Réchauffement climatique : Quelques chiffres intéressants // Climate change : A few interesting figures

drapeau-francaisAlors que la température globale de la planète continue d’augmenter et de battre des records, la glace de mer dans l’Arctique et l’Antarctique a atteint des niveaux record pour cette période de l’année. Comme je l’ai indiqué précédemment, certains jours de novembre, la température de l’Arctique se situait à 20 degrés Celsius au-dessus de la moyenne pour cette période de l’année.
A côté de cela, les mesures fournies par le satellite du National Snow and Ice Data Center (NSIDC) montrent que le 4 décembre, la surface couverte par la glace de mer aux pôles était de 3 834 millions de kilomètres carrés inférieure à la moyenne de 1981-2010. Cela représente environ la taille de l’Inde, ou bien deux fois la superficie de l’Alaska.
Les dernières mesures vont donc à l’encontre de l’opinion exprimée par certains climato-sceptiques qui affirmaient que l’expansion de la glace de mer antarctique contredisait les preuves du changement climatique.
Au cours de la COP 21 de Paris en 2015, près de 200 gouvernements ont décidé de réduire leurs émissions de carbone afin de maintenir l’augmentation de la température mondiale au maximum à 2 degrés Celsius au-dessus de la température moyenne avant la révolution industrielle. Il n’est pas certain que les États-Unis se conforment à cet accord car le président Donald Trump a déclaré qu’il ne le respecterait pas. M. Trump a toutefois fait quelque peu machine arrière en novembre lorsqu’il a indiqué au New York Times qu’il ferait preuve «d’ouverture d’esprit» en matière de changement climatique.
M. Trump et Ivanka Trump se sont réunis avec Al Gore le 5 décembre à la Trump Tower pour aborder la question du changement climatique. Gore a qualifié son entretien de «très productif» et de «recherche sincère de terrains d’entente». [NDLR : On appréciera le langage diplomatique qui, une fois traduit, signifie que les discussions n’ont abouti à aucun accord]
Ces réunions se sont déroulées alors que la glace de mer en Antarctique couvre 11,2 millions de kilomètres carrés, sa plus faible surface pour un début décembre, et qui bat le record de 1982. De même, la glace de mer dans l’Arctique, bien qu’en expansion pour l’hiver, a atteint 10,25 millions de kilomètres carrés cette saison, battant ainsi le record de 2006.
Les scientifiques craignent que ces développements aient un effet domino. Avec la fonte de la glace de mer, les glaciers risquent d’accélérer leur vêlage dans les eaux environnantes, ce qui ne manquera pas d’avoir un effet sur l’élévation du niveau de la mer.
Source: CBS News.

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drapeau-anglaisAs global temperatures continue to rise and break records, sea ice in the Arctic and Antarctica are being measured at record lows for this time of year. As I put it before, temperatures in the Arctic, for instance, were 20 degrees Celsius above average on some days of November.

Beyond that, the National Snow and Ice Data Center (NSIDC) satellite measurements show that on December 4th, the extent of polar sea ice was 3 834 million square kilometres below the 1981-2010 average. That amounts to about the size of India, or for another point of reference, two Alaskas.

The latest measurements appear to reverse a trend of expanding Antarctic sea ice, which some skeptics cited to contradict evidence of climate change.

With last year’s Paris climate agreement, nearly 200 governments agreed to curb carbon emissions with the goal of keeping the world’s temperature increase to no more than 2 degrees Celsius above the global average temperature before the Industrial Revolution. It remains unclear whether the U.S. commitment to that deal will be honored by President-elect Donald Trump, who has previously stated he might want to pull out of the Paris agreement. Mr. Trump backtracked somewhat in November, telling the New York Times that he has an “open mind” when it comes to climate change.

Mr. Trump and Ivanka Trump held meetings with Al Gore Monday at Trump Tower to discuss the issue of climate change. Gore characterized his talk with the president-elect as “very productive” and “a sincere search for areas of common ground.”

Those meetings came as Antarctica’s sea ice measured 11.2 million square kilometres — its smallest for early December, effectively beating 1982’s record. Similarly, sea ice in the Arctic, though expanding for the winter, hit a record low of 10.25 million square kilometres this season, below 2006’s record.

Scientists worry that these developments could have a domino effect. As sea ice melts, glaciers could collapse more quickly into their surrounding waters, potentially increasing the rate of sea level rise rapidly.

Source: CBS News.

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Photo: C. Grandpey

Peu de glace de mer en Arctique…et en Antarctique ! // Little sea ice in the Arctic and in Antarctica !

drapeau-francaisAlors que les températures extrêmement élevées continuent à être enregistrées dans l’Arctique (voir ma dernière note sur cette région), la glace de mer, un indicateur clé de l’état général de l’Arctique, réagit à cette hausse du thermomètre. Les glaciologues n’en croient pas leurs yeux: selon les données du National Snow and Ice Data Center, le 19 novembre 2016 l’étendue de la glace de mer dans l’Arctique était inférieure de presque un million de kilomètres carrés à ce qu’elle était ce même jour en 2012, année du précédent record. Le phénomène se passe dans une période de l’année où la glace est censée envahir l’Océan Arctique. Au lieu de cela, la glace n’avance pas et elle avait même tendance à reculer ces derniers temps. La glace de mer est arrivée très tard à Barrow, sur la côte nord de l’Alaska, et la mer est loin d’être complètement recouverte (voir capture d’écran de la webcam ci-dessous).
Comme si les données de l’Arctique ne suffisaient pas, dans le même temps, la glace autour de l’Antarctique bat elle aussi des records de faiblesse. Son étendue le 19 novembre 2016 a également représenté un record pour cette période de l’année, en prenant en compte des relevés qui remontent à 1979.
Le recul de la glace de mer en Antarctique est particulièrement déconcertant ; en effet, il y a seulement quelques années, on se demandait pourquoi la glace antarctique atteignait des records d’étendue, et non des creux historiques comme dans l’Arctique, et pourquoi cela se produisait alors que les glaciers du continent antarctique perdaient une masse considérable.
Alors que les scientifiques tentent toujours de comprendre le système de glace de mer de l’Antarctique, une étude assez déconcertante, publiée au début de l’année 2016, liait l’expansion récente de la glace de mer dans la région au comportement de l’Océan Pacifique tropical. L’étude s’attardait sur un cycle du système climatique appelé Oscillation Décennale du Pacifique qui serait lié à une pause ou un ralentissement du réchauffement climatique au milieu des années 2000. Cependant, cette configuration du Pacifique tropical s’est modifiée depuis, ce qui peut expliquer la perte de glace de mer autour de l’Antarctique.
Les scientifiques ont du mal à comprendre ce qui se passe actuellement dans l’Arctique ou l’Antarctique. Il est possible que le niveau actuel de la glace de mer ait atteint son point le plus cas, peut-être dans le sillage du phénomène El Niño de 2015-2016, et que les conditions redeviennent normales quand l’effet El Niño s’estompera. .
Cependant, il est clair que notre planète subit des changements spectaculaires et que si rien n’est fait pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, il faudra s’attendre à de nouveaux changements en Arctique et Antarctique, avec le risque de rupture du bel équilibre qui existait jusqu’à présent sur notre planète.
Adapté de l’Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAs extraordinarily warm temperatures continue in the Arctic (see my previous post about the region), Arctic sea ice, a key indicator of the overall state of this system, seems to be responding in kind. Glaciologists say it is kind of unbelievable: According to data from the National Snow and Ice Data Center, on November 19th, the extent of Arctic sea ice was nearly one million square kilometres lower than it was on that date during the prior record low year of 2012.This is happening in a time of year when ice is supposed to be spreading across the polar ocean; yet instead, it is flat or even declining a little lately. Sea ice arrived very late in Barrow, on the northern shore of Alaska and, even so, the sea is far from completely frozen (see screenshot of the webcam below).

As if the Arctic data isn’t enough, at the very same time, ice around Antarctica is also pushing surprising new lows. Antarctic sea ice extent on November19th also represented a record low for this time of year, taking into account date that goes back to 1979.

The Antarctic sea ice decline is particularly bewildering because just a few years ago, the debate was instead over why floating Antarctic sea ice was pushing record highs, not record lows – and why this was happening even as the continent’s glaciers were losing considerable mass.

While scientists are still trying to understand all aspects of the Antarctic sea ice system, one intriguing study published earlier this year linked a recent sea ice expansion in the region to behaviour in the tropical Pacific Ocean. It focused specifically on a cycle in the climate system called the Interdecadal Pacific Oscillation or IPO, that was also connected to a global warming « pause » or slowdown in the mid-2000s. However, that tropical Pacific pattern has since shifted, which may be contributing to sea ice losses around the Antarctic.

We don’t know all the causes of what’s currently happening in either the Arctic or Antarctic. It’s certainly possible that the lows we’re seeing now are an extreme, perhaps tied to the aftermath of the powerful 2015-2016 El Nino, and conditions will soon push more back towards the range of what’s normal as that event continues to fade.

However, it is clear our planet is undergoing dramatic changes and that if nothing is done to curb the emissions of greenhouse gases we should expect more changes at the poles which are likely to break the balance that has existed up to now.

Adapted from Alaska Dispatch News.

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Hier vers midi, la webcam montrait très peu de glace de mer à Barrow (Alaska)

L’Arctique toujours plus chaud ! // An ever warmer Arctic !

drapeau-francaisLa nuit polaire a commencé dans l’Arctique. Le soleil ne monte plus guère au-dessus de l’horizon. C’est l’époque où la région est censée connaître le grand froid, avec la glace de mer qui s’étend et s’épaissit à la surface de l’Océan Arctique. Toutefois, l’automne 2016, année avec ses records mensuels pour la faible étendue de glace de mer, est complètement fou: L’Arctique connaît une période de chaleur, alors qu’au même moment une vaste poche d’air polaire froid s’est installée sur la Sibérie. Dans le même temps, l’un des indicateurs clés de l’état de l’Arctique – l’étendue de la glace de mer – est à un niveau extrêmement bas en ce moment. La glace gèle de nouveau, comme elle le fait toujours en cette période de l’année après avoir atteint son point le plus bas en septembre, mais elle ne se forme pas aussi rapidement que d’habitude. En fait, la superficie couverte par la glace est encore plus faible qu’au cours de la période record de 2012.
Les températures arctiques sont supérieures d’environ 20 degrés Celsius à la normale au-dessus du 80ème degré de latitude nord! C’est la deuxième année consécutive où les températures proches du pôle Nord atteignent des niveaux aussi élevés. Comme je l’ai écrit il y a quelques semaines, pendant les derniers jours de 2015, la température près du pôle avait atteint le point de fonte de la glace à cause d’une violente tempête qui avait fait remonter de l’air chaud vers le pôle.
Les scientifiques expliquent que la chaleur de l’Arctique est le résultat d’un double phénomène: d’une part, la très faible étendue de glace de mer pour cette période de l’année, et d’autre part une masse d’air chaud et humide en provenance des latitudes inférieures qui a été entraînée vers le nord par un jet stream très ondulé. Le jet stream, qui se déplace d’ouest en est à travers l’hémisphère nord dans les latitudes moyennes, ondule et s’allonge alors que l’Arctique se réchauffe plus vite que l’équateur.
Un air anormalement chaud a envahi l’Arctique depuis le mois d’octobre. À cette époque, la température moyenne était d’environ 2 degrés Celsius au-dessus du record établi en 1998. Depuis le mois de novembre, les températures ne cessent d’augmenter. Non seulement la température de l’air est exceptionnellement chaude, mais celle de l’eau est chaude elle aussi. Certaines zones de l’Océan Arctique connaissent des températures de 25 degrés Fahrenheit supérieures à la moyenne.
La météo dans l’Arctique peut changer rapidement. Il n’est pas impossible que la température baisse et que la glace se reforme. Malgré tout, la faiblesse record de glace de mer et la chaleur sans précédent enregistrée dans la région ne font que confirmer les tendances récentes et annoncent probablement des changements encore plus profonds dans les années à venir.

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drapeau-anglaisIt’s polar night now in the Arctic. The sun isn’t rising in much above the horizon. That is when the region is supposed to get super-cold, when the sea ice that covers the ocean is supposed to grow and thicken. But in autumn 2016, which has been a year with multiple records set for low levels of monthly sea ice, something is totally crazy: The Arctic is superhot, even as a vast area of cold polar air has been displaced over Siberia. At the same time, one of the key indicators of the state of the Arctic – the extent of sea ice – is at a record low right now. The ice is freezing up again, as it always does this time of year after reaching its September low, but it isn’t doing so as rapidly as usual. In fact, the ice’s area is even lower than it was during the record-low 2012.
Arctic temperatures are about 20 degrees Celsius higher than normal above 80 degrees North Latitude! This is the second year in a row that temperatures near the North Pole have risen to such warm levels. As I put it before, during 2015’s final days, the temperature near the Pole spiked to the melting point thanks to a massive storm that pumped warm air into the region.
Scientists explain that the Arctic warmth is the result of a combination of record-low sea-ice extent for this time of year, probably very thin ice, and plenty of warm and moist air from lower latitudes being driven northward by a very wavy jet stream. The jet stream, which travels from west to east across the Northern Hemisphere in the mid-latitudes, is becoming more wavy and elongated as the Arctic warms faster than the equator does.
Abnormally warm air has flooded the Arctic since October. By that time, the average temperature was about 2 degrees Celsius above the record set in 1998. Since November, temperatures have risen even higher. Not only are air temperatures unusually warm, but water temperatures are warm as well. There’s some areas in the Arctic ocean that are as much as 25 degrees Fahrenheit above average.
The weather in the Arctic can change swiftly. Temperatures could cool and the ice could rebound. But the record-low sea ice extent and unprecedented warmth in the region fit in well with recent trends and portend even more profound changes in the coming years.

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Carte montrant les différences de température le 17 novembre 2016. L’Arctique est anormalement chaud, tandis que le déplacement de l’air polaire apporte des températures plus froides que d’habitude en Sibérie.
(Source: Climate Change Institute at the University of Maine)

Notre responsabilité dans la fonte de l’Arctique // Human responsibility in the melting of the Arctic

drapeau-francaisTout le monde – sauf d’irréductibles Républicains aux Etats-Unis – reconnaît  que les gaz à effet de serre, surtout le dioxyde de carbone, sont responsables du réchauffement climatique et de la fonte de l’Arctique.
Une équipe de climatologues de l’Institut de météorologie Max Planck en Allemagne a calculé que pour chaque personne qui parcourt 1600 kilomètres en voiture ou effectue un vol aller-retour entre New York et Londres, 3 mètres carrés de glace de mer disparaissent de l’Arctique. L’étude a été publiée dans la revue Science, avec le détail des calculs complexes qui ont permis aux chercheurs d’estimer quelle surface de glace de mer arctique fond pour chaque tonne de dioxyde de carbone émise dans l’atmosphère.
Les résultats de cette étude montrent que des comportements individuels contribuent à créer une situation que beaucoup de gens ont du mal à comprendre. Par exemple, selon la Banque mondiale, l’Américain moyen émet plus de 16 tonnes de carbone chaque année. Cela équivaut à la fonte d’environ 48 mètres carrés de glace dans l’Arctique.
Les chercheurs affirment également que la relation linéaire entre les émissions de dioxyde de carbone et la perte de surface de glace pourrait être un bon indicateur du moment où l’Arctique sera totalement dépourvu de glace en septembre, le mois où l’on enregistre chaque année  la plus faible surface de glace de mer. Les scientifiques s’attendent à ce que cet événement se produise au cours des prochaines décennies, peut-être même dès 2030. L’étendue de glace de mer n’a jamais été aussi réduite fin octobre (voir ma note du 3 novembre 2016), et la température de l’air n’a jamais été aussi haute dans l’Arctique à cette époque de l’année. Toutes ces observations confirment sans le moindre doute que l’on se dirige vers une perte de glace dans l’Arctique sur le long terme.
Les chercheurs allemands pensent que c’est moins une question de calendrier et plus une question de quantité de CO2 émis. Au rythme actuel des émissions de dioxyde de carbone, l’Arctique pourrait être exempt de glace à la fin de l’été dès le milieu de ce siècle. En revanche, les résultats de l’étude soulignent également que toute mesure prise pour réduire les émissions de CO2 ralentira la perte de glace de mer pendant l’été arctique.
La disparition de la glace dans l’Arctique aura des effets à grande échelle. Certaines études ont déjà montré que cela pourrait affaiblir le jet stream et ainsi contribuer aux inondations, aux sécheresses et à d’autres phénomènes météorologiques extrêmes qui ont frappé les latitudes moyennes ces dernières années. De nombreux scientifiques pensent que la réduction rapide de la glace de mer arctique pourrait contribuer à des hivers plus longs en Amérique du Nord, ainsi qu’à des vagues de chaleur plus intenses.
Il ne fait aucun doute que la disparition de la glace de mer aura également un impact sévère sur l’Arctique proprement dit. Les ours polaires, les phoques et autres animaux sauvages devront s’adapter, s’ils le peuvent, à de nouveaux paysages. Les communautés autochtones devront changer leur mode de chasse et de pêche, et les villages deviendront plus vulnérables aux tempêtes et à l’érosion. L’exploration pétrolière et gazière deviendra plus facile dans un Arctique dépourvu de glace, et la navigation sera plus aisée. Comme je l’ai écrit précédemment, une croisière de luxe a déjà traversé l’Arctique cet été…
Source: The Washington Post.

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drapeau-anglaisEverybody – except some Republicans in the U.S. – admits that greenhouse gases, and especially carbon dioxide, are responsible for global warming and the melting of the Arctic.

A team of climate scientists at the Max Planck Institute for Meteorology in Germany has calculated that for every person who drives a car 1,600 kilometres or takes a round-trip flight from New York to London, 3 square metres of sea ice vanishes from the Arctic. The study has been published in the journal Science, with the detail of the complex set of calculations that allowed the researchers to estimate how much Arctic sea ice melts for every metric ton of carbon dioxide emitted into the atmosphere.

The result helps illustrate how individual actions shape what often can seem a faraway problem. The average American, for instance, emits more than 16 metric tons of carbon each year, according to the World Bank. That would amount to the melting of about 48 square metres of ice in the Arctic.

The researchers also argue that the linear relationship between carbon dioxide emissions and the amount of ice melting might serve as a good predictor of when the Arctic will be completely free of ice during September, the lowest month each year for Arctic sea ice, a development many scientists expect to happen over the next several decades, possibly even by 2030. Sea ice extent in the Arctic measured as low as it has ever has in late October (see my note of 3 November 2016), and air surface temperatures have shown record warmth. All these observations confirm there is an unmistakable, long-term trend toward less ice in the Arctic.

The German researchers suggest that it might be less a question of timing and more a question of how much CO2 the world emits. At the current rate of emissions, the Arctic could be free of ice during the late summer by the middle of this century. On the other hand, the results of the study also imply that any measure taken to mitigate CO2 emissions will directly slow down the ongoing loss of Arctic summer sea ice.

The loss of ice in the Arctic would have wide-range effects. Some studies have suggested that it could be weakening the jet stream and thus contributing to floods, droughts and other extreme weather events that have struck the mid-latitudes in recent years. Many scientists believe the accelerated loss of Arctic sea ice could be contributing to longer winters in North America, as well as more intense heat waves.

There is no doubt that the loss of sea ice also will profoundly alter the Arctic itself. Polar bears, seals and other wildlife will have to wrestle with the changing landscape. Native communities might have to change how and when they hunt and fish, and villages could become more vulnerable to storms and erosion. Oil and gas exploration would become easier in an ice-free Arctic, and shipping would become more feasible. As I put it previously, a luxury cruise already sailed through the Arctic this summer.

Source: The Washington Post.

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Photo: C. Grandpey