’accélère plus rapidement que prévu. Cela confirme que l’humanité a encore beaucoup à apprendre sur ce vaste continent isolé.»
Source : CNN, BBC.

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On the Antarctic Peninsula, the Hektoria Glacier has shrunk by nearly 50% in just two months, the fastest retreat recorded in modern history, according to a new study published in Novemver 2025 in the journal Nature Geoscience.. Such melting could have big implications for global sea level rise.

Grounded glaciers like Hektoria, which rest on the seabed and don’t float, generally retreat no more than a few hundred meters a year. But between November and December 2022, Hektoria retreated by 8 kilometers.

Understanding more about why this happened is vital. The authors of the study warn that if larger glaciers retreat at similar rates, it could have “catastrophic implications for sea level rise.” Antarctica holds enough ice to raise global sea level by around 60 meters.

The researchers have identified several steps that led to Hektoria’s rapid retreat. In 2011, the bay filled with fast ice, stabilizing the glaciers around it, allowing them to advance into the bay and form thick, floating ice tongues. In 2022, this fast ice broke out of the bay, destabilizing the glaciers, causing them to lose their ice tongues and retreat.

The reason Hektoria fell apart much faster than its neighboring glaciers is due to what lies beneath it. Hektoria rests on an ice plain, where sliding ice glides over flat sediment on the seabed. Ice plains can prompt fast retreat because as the glacier thins, the ice starts to rise up and water pushes underneath into its crevasses, exerting pressure and causing large slabs to break off. As one iceberg calves, it exposes the glacier behind it to the same pressures and calving happens again.

This kind of ice plain melting has happened before. Models show that between about 15,000 and 19,000 years ago, during a period of warming that ended the last Ice Age, glaciers with ice plains retreated hundreds of meters a day. However, until now, nobody had seen the process play out live before, and not at this rate.

The study authors explain that Hektoria’s retreat was heavily influenced by global warming. The loss of sea ice in the ocean next to Hektoria, believed to have been driven by ocean warmth, allowed wave swells to reach the fast ice and break it up, leaving the glacier exposed to ocean forces. As climate change accelerates, we are likely to see more reductions of sea ice in this region. This could result in other glaciers losing the ice shelves that currently buttresses them.

Hektoria is a relatively small glacier by Antarctic standards, and its partial demise won’t cost the planet much in terms of sea level rise. However, much larger Antarctic glaciers like Thwaites or Pine Island could conceivably go through the same process, as this whole evolution of the ice sheets on Earth evolves with global warming. The next stage is to better establish which areas in Antarctica are vulnerable to the same process. The research raises fears that ice loss from Antarctica, which contributes to sea-level rise, “could occur more rapidly than projected. It’s another sign humanity still has a lot to learn about this vast, isolated continent.”

Source : CNN, The BBC.