Records de chaleur en pagaille ! // Too many heat records !

Le dimanche 26 décembre 2021, la température à Kodiak (Alaska) a atteint 19,5°C, établissant un record en décembre pour un État qui est habitué à subir en permanence les effets du réchauffement climatique. Les 19,5°C signalés à l’aéroport se situent 11 degrés Celsius au-dessus du précédent record établi le 26 décembre 1984.
Selon la NOAA, l’Alaska se réchauffe plus rapidement que tout autre État américain et deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale depuis le milieu du 20ème siècle. Depuis 2014, il y a eu 5 à 30 fois plus de records de températures élevées que de records de températures basses. Une étude effectuée en 2019 a révélé que les derniers records de températures élevées dépassaient les records de températures basses dans un rapport de 2 contre 1. Cette constatation a été corroborée par l’Environmental Protection Agency (EPA). Selon l’Agence, « si le climat était complètement stable, on s’attendrait à voir un équilibre entre les records de hautes et de basses températures. Depuis les années 1970, les records de températures maximales sont devenus plus fréquents que les records de basses températures à travers les États-Unis. La décennie de 2000 à 2009 a connu deux fois plus de records de températures maximales que de températures minimales. »
D’autres études ont confirmé que ce rapport ne cessera d’augmenter dans les années à venir tant que notre société continuera d’envoyer des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
En plus du dôme de chaleur de décembre, l’Alaska a connu un autre grand changement au cours de cette période de l’année avec l’arrivée de de fortes pluies. Des précipitations record de près de 75 cm se sont déversées sur le secteur du glacier Portage à la fin octobre 2021. Fairbanks a connu son jour de décembre le plus arrosé de l’histoire le 26 décembre avec 4,8 cm de pluie.
On n’a pratiquement jamais vu de pluie en Alaska à cette période de l’année. L’État n’est pourtant pas le seul endroit où le réchauffement climatique provoque des changements. En août 2021, des pluies ont été observée sur le point culminant du Groenland pour la première fois depuis le début des archives météorologiques en 1950. Au total, 7 milliards de tonnes d’eau de pluie sont tombées sur le Groenland au cours de trois jours d’août exceptionnellement chauds, ce qui a contribué à accélérer la fonte de la calotte glaciaire. Les scientifiques estiment qu’à cause de la pluie, le Groenland a perdu 7 fois plus de glace que le reste du temps à cette époque de l’année.
Alors que de nombreux records de températures élevées ont été battus en 2021 aux États-Unis et dans le monde, y compris le Noël le plus chaud jamais enregistré aux États-Unis, l’Alaska a établi des records de température sur une journée à Fairbanks et à Anchorage. Ces records font suite à un été exceptionnellement chaud en 2019.
Sources : NOAA, Yahoo News

Dans le même temps, Météo France indique que les températures sont anormalement élevées en France pour une fin de mois de décembre et le thermomètre va atteindre les records pour la saison.

D’ici la fin de l’année, les températures vers 1500m d’altitude vont atteindre les 10°C dans le nord de la France et dépasser les 15°C au sud ! De telles températures de la masse d’air sont remarquables pour une fin décembre, correspondant à des niveaux de 8 à 12°C au dessus de ce que l’on devrait observer à cette époque de l’année ! De plus, cette impressionnante anomalie s’étale sur presque une semaine entière. Le pic sera souvent de 15 à 16°C sur la moitié nord, 17 à 20°C dans le sud mais souvent 22 ou 23°C au pied des Pyrénées. Dans certaines localités du Béarn et du Pays Basque, le seuil de chaleur (25°C) pourrait être localement atteint !

Sale coup pour la neige en montagne, avec un risque d’avalanche accru. En entendant la réaction des gens, je ne suis pas certains qu’ils aient compris à quel point la situation climatique est catastrophique.

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On Sunday December 26th, 2021, the temperature in Kodiak, Alaska, hit 19.5°C, setting a December record-high for a state that has become used to them with the never-stopping global warming. The 19.5°C reported at the airport was 11 degrees Celsius higher than the previous high temperature record set on December 26th, 1984.

According to NOAA, Alaska is warming faster than any other U.S. state and twice as quickly as the global average since the middle of the 20th century. Since 2014, there have been 5 to 30 times more record-high temperatures set than record lows. A 2019 analysis found that new global high temperature records were outpacing new low records by a ratio of 2 to 1. That finding was corroborated by the Environmental Protection Agency (EPA). According to the Agency, “if the climate were completely stable, one might expect to see highs and lows each accounting for about 50 percent of the records set. Since the 1970s, however, record-setting daily high temperatures have become more common than record lows across the United States. The decade from 2000 to 2009 had twice as many record highs as record lows.”

Other studies have confirmed that, as global temperatures continue to rise, the ratio will continue to grow in the coming years as humans continue to pump greenhouse gases into the atmosphere.

Along with December’s heat dome, Alaska has seen another big change during an atypical time of year: heavy rains. Record-breaking downpours of nearly 75 cm were unleashed on the Portage Glacier in late October. Fairbanks saw its wettest December day in recorded history on December 26th, with 4.8 cm of rain.

Rain in Alaska at this time of year is almost unheard of, but the state isn’t the only place where global warming is causing changes. In August, rain fell on Greenland’s tallest mountain for the first time since records began being kept there in 1950. In total, 7 billion tonnes of rain fell on Greenland over the course of three unusually warm August days, which helped speed the melting of its ice sheet. Scientists estimate that because of the rain, Greenland lost 7 times the ice it normally would at that time of year.

While numerous high temperature records fell in 2021 across the United States and the globe, including the record for the hottest Christmas in the U.S. on record, Alaska set one-day temperature records in Fairbanks and Anchorage. Those records follow an exceptionally warm summer in 2019.

Sources: NOAA, Yahoo News.

At the same time, Météo France indicates that temperatures are abnormally high in France for the end of December and they will reach records for the season.
By the end of the year, temperatures around 1500m above sea level will reach 10 ° C in the north of France and exceed 15 ° C in the south! Such temperatures are remarkable for the end of December, corresponding to levels of 8 to 12 ° C above what we should observe at this time of the year! In addition, this impressive anomaly spans almost an entire week. The peak will often be 15 to 16 ° C in the northern half, 17 to 20 ° C in the south but often 22 or 23 ° C at the foot of the Pyrenees. In certain municipalities of Béarn and the Basque Country, the heat threshold (25 ° C) could be locally reached!
This is bad news for the snow in the mountains, with an increased risk of avalanche. Hearing the reaction of people, I am not sure they understandd how disastrous the climate situation is.

La fonte des glaciers himalayens // The melting of Himalayan glaciers

Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs britanniques et parue dans la revue Scientific Reports confirme que les glaciers de l’Himalaya fondent à un rythme « exceptionnel » en raison du réchauffement climatique. Le phénomène menace l’approvisionnement en eau de millions de personnes en Asie. L’étude révèle également que les glaciers himalayens reculent beaucoup plus rapidement que leurs homologues dans d’autres parties du monde.
Elle montre clairement que la glace de l’Himalaya disparaît à un rythme au moins 10 fois supérieur à la tendance au cours des siècles passés. Cette accélération de la fonte est apparue au cours des dernières décennies et coïncide avec le changement climatique d’origine anthropique.
Les chercheurs ont calculé que les glaciers himalayens ont perdu environ 40 % de leur superficie au cours des derniers siècles. Un rapport publié en 2019 explique que cette situation est d’autant plus inquiétante que ces glaciers sont une source d’eau essentielle pour environ 250 millions de personnes dans les montagnes et 1,65 milliard d’habitants dans les vallées fluviales en aval, dont celles du Gange, de l’Indus et du Brahmapoutre.
La chaîne himalayenne héberge la troisième plus grande quantité de glace dans le monde, après l’Antarctique et l’Arctique. La région est souvent considérée comme le «Troisième pôle» de la planète en raison de son énorme réserve de glace.
Bien que les montagnes existent depuis des dizaines de millions d’années, leurs glaciers sont extrêmement sensibles au changement climatique. Depuis les années 1970, lorsque le réchauffement climatique a été observé pour la première fois, ces énormes masses de glace se sont progressivement amincies et ont reculé.
La dernière étude rappelle que nous devons agir de toute urgence pour atténuer l’impact du changement climatique d’origine humaine sur les glaciers. Les habitants de la région constatent déjà des changements qui dépassent tout ce qui a été observé depuis des siècles. Ils s’accélèrent et auront un impact significatif sur des pays et des régions entières.
Source : Yahoo News, USA Today.

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A new study by British researchers, which appeared in the journal Scientific Reports, confirms that glaciers in the Himalayas are melting at an « exceptional » rate because of global warming, threatening the water supply of millions of people in Asia. The study reveals that Himalayan glaciers are shrinking far more rapidly than glaciers in other parts of the world.

The study clearly show that ice is now being lost from Himalayan glaciers at a rate that is at least 10 times higher than the average rate over past centuries. This acceleration in the rate of loss has only emerged within the last few decades and coincides with human-induced climate change.

Researchers have calculated that Himalayan glaciers have lost roughly 40% of their area in the past several hundred years. This is all the more worrying as the glaciers are a critical source of water for about 250 million people in the mountains and an additional 1.65 billion who live in the river valleys below, according to a report in 2019. These rivers include the Ganges, Indus and Brahmaputra.

The Himalayan mountain range is home to the world’s third-largest amount of glacier ice, after Antarctica and the Arctic. The region is often referred to as the world’s “Third Pole” for its huge store of ice.

Though the mountains are tens of millions of years old, their glaciers are extremely sensitive to the changing climate. Since the 1970s, when global warming first set in, these huge masses of ice have steadily thinned and retreated.

The last study is a reminder that we must act urgently to reduce and mitigate the impact of human-made climate change on the glaciers. People in the region are already seeing changes that are beyond anything witnessed for centuries. Those changes are accelerating and they will have a significant impact on entire nations and regions.

Source: Yahoo News, USA Today.

Source: NASA

Glacier Thwaites (Antarctique) : on vous aura prévenus ! // You’ll have been warned !

J’ai alerté à plusieurs reprises (par exemple le 17 juillet 2020), sur les risques que la fonte du glacier Thwaites en Antarctique ferait peser sur les communautés côtières dans le monde entier. Surnommé « Glacier de l’Apocalypse », il se pourrait qu’il ait déjà dépassé le point de non retour et ait entamé une fonte irréversible et incontrôlable,
Le Thwaites est un immense glacier de l’Antarctique occidental qui termine sa course dans la baie de Pine Island. Il présente à peu près de la taille de la Floride et son eau de fonte contribue déjà à environ 4 % de l’élévation du niveau des mers dans le monde. Il déverse 50 milliards de tonnes de glace dans l’océan chaque année. La plate-forme glaciaire orientale du Thwaites joue un rôle de rempart et empêche un écoulement plus rapide de l’eau de fonte. Pour le moment, la plate-forme est maintenue en place par un ancrage sur une montagne sous-marine. Cette partie de la banquise était auparavant considérée comme stable jusqu’à ce que les scientifiques effectuent de nouvelles mesures au cours des deux dernières années.
Les chercheurs ont détecté de nouvelles fractures dans la plate-forme glaciaire qui est essentielle au maintien du glacier Thwaites et ils craignent qu’elle se brise au cours des cinq prochaines années. La destruction de cette plate-forme pourrait accélérer le mouvement de la glace vers la mer, ce qui provoquerait inévitablement une élévation du niveau de la mer de plusieurs dizaines de centimètres et mettrait en danger les communautés côtières de la planète.
Comme je l’ai écrit précédemment, le réchauffement des eaux antarctiques fait fondre la glace par en dessous, ce qui signifie que la plate-forme glaciaire du Thwaites perd progressivement son ancrage sur la montagne sous-marine. L’imagerie satellitaire a révélé des fractures qui confirment le risque de rupture de la plate-forme.
Sources : Yahoo News, BBC.

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I have alerted several times (for istance on July 17th, 2020), to the risks that the melting of the Thwaites Glacier in Antarctica would pose to coastal communities around the world. Dubbed « Doomsday glacier, it may have already gone beyond a tipping point and started a virtually unstoppable, uncontrollable melt,

Thwaites is a huge glacier of West Antarctica flowing into the Pine Island Bay. Roughly the size of Florida, the Thwaites Glacier’s meltwater already contributes to about 4% of global sea level rise. Already it is dumping 50 billion tonnes of ice into the ocean each year. The Thwaites Eastern Ice Shelf acts as a brace preventing faster flow of meltwater from the glacier, and the shelf is held in place by an underwater mountain. This part of the ice shelf was previously thought to be stable until scientists took new measurements during a field campaign over the past two years.

Scientists have detected new cracks in the key ice shelf that buttresses the Thwaites Glacier and they fear that the ice shelf might break apart within the next five years. The destruction of the ice shelf could accelerate the movement of inland ice into the sea, eventually causing sea levels to rise by several tens of centimeters and endangering coastal communities worldwide.

As I put it before, warming ocean water is melting the ice from below, meaning the shelf is gradually losing its grip on the underwater mountain and satellite imagery has revealed fractures in the shelf.

Sources : Yahoo News, The BBC.

Source : Wikipedia

Processus de fonte des glaciers en Antarctique

(Source: British Antarctic Survey)

Réchauffement climatique : la crise de l’eau en Californie // Global warming : the water crisis in California

En 2021, la Californie a dû faire face à l’une des années les plus sèches de son histoire et les perspectives ne sont pas bonnes. L’État se prépare à une troisième année consécutive de sécheresse. Cela pousse les autorités à restreindre l’utilisation de l’eau et à la ramener à des niveaux jamais vus à cette époque de l’année. La plupart des réservoirs d’eau de Californie sont bien en dessous de la moyenne, et plusieurs sont à moins d’un tiers de leur capacité. Les prévisions en matière de pluie et de neige cet hiver, moment où la plupart des précipitations annuelles de l’État arrivent, ne sont pas optimistes.
Les prévisions météorologiques sont pessimistes pour la Sierra Nevada, la longue chaîne de montagnes qui traverse la partie orientale de l’État et qui retient la majeure partie de la neige. Les villes et les fermes californiennes dépendent de la fonte du manteau neigeux de la Sierra Nevada pour avoir de l’eau.
La Californie enregistre en moyenne environ 60 centimètres de précipitations par an, ce qui confère à l’État dans son ensemble un climat semi-aride. La majorité des pluies et de la neige californiennes tombent sur les montagnes, principalement en hiver et au printemps. L’agriculture et les villes côtières ont besoin de cette eau pour traverser les étés secs. Pour envoyer de l’eau dans le sud sec de la Californie et lutter contre les inondations dans le nord, les autorités ont mis en place au cours du siècle dernier un système de réservoirs, de tunnels et de canaux qui acheminent l’eau des montagnes. Le plus grand de ces projets, le State Water Project, fournit de l’eau du nord de la Sierra à la moitié sud de la Californie.
Pour suivre le cheminement de l’eau, les Américains évaluent le volume en acres-pieds. L’acre-pied est une unité que nous ne connaissons pas en Europe. Il équivaut approximativement à une piscine de huit couloirs de natation mesurant 25 m de long, 16 m de large et 3 m de profondeur.
La Californie a une superficie de 423 970 km², donc à raison de 60 cm par an, les précipitations annuelles sont en moyenne d’environ 200 millions d’acres-pieds ou 246 000 kilomètres cubes.
La Sierra Nevada pourrait connaître des hivers avec peu ou pas de neige pendant plusieurs années d’ici la fin des années 2040 si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas.
Sur les 246 000 kilomètres cubes mentionnés plus haut, une moyenne d’environ 98 millions de kilomètres cubes seulement se dirige vers l’aval. Une grande partie de l’eau retourne dans l’atmosphère par l’évapotranspiration des plantes et des arbres des forêts de la Sierra Nevada ou de la côte nord. Sur les 98 millions de kilomètres cubes qui réussissent à s’écouler, environ la moitié reste dans l’environnement aquatique, comme les rivières qui se jettent dans l’océan. Cela laisse environ 50 millions de kilomètres cubes pour une utilisation en aval. Environ 80 % de cette eau va à l’agriculture et 20 % à l’utilisation domestique.
En 2020, les précipitations en Californie étaient inférieures des deux tiers à la moyenne, et le State Water Project n’a pu délivrer que 5 % des quantités contractuelles. Les autres principaux systèmes d’approvisionnement qui acheminent l’eau à travers la Californie ont également considérablement réduit leurs apports.
L’année de l’eau 2021, qui s’est terminée en septembre, a été l’une des trois plus sèches sur la Sierra Nevada. Les précipitations ont été d’environ 44 % de la moyenne. Avec des précipitations peu abondantes à partir de décembre 2021 et la Californie en grande sécheresse, le State Water Project a réduit ses attributions d’eau préliminaires à 0% pour 2022 à destination des agences de l’eau avec de petites quantités tout de même prévues pour les besoins de santé et de sécurité.
Bien que les conditions puissent s’améliorer si davantage de fortes précipitations surviennent au cours des trois prochains mois, les prévisions officielles de la NOAA indiquent qu’il faut plutôt tabler sur des précipitations inférieures à la normale.
Le stockage de l’eau est au cœur de la sécurité de l’eau en Californie. Les zones habitées et le secteur agricole peuvent pomper davantage d’eau dans le sous-sol lorsque les approvisionnements sont faibles, mais l’État pompe plus d’eau qu’il n’en reconstitue les années humides. Certaines parties de la Californie dépendent de l’eau du fleuve Colorado où les barrages sont censés assurer plusieurs années de stockage, mais il manque l’eau de fonte pour les remplir. L’opposition du public n’a pas permis la construction de nouveaux barrages, de sorte qu’une meilleure utilisation des eaux souterraines pour le stockage saisonnier et pluriannuel est devenue cruciale.
La loi californienne en matière de gestion durable des eaux souterraines exige des agences locales qu’elles élaborent des plans de durabilité. Si rien n’est fait, en particulier l’utilisation de nouvelles techniques de dessalement, les zones urbaines peuvent s’attendre à ce que les réductions de 25 % de la consommation d’eau mises en place pendant la sécheresse de 2012-15 soient plus fréquentes et probablement encore plus drastiques.

Source : The Conversation.

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In 2021, California had to face a terribly dry year and the outlook is not good. The State is preparing for a third straight year of drought, and officials are tightening limits on water use to levels never seen so early in the water year. Most of the State’s water reservoirs are well below average, with several at less than a third of their capacity. The outlook for rain and snow this winter, when most of the state’s yearly precipitation arrives, is not promising.

The weather forecast is pessimisctic for the Sierra Nevada, the long mountain chain that runs through the eastern part of the state and which holds most of the snow. California’s cities and farms rely on runoff from the Sierra Nevada’ snowpack for water..

Statewide, California averages about 30 centimeters of precipitation a year, giving the state as a whole a semiarid climate. The majority of California’s rain and snow falls in the mountains, primarily in winter and spring. But agriculture and coastal cities need that water to get through the dry summers. To send water to dry Southern California and help with flood control in the north, California over the past century developed a system of reservoirs, tunnels and canals that brings water from the mountains. The largest of those projects, the State Water Project, delivers water from the northern Sierra to the southern half of the state.

To track where the water goes, it’s useful to look at the volume in acre-feet. The acre-foot is a unit we do not know in Europe. It equals approximately an eight-lane swimming-pool 25 m long, 16 m wide and 3 m deep.

California is 423 970 km² in area, so at 60 cm a year, its annual precipitation averages about 200 million acre-feet or 246 000 cubic kilometers.

The Sierra Nevada could see low- to no-snow winters for years by the late 2040s if greenhouse-gas emissions don’t decline.

Of those 246 000 cubic kilometers, an average of only about 98 million cubic kilometers heads downstream. Much of the water returns to the atmosphere through evapotranspiration by plants and trees in the Sierra Nevada or North Coast forests. Of the 98 million cubic kilometers that does run off, about half remains in the aquatic environment, such as rivers flowing to the ocean. That leaves about 50 million cubic kilometers for downstream use. About 80% of that goes for agriculture and 20% for urban uses.

In 2020, California’s precipitation was less than two-thirds of average, and the State Water Project delivered only 5% of the contracted amounts. The State’s other main aqueduct systems that move water around California also severely reduced their supplies.

The 2021 water year, which ended on September. 30th, 2021 was one of the three driest on record for the Sierra Nevada. Precipitation was about 44% of average. With limited precipitation as of December 2021 and the State in extreme drought, the State Water Project cut its preliminary allocations for water agencies to 0% for 2022, with small amounts still flowing for health and safety needs.

While conditions could improve if more storms come in the next three months, the official NOAA outtlook points to below-normal precipitation being more likely than above normal.

Water storage is central to California’s water security. Communities and farms can pump more groundwater when supplies are low, but the state has been pumping out more water than is replenished in wet years. Parts of the state rely on water from the Colorado River, whose dams provide for several years of water storage, but the basin lacks the runoff to fill the dams. Public opposition has made it difficult to build new dams, so better use of groundwater for both seasonal and multiyear storage is crucial.

The state’s Sustainable Groundwater Management Act requires local agencies to develop sustainability plans. If nothing is done, including tactics such as applying desalination technology to make saltwater usable, urban areas can expect the 25% cuts in water use put in place during the 2012-15 drought to be more common and potentially even deeper.

Source: The Conversation.

La plupart des lacs de barrage ont un niveau très bas, comme ici le Lac Powell (Photo: C. Grandpey)