Volcans du monde // Volcanoes of the world

Plusieurs événements ont été signalés depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde.

Le Sakurajima (Japon) est entré en éruption le 24 juillet 2022. Le niveau d’alerte volcanique est passé de 3 à 5, le plus élevé. Les matériaux éjectés par le volcan sont retombés jusqu’à 2,5 kilomètres du cratère, mais il n’est pas fait état de blessés suite à l’éruption qui s’est produite vers 20h05 (heure locale). Deux quartiers proches de Kagoshima, comprenant quelques centaines d’habitants, ont été évacués.

Le 25 juillet, les scientifiques de la JMA ont effectué une visite sur le terrain et ont confirmé que des bombes étaient retombées à plus de 2,4 km de la bouche éruptive. Ils ont aussi remarqué des retombées de cendres dans une zone allant de Shirahamacho à Kurokamicho. Dans les jours suivants, quelques petites explosions ont généré des panaches qui se sont élevés jusqu’à 2,2 km au-dessus du cratère. La déformation de l’édifice volcanique était stable.
Source : The Japan Times, Japan Meteorological Agency.

Le Sakurajima et la ville de Kagoshima (Crédit photo: Wikipedia)

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Un séisme de magnitude M 4,4 s’est produit à 4,3 km au nord-est de la caldeira du Bárðarbunga (Islande) le 24 juillet 2022 dans l’après-midi. Moins d’une demi-heure plus tard, un événement de M 4,9 a été enregistré dans la même zone. Les hypocentres des deux événements étaient à environ 2 km de profondeur.
Les séismes dans le secteur du Bárðarbunga, dans le parc national de Vatnajökull, se produisent fréquemment car la zone est toujours en cours de stabilisation depuis l’éruption dans l’Hóluhraun en 2014.
Un séisme de M 3,3 a déjà été enregistré dans la région en juin, tandis que des événements de M 3,2 et M 4,8 ont été signalés au cours des mois précédents.
Tous ces séismes ne sont pas des signes d’une éruption imminente dans la région.
Source : Met Office islandais.

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En Sicile, une série d’explosions a été enregistrée dans la zone cratèrique nord du Stromboli le 25 juillet 2022. La plus forte explosion a eu lieu à 02h56. Les matériéux éjectés par l’éruption sont retombés en abondance le long de la Sciara del Fuoco, mais la zone du Pizzo n’a pas été affectée.

L’INGV indique qu’un débordement de lave s’est produit au niveau du cratère nord dans la soirée du 27 juillet 2022. Le tremor a montré une légère augmentation au moment de l’événement et a retrouvé les valeurs précédentes au bout d’une trentaine de minutes. Tous les paramètres sont revenus à la normale le matin du 28 juillet.
Le débordement de lave survient deux jours après une série d’explosions dans la zone cratèrique.
Source : INGV.

Photo: C. Grandpey

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L’activité volcanique est relativement faible depuis quelque temps sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Aucun événement majeur n’a été observé.

De nombreux éboulements se sont produits dans le secteur de la Rivière de l’Est. Ils sont liés aux intempéries qui ont frappé l’île ces derniers temps. Contrairement à ce qu’ont affirmé certains médias, ces éboulements ne sont pas liés à l’activité du volcan mais à des instabilités le long du rempart suite aux intempéries. Pas de quoi annoncer l’arrivée d’une éruption imminente du volcan! On peut lire dans les derniers bulletins de l’OVPF : « Bien qu’une inflation du volcan soit enregistrée depuis la fin de la dernière éruption en janvier dernier, traduisant une réalimentation en magma du réservoir superficiel, aucune activité sismique n’est actuellement enregistrée sous la zone sommitale du volcan. »

Source: Réunion la 1ère.

 

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Pavlof (Alaska) se poursuit au niveau d’une bouche sur son flanc Est, juste en dessous du sommet. On observe toujours des épisodes de tremor et des températures de surface élevées, ainsi que de petites explosions.
Des épisodes de spattering et des fontaines issues de la bouche active sur le flanc Est du volcan se produisent depuis la mi-novembre 2021. Les éruptions précédentes du Pavlof montrent que le comportement du volcan peut changer rapidement. Une activité éruptive importante peut se produire sans prévenir.
La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange.

Source: AVO.

Crédit photo: AVO

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Une hausse de l’activité sismique est enregistrée depuis mai 2022 sous le complexe volcanique Chiles-Cerro Negro (Colombie), à cheval sur la frontière entre la Colombie et l’Équateur. La sismicité comprend des événements volcano-tectoniques et de longue période.
On ne connaît pas d’activité éruptive récente pour les volcans Chiles et Cerro Negro. Il y a eu plusieurs épisodes significatifs de sismicité sous ce complexe volcanique ces dernières années.
L’activité sismique actuelle a atteint un pic le 25 juillet 2022 avec un séisme de M 5,6 et une série de répliques. Elle s’est accompagnée d’une déformation verticale du sol et de changements dans la composition des fluides de surface associés au système hydrothermal. Ces phénomènes semblent indiquer une source magmatique probablement plus proche de la surface.
L’interaction complexe entre le système magmatique, les failles tectoniques de la règion, sans oublier le système hydrothermal, peut expliquer l’activité observée dans cette zone.
Source : Instituto Geofisico.

Chiles-Cerro Negro (Source: GVN)

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Dans une note publiée le 23 mai 2022, j’indiquais qu’en mai 2022, un petit essaim sismique avait été enregistré au niveau du lac Taupo (Nouvelle-Zélande). Les scientifiques locaux ont alors expliqué que de tels essaims sont normaux et que plusieurs sont enregistrés chaque année. Les séismes dans la région du lac Taupo ont en général des hypocentres inférieurs à 15 km. Les essaims peuvent être liés aux failles actives de la Zone Volcanique de Taupo et aux processus volcaniques des volcans de la caldeira.
En 2022, cinq foyers sismiques ont été recensés, sous la partie centrale du lac Taupo, au nord du lac à Wairakei, Rotokawa et Ngatamariki, et à Tūrangi. Les clusters de Wairakei, Rotokawa et Ngatamariki sont probablement liés à une activité géothermale. Le cluster de Tūrangi est probablement causé par un mouvement de faille. Le foyer sismique situé sous la partie centrale du lac Taupo, qui recouvre le volcan Taupo, connaît une hausse de son activité depuis mai 2022.
Une activité sismique comme celle que l’on observe actuellement est courante dans la région du lac Taupo et se produit toutes les quelques années.
Source : GéoNet.

Photo: C. Grandpey

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Several events have been reported since my previous post about volcanic activity around the world.

Sakurajima (Japan) erupted on July 24th, 2022. The volcano alert level was raised from 3 to 5, the highest level. The material ejected by the volcano fell as far as 2.5 kilometers from the crater, but there were no immediate reports of injuries following the eruption that occurred around 8:05 p.m., (local time). Two districts including a few hundred residents close to Kagoshima were evacuated.

On July 25th, JMA scientists conducted a field visit and confirmed that bombs were deposited more than 2.4 km from the vent and observed ashfall in an area from Shirahamacho to Kurokamicho. In the following days, a few small explosions generated plumes that rose as high as 2.2 km above the crater. Deformation had stagnated.

Source: The Japan Times, Japan Meteorological Agency.

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An M 4.4 earthquake occurred 4.3 km northeast of the Bárðarbunga caldera (Iceland) on July 24th, 2022 in the afternoon. Less than half an hour later, an M 4.9 event was recorded in the same area. The hypocenters of both events were about 2 km deep.

Earthquakes around Bárðarbunga, which is located in Vatnajökull National Park, occur frequently because the area is still stabilising from the 2014 Hóluhraun eruption.

An M 3.3 earthquake already occurred in the area in June, while M 3.2 and M 4.8 events were reported in months prior to that.

All these earthquakes are not signs of an impending eruption in the region.

Source: Icelandic Met Office.

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In Sicily, a series of explosions was registered at Stromboli’s North crater area on July 25th, 2022. The strongest explosion took place at 02:56. The material produced by the eruption fell abundantly along the Sciara del Fuoco, but the Pizzo area was not affected.

INGV indicates that a lava overflow occurred at the North Crater in the evening of July 27th, 2022. The tremor showed a slight increase at the moment of the event andreturned to previous values in about 30 minutes. All parameters returned to normal in the morning of July 28th.

The lava overflow comes two days after a series of explosions in the crater area.

Source: INGV.

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Volcanic activity has been relatively low for some time on Piton de la Fournaise (Reunion Island). No major event was observed.
Numerous landslides occurred in the Rivière de l’Est area. They are linked to the bad weather that has hit the island lately. Contrary to what some media have said, these landslides are not linked to volcanic activity but to instabilities along the rampart following the bad weather. Not enough to announce the arrival of an imminent eruption of the volcano! One can read in the latest OVPF bulletins: « Although an inflation of the volcano has been recorded since the end of the last eruption in January, in relation with the refilling of the surface reservoir, no seismic activity is currently recorded. beneath the summit area of the volcano. »
Source: Réunion la 1ère.

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The eruption of Pavlof (Alaska) continues from the active vent on its east flank, just below the summit. Seismic tremor and elevated surface temperatures are observed in satellite data, as well as minor explosions.

Periods of lava spatter and fountaining from the vent on the volcano’s upper east flank have been occurring since mid-November 2021. Previous eruptions of Pavlof indicate that the level of unrest can change quickly. Significant eruptive activity can occur with little or no warning.

The Aviation Color Code remains at Orange.

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An increase in seismic activity has been recorded since May 2022 under the Chiles-Cerro Negro volcanic complex (Colombia) , astride the Colombia-Ecuador border. The seismicity includes volcano-tectonic and long-period earthquakes.

There are no confirmed historical records of eruptive activity for the Chiles and Cerro Negro volcanoes. There were several episodes of increased seismicity under this volcanic complex in recent years.

The current seismic activity reached a peak on July 25th, 2022 with an M 5.6 earthquake and series of aftershocks. It was accompanied by a vertical deformation of the ground and changes in the composition of the surface fluids associated with the hydrothermal system, suggesting a magmatic source probably closer to the surface.

The complex interaction between the magmatic system, the regional tectonic faults and the hydrothermal system may account for the processes that occur in this zone.

Source: Instituto Geofisico.

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In a post released on May 23rd, 2022, I indicated that in May 2022, a small seismic swarm had been recorded at Lake Taupo (New Zealand). Local scientists explained that such swarms are normal and several are recorded each year. Earthquakes in the Lake Taupo area are typically shallower than 15 km. The swarms can be related to the active faults in the Taupo Volcanic Zone and volcanic processes at the caldera volcanoes.

In 2022, five clusters have been active, beneath the central part of Lake Taupo, north of the lake at Wairakei, Rotokawa, and Ngatamariki, and at Tūrangi. The clusters at Wairakei, Rotokawa, and Ngatamariki are generally interpreted as being related to geothermal power development, and the cluster at Tūrangi is probably caused by typical fault movement. The cluster beneath the central part of Lake Taupo, that overlies the Taupo volcano, has seen an increase in activity since May 2022.

Earthquake activity like this has been common in the Lake Taupo area, occurring every few years.

Source: GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Episode éruptif sur le Stromboli (Sicile) // Eruptive episode on Stromboli Volcano (Sicily)

Une série d’explosions a été enregistrée dans la zone cratèrique Nord du Stromboli (Sicile), à partir de 02h56 (UTC) le 25 juillet 2022. La plus forte explosion a eu lieu à 02h56. Les matéréiux éjectés par l’éruption sont retombés en abondance le long de la Sciara del Fuoco, mais la zone du Pizzo n’a pas été affectée.
Après cet événement explosif, l’activité strombolienne habituelle a repris ses droits au niveau de la bouche N2 de la zone cratèrique Nord, avec de fréquentes explosions de faible intensité.
Le signal sismique a retrouvé des valeurs similaires à celles d’avant l’éruption.
Source : INGV.
Cette activité explosive soudaine et non prévue justifie l’interdiction de séjourner dans la zone sommitale du volcan. Les visites sont actuellement autorisées jusqu’à 390 mètres d’altitude, avec l’accompagnement des guides locaux.

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A series of explosions was registered at Stromboli’s North crater area, starting at 02:56 UTC on July 25th, 2022. The strongest explosion took place at 02:56. The material produced by the eruption fell abundantly along the Sciara del Fuoco, but the Pizzo area was not affected.

After this explosive event, conventional Strombolian activity is continuing at vent N2 of the North crater area, with frequent explosions of low intensity.

The seismic signal has retrieved values simmilar to those before the eruption.

Source: INGV.

This sudden and unexpected explosive activity justifies the interdiction to stay in the volcano’s summit area. Visits are currently allowed up to 390 meters, with the accompaniement of the local guides.

Source: INGV

Eruption du Sakurajima (suite) // Sakurajima eruption (continued)

L’éruption du Sakurajima (Japon) se poursuit pour la troisième journée consécutive. Le volcan est de nouveau entré en éruption tôt le 25 juillet. Le niveau d’alerte est maintenu au maximum. Aucun dégât n’a été signalé. Le volcan avait déjà connu quatre épisodes éruptifs entre le 23 et le 24 juillet dans l’après-midi, avec un panache atteignant 1 200 mètres de hauteur.
Les autorités de Kagoshima ont ordonné aux habitants d’évacuer le quartier d’Arimura et une partie du quartier de Furusato, qui abritent 51 personnes.
Source : The Japan Times.
Ce matin, le temps est brumeux autour du volcan. Des panaches de vapeur sortent du sommet, mais aucun événement majeur ne peut être observé.

Voici une vidéo montrant l’éruption du 24 luillet 2022 :

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The eruption of Sakurajima (Japan) continues for the third day in a row. The volcano erupted again early on July 25th. The alert level is kept at the maximum. There are no reports of damage.The volcano had seen four earlier eruptions between July 23rd and 24th in the afternoon, with the plume reaching as high as 1,200 meters.

Authorities in Kagoshima ordered residents to evacuate the Arimura district and part of the Furusato district, which are home to 51 people.

Source: The Japan Times.

This morning, the weather is foggy around the volcano. Steam plumes are coming out of the summit, but no major event can be observed.

Capture d’écran de l’une des webcams

Séquençage du génome d’une victime de l’éruption du Vésuve // Sequencing the genome of a victim of the Vesuvius eruption

Le site de Pompéi n’arrête pas de révéler ses secrets, avec l’aide des scientifiques. C’est ainsi que l’ADN d’un homme victime de l’éruption du Vésuve, découvert à Pompéi, a pu être entièrement séquencé pour la première fois. C’est ce que nous apprend une étude publiée dans la revue Nature. Près de 2000 ans après la catastrophe, on en sait maintenant davantage sur le profil génétique de cet homme et de la population pompéienne de l’époque.

Le squelette a été excavé par les archéologuess dans les années 1930 dans la salle à manger de la Casa del Fabbro à Pompéi, près d’un triclinium, une sorte de chaise-longue utilisée à l’époque par les Romains pour les repas. L’homme, âgé de 35 à 40 ans, qui souffrait de tuberculose, a probablement été surpris en plein déjeuner par l’une des coulées pyroclastiques émises par le volcan. S’agissant de la date de l’éruption, on sait maintenant qu’elle a eu lieu au mois d’octobre 79, et non en août comme on le pensait précédemment. .

D’après les scientifiques, la position et l’orientation du corps laissent à penser que l’homme a dû connaître une mort instantanée. Les restes d’une femme âgée d’une cinquantaine d’années ont également été découverts à ses côtés, mais son ADN n’a pas pu être exploité complètement.

Des analyses avaient pu être effectuées par le passé sur les génomes de victimes, humaines et animales découvertes à Pompéi, mais elles étaient restées à chaque fois incomplètes, faute d’ADN entier. Cette fois, l’ensemble du profil ADN a pu être analysé par des chercheurs danois. Il s’agit d’une réelle prouesse scientifique car l’exploitation des restes d’une victime s’avère en général complexe dans le cas de Pompéi en raison de la température élevée des matériaux émis par le volcan. Toutefois, dans le cas présent, l’éruption a déposé une couche de cendre sur les cadavres, ce qui les a isolés et protégés dune probable dégradation.

Les scientifiques ont par ailleurs eu recours à des méthodes innovantes d’extraction et de séquençage de l’ADN. Ils expliquent qu’elles ont « considérablement augmenté la quantité de données pouvant être obtenues à partir d’échantillons auparavant inadaptés à la recherche génétique. » Les chercheurs ont pu s’appuyer en particulier sur des zones du corps où l’ADN a été très bien préservé : les dents, l’os de l’oreille interne.

Le travail des scientifiques a permis de mettre au jour le profil génétique de l’homme disparu dans la catastrophe de Pompéi. Comparé à celui de 471 profils de type eurasien de la même période, l’ADN du Pompéien est similaire à celui des peuples méditerranéens et proche-orientaux actuels, comme les Grecs ou les Turcs.

Cette découverte est la marque probable d’une « signature génétique » au sein de la population romaine, pourtant d’origines diverses, diffusée par l’Empire et encore présente aujourd’hui.

Les recherches dévoilent par ailleurs la présence d’une forme d’ADN « sarde ». En effet, certaines séquences du génome du Pompéien ne se retrouvent actuellement que chez les habitants de Sardaigne. Ces derniers sont donc probablement issus de populations d’Anatolie ou du Néolithique.

Source: Presse internationale.

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The site of Pompeii does not stop revealing its secrets, with the help of scientists. The DNA of a man, victim of the eruption of Vesuvius, discovered in Pompeii, could be fully sequenced for the first time. This was revealed by a study published in the journal Nature. Nearly 2000 years after the disaster, we now know more about the genetic profile of this man and the Pompeian population of the time.
The skeleton was excavated by archaeologists in the 1930s in the dining room of the Casa del Fabbro in Pompeii, near a triclinium, a kind of chaise-longue used at the time by the Romans for meals. The man, aged 35 to 40, who suffered from tuberculosis, was probably surprised in the middle of lunch by one of the pyroclastic flows emitted by the volcano. Regarding the date of the eruption, we now know that it took place in October 79, and not in August as previously thought. .
According to the scientists, the position and orientation of the body suggest that he must have experienced instantaneous death. The remains of a woman in her 50s were also discovered alongside her, but her DNA could not be fully exploited.
Analyses had been carried out in the past on the genomes of victims, human and animal discovered in Pompeii, but they had remained each time incomplete, for lack of whole DNA. This time, the entire DNA profile could be analyzed by Danish researchers. This is a real scientific feat because the exploitation of the remains of a victim is generally complex in the case of Pompeii because of the high temperature of the materials emitted by the volcano. However, in this case, the eruption deposited a layer of ash on the corpses, which isolated them and protected them from possible degradation.
The scientists also used innovative methods of DNA extraction and sequencing. They explain that they have « significantly increased the amount of data that can be obtained from samples previously unsuitable for genetic research. » The researchers were able to rely in particular on areas of the body where the DNA has been very well preserved: the teeth, the bone of the inner ear.
The work of scientists brought to light the genetic profile of the man who disappeared in the Pompeii disaster. Compared to that of 471 Eurasian-like profiles from the same period, the DNA of the Pompeian is similar to that of present-day Mediterranean and Near Eastern peoples, such as the Greeks or Turks.
This discovery is the probable mark of a « genetic signature » within the Roman population, yet of diverse origins, disseminated by the Empire and still present today. Research also revealed the presence of a « Sardinian » form of DNA. Indeed, certain sequences of the Pompeian genome are currently found only among the inhabitants of Sardinia. The latter are therefore probably from populations of Anatolia or the Neolithic.
Source: International Press.

Moulages de victimes de l’éruption du Vésuve dans l’Orto dei Fuggiaschi, le Jardin des Fugitifs, à Pompéi (Photo: C. Grandpey)