Quelques informations sur les séismes au Japon // A little information about the earthquakes in Japan

drapeau-francaisLes puissants séismes qui ont frappé la Préfecture de Kumamoto au cours des trois derniers jours ne sont pas vraiment une surprise car la région se trouve à proximité de deux grandes lignes de faille. Selon les sismologues japonais, la magnitude des séismes dans cette partie de l’île de Kyushu pourrait être beaucoup plus élevée et atteindre M 8, par exemple. Le séisme de samedi s’est produit près de la faille Futagawa qui rejoint la faille Hinagu. Ensemble, elles représentent une ligne de 101 km. Bien que des centaines de répliques aient déjà eu lieu, d’autres secousses sont probables dans les prochains jours. En effet, certaines parties de la faille ont été affectées, mais d’autres n’ont pas encore bougé.

La faible profondeur des épicentres des séismes et l’orientation divergente des lignes de faille sont les raisons du nombre important de secousses. Selon l’Agence météorologique japonaise (JMA), à 11 heures samedi, 252 répliques étaient comptabilisées depuis le séisme M 6,5 enregistré à 21h26 jeudi. L’agence explique que les séismes se produisent non seulement dans la région de Kumamoto dans le sud de la préfecture du même nom, mais aussi dans la région d’Aso au nord de Kumamoto, et dans la préfecture de Oita. La JMA indique que les secousses enregistrées à Kumamoto sont différentes de celles observées à Aso et Oita, en ajoutant que l’on n’avait encore jamais vu une série de séismes se produire sur une aussi vaste région. Le séisme de jeudi était probablement un événement précurseur annonçant celui de samedi qui était environ 16 fois plus puissant.
Le séisme de samedi avait la même intensité que le Grand Séisme de Hanshin en 1995 (niveau 7 sur l’échelle japonaise) et est maintenant considéré comme l’événement principal. Un professeur à l’Université Ritsumeikan, a souligné que la dernière série de séismes pourrait bien être le signe précurseur d’autres séismes dans d’autres régions.
Le Mont Aso, qui semble avoir connu une petite éruption après le séisme de samedi, se trouve sur la Ligne Tectonique Médiane du Japon, le système failles le plus long de ce pays, qui va de la Préfecture de Nagano à la région de Kyushu.
Source: The Japan Times.

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drapeau-anglaisThe powerful earthquakes that struck the Kumamoto Prefecture over the past three days did not really come as a surprise as the area lies close to two major fault lines. According to Japanese seismologists, the magnitude of earthquakes in this part of Kyushu Island could be much higher and reach M 8, for instance. Saturday’s quake hit near the Futagawa fault which is linked to the Hinagu fault. Together, the two comprise a massive 101-km fault line. Although hundreds of aftershocks have already taken place, more quakes are likely in the coming days. Indeed, some parts of the fault were affected, but more earthquakes could happen because other parts did not move this time.

The shallow depths of the epicentres of the quakes and diverging fault lines are the reasons for the frequent shaking. As of 11 a.m. Saturday, at least 252 quakes have been logged since the M 6.5 earthquake hit at 9:26 p.m. Thursday, according to the Japan Meteorological Agency (JMA). It explains that quakes are occurring not only in the “Kumamoto region” in southern Kumamoto Prefecture, but also in the Aso region in Kumamoto’s north, and in Oita Prefecture. The JMA has concluded the Kumamoto temblors are different from the ones in Aso and Oita, adding it has never seen a series of quakes occur over such a wide region. Thursday’s earthquake was probably a “foreshock” that prefaced Saturday’s quake, which was about 16 times bigger.

Saturday’s earthquake had the same intensity as the 1995 Great Hanshin Earthquake, which reached level 7 on the Japanese scale, and is now considered the “main shock.” A professor at Ritsumeikan University, pointed out that the string of quakes could be a precursor to more in other regions.

Mount Aso, which the agency said had a small eruption after Saturday’s quake, sits on the Japan Median Tectonic Line, the longest fault system in Japan, which runs from Nagano Prefecture to the Kyushu region.

Source : The Japan Times.

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Vue des principales failles actives sur l’île de Kyushu, avec en n°11 les failles de Futagawa et Hinagu.

(Source: http://www.fukushima-is-still-news.com/)

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Ligne Tectonique Médiane du Japon (Source: Wikipedia)

Séismes au Japon: Le bilan s’alourdit et éruption de l’Aso? // Earthquakes in Japan: A heavier death toll and eruption of Mt Aso?

drapeau-francaisLe séisme de M 7.3 (ou M 7.0, selon l’USGS) qui a frappé la préfecture de Kumamoto en début de journée ce samedi a tué au moins 19 autres personnes, ce qui porte le bilan depuis jeudi soir à 28 morts. La chaîne de télévision NHK a indiqué que 760 personnes ont été blessées et de nombreux bâtiments ont été endommagés ou totalement détruits. Des personnes restent prisonnières de bâtiments effondrés et il est fait état d’incendies et de pannes de courant. Le réseau de transports de la région a subi des dégâts considérables: un tunnel s’est effondré, un pont routier a été endommagé, des routes ont été bloquées par des glissements de terrain et les trains sont à l’arrêt. L’aéroport de Kumamoto a également été fermé.
Un énorme glissement de terrain a balayé des maisons et coupé une route nationale à Minamiaso. Contrairement au séisme précédent qui avait surtout détruit de vieilles maisons, celui de samedi a endommagé des constructions récentes et certains bâtiments ont été carrément renversés à Kumamoto, site de l’épicentre des séismes. Les fortes pluies prévues pour les prochains jours pourraient provoquer d’autres glissements de terrain et affecter les structures déjà endommagées.
Les médias japonais font état d’une éruption du mont Aso. Cependant, cette information demande à être vérifiée. Il se dit qu’un panache s’élèverait à une centaine de mètres au-dessus du volcan (ce qui en soi n’a rien d’extraordinaire, comme le montre la photo ci-dessous), mais il n’est fait état d’aucun dégât. .
Source: The Japan Times.

Voici une vidéo montrant les dégâts dans la région de Kumamoto:

http://abcnews.go.com/International/video/dramatic-landslide-earthquake-japan-38434756

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drapeau-anglaisThe M 7.3 (or M 7.0, according to USGS) earthquake that struck Kumamoto Prefecture early Saturday killed at least 19 more people, bringing the total number of deaths since Thursday evening to 28. The NHK TV channel indicated that 760 people have been injured and many buildings have been damaged or totally destroyed. There are reports of people trapped in collapsed buildings, fires and power outages. The region’s transport network suffered considerable damage: one tunnel caved in, a highway bridge was damaged, roads were blocked by landslides and train services halted. Kumamoto airport was also closed

The powerful quake triggered a huge landslide that swept away homes and cut off a national highway in Minamiaso, and unlike the earlier quake which mostly affected old houses, on Saturday newer buildings were damaged and some were toppled across Kumamoto, the epicentre of the quakes. Heavy rain forecast for the coming days could lead to more landslides and affect already damaged structures.

The region’s transport network suffered considerable damage: one tunnel caved in, a highway bridge was damaged, roads were blocked by landslides and train services halted. Kumamoto airport was also closed.

Japanese media are reporting the eruption of Mount Aso. However, this piece of news needs to be confirmed. A plume is said to be rising about 100 metres in the air (which is not extraordinary, as can be seen on the photo below), but no damage has been reported.

Source: The Japan Times.

Here is a video showing the damage in the Kumamoto area:

http://abcnews.go.com/International/video/dramatic-landslide-earthquake-japan-38434756

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Glissement de terrain provoqué par le séisme du 15 avril

(Crédit photo: Ministère de la Défense japonais)

Aso Gueffier

En 2015, le volcan Aso émettait déjà un panache de gaz et de vapeur d’eau.

Crédit photo: Franck Greffier que je remercie pour ses précieuses informations.

Failles et activité sismique à Hawaii // Faults and seismic activity in Hawaii

drapeau-francaisLes séismes sont monnaie courante sur la Grande Ile d’Hawaii et, la plupart du temps, ils sont dus à des mouvements de failles, suite à l’activité volcanique du Kilauea. Le 12 février 2016 à 09h23 (heure locale), un nouveau séisme de M 4,1 a été enregistré sous le flanc sud du volcan, l’une des zones sismiques les plus actives des États-Unis. Toutefois, l’événement est survenu sur une faille qui a généré des événements destructeurs au cours des dernières années.
Les failles responsables de la majorité des séismes sur le flanc sud du Kilauea appartiennent au système Hilina. Ce système comprend les failles qui donnent naissance à des falaises (pali en hawaiien) le long de la côte sud-est d’Hawaï. Hilina Pali et Hōlei Pali en sont des exemples typiques. Sous ces failles, on en observe un autre type, plus rare, appelé faille de « décollement ». L’analyse du dernier séisme du 12 février indique qu’il a probablement eu lieu sur cette structure particulière.
Une faille de « décollement » – également appelée «faille de détachement» – fait référence à une faille quasiment horizontale qui est souvent complètement enterrée. S’agissant du Kilauea, une faille de « décollement » existe à l’interface entre le fond marin et le volcan sus-jacent. Le glissement qui se produit le long de cette faille est en partie provoqué par l’intrusion magmatique le long de l’East Rift Zone du Kilauea qui exerce une pression sur le flanc sud du volcan et le pousse vers la mer.
Les données fournies par le réseau GPS du HVO montrent que, la plupart du temps, les mouvements du flanc sud du Kilauea se produisent à un rythme régulier, à raison d’environ 6 cm par an. On a alors affaire à un glissement stable le long de la faille, ce qui ne provoque pas de séismes majeurs. .
Cependant, le « décollement » du flanc sud du Kilauea n’est pas toujours aussi régulier. Il peut également se produire par à-coups d’une durée de quelques secondes qui génèrent des séismes ressentis par la population.
Alors que les failles qui ont donné naissance à Hilina Pali, Hōlei Pali, et autres falaises le long de la côte sud de Big Island produisent la majorité des séismes (en général de faible intensité) dans cette région, la faille de « décollement » est responsable des séismes les plus puissants.
Ainsi, en 1989, un événement de ce type a déclenché un séisme de M 6,1 qui a blessé cinq personnes, détruit cinq maisons, et a été ressenti dans toute la Grande Ile. La secousse la plus forte a été localisée dans le Lower Puna District, secteur qui connaît depuis cette époque une croissance rapide de la population.
En 1975, un séisme de M 7,7 à Kalapana a été encore plus destructeur. À l’époque, il y avait peu d’habitations à proximité de l’épicentre, mais de fortes secousses ont eu lieu dans tout le district de Puna et à Hilo, qui a subi des dégâts importants. Le séisme a également entraîné un affaissement de la côte atteignant parfois 3,5 mètres, avec un tsunami qui a causé la mort de deux personnes.
Source: USGS / HVO.

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drapeau anglaisEarthquakes are quite frequent on Hawaii Big Island and are mostly caused by fault movements generated by volcanic activity on Kilauea. On February 12th at 9:23 a.m.(local time), an M 4.1 earthquake occurred beneath Kilauea Volcano’s south flank which is one of the most seismically active areas in the United States. However, the event occurred on a fault that has also produced large and damaging events in past years.
The faults responsible for the majority of Kilauea south flank earthquakes belong to the Hilina Fault System. This system includes steep faults that form the cliffs lining Hawaii’s southeast coast, of which the Hilina Pali and Hōlei Pali are spectacular examples. Underneath these faults is another, and more uncommon, type of fault called “a décollement”. Analysis of the last earthquake indicates that it likely occurred on this unique structure.
“Décollement” or “detachment fault” refers to a nearly flat-lying fault that is often completely buried underground. At Kilauea, a décollement exists at the interface between the original seafloor and the overlying volcano. Sliding along this fault is driven partly by magma intruding into Kilauea’s East Rift Zone, which puts pressure on the south flank of the volcano and pushes it seaward.
Data from HVO’s GPS monitoring network shows that most of the time Kilauea south flank motion occurs at a steady rate of 6 cm per year. This indicates stable sliding on the fault, without the shaking that accompanies earthquakes.
However, Kilauea’s south flank décollement doesn’t only creep. It can also suddenly lurch forward in a matter of seconds, producing felt earthquakes.
While the faults responsible for Hilina, Hōlei, and other pali produce the majority of (usually low intensity) earthquakes on Kilauea’s south flank, the « décollement » is responsible for the strongest quakes.
In 1989, such an event produced an M 6.1 earthquake, which injured five people, destroyed five houses, and was felt throughout the Big Island. The strongest shaking was centered in the island’s Lower Puna District, an area that has since seen rapid population growth.
The 1975 M 7.7 Kalapana earthquake was even more destructive. At the time, there were few structures near the epicenter, but severe shaking occurred throughout the Puna District and in Hilo, which experienced heavy damage. The earthquake also caused the coastline to suddenly drop by up to 3.5 metres, generating a tsunami that resulted in the two fatalities associated with this event.
Source: USGS / HVO.

Séisme

Séisme du 12 février 2016 (Source: USGS / HVO)

Hilina Pali

Vue de l’Hilina Pali (Photo: C. Grandpey)

Tectonique et sismicité en Alaska // Tectonics and seismicity in Alaska

drapeau-francaisLe dernier séisme de M 7.1 qui a frappé la partie sud-ouest de l’Alaska le 24 janvier 2016 n’est pas vraiment une surprise. Comme je l’ai écrit auparavant, la région subit les effets de la subduction de la plaque Pacifique qui glisse sous la plaque nord-américaine.
L’arc des Aléoutiennes est le résultat parfait de ce phénomène. Il étend sur environ 3000 kilomètres depuis le Golfe d’Alaska à l’est jusqu’à la péninsule du Kamtchatka à l’ouest. La subduction est responsable de la naissance des îles Aléoutiennes et, au large, de la Fosse des Aléoutiennes qui plonge parfois à plus de 7800 mètres de profondeur.
L’arc des Aléoutiennes est généralement divisée en trois régions: les îles Aléoutiennes occidentales, centrales, et orientales. La plaque Pacifique se déplace vers le nord-ouest à une vitesse qui va d’environ 60 mm par an sur la bordure est de l’arc à 76 mm par an près de son extrémité ouest.
La partie orientale de l’arc des Aléoutiennes s’étend depuis la péninsule d’Alaska à l’est jusqu’aux Iles Fox à l’ouest. Le mouvement le long de cette partie de l’arc se caractérise par une convergence de perpendicularité à l’arc et la subduction de la plaque Pacifique sous l’épaisse lithosphère continentale. Cette région connaît une activité volcanique intense et présente une histoire de violents séismes.
La partie centrale des Aléoutiennes s’étend des îles Andreanof à l’est jusqu’aux Iles Rat à l’ouest. Ici, le mouvement se caractérise par une convergence de plus en plus oblique vers l’ouest et la subduction de la plaque Pacifique sous la mince lithosphère océanique. Le long de cette partie de l’arc, la zone Wadati-Benioff apparaît nettement à une profondeur d’environ 200 km. Un volcanisme actif et de puissants séismes sont présents le long de cette marge.
Les îles Aléoutiennes occidentales, entre l’extrémité occidentale des Iles Rat à l’est et les Iles du Commandeur (Russie) à l’ouest, offre une tectonique différente des parties centrale et orientale de l’arc. Le résultat est un volcanisme moins actif. En outre, cette partie de la zone de subduction n’a pas enregistré de violents séismes historiques.
L’arc des Aléoutiennes est donc une région sismique très active, comme le prouvent les nombreux séismes de forte magnitude qui se produisent chaque année.
Le premier événement très puissant pendant le 20ème siècle a été le séisme de M 8,6 qui a frappé les Iles Shumagin le 10 novembre 1938. Cet événement a été provoqué par une rupture de l’arc sur environ 300 km, avec un petit tsunami qui s’est propagé vers le sud, jusqu’à Hawaï.
Le séisme du 1er avril 1946, d’une magnitude de M8.6, sur l’Ile Unimak Island, dans la partie centrale de l’arc des Aléoutiennes, s’est caractérisé par une rupture lente suivie d’un tsunami dévastateur à grande échelle dans le Pacifique, jusqu’en Antarctique. Bien que les dégâts n’aient pas été particulièrement importants localement, la vague du tsunami est montée jusqu’à 42 mètres sur l’Ile Unimak et des vagues ont fait des victimes à Hilo (Hawaii). [Voir ma note du 1er avril 2015 à propos de cet événement]
Le puissant séisme suivant a eu lieu dans la partie centrale de l’arc des Aléoutiennes, près des Iles Andreanof le 9 mars 1957, avec une magnitude de M 8.6. La longueur de la rupture a été d’environ 1200 km, ce qui en fait la plus longue zone de répliques jamais observée le long de l’arc. D’importants dégâts ainsi que des tsunamis ont été observées sur les îles Adak et Unimak, avec des vagues d’environ 13 mètres de hauteur.
Le séisme le plus puissant de la partie orientale a été enregistré le 27 mars 1964 dans le Prince William Sound avec une magnitude de M 9.2. C’est actuellement le deuxième plus puissant séisme enregistré dans le monde après celui de M 9,5 enregistré au Chili en mai 1960. Il a été généré par une rupture d’environ 700 km entre le Prince William Sound au nord-est et l’extrémité sud de l’île Kodiak au sud-ouest. La secousse principale a été ressentie dans une grande partie de l’Alaska, ainsi que dans certaines parties du Territoire du Yukon et de la Colombie Britannique au Canada. Des dégâts très importants ont été observés à Anchorage avec les glissements de terrain qui ont suivi. Le séisme a également déclenché un tsunami dévastateur qui a causé des dégâts le long du Golfe d’Alaska, de la côte Ouest des États-Unis, et à Hawaii.
Le puissant séisme le plus occidental des îles Aléoutiennes s’est produit un an plus tard, le 4 février 1965. D’une magnitude de M 8.7, il a frappé les Îles Rat et a été marqué par une rupture d’environ 600 km. Un tsunami relativement faible a été enregistré tout au long de l’Océan Pacifique avec tout de même des hauteurs de vagues jusqu’à 10,7 mètres sur l’île Shemya et des inondations sur l’île Amchitka.
Source: USGS.

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drapeau anglaisThe last M 7.1 earthquake that struck Southcentral Alaska on January 24th did not come as a real surprise. As I put it before, the region undergoes the subduction of the Pacific late beneath the North American plate.
The Aleutian arc is the perfect evidence of this phenomenon. It extends approximately 3,000 km from the Gulf of Alaska in the east to the Kamchatka Peninsula in the west. The subduction is responsible for the generation of the Aleutian Islands and the offshore Aleutian Trench which can be more than 7800 metres deep.
The Aleutian arc is generally divided into three regions: the western, central, and eastern Aleutians. The Pacific plate is moving northwest at a rate that increases from roughly 60 mm/year at the arc’s eastern edge to 76 mm/year near its western terminus.
The eastern Aleutian arc extends from the Alaskan Peninsula in the east to the Fox Islands in the west. Motion along this section of the arc is characterized by arc-perpendicular convergence and Pacific plate subduction beneath thick continental lithosphere. This region exhibits intense volcanic activity and has a history of powerful earthquakes.
The central Aleutian arc extends from the Andreanof Islands in the east to the Rat Islands in the west. Here, motion is characterized by westward-increasing oblique convergence and Pacific plate subduction beneath thin oceanic lithosphere. Along this portion of the arc, the Wadati-Benioff zone is well defined to depths of approximately 200 km. Active volcanism and powerful earthquakes are also present along this margin.
The western Aleutians, stretching from the western end of the Rat Islands in the east to the Commander Islands, Russia, in the west, is tectonically different from the central and eastern portions of the arc. The result is less active volcanism. Additionally, this portion of the subduction zone has not hosted large earthquakes in recorded history.
The Aleutian arc is a seismically active region, evidenced by the many moderate to large earthquakes occurring each year.
The first very powerful event along the arc during the 20th century was the November 10th 1938 M8.6 Shumagin Island earthquake. This event ruptured an approximately 300 km long stretch of the arc and generated a small tsunami that was recorded as far south as Hawaii.
The April 1st, 1946 M8.6 Unimak Island earthquake, located in the central Aleutian arc, was characterized by slow rupture followed by a devastating Pacific-wide tsunami that was observed as far south as the shores of Antarctica. Although damage from earthquake shaking was not severe locally, tsunami run-up heights were recorded as high as 42 metres on Unimak Island and tsunami waves in Hilo (Hawaii) also resulted in casualties. [See my note of April 1st 2015 about this event]
The next powerful earthquake occurred along the central portion of the Aleutian arc near the Andreanof Islands on March 9th 1957, with a magnitude of M8.6. The rupture length of this event was approximately 1200 km, making it the longest observed aftershock zone of all the historic Aleutian arc events. Significant damage and tsunamis were observed on the islands of Adak and Unimak with tsunami heights of approximately 13 metres.
The eastern most powerful earthquake was the March 27th 1964 M9.2 Prince William Sound earthquake, currently the second largest recorded earthquake in the world. The event had a rupture length of roughly 700 km extending from Prince William Sound in the northeast to the southern end of Kodiak Island in the southwest. Significant shaking was felt over a large region of Alaska, as well as in parts of western Yukon Territory, and British Columbia in Canada. Property damage was the largest in Anchorage with the ensuing landslides. The earthquake also triggered a devastating tsunami that caused damage along the Gulf of Alaska, the West Coast of the United States, and in Hawaii.
The westernmost Aleutians powerful earthquake followed a year later on February 4th 1965. This M8.7 Rat Islands earthquake was characterized by roughly 600 km of rupture. A relatively small tsunami was recorded throughout the Pacific Ocean with run-up heights up to 10.7 metres on Shemya Island and flooding on Amchitka Island.
Source : USGS.

Aleoutiennes Kamchatka

Vue de l’ensemble des volcans le long de la zone de subduction entre l’Alaska et le Kamchatka

(Source : Alaska Volcano Observatory)

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Aujourd’hui, personne n’a oublié la catastrophe du Vendredi Saint 1964, que ce soit à Anchorage…. :

Valdez 01

Valdez 02

où à Valdez où 33 personnes ont perdu la vie sur les 115 victimes recensées en Alaska :

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Valdez 04

Le risque d’un séisme majeur existe toujours en Alaska et il faudra faire vite, très vite,  pour se mettre à l’abri d’un tsunami!

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Photos: Claude Grandpey