Pas d’activité volcanique en Malaisie // No volcanic activity in Malaysia

drapeau francaisUn séisme de M 6.0 a secoué la région du Mont Kinabalu sur l’île de Bornéo en Malaisie vendredi dernier à 07h15 (heure locale). Des éboulements ont bloqué plus de 160 personnes sur la montagne. On déplore 11 morts, 8 disparus et plusieurs blessés. Au moins quatre randonneurs souffrent de fractures et de blessures à la tête.
Selon l’USGS, l’hypocentre du séisme se trouve à une profondeur de 10 km, avec son épicentre à environ 54 kilomètres à l’est de Kota Kinabalu, la capitale de l’Etat de Sabah.
Aucun dégât majeur et aucun décès n’ont été signalés et il n’y a pas eu d’alerte au tsunami. Le séisme a endommagé une route et au moins dix bâtiments, y compris des écoles, un hôpital, un commissariat de police, des banques, une mosquée et des supermarchés dans la ville de Ranau.
Le Mont Kinabalu (4095 mètres) est une destination touristique très populaire. Des milliers de personnes affluent chaque année pour faire l’ascension de la montagne. Un groupe tribal local estime que c’est un lieu sacré. La semaine qui a précédé le tremblement de terre, un groupe de 10 Occidentaux a téléchargé sur Internet leurs photos de nus, faites au sommet de la montagne, et suscité la colère des habitants qui pensent que le séisme est la preuve que les esprits de la montagne n’ont pas apprécié un tel acte.
La Malaisie se situe en dehors de la Ceinture de Feu, de sorte que les séismes majeurs sont rares dans le pays. Cependant, ceux enregistrés dans l’Etat de Sabah pourraient indiquer une activité volcanique en profondeur dans la croûte terrestre mais il n’y a aucune raison de s’inquiéter à l’heure actuelle. Un géologue de la région a déclaré que si une éruption devait se produire, ce serait dans un avenir très lointain. Cependant, le Service Météorologique Malaisien a indiqué qu’une telle possibilité ne saurait être écartée.
Le dernier séisme semble être un événement indépendant, sans relation avec ceux qui secouent le Japon et sans rapport avec l’activité volcanique du Mont Sinabung en Indonésie.
Source: Presse malaisienne.

Le seul volcan présent en Malaisie est le Mont Bombalai, dans la partie NE de l’Ile de Bornéo. Deux coulées de lave descendent vers la mer. Elles sont apparues lors d’une éruption qui a eu lieu il y a environ 27 000 ans.

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drapeau anglaisA M 6.0 earthquake rocked the area of Mount Kinabalu on Borneo Island in Malaysia last Friday at 7:15 a.m. (local time), leaving more than 160 people stranded on the peak. 11 trekkers are deas, 8 are missing and several were injured. At least four climbers suffered broken bones and head wounds.

According to the US Geological Survey, the quake hit at a depth of 10 kilometres, with its epicentre located about 54 kilometres east of Kota Kinabalu, the capital of Sabah.

No major damage or deaths were initially reported, and there was no tsunami warning. The earthquake damaged a road and at least ten buildings including schools, a hospital, a police station, banks, a mosque and supermarkets in the town of Ranau.

Mount Kinabalu (4095 m.)  is a popular tourist destination with thousands of people flocking each year to climb it. A local tribal group believes it to be a sacred place. The week before the earthquake, a group of 10 Westerners uploaded their nude photos, made on the mountain’s top, on the Internet, thus angering the locals and provoking suggestions that the quake was a sign that the spirits were disturbed by their act.

Malaysia lies outside the Ring of Fire, so major earthquakes are rare in the country. However, earthquakes in Sabah could be indications of volcanic activity deep in the earth’s crust but there’s no cause for alarm. A local geologist said that any eruption, if at all, would be in the very distant future. However, the Malaysian Meteo­rological Department said they cannot discount this possibility.

The last quake is considered as an independent geological condition and not related to recent earthquakes in Japan and Indonesian Mount Sinabung’s volcanic ac­­tivity.

Source: Malaysian newspapers.

The only volcano in Malaysia is Mount Bombalai in NE Borneo. Two lava flows extend almost to the coastal plain. The last eruption occurred about 27,000 years before present.

Kinabalu

Vue du Mont Kinabalu  (Crédit photo:  Wikipedia)

Plus têtu qu’un Japonais, tu meurs! // Who can be more obstinate than a Japanese?

drapeau francaisLes autorités locales viennent de voter en faveur du redémarrage de la centrale nucléaire de Sendai, malgré les mises en garde des scientifiques et en dépit de l’opposition de l’opinion publique à l’énergie nucléaire. A Ichikikushikino, une ville à moins de 5 km de la centrale de Sendai, plus de la moitié des 30000 habitants ont signé au début de cette année une pétition contre le redémarrage de la centrale. De plus, les volcanologues ont fait remarquer que le séisme de 2011 (M 9,0 sur l’échelle de Richter) avait augmenté la probabilité d’activité volcanique dans la région. La centrale de Sendai est située à seulement 50 km du Sakurajima, un volcan très actif qui entre régulièrement en éruption
En dépit de ces mises en garde, le conseil municipal de Satsumasendai, dans la préfecture de Kagoshima, a massivement approuvé (avec19 voix sur 26) la décision de rouvrir la centrale de Sendai qui est l’un des principaux employeurs de l’île de Kyushu. Avant la catastrophe de Fukushima, les Japonais tiraient 30 pour cent de leur électricité à partir de l’énergie atomique.
L’Autorité de Régulation Nucléaire au Japon (NRA) a approuvé les normes de sécurité de Sendai en septembre, mais la centrale doit encore subir des contrôles de sécurité avant de pouvoir redémarrer.
Le vote est intervenu alors qu’un incendie a s’est déclaré mardi dans une autre centrale nucléaire gérée par Kyushu Electric. Le feu a pris dans un bâtiment annexe de la centrale de Genkai, dans la préfecture de Saga. Selon les autorités locales, l’incendie a été circonscrit par les ouvriers de la centrale. Personne n’a été blessé et on n’a observé aucun rejet de matières radioactives.

Source : The Japan Times.

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drapeau anglaisLocal officials have voted to reopen the Sendai nuclear plant, despite scientists’warnings of increased volcanic activity in the region and against the opposition of public opinion to nuclear energy. In Ichikikushikino, a city less than 5 km from the Sendai plant, more than half of its 30,000 residents signed a petition opposing the restart earlier this year. Besides, scientific authorities warned of increased seismic activity on the island. Volcanologists have warned that the 2011 earthquake, which measured 9.0 on the Richter scale, may have increased the likelihood of volcanic activity throughout the region.

The Sendai plant is also situated only 50 km from Mount Sakurajima, an extremely active volcano which erupts on a regular basis.

The municipal assembly in Satsumasendai, Kagoshima Prefecture, overwhelmingly approved (19 out of 26 votes) of proposals to open the Sendai plant, which is one of the chief employers on Kyushu island. The vote has been seen as an attempt to resurrect the country’s nuclear industry, which the Japanese government hopes to restart despite public opposition to nuclear energy in the wake of the Fukushima disaster. Prior to the disaster, the Japanese had derived 30 percent of their electricity from atomic power.

Japan’s Nuclear Regulation Authority (NRA) approved Sendai’s safety features in September, but the plant must still pass operational safety checks before it will be able to reopen.

The vote came as a fire broke out Tuesday at Kyushu Electric’s other nuclear plant, the Genkai facility in Saga Prefecture. The blaze started in an auxiliary building of the power station and was extinguished by plant workers, local officials said. There were no injuries and no release of radioactive materials.

Source: The Japan Times.

Le Japon bientôt rayé de la carte? // Japan soon wiped off the map?

drapeau francaisVoici le type d’article que je déteste vraiment! Il traite des prévisions à long terme, ponctuées d’un nombre incalculable de verbes au conditionnel alors que nous ne savons toujours pas prévoir les éruptions dans le court terme. Il suffit de jeter un coup d’œil à la situation actuelle sur le Mayon (Philippines) où des milliers de personnes sont évacuées depuis plusieurs semaines par crainte d’une éruption…qui ne vient pas!
Le New Zealand Herald a relayé un article prétendant que le Japon pourrait être rayé de la surface de la Terre par une éruption volcanique majeure dans les 100 prochaines années, avec à la clé la mort de la quasi-totalité de sa population de 127 millions d’habitants.
L’article fait référence à une nouvelle étude dans laquelle des volcanologues analysent les modèles éruptifs au Japon et concluent qu’il n’est «pas exagéré» de prévoir une catastrophe naturelle qui « anéantirait » le pays.
Les scientifiques de l’Université de Kobé ont étudié un vaste cratère volcanique de l’île de Kyushu qui est entré en éruption à 7 reprises dans les 120 000 dernières années. Ils estiment qu’une nouvelle éruption enfouirait 7 millions de personnes sous des coulées de lave tandis que les vents d’ouest transporteraient une énorme quantité de cendre et de poussière vers Honshu. Selon eux, le nuage toxique rendrait l’île voisine «invivable» et les 120 millions de personnes vivant dans les centres urbains n’auraient « aucune chance » de survivre à ce cataclysme.
Les professeurs Yoshiyuki Tatsumi et Keiko Suzuki ont calculé que le risque qu’une telle éruption se produise dans les 100 prochaines années est d’environ un pour cent. Ils font remarquer que ce chiffre ne saurait être ignoré car la probabilité qu’un séisme majeur frappe Kobé dans les 30 ans avait, elle aussi, été estimée à environ un pour cent la veille du séisme de M 7.2 qui a détruit la ville japonaise en 1995, tuant 6.400 personnes.
Cet article est publié quelques semaines après l’éruption meurtrière du Mont Ontake et au moment où on apprend que le volcan Ioyama, situé dans le sud du Japon à 64 km de la centrale nucléaire de Sendai (voir ma note du 26 octobre), montre des signes d’activité qui pourraient éventuellement déboucher sur une éruption.

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drapeau anglaisHere is the type of article I definitely hate ! It deals with long-term predictions punctuated by an infinity of “could” while we are not able to predict eruptions in the short term. It suffices to have a look at the current situation on Mayon volcano where thousands of people have been evacuated for several weeks for fear of an eruption that does not come!

The New Zealand Herald has relayed an article pretending that Japan could be wiped off the face of the earth by a massive volcanic eruption some time in the next century killing almost all of its 127million inhabitants.

The article refers to a new study in which experts analysing the eruption patterns of volcanoes in Japan say it is ‘not an overstatement’ to predict that a natural disaster could leave the country ‘extinct’.

Scientists at Kobe University looked at a massive volcanic crater on Kyushu Island, which has erupted seven times in the last 120,000 years. They predicted that another eruption would bury 7 million people underneath lava flows, while westerly winds would carry a huge amount of ash and dust to Honshu. They added that the toxic cloud would make the neighbouring island ‘unliveable’ and that the 120 million living in major cities and towns would be ‘hopeless’.

Professors Yoshiyuki Tatsumi and Keiko Suzuki calculated that the risk of such an eruption occurring in the next 100 years was around 1 per cent. However, they said that figure could not be ignored, as the chance of a major earthquake striking Kobe within 30 years was estimated at about one percent just a day before an M 7.2 quake destroyed the Japanese city in 1995, killing 6,400 people.

The news comes just weeks after the deadly eruption of Mount Ontake and amid warnings that Ioyama volcano in southern Japan, located 64 km from the Sendai nuclear plant (see my note of October 26th), was showing signs of increased activity that could possibly lead to an eruption.

Séisme et crainte d’une éruption en Colombie // Earthquake and fear of an eruption in Colombia

drapeau francaisLe Service Géologique de Colombie a fait passer ce mardi du Jaune à l’Orange les niveaux d’alerte du Cerro Negro et du Chiles, deux volcans situés à la frontière entre la Colombie et l’Equateur, après qu’un séisme de magnitude 5,6 ait frappé la région. Le niveau Orange signifie qu’«une éruption est probable dans quelques jours ou quelques semaines. »
Si ces volcans entrent en éruption, ce sera surtout la province de Nariño qui sera la plus menacée. Le gouvernement local a commencé à prendre des mesures de sécurité afin de prévenir des tragédies. Il a recommandé la fermeture des classes, mis en place un système de communication pour les communautés autochtones de la région et fourni à ces communautés des tentes si elles devaient évacuer leurs habitations en cas d’alerte volcanique maximale.
Source: Journaux colombiens.

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drapeau anglaisColombia’s Geological Service raised alert levels of Cerro Negro and Chiles, on Colombia’s southern border with Ecuador, from yellow to orange on Tuesday after an M 5.6 earthquake hit the border region. The orange alert level is defined by the Geological Service as “probable eruption in term of days to weeks.”

If the volcanoes are to erupt, it will mostly affect the Nariño state where the local government has started to take security measures in order prevent tragedies. It has recommended suspending school classes, delivered a special communication system to indigenous communities in the area and offered these communities tents if they need to evacuate their premises while the volcanoes are on high alert.

Source: Colombian newspapers.