L’année 2017 moins chaude que 2016 ?// Will 2017 be less hot than 2016 ?

drapeau-francaisNous ne sommes pas en mesure de prévoir le temps une semaine à l’avance, mais certaines structures météorologiques font déjà des prévisions sur les tendances globales pour 2017.
Ainsi, selon le British Met Office, la température à l’échelle de la planète devrait diminuer quelque peu en 2017, après les nouveaux records de chaleur enregistrés cette année. Il faut rappeler qu’en 2016, le réchauffement climatique d’origine humaine a été légèrement amplifié par le phénomène El Niño dans l’océan Pacifique. El Niño apparaît toutes les quelques années et peut perturber le temps dans le monde entier. Après l’influence d’El Niño sur le climat en 1998, il a fallu attendre 2005 pour avoir une année avec les mêmes records de chaleur.
Se référant à de nouvelles données informatiques, le British Met Office indique que l’année prochaine ne battra probablement pas des records, mais sera encore une année très chaude. Il serait faux d’interpréter cette baisse des températures, provoquée par la disparition d’El Niño, comme un signe de la fin du réchauffement climatique.
Le Met Office prévoit que 2017 sera probablement la troisième année la plus chaude depuis que des relevés de température ont commencé au milieu du 19ème siècle, derrière 2016 et 2015. Parmi les signes de réchauffement, il y a la glace de mer qui a atteint son niveau le plus bas de tous les temps, que ce soit dans l’océan Arctique et autour de l’Antarctique, selon les données diffusées à la mi-décembre par le National Snow and Ice Data Center aux États-Unis.
Selon le Met Office, la température moyenne sur Terre pour 2017 devrait se situer à environ 0,75 degrés Celsius au-dessus de la moyenne de 14°C pour la période 1961-1990. 2016 dépasse actuellement cette moyenne de 0,86°C, en sachant que El Niño représente environ 0,2°C du réchauffement, ce qui est beaucoup moins que l’excès de chaleur généré par les gaz à effet de serre.
De son côté, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), basée à Genève, a déclaré que 2016 était en passe d’être l’année la plus chaude jamais enregistrée, devant 2015. L’OMM affirme que l’accumulation des gaz à effet de serre d’origine anthropique dans l’atmosphère est à l’origine des vagues de chaleur, des sécheresses, des inondations et de l’élévation du niveau de la mer d’environ 20 cm au cours du dernier siècle.

Source : Presse britannique.

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drapeau-anglaisWe are not able to predict the weather one week in advance, but some meteorological structures are already making predictions about global tendencies for 2017.

According to the British Met Office, world temperatures are likely to somewhat decline in 2017, after this year’s new records of heat. One should remember that in 2016, man-made global warming was slightly boosted by a natural El Niño event in the Pacific Ocean. El Niño happens every few years and can disrupt the weather worldwide. After a powerful El Niño in 1998, it took until 2005 for a year to match that year’s record heat.

Referring to new computer data, the British Met Office indicates that next year is not likely to be a record but will still be a very warm year. It would be wrong to interpret the expected 2017 dip, prompted by the end of El Niño, as a sign of an end of global warming.

The Met Office has projected that 2017 is likely to be the third warmest year since records began in the mid-19th century, behind 2016 and 2015. Among signs of warming, sea ice in both the Arctic Ocean and around Antarctica is at record lows, according to mid-December data by the U.S. National Snow and Ice Data Center.

According to the Met Office, global average temperatures for 2017 are expected be about 0.75 degree Celsius above the long-term 1961-1990 average of 14°C. 2016 is so far 0.86°C above average, with El Niño accounting for about 0.2°C of the warming, far less than the extra heat from human-generated greenhouse gases.

Separately, the Geneva-based World Meteorological Organization (WMO) said 2016 was on track to be the warmest on record, ahead of 2015. The WMO says the build-up of human-created greenhouse gases in the atmosphere is causing ever more harmful heat waves, droughts, floods and a rise in global sea levels of about 20 cm in the past century.

Source: British news media.

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Même si les températures baissent quelque peu en 2017, la glace de mer continuera à diminuer et les glaciers continueront à reculer.

(Photos: C. Grandpey)

Un nouvel hiver chaud pour l’Alaska? // Another warm winter for Alaska ?

drapeau-francaisAlors que certains météorologues européens prédisent un hiver très froid sur le Vieux Continent, les Alaskiens se demandent si les prochains mois seront une répétition de l’hiver chaud de l’année dernière.
Autrefois, une fois passé l’équinoxe d’automne et quand les jours commençaient à raccourcir, l’hiver arrivait rapidement à Barrow, la ville la plus septentrionale de l’Alaska. Cette époque est maintenant révolue ! Aujourd’hui, le mois d’octobre à Barrow fait partie d’un automne doux. L’eau de l’océan qui, dans le passé, commençait à se couvrir d’une bonne couche de glace en octobre est maintenant à l’air libre. Depuis 2001, la température de l’air est bien supérieure à la moyenne et Barrow connaît désormais des conditions automnales semblables à celles que l’on rencontre en Scandinavie.
Jusqu’à présent, l’automne 2016 à Barrow est identique à celui que la ville a connu ces dernières années. Depuis le début du mois d’octobre, les températures enregistrent de nouveaux records ou approchent les précédents, et la glace n’est toujours pas arrivée sur la mer. Rien à l’horizon !
Tout semble indiquer que cette tendance va se poursuivre. Selon le  National Snow and Ice Data Center, l’étendue minimale de la glace de mer pour 2016 correspond au record de 2007. De plus, la qualité de cette glace se détériore. Les analyses montrent que seulement 3,1% de la glace présente durant le minimum de cette année était âgés de quatre ans ou plus. Au milieu des années 1980, le tiers de cette même glace avait survécu à au moins quatre saisons de fonte.

Selon le National Weather Service, l’ensemble de l’Alaska devrait connaître un mois d’octobre et une fin d’automne, voire un début d’hiver, plus chauds que la moyenne. Après cela, le Centre de Prévision Météorologique prévoit des températures plus chaudes que la moyenne dans certaines régions du nord et de l’ouest de l’Alaska, mais le reste de l’Alaska devrait traverser un hiver plus normal dans les mois à venir. L’hiver 2016-2017 ne devrait pas être une répétition du précédent où les températures ont battu tous les records. La douceur de l’hiver dernier s’explique par la présence du phénomène El Niño. À cela s’est ajoutée la chaleur de la masse d’eau chaude du Pacifique Nord apparue à la fin de l’année 2013 – le fameux « Blob » – sans oublier l’Oscillation décennale du Pacifique, variation de la température de surface de la mer qui déplace la trajectoire des systèmes météorologiques de manière cyclique sur une période de plusieurs décennies.

Cependant, certains facteurs montrent que le réchauffement sera toujours présent l’hiver prochain. La perte de glace de mer continuera d’affecter le secteur de North Slope, et le retour du « Blob » aura un effet sur les températures du sud de l’Alaska. La masse d’eau chaude s’est renforcée au cours de l’été car un front de hautes pressions sur le nord-est du Pacifique a entraîné un ciel clair qui a permis au soleil de chauffer la surface de l’océan.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisWhile some European meteorologists are predicting a very cold winter on the Old Continent, Alaskans are wondering whether the coming months will be a rerun of last year’s super warm winter.

Winter used to rush quickly into Barrow, Alaska’s northernmost town once the autumn equinox had passed and the days started getting short. No more. Now October in Barrow has become a season of mild fall weather. Ocean waters that in the past developed solid ice covers are now open in October, air temperatures since 2001 have been well above long-term averages for the month and Barrow is settling into a pattern with autumn conditions more similar to those found in Scandinavia.

So far, the autumn in 2016 is fitting right into the new normal for the town. Temperatures since late last week have hit daily records or come close, and deep freeze has yet to arrive. There’s not even any ice out on the horizon right now.

All indications are that the spiral will continue. This year’s seasonal minimum ice extent tied 2007 for the second-lowest in the satellite record, according to the National Snow and Ice Data Center. Moreover, the quality of that ice is deteriorating, too. Preliminary analysis shows that only 3.1% of the ice that remained at this year’s minimum was four years old or older.. In the mid-1980s, a third of the summer minimum ice was old enough to have survived at least four melt seasons.

All of Alaska is also expected to have a warmer-than-average October and late-fall/early winter, according to the National Weather Service. After that, the Climate Prediction Center forecasts high probabilities for warmer-than-average temperatures in parts of northern and western Alaska, but the rest of Alaska appears to be setting up for a more normal winter. The coming months should not be a rerun of last year when temperatures hit records. Last winter was warmed by a record El Nino cycle. At that, warmth was helped along by the mass of persistently warm North Pacific water that appeared in late 2013 – the so-called « Blob » – and the multiyear Pacific Decadal Oscillation pattern was in a positive (warm) phase last winter.

However, some warming factors do remain for the coming winter. Loss of sea ice will continue to affect the North Slope, and the Blob is back to influence southern Alaska. The mass of warm water was intensified over the summer because a ridge of high pressure over the northeast Pacific created clear skies that allowed solar heat to beat down on the upper ocean.

Source: Alaska Dispatch News.

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L’été 2016 a été particulièrement ensoleillé et chaud en Alaska. Le Denali se dressait majestueusement et les glaciers resplendissaient au soleil… (Photos: C. Grandpey)

Nouveau record de température en juillet 2016 // New temperature record in July 2016

drapeau-francaisSelon la NOAA, juillet 2016 a été le mois le plus chaud de l’histoire moderne et a établi un nouveau record depuis le début des relevés de températures il y a 137 ans. Le précédent record avait été observé en juillet de l’année dernière. C’est également la quinzième fois consécutive qu’un record mensuel de température est battu, la plus longue série de ce type en 137 ans. En juillet, la température moyenne globale au-dessus des terres et à la surface des océans a été de 16,67°C, soit 0,87°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle. Le record de juillet 2015 a été battu de 0,06°C.

Cette hausse constante des températures est due à l’effet cumulé des gaz à effet de serre et du phénomène El Niño qui réchauffe l’est du Pacifique et peut perturber le climat de la planète pendant une période de deux à sept ans. Selon certains scientifiques, il est probable que 2017 sera une année un peu moins chaude car El Niño est en train de s’affaiblir. A noter que les climatologues ne voient pas arriver El Niña qui, contrairement à El Niño, pourrait apporter un peut de fraîcheur.

1998 avait déjà été une année record en matière de température suite à la forte influence de El Niño. Il a fallu attendre 2005 pour voir l’effet s’estomper. Cela avait d’ailleurs poussé certains scientifiques à affirmer – à tort – que le réchauffement climatique de la Terre était terminé. Il est fort à craindre que, si l’année 2017 est moins chaude, des voix se feront entendre pour dire de telles sottises. La tendance sur le long terme est au réchauffement de la planète avec, cela va de soi, quelques variations non significatives.

Source : NOAA.

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drapeau-anglaisAccording to NOAA, July 2016 was the hottest month in modern history and has set a new record since the beginning of temperature records 137 years ago. The previous record was observed in July of last year. It is also the fifth consecutive time that a monthly temperature record is broken, the longest series of its kind in 137 years. In July, the average global temperature over land and ocean surfaces was 16.67°C, 0.87°C above the 20th century average. The record for July 2015 was beaten by 0.06°C.
This constant rise in temperatures is due to the cumulative effect of greenhouse gases and the El Niño phenomenon that warms the eastern Pacific and disrupts the global climate for a period of two to seven years. According to some scientists, it is likely that 2017 will be a slightly cooler year because El Niño is beginning to weaken. It should be noted that climatologists do not see El Niña coming around; unlike El Niño, it could bring a bit of coolness.
1998 was already a record year in terms of temperature due to the strong influence of El Niño. It took until 2005 to see the effect fade. This had also led some scientists to assert – incorrectly – that global warming was over. It is to be feared that if 2017 is less hot, voices will be heard to say such nonsense. The trend over the long term is to global warming with, of course, a few insignificant changes.
Source: NOAA.

NOAA

Source: NOAA.

Toujours plus de CO2 dans l’atmosphère…et de moins an moins de glace de mer ! // More and more carbon dioxide in the atmosphere…and less and less sea ice !

drapeau-francaisL’Observatoire du Mauna Loa à Hawaii mesure le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique depuis près de 60 ans. Les niveaux enregistrés complètent la célèbre courbe de Keeling (voir ci-dessous), du nom de Charles David Keeling, le scientifique qui a commencé les mesures en 1958.
La première mesure de dioxyde de carbone enregistrée par Keeling en 1958 révélait un niveau de seulement 316 ppm (parties par million). Depuis cette date, le CO2 a augmenté de façon spectaculaire. En 2013, la concentration dans l’atmosphère atteignait 400 ppm, un niveau symbolique, car c’est celui que les climatologues définissent comme «le début de la zone de danger ». La quantité de CO2 dans l’atmosphère a atteint un nouveau record en mai 2016. C’est également la plus forte augmentation annuelle depuis le début de son suivi à la fin des années 1950.

La concentration de CO2 moyenne en mai était de 407,7 ppm, ce qui correspond à une augmentation de 3,76 ppm par rapport à mai 2015, et la plus forte hausse sur une année. Le 9 avril, un niveau de 409,44 ppm a été atteint. Toutefois,  les scientifiques ont tendance à ne pas attacher trop d’importance aux moyennes quotidiennes car elles fluctuent souvent de manière trop forte pour être représentatives de l’atmosphère dans son ensemble.
L’augmentation de la concentration de CO2 est actuellement la plus rapide depuis des centaines de milliers d’années. Selon la NOAA, la dernière fois que notre planète a connu une telle augmentation continue du dioxyde de carbone, c’était il y a entre 17 000 et 11 000 ans. L’augmentation actuelle est 200 fois plus rapide que cela. Aujourd’hui, la concentration de CO2 est la plus élevée des 800 000 dernières années ; c’est ce que révèlent les carottes de glace qui ont piégé le dioxyde de carbone du passé.

L’augmentation provient principalement des combustibles fossiles, même si El Niño peut être tenu en partie pour responsable. En effet, l’air des tropiques a tendance à s’assécher pendant un épisode El Niño, ce qui affecte énormément la vie végétale. Les plantes absorbent le dioxyde de carbone atmosphérique qui est nécessaire à la photosynthèse. S’il y a moins de plantes, il y aura plus de CO2 dans l’atmosphère. El Niño augmente également le risque d’incendies qui injectent, eux aussi, de grandes quantités de CO2 dans l’air.
En cliquant sur ce lien, vous verrez une animation qui montre la variation des concentrations de CO2 dans l’atmosphère entre septembre 2014 et janvier 2016:
https://youtu.be/YFeaBDavzSY

Source: The Washington Post.

Dans le même temps – et ce n’est pas une surprise – les scientifiques enregistrent dans l’Arctique, pour le mois de mai, la plus faible étendue de glace de mer de tous les temps. Cette étendue (autrement dit la zone dans laquelle au moins 15% de la surface de la mer est gelée) a été la plus réduite pour ce mois depuis le début des mesures satellites en 1979. Le record du mois de mai fait suite à d’autres pour les mois de janvier, février et avril, sans oublier le record hivernal enregistré en mars. L’absence de glace de mer affecte l’ensemble de l’Arctique, aussi bien le côté Pacifique que la partie Atlantique.

La fonte de la glace de mer est actuellement en avance de deux à quatre semaines par rapport à 2012, année de référence pour le minimum. Ainsi, la débâcle a déjà commencé dans la Mer de Beaufort ; les zones dépourvues de glace ont tendance à s’agrandir, ce qui va contribuer à accélérer la fonte. En effet, ces zones libres de glace absorbent la chaleur pendant l’été et la glace fond encore plus vite.

Source : Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe Mauna Loa Observatory in Hawaii has been measuring atmospheric carbon dioxide (CO2) for nearly 60 years. The resulting CO2 levels create the iconic Keeling Curve, shown below, named for Charles David Keeling, the scientist who began the measurements in 1958.

The first carbon dioxide measurement recorded by Keeling was just 316 ppm. Since then, it has increased dramatically. In 2013, the atmosphere’s carbon dioxide concentration hit 400 ppm — a significant milestone, because it’s the level at which climate scientists identify as “the beginning of the danger zone”. The amount of CO2 in the atmosphere reached a new record in May. It also increased more in a single year than it has since the beginning of its monitoring in the late 1950s.

The average CO2 concentration in May was 407.7 parts per million. This was a 3.76 ppm increase since May 2015, and the largest year over year increase on record. On April 9th, a daily record of 409.44 ppm was set, although scientists tend to not follow the daily averages too closely, since they often fluctuate too wildly to be representative of the atmosphere as a whole.

Carbon dioxide levels are increasing faster than they have in hundreds of thousands of years. According to NOAA, the last time our planet saw such a sustained increase in carbon dioxide was between 17,000 and 11,000 years ago. The current rate of increase is 200 times faster than that. Carbon dioxide in the atmosphere is higher now than it has been in more than 800,000 years, as can be concluded from ice samples that have trapped the carbon dioxide in ancient air.

The increase mostly comes the burning of fossil fuels, although a part of this year’s very large spike can be attributed to El Niño. Indeed, the tropics tend to dry out during an El Niño episode, which kills off a lot of plant life. Plants absorb atmospheric carbon dioxide, which is necessary for photosynthesis. Fewer plants means more CO2 in the atmosphere. El Niño also increases the likelihood of extreme wildfires, which also inject large amounts of CO2 into the air.

By clicking on this link, you will see an animation that shows the variation of CO2 concentrations in the atmosphere between September 2014 and January 2016:

https://youtu.be/YFeaBDavzSY

Source: The Washington Post.

Meantime, and this does not come as a surprise, scientists are announcing another monthly record low for Arctic sea ice. Its extent (namely the area where at least 15 percent of sea surface is frozen) in May was the lowest measured for that month since satellite recording began in 1979. The record-low in May follows record lows posted for January, February and April and a record-low winter maximum reached in March. The low-extent pattern is spread across the Arctic, both on the Pacific side and the Atlantic side.

The melt is now two to four weeks ahead of the pace set in 2012, the year when the record-low minimum was set. For instance, the ice in the Beaufort Sea is already broken up, and holes have become large and are expected to contribute to future melt. The holes are likely to absorb a lot of heat during the summer and accelerate the melt.

Source : Alaska Dispatch News.

Keeling 2016

Courbe de Keeling (Source: NOAA): Le CO2 atteint des sommets….

Groenland-blog

…et la glace de mer se réduit comme peau de chagrin! (Photo: C. Grandpey)