Etna (Sicile) : 60 millions de mètres cubes de lave émis en 4 mois ! // Mt Etna (Sicily) : 60 million cubic metres of lava emitted in 4 months !

Un article publié dans le journal La Sicilia nous apprend qu’en quatre mois, l’Etna a vomi 60 millions de mètres cubes de lave. C’est ce que l’on peut lire dans une étude de l’Institut National de Géophysique et de Volcanologie (INGV) couvrant la période entre décembre 2020 et mars 2021. L’étude, intitulée Magma Migration at Shallower Levels and Lava Fountains Sequence as Revealed by Borehole Dilatometers on Etna Volcano a été publiée dans la revue ‘Frontiers in Earth Sciences’.
Le très important volume de lave a essentiellement été émis par de puissantes fontaines. Si l’on observe le volume de matériaux volcaniques accumulé au fil du temps et celui émis au cours des quatre mois, on se rend compte que les fontaines de lave représentent pour le volcan un moyen très efficace d’émission de lave qui est susceptible de se substituer aux traditionnelles coulées de lave, souvent plus dangereuses sur ses flancs.
Selon les scientifiques de l’Institut, la détection de micro déformations de l’édifice volcanique a permis d’identifier des signaux précurseurs annonçant le déclenchement d’une séquence éruptive. On peut lire dans l’étude que « dans les volcans à conduits ouverts tels que l’Etna, un défi important est de détecter et d’interpréter les moindres variations d’énergie associées à des événements mineurs mais critiques tels que les fontaines de lave. Cet objectif peut être atteint grâce à des enregistrements extrêmement précis de déformations induites à l’intérieur de l’édifice volcanique. Ces déformations peuvent être également détectées à des distances de plusieurs kilomètres de la zone du cratère par des dilatomètres installés dans des forages de plusieurs centaines de mètres de profondeur. Au cours des quatre mois pris en compte, le réseau de dilatomètres INGV installé sur l’Etna a été en mesure d’enregistrer des variations précises. En particulier, des micro variations observées en relation avec les essaims sismiques survenus en décembre 2020 ont permis de mettre en évidence la migration du magma vers la surface juste avant le début de la séquence éruptive »

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An article published in the newspaper La Sicilia informs us that in four months, Mt Etna has vomited 60 million cubic meters of lava. This can be read in a study by the National Institute of Geophysics and Volcanology (INGV) covering the period between December 2020 and March 2021. The study, entitled Magma Migration at Shallower Levels and Lava Fountains Sequence as Revealed by Borehole Dilatometers on Etna Volcano has been published in the journal ‘Frontiers in Earth Sciences’.
The very large volume of lava was mainly emitted through powerful fountains. If we observe the volume of volcanic material accumulated over time and the one emitted during the four months, we realize that the lava fountains represent for the volcano a very efficient means of lava emission which may replace the traditional lava flows, often more dangerous on its flanks
According to scientists at the Institute, the detection of micro deformations of the volcanic edifice made it possible to identify precursor signals announcing the triggering of an eruptive sequence. One can read in the study that « in open duct volcanoes such as Mt Etna, an important challenge is to detect and interpret the slightest variations in energy associated with minor but critical events such as lava fountains. This objective can be achieved thanks to extremely precise recordings of deformations induced inside the volcanic edifice. These deformations can also be detected at distances of several kilometers from the crater area by dilatometers installed in boreholes several hundred meters deep. During the four months taken into account, the network of INGV dilatometers installed on Mt Etna was able to record precise variations. In particular, micro variations observed in relation to the seismic swarms that occurred in December 2020 made it possible to highlight the migration of magma towards the surface just before the start of the eruptive sequence « 

 

Fontaine de lave vue par la caméra thermique de l’INGV

Webcams volcaniques // Webcams on volcanoes

En 30 ans, l’approche visuelle du phénomène volcanique a été bouleversée par les nouvelles technologies. Dans les années 1990, les information sur l’activité volcanique étaient diffusées au compte-gouttes, au gré des bulletins fournis par la presse et par les voyageurs qui se rendaient sur le terrain. A l’époque, l’approche d’un volcan était beaucoup moins verrouillée qu’aujourd’hui et le principe de précaution était beaucoup moins présent. On pouvait déambuler librement sur la zone sommitale de l’Etna et bivouaquer dans des nids faits de blocs de basalte au sommet du Stromboli. Les images étaient réalisées sur pellicule et on déclenchait avec parcimonie. Cette époque est malheureusement révolue.

Aujourd’hui, tout a changé. Ceux qui vont sur les volcans mitraillent à tour de bras avec les inévitables smartphones et, dans le tas, certains clichés sont de bonne, voire très bonne qualité. En revanche, l’accès aux zones les plus chaudes est devenu beaucoup plus compliqué sur des volcans comme l’Etna ou le Stromboli. A La Palma un périmètres de 2 km a été mis en place autour de la zone éruptive. Certains font fi de ces interdictions d’accès, mais c’est à leurs risques et périls. C’est particulièrement vrai à Hawaii où les rangers ne badinent pas avec la loi.

Les webcams fournissent de superbes images des éruptions, parfois en haute définition comme on a pu le constater avec l’éruption islandaise et en ce moment avec l’éruption à La Palma. Ces caméras sont en général judicieusement placées, parfois dans les lieux difficiles d’accès. Il leur arrive de se faire détruire par une coulée de lave. De plus en plus souvent, ce ne sont pas des clichés ponctuels, à intervalle régulier, qui sont diffusés, mais des images en streaming qui permettent de suivre les événements en direct. Les fontaines de lave et les panaches de cendre de l’Etna apparaissent dans toute leur splendeur, parfois illuminés par les rayons du soleil.A La Palma en ce moment, on perçoit même les grondements des explosions.

Certaines captures d’écran réalisées à partir de ces images ont quasiment la qualité photo. De plus, avec Internet, les paramètres qui permettent de contrôler l’activité volcanique sont souvent en ligne et figurent parfois – comme à La Palma – au bas des images des webcams.

On peut donc, depuis son fauteuil visualiser la sismicité et le tremor des éruptions en Islande, sur l’Etna, à La Palma ou à Hawaii. Certes, il manque l’ambiance et surtout les odeurs qui envahissent un site éruptif, mais le cerveau de ceux qui ont fréquenté ces lieux peut facilement les imaginer….

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Over 30 years, the visual approach to volcanic phenomena has been deeply changed by new technologies. In the 1990s, information on volcanic activity was disseminated in small quantities, according to occasional reports provided by the press and by travellers who went to the field. At the time, the approach to a volcano was much easier than today and the precautionary principle was much less present. You could wander freely on the summit area of Mt Etna and leep in stone nests at the summit of Stromboli. The images were on films and the photos were taken sparingly. Those days are unfortunately over.
Today everything has changed. Those who visit volcanoes take innumbrable photos with their smartphones and some pictures are of good, even very good quality. On the other hand, access to the hottest areas has become much more complicated on volcanoes such as Mt Etna or Stromboli. In La Palma, a perimeter of 2 km has been set up around the eruptive zone. Some ignore these access bans, but it is at their own risk. This is especially true in Hawaii where rangers don’t mess around with the law.
The webcams provide great images of the eruptions, sometimes in high definition as with the Icelandic eruption and now with the eruption in La Palma. These cameras are generally judiciously placed, sometimes in spots that are difficult to access. Sometimes they get destroyed by a lava flow. More and more often, they do not provide one-off snapshots, at regular intervals, but streaming images that make it possible to follow events live. Mt Etna’s lava fountains and ash plumes appear in all their splendor, sometimes illuminated by the rays of the sun, and in La Palma right now, you can even hear the roar of the explosions.
Some screenshots taken from these images are almost photo quality. In addition, with the Internet, the parameters that control volcanic activity are often online and sometimes appear – as in La Palma – at the bottom of webcam images.
One can therefore, from one’s armchair, get information about the seismicity and the tremor of the eruptions in Iceland, on Mt Etna, in La Palma or in Hawaii. Sure, these documents lack the atmosphere and especially the odours that pervade an eruptive site, but the brains of those who have visited these places can easily imagine them …

Voici quelques captures d’écrans // Here are a few screenshots of Mt Etna,Fagradalsfjall and Cumbre Vieja:

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’éruption du Cumbre Vieja continue à La Palma (Iles Canaries). Quelque 160 hectares de terres et plus de 300 structures dont des maisons d’habitation et une école ont été recouvertes par la lave. Il s’agit d’une éruption strombolienne avec plusieurs bouches éruptives alignées sur une fracture nord-sud. Si on se réfère à l’éruption précédente de 1971, l’activité actuelle pourrait se poursuivre pendant plusieurs semaines. L’éruption aura un fort impact sur l’économie de la région qui a reçu le soutien de l’Union Européenne et du parlement espagnol.

Source: médias d’information espagnols.

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L’éruption continue sur la péninsule de Reykjanes (Islande), mais le processus éruptif est très irrégulier. Aucune activité n’est visible actuellement. Ces derniers jours, la lave a coulé depuis la zone du cratère vers Gelingadalir et Natthagi. À en juger par le tremor, il semble qu’elle se soit accumulée en certains endroits avant de déborder et de donner naissance à des coulées qui se sont dirigées vers les vallées. Personne ne sait comment l’éruption va évoluer. Au train où vont les choses, il est peu probable qu’elle atteigne la route côtière de Suðurstrandarvegur et ensuite la mer. Les mauvaises conditions météo d ces derniers jours n’ont pas permis de bonnes observations.

L’Institut des sciences de la Terre indique que, sur la base de photographies aériennes acquises le 17 septembre, la superficie du champ de lave était passée à 4,8 kilomètres carrés et le volume total de lave émise durant l’éruption est de 151 millions de mètres cubes.

Photo: C. Grandpey

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L’AVO m’a adressé un premier message le 19 septembre 2021 indiquant que les émissions de cendres générées par l’éruption du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska) avaient augmenté en fréquence et en intensité. Les images satellites ont montré un nuage de cendres atteignant une altitude estimée à 4 500 m. et s’étirant sur environ 100 km vers le sud-est. Des explosions ont été observées, avec une augmentation des émissions de SO2 visible sur les données satellitaires. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été élevés respectivement à la couleur Rouge et à Warning (Danger).

Un nouveau message le 21 septembre indiquait que l’activité volcanique était en baisse. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).

Un autre message ce même jour nous apprenait que l’alerte aérienne était repassée au Rouge suite à un regain d’activité du volcan.
Source : AVO

Source: AVO

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L’Etna (Sicile) a connu une nouvelle crise éruptive le 21 septembre 2021 vers 9 heures (heure locale). Comme précédemment, l’INGV indique que tout a commencé par une intensification de l’activité strombolienne dans le Cratère SE, avec un panache qui est monté jusqu’à 4500 m d’altitude. Une fontaine de lave est ensuite apparue, accompagnée d’un petit débordement de lave en direction du SO. Le panache éruptif a alors atteint 9 km d’altitude. Le paroxysme a pris fin vers 11h30. Des retombées de cendres et lapilli ont été observées à Fornazzo, Giarre, Riposto et Mascali.

Source: INGV.

 

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Au Pérou, la situation est stable sur le Sabancaya, avec une trentaine d’explosions par jour. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent en général jusqu’à 3 km d’altitude.

Source: IGP.

Source: IGP

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Cumbre Vieja continues in La Palma (Canary Islands). Some 160 hectares of land and more than 300 structures including residential houses and a school were covered by lava. It is a Strombolian eruption with several eruptive vents aligned along a north-south fissure. If we refer to the previous eruption of 1971, the current activity could continue for several weeks. The eruption will have a strong impact on the economy of the region which has received support from the European Union and the Spanish parliament.

Source: Spanish news media.

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The eruption is going on in the Reykjanes Peninsula (Iceland).but the eruptive process is very irregular. No activity can be seen at the moment. During the past days; lava has been flowing from the crater area down inti Gelingadalir and Natthagi. Judging from the tremor, it seems lava formed pools which overflowed to create streams down into the surrounding valleys. Nobody knows how the eruption will progress. At the current rate, it is unlikely to travel as far as Suðurstrandarvegur coastal road and then reach the sea.The poor weather conditions of the past days did not allow to make good observations.

The Institute of Earth Sciences reported that based on aerial photography acquired on 17 September the area of the flow field had grown to 4.8 square kilometers, and the total volume erupted was 151 million cubic meters.

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AVO sent me a message on September 19th, 2021 indicating that ash emissions from the ongoing eruption at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) increased in frequency and intensity. Satellite images showed an ash cloud at an estimated altitude of 4,500 m. above sea level extending approximately 100 km to the southeast. Explosions were observed with increased SO2 emissions detected in satellite data. As a consequence, the Aviation Color Code and Volcano Alert level were increased to RED/WARNING, respectively.

A new massage on September 21st indicated that volcanic activity was declining. As a consequences, the Aviation Color Code was lowered to Orange and the Volcanic Alert Level to Watch.

A few hours later, the Aviation Color Code went back to Red following an increase in volcanic activity.

Source: AVO

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Mt Etna (Sicily) went through a new eruptive crisis on September 21st, 2021 around 9 a.m. (local time). As before, INGV indicates that the event started with an intensification of Strombolian activity in the SE Crater, with a plume that rose to 4500 m a.s.l. A lava fountain then appeared, accompanied by a small lava overflow towards the SW. The eruptive plume theb reached an altitude of 9 km. The paroxysm ended around 11:30 am. Ash and lapilli fell in Fornazzo, Giarre, Riposto and Mascali.
Source: INGV.

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In Peru, the situation is stable on Sabancaya, with 30 or so daily explosions. They generate ash plumes that rise up to about 3 km a.s.l.

Source: IGP.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

La culture de l’oubli // The culture of oblivion

La carte ci-dessous montre les différentes éruptions sur l’île de La Palma dans les Iles Canaries ainsi que les coulées de lave qu’elles ont laissées derrière elles. En ce moment, l’éruption du Cumbre Vieja poursuit son oeuvre de destruction en recouvrant sous plusieurs mètres de lave des bâtiments et des maisons d’habitation qui ont été construits il y a plusieurs décennies.

Quand on regarde la carte, on se rend compte que les éruptions, pour la plupart, ont eu lieu il y a plusieurs siècles, mais certaines, comme la dernière du Cumbre Vieja (1971) se sont produites au 20ème siècle, donc très récemment.

Pourquoi des gens ont-ils décidé de venir construire dans une zone potentiellement à risque? On peut apporter plusieurs réponses à cette question. Certains ont voulu profiter des terres fertiles pour s’adonner à des activités agricoles. D’autres ont acheté une résidence secondaire pour profiter du climat et des paysages des Iles Canaries. D’autres encore habitent des logements qui se sont transmis de génération en génération.

En fait, cette situation n’est pas propre à La Palma,; on la retrouve dans la plupart des îles volcaniques comme la Grande Ile d’Hawaii ou la Sicile. A Hawaii, la dernière éruption du Kilauea en 2018 a détruit quelque 700 structures qui se trouvaient dans des zones potentiellement exposées aux coulées de lave.

En Sicile, Zafferana Etnea a failli subir les assauts de la lave au cours de l’éruption de 1991-1994. En novembre 1928, Mascali n’a pas eu autant de chance; les coulées de lave ont détruit de nombreuses maisons. Après cette destruction, la bourgade fut reconstruite quelques années plus tard plus en aval, avec une disposition en damier urbain influencé aussi bien par des villes en Sicile datant des 16ème-18ème siècles, que par les villes nouvelles prévues par le régime fasciste. Comme le faisait remarquer fort justement Boris Behncke il y a quelques jours, il y a beaucoup de points communs entre l’habitat à La Palma et celui sur les pentes de l’Etna.

La plupart de ceux qui viennent vivre sur ces îles volcaniques sont conscients qu’un jour ou l’autre une éruption peut se produire et détruire leur lieu d’habitation, mais ils prennent le pari que cela ne se produira pas de leur vivant. D’autres préfèrent oublier le passé, à leurs risques et périls.

Une fois la maison détruite, il faut songer à la reconstruire ailleurs sur l’île, ou carrément changer le région. Aux Etats Unis, les clauses concernant les séismes et les éruptions dans les polices d’assurance habitation ont un coût exorbitant dans les zones volcaniques à risques et beaucoup d’Hawaiiens renoncent à assurer leurs maisons. Si une catastrophe se produit, ils peuvent seulement espérer que l’Etat fédéral acceptera de débloquer des fonds pour les dédommager, mais la perte financière restera très élevée. A La Palma , le gouvernement espagnol et l’Union Européenne apporteront leur aide financière et matérielle, mais là aussi, au final, il y aura une perte sèche pour les victimes de l’éruption du Cumbre Vieja.

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The map below shows the different eruptions on the island of La Palma in the Canary Islands as well as the lava flows they left behind. The eruption of Cumbre Vieja continues its work of destruction by engulfing under several meters of lava buildings and houses that were built several decades ago.
When you look at the map, you realize that the eruptions, for the most part, took place centuries ago, but some, like the last of Cumbre Vieja (1971) occurred in the 20th century, so very recently.
Why have people decided to come and build in a potentially risky area? There are several answers to this question. Some wanted to take advantage of the fertile land to engage in agricultural activities. Others bought a second home to enjoy the climate and landscapes of the Canary Islands. Others live in homes that have been passed down from generation to generation.
In fact, this situation is not unique to La Palma; it is found in most volcanic islands such as Hawaii Big Island or in Sicily. In Hawaii, Kilauea’s last eruption in 2018 destroyed some 700 structures that were in areas potentially exposed to lava flows.
In Sicily, Zafferana Etnea could have been destroyed by lava flows during the 1991-94 eruption. In November 1928, Mascali was not so lucky; the lava flows destroyed many houses. After this destruction, the village was rebuilt a few years later downslope, with an urban checkerboard layout influenced both by towns in Sicily dating from the 16th-18th centuries, as by the new towns planned by the fascist regime. As Boris Behncke rightly pointed out a few days ago, there is a lot in common between the habitat in La Palma and that on the slopes of Mt Etna.
Most of those who come to live on these volcanic islands are aware that one day or another an eruption can occur and destroy their place of residence, but they bet that it will not happen in their lifetime. Others prefer to forget the past, at their peril.
Once the house is destroyed, these persons need to consider rebuilding it elsewhere on the island, or simply changing regions altogether. In the United States, earthquake and eruption clauses in home insurance policies are prohibitively expensive in volcanic risk areas, and many Hawaiians had rather not insure their homes. If a disaster does occur, they can only hope that the federal state will agree to release funds to compensate them, but the financial loss will remain very high. In La Palma, the Spanish government and the European Union will provide financial and material assistance, but there too, in the end, there will be a deadly loss for the victims of the eruption of Cumbre Vieja.

Eruptions et coulées de lave à La Palma (Source: IGN)

Coulée de lave aux portes de Zafferana en 1992 (Photo: C. Grandpey)