Méthane (2) : des fuites en Antarctique // Methane (2) : leaks in Antarctica

Des scientifiques ont, pour la première fois, découvert une fuite active de méthane sur le plancher océanique de l’Antarctique. C’est une mauvaise nouvelle car, comme je l’ai indiqué dans ma note à propos du Canada, le méthane est un puissant gaz à effet de serre susceptible d’accélérer le réchauffement climatique. On sait que le méthane contribue au réchauffement de la planète plus efficacement que le dioxyde de carbone, bien que sa durée de vie soit plus courte. L’étude a été publiée dans les Proceedings de la Royal Society.
Le risque de fuite de méthane sous la glace inquiète les scientifiques depuis longtemps. Ils expliquent que certains micro-organismes pourraient réduire les quantités de gaz émises en le consommant avant qu’il soit rejeté dans l’atmosphère. Cependant, la quantité consommée serait trop faible pour empêcher le méthane de contribuer au réchauffement de l’atmosphère.
L’étude indique que la fuite de méthane a été découverte pour la première fois en 2011 et qu’il a fallu cinq ans pour que se développent sur le site les micro-organismes censés filtrer le gaz. Les chercheurs ont découvert que le méthane continue à s’échapper dans l’atmosphère malgré leur présence. Un océanographe de l’Université de l’Oregon indique que les premiers microbes à se développer appartenaient à une souche inattendue dans la région, et qu ‘« il faudra peut-être cinq à dix ans avant qu’ils prolifèrent suffisamment pour s’adapter totalement à leur environnement et commencer à consommer du méthane».
De grandes quantités de méthane sont stockées sous la glace de mer ; elles représentent probablement jusqu’à un quart du méthane d’origine marine sur Terre. Les scientifiques ont longtemps mis en garde contre l’impact que pourrait avoir des fuites de méthane. La NASA a expliqué en 2018 que la fonte de la glace dans l’Arctique pourrait libérer des gaz comme le méthane, et contribuer au réchauffement climatique beaucoup plus rapidement que le prévoyaient les projections climatiques.
Les émissions de méthane stocké sous la glace sont également considérées comme l’un des points critiques du changement climatique, et un facteur déterminant permettant de savoir si la hausse des températures peut être arrêtée ou inversée.

Jusqu’à présent, aucune fuite active de méthane n’avait été enregistrée en Antarctique. Les chercheurs font remarquer que, dans le cas présent, le gaz ne semblait pas avoir été libéré en raison du réchauffement climatique. En effet, la Mer de Ross, où la fuite a eu lieu, n’a pas connu une hausse de température significative. Ils ajoutent : « La véritable source de ce méthane reste inconnue. »
Selon les chercheurs, cette étude permettra d’en savoir plus sur la manière dont le méthane est consommé par les micro-organismes avant de s’échapper dans l’atmosphère en Antarctique. En particulier, une meilleure compréhension du fonctionnement des micro-organismes permettra aux chercheurs d’étudier les émissions de méthane au niveau des océans à la suite de la hausse des températures. L’étude montre que l’évolution des micro-organismes «peut avoir un impact que l’on n’imagine pas sur les émissions de gaz à effet de serre par les réservoirs de méthane océaniques. […] La précision des futurs modèles climatiques pourrait être améliorée si l’on prend en compte le temps nécessaire aux communautés microbiennes pour réagir à de nouvelles émissions de méthane. »
Source: Business Insider.

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Scientists have, for the first time, discovered the first active leak of methane gas from the sea floor in Antarctica. This is bad news because, as I explained in my post about Canada, methane is a powerful greenhouse gas likely to accelerate global warming. The study was published in the Proceedings of the Royal Society.

Methane is known to warm the planet much more than carbon dioxide does, although its lifetime is shorter.

The risk of it leaking from under the ice has long concerned scientists, who say that some microorganisms could reduce the emitted quantities by consuming the gas before it is released into the atmosphere. However the consumed quantity is too small to prevent methane from contributing to the warming of the atmosphere.

The report said the methane leak was first discovered in 2011, and that it took five years for the microorganisms that help filter away the gas to develop at the site. The researchers found that methane is still escaping despite their presence. An oceanographer at Oregon State University indicates that the first microbes to grow in the area were of an unexpected strain, and that « it may be five to 10 years before a community becomes fully adapted and starts consuming methane. »

Vast amounts of methane are stored under sea ice, probably as much as a quarter of Earth’s marine methane. Scientists have long warned about the impact on the planet if methane leaks. NASA warned in 2018 that the thawing of ice in the Arctic could release gases like methane, contributing to an extremely fast global warming that was not taken into account in climate projections.

The release of methane from ice is also considered one of the tipping points in climate change, where the effects of rising temperatures cannot be stopped or reversed. However, until now, no active leak of methane had been recorded in Antarctica. The researchers noted that, in this case, the gas did not appear to have been released as a result of global warming. Indeed, the Ross Sea, where the leak took place, has not warmed in a significant way. « The ultimate source of this methane remains unknown, » they said.

The report said that the study would deepen the scientists’ understanding of the way methane is consumed and released in Antarctica, about which very little was known before. In particular, better understanding how the microorganisms work will inform how researchers understand the release of methane into oceans as the result of rising temperatures. The study shows that the way microorganisms change and develop « may have an unrealized impact on greenhouse gas emission from marine methane reservoirs. […] The accuracy of future global climate models may be improved by considering the time it will take for microbial communities to respond to novel methane input. »

 Source: Business Insider.

Photo : C. Grandpey

La pandémie de Covid-19 et les navires de croisière

La pandémie de Covid-19 aura eu au moins une conséquence positive pour l’environnement. Elle a mis à l’arrêt la flotte mondiale de navires de croisière qui polluent les abords de villes comme Marseille ou Toulon lorsqu’ils y font escale.

J’ai écrit sur ce blog deux articles pour alerter sur la situation créée par ces navires. Le premier a été publié le 18 janvier 2019 et fait référence au port de Toulon (Var) où accostent les ferries qui relient le continent à la Corse, à Majorque ou à la Sardaigne. Ils arrivent souvent tôt le matin et repartent tard le soir en laissant tourner leurs moteurs entre deux rotations pour assurer l’électricité à bord. Cette situation génère une importante pollution et les habitants décrivent un air rendu parfois « irrespirable » à cause de la fumée dégagée par les navires. Ces derniers sont de gros consommateurs de carburant. Pour un navire de croisière moyen, la consommation de carburant est d’environ 700 litres par heure lorsqu’il est à quai. De ce fait, les bateaux engendrent une augmentation de la quantité de dioxyde d’azote et d’oxyde de soufre dans l’air. Lorsque les bateaux sont à quai, la pollution au dioxyde d’azote grimpe de 29 à 43 parties par milliard (ppb), soit d’environ 58 à 86 microgrammes par mètre cube, des chiffres au-dessus de la norme annuelle pour la protection de la santé humaine, fixée à 40 microgrammes par mètre cube. Les cheminées de navires émettent par ailleurs des particules qui expliquent l’empoussièrement dont font état les riverains. Selon l’association France nature Environnement, chaque année en Europe, les émissions du transport maritime causent près de 60 000 morts et coûtent 58 milliards d’euros aux services de santé.

Le 12 septembre 2019, j’expliquais qu’à Marseille (Bouches-du-Rhône), les navires en escale sont responsables de près de 15% de la pollution atmosphérique. Ils rejettent des gaz toxiques comme l’oxyde d’azote – jusqu’à 40% du taux présent dans la ville – des gaz à effet de serre et des suies perceptibles jusque dans les habitations des riverains.

La solution à ce type de pollution est bien connue et déjà testée à Marseille : l’électrification des quais. Branchés à l’électricité de la ville, les navires pourraient ainsi couper les moteurs une fois à quai et supprimer la quasi-totalité des émissions polluantes. Un plan « Escales zéro fumée » a été présenté le jeudi 5 septembre 2019 par la région PACA. Il vise à généraliser le raccordement des navires au réseau électrique dans les grands ports de Marseille, Nice et Toulon, moyennant un investissement de 30 millions d’euros. Les compagnies maritimes devront donc payer leur consommation. Des quais électriques devraient être installés à partir de 2025. La plupart des riverains pensent que cette date est trop éloignée.

En attendant, on va continuer à enregistrer dans les prochaines années des milliers de nouveaux décès provoqués par cette pollution des bateaux en escale. Selon la société Marseille Provence Cruise Terminal, qui gère les terminaux de croisière dans la cité phocéenne, près de 500 escales ont été enregistrées en 2018. La pause enregistrée en 2020 à cause du coronavirus n’est probablement que provisoire…

Source : France Info.

Un navire de croisière comme l’ « Oasis of the Seas » peut accueillir 5400 passagers à son bord

Voitures électriques et salars d’Amérique du Sud // Electric cars and South American salars

 A fa fin du mois de mai 2020, le président Emmanuel Macron a annoncé un vaste plan de soutien à l’industrie automobile française, victime d’un coup d’arrêt dû à la crise sanitaire. Depuis l’usine Valeo à Etaples (Pas-de-Calais), il a égrainé une série de mesures destinées à sauvegarder la filière automobile française et ses 400 000 emplois directs: renforcement des aides à l’achat de voitures électriques et hybrides, hausse des primes à la conversion des voitures polluantes… Le chef de l’Etat veut « faire de la France la première nation productrice de véhicules propres en Europe en portant à plus d’un million par an, sous cinq ans, la production de véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hybrides » dans le pays.

Cette déclaration n’a pas vraiment convaincu les ONG de défense de l’environnement qui dénoncent, à l’instar de Greenpeace France, un plan « climaticide ». Il est vrai que les voitures électriques, si elles contribuent beaucoup moins que les véhicules thermiques à la pollution de l’atmosphère, ne sont pas exemptes de reproches, à commencer par la fabrication de leurs batteries. J’ai attiré à plusieurs reprises l’attention sur la destruction des salars sud-américains par l’extraction du lithium.

Au Chili, le désert d’Atacama détient 40 % des réserves mondiales de lithium, l’ingrédient principal utilisé pour les batteries de voitures électriques et hybrides, sans oublier les batteries des téléphones portables et des ordinateurs. C’est une véritable ruée vers l’or qui s’est déclenchée dans le « triangle du lithium », autrement dit les salars ou déserts de sel d’Argentine du Chili et de Bolivie. Le Chili reste le leader dans ce domaine avec des prix très compétitifs qui s’expliquent par des conditions d’extraction optimales. L’Argentine et la Bolivie sont en retrait. En Bolivie, le salar d’Uyuni abrite le plus important gisement de lithium au monde. Selon l’USGS, le pays disposerait de plus de 9 millions de tonnes de matière première. Ayant eu la chance d’admirer la splendeur de ce désert de sel, je suis furieux quand je lis des articles de presse qui annoncent le saccage à venir de ce désert de sel.

Comme je l’ai expliqué précédemment, le processus d’extraction du lithium consiste à évaporer l’eau où il est contenu. Les mines assèchent donc le désert. On estime à 430 milliards le nombre de litres d’eau qui ont été perdus sur le seul plateau d’Atacama. Et le mal ne fait que commencer. Le gouvernement chilien mène toutefois des études pour évaluer d’autres salars où étendre l’exploitation du lithium pour préserver ceux de l’Atacama.

Les mines d’exploitation de lithium sont gérées par des entreprises privées qui payent un loyer au gouvernement pour l’exploitation des mines. Une partie des profits est reversée sous forme de taxes qui doivent être réinvesties dans des infrastructures à Santiago.

Ce que ces habitants du désert dénoncent, ce n’est pas seulement la destruction d’un territoire ; c’est aussi la confiscation de leur droit à participer à l’avenir de leurs enfants. Ils sont d’accord pour que le pays se développe grâce à l’exploitation du lithium, mais ils veulent aussi en faire partie. Mais leur lutte est loin d’être gagnée, et il est fort à parier que le désert de sel disparaîtra, entraînant dans sa destruction des effets aussi graves que ceux de la destruction de la forêt amazonienne.

En constatant des dégâts créés par l’extraction du lithium pour permettre la fabrication de véhicules moins polluants, on se rend compte que l’on remplace des technologies fossiles par d’autres qui induisent elles aussi des problèmes environnementaux. Quelle est la solution ? Peut-être nous faudrait-il changer la manière dont nous utilisons ces technologies, ainsi que la quantité de ce que nous produisons et consommons.

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At the end of May 2020, President Emmanuel Macron announced a vast plan to support the French automobile industry which had been brought to a halt by the Covid-19 crisis. From the Valeo factory in Etaples (Pas-de-Calais), he initiated a series of measures intended to safeguard the French automotive sector and its 400,000 direct jobs: increased aid for the purchase of electric and hybrid cars, increase bonuses for the conversion of polluting cars … The French President wants to “make France the first nation producing clean vehicles in Europe by bringing to more than a million per year, within five years, the production of electric vehicles, plug-in hybrids or hybrids » in the country.”
This statement did not really convince environmental defense NGOs who, like Greenpeace France, denounce a “destructive plan for the climate.”. It is true that electric cars, if they contribute much less than thermal vehicles to air pollution, are not free from reproach, starting with the manufacture of their batteries. I have repeatedly drawn attention to the destruction of South American salars by the extraction of lithium.
In Chile, the Atacama Desert holds 40% of the world’s reserves of lithium, the main ingredient used for batteries in electric and hybrid cars, not to mention batteries in cell phones and computers. It was a real gold rush that started in the « lithium triangle », in other words the salars or salt deserts of Argentina, Chile and Bolivia. Chile remains the leader in this field with very competitive prices which are explained by optimal extraction conditions. Argentina and Bolivia are lagging behind. In Bolivia, the Uyuni Salar is home to the largest deposit of lithium in the world. According to USGS, the country has more than 9 million tonnes of this mineral. I was very fortunate to admire the splendor of this salt desert, I am furious when I read press articles announcing the coming rampage of this wonderful place.
As I explained earlier, the process for extracting lithium is to evaporate the water where it is contained. The mines therefore dry up the desert. An estimated 430 billion liters of water have been lost on the Atacama Plateau alone. And the evil is just beginning. The Chilean government is, however, carrying out studies to assess other salars where to extend the exploitation of lithium so as to preserve those of Atacama.
The lithium mines are operated by private companies that pay rent to the government for mining. Part of the profits are transferred in the form of taxes which are reinvested in infrastructure in Santiago.
What the people who live close to these deserts denounce is not only the destruction of a territory; it is also the confiscation of their right to participate in the future of their children. They agree that the country will develop thanks to the exploitation of lithium, but they also want to a part of the cake. But their struggle is far from won, and it is a safe bet that the salt desert will disappear, leading to its destruction in the same way as the Amazon rainforest is being destroyed.
When we see the damage caused by the extraction of lithium to allow the production of less polluting vehicles, we realize that we are replacing fossil technologies by others that also cause environmental problems. What is the solution ? Perhaps we should change the way we use these technologies, as well as the amount of what we produce and consume.

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Salar d’Uyuni (Photos : C. Grandpey)

Après COVID-19 ? Un avenir climatique toujours aussi sombre ! // After COVID-19? An equally grim climate future!

La crise sanitaire générée par le COVID-19 est un sacré coup de semonce pour notre société de consommation qui était en train de s’orienter de plus en plus vers la mondialisation. Le coronavirus nous montre clairement les limites d’une telle évolution et, par la même occasion, devrait nous remettre les pieds sur terre. La leçon de cette pandémie sera-t-elle retenue ? Servira-t-elle à quelque chose ? C’est une autre affaire !

Du point de vue climatique, je suis prêt à parier que rien ne changera. Certes, l’arrêt brutal d’une grande partie de l’activité économique a marqué une atténuation ponctuelle de la pression exercée par les sociétés industrialisées sur l’environnement. Les médias nous serinent qu’il y a une baisse des émissions des gaz à effet de serre et donc de la pollution atmosphérique. Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises, cet infléchissement ponctuel n’aura pratiquement aucune incidence sur la crise environnementale globale qui est le résultat d’une débauche de comportements incompatible avec la capacité de notre planète à la contenir.

A court terme, l’épisode de calme économique que nous vivons actuellement n’occasionnera pas d’inversion du changement climatique, même si des mesures drastiques – on peut rêver ! – étaient mises en oeuvre en sortie de crise. Je ne le répéterai jamais assez : l’ampleur du réchauffement dépend de l’accumulation, et donc de la concentration, de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et non des émissions du moment. Au vu des émissions records de ces dernières décennies et de l’inertie du système – il faut compter une trentaine d’années entre le pic d’émission et la stabilisation de CO2 atmosphérique à son niveau maximum – les grandes lignes de l’avenir climatique à court terme sont déjà écrites. On sait d’ores et déjà que l’on assistera dans les prochaines années à une aggravation majeure du dérèglement climatique, avec toutes les conséquences que le phénomène suppose.

Le secteur agricole est particulièrement à risque. Les scientifiques préviennent que le niveau moyen d’humidité des sols correspondra vraisemblablement dans 30 ans aux records de sécheresse enregistrés aujourd’hui dans de nombreuses régions.  Les sécheresses exceptionnelles que nous connaîtrons en Europe seront des événements destructeurs encore jamais observés. Il faudra donc s’attendre à une baisse tendancielle des rendements, ainsi qu’à des crises sévères pour les années qui viennent.

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’apparition d’animaux sauvages dans les rues de nos villes ne doit pas nous faire oublier la triste réalité, à savoir la tendance lourde d’extinction massive du monde vivant provoquée par les pressions croissantes exercées par les sociétés industrialisées. Au delà du risque sanitaire, le secteur agricole est largement menacé par l’effondrement des populations européennes d’insectes ou d’oiseaux  puisque ces espèces participent à la pollinisation des cultures ou à la régulation des pathogènes et ravageurs.

Je suis désolé de faire de telles prévisions sombres, mais il ne peut en être autrement au train où vont les choses, et je crains fort d’être en deçà de la réalité qui nous attend.…

Source : Note inspirée de plusieurs articles parus dans la presse nationale et internationale.

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The health crisis generated by COVID-19 is a big wake-up call for our consumer society which has been moving more and more rapidly towards globalization. The coronavirus clearly shows us the limits of such an evolution. Will the lesson of this pandemic be learned? Will it be of some use? Not so sure!
From a climatic point of view, I’m ready to bet that nothing will change. Admittedly, the sudden cessation of a large part of economic activity marked a temporary easing of the pressure exerted by industrialized societies on the environment. The media tell us that there is a reduction in greenhouse gas emissions and therefore in air pollution. As I have repeatedly pointed out, this temporary shift will have virtually no impact on the global environmental crisis, which is the result of a behaviour incompatible with our planet’s ability to contain it.
In the short term, the episode of economic calm that we are currently experiencing will not cause a reversal of climate change, even if drastic measures – we can dream! – were implemented at the end of the crisis. One should keep in mind that the extent of global warming depends on the accumulation, and therefore the concentration, of greenhouse gases in the atmosphere, and not on current emissions. In view of the record emissions of recent decades and the inertia of the system – it takes about thirty years between the emission peak and the stabilization of atmospheric CO2 to its maximum level – the broad outlines of the climate future short term are already written. We already know that in the coming years we will witness a major worsening of climate change, with all the consequences that the phenomenon implies.
The agricultural sector is particularly at risk. Scientists warn that the average level of soil moisture will likely correspond in 30 years to the drought records recorded today in many regions. The exceptional droughts that we will be observed in Europe will be destructive events never seen before. We should therefore expect a downward trend in yields, as well as severe crises for the coming years.
As I indicated earlier, the appearance of wild animals on the streets of our cities should not make us forget the sad reality, namely the heavy tendency of massive extinction of the living world caused by the increasing pressures exerted by industrialized societies. Beyond the health risk, the agricultural sector is largely threatened by the collapse of European populations of insects or birds since these species participate in the pollination of crops or the regulation of pathogens and pests.
I am sorry to make such gloomy predictions, but it cannot be otherwise at the rate things are going, and I am afraid of being far from the reality that awaits us. …
Source: Several articles published in the national and international press.

Anomalies de température mondiale par rapport à 1850-1900 et prévisions du Met Office pour la période 2020-2024 (Source : Met Office, global-climat).