Les drones ont un avenir scientifique // Drones have a scientific future

drapeau-francaisLes volcanologues néo-zélandais ont utilisé un drone de loisir pour observer le volcan de White Island. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une très bonne vidéo de l’île tournée en décembre 2016. N’hésitez pas à passer en mode plein écran, car la qualité de la vidéo est excellente.
Http://www.nzherald.co.nz/national/news/video.cfm?c_id=1503075&gal_cid=1503075&gallery_id=171257

On remarque que le lac acide a disparu et l’activité principale se situe au niveau d’une bouche qui vomit de volumineux panaches de vapeur au fond du cratère.
Le drone, équipé d’une caméra [NDLR : Je pense qu’il s’agit d’une GoPro, au vu de la qualité], a également été utilisé ces derniers temps pour examiner les berges des rivières et les sources géothermales de l’Ile du Nord.
GNS Science a maintenant l’intention de se procurer un drone plus performant pour de futures observations, comme l’approche des cratères à l’aide de caméras infrarouges. Les drones pourraient également être utilisés dans des situations à haut risque. Par exemple, peu de temps après une éruption, quand il est encore trop dangereux de pénétrer dans une zone, on pourrait faire voler les drones pour obtenir des photos ou relever des températures. Avec un système d’échantillonnage, les drones pourraient être en mesure de prélever des cendres volcaniques et des roches sans impliquer des risques humains.
Le drone utilisé par GNS Science n’a pas subi de dégâts lors du survol des points chauds, alors qu’une équipe de tournage cinématographique a récemment perdu un appareil pendant qu’il se déplaçait à travers un panache de vapeur sur White Island.
Les chercheurs de l’Université de Canterbury travaillent avec des collègues japonais pour permettre à des patrouilles de plusieurs drones de localiser des personnes prisonnières des décombres suite à des catastrophes naturelles. Les chercheurs ont également étudié comment ces patrouilles pourraient être contrôlées par un ou deux opérateurs, tandis que les drones communiqueraient entre eux.
Les drones sont de plus en plus utilisés au cours des missions scientifiques. Une équipe de l’Institut Universitaire de Technologie d’Auckland a réussi à utiliser des drones en Antarctique – où des enveloppes thermiques étaient nécessaires pour garder les appareils au chaud – et dans le désert du Namib où les températures de 68°C posaient le problème inverse. À la fin de l’année dernière, les techniciens de GNS Science ont utilisé des drones pour effectuer des observations et obtenir des images incroyables de la faille de Kekerengu, qui a subi un décrochement spectaculaire lors de sa rupture pendant le séisme de Kaikoura.
Source: New Zealand Herald.

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drapeau-anglaisNew Zealand volcanologists have used a hobby drone to observe White Island Volcano. By clicking on this link, you will see a great video of the island shot in December 2016. Don’t hesitate to switch to full screen because the quality of the video is excellent.

http://www.nzherald.co.nz/national/news/video.cfm?c_id=1503075&gal_cid=1503075&gallery_id=171257

You can notice that the acid lake has disappeared and the main activity is located in a vent that spews voluminous steam plumes at the far end of the crater.

The drone, fitted with camera technology, has also been used over recent months to survey river terraces and geothermal systems around the North Island.

GNS Science is now moving to get a larger, professional drone for future work that could involve taking infra-red surveys of volcanic craters. The drones could also be used in high-risk situations. For instance, shortly after an eruption, when it is still too dangerous to go into an area, drones could be flown in to get imagery or take temperatures. With sampling gear, they might be able to collect volcanic ash and rock samples without involving human risks.

The GNS drone has not yet sustained any damage from some of the hot spots it has been sent into, although a film company crew recently lost one while flying it through a steam plume on White Island.

Meanwhile, University of Canterbury researchers are working with Japanese colleagues to enable swarms of drones that could locate and potentially triage people buried in wreckage and debris following natural disasters. The researchers were further investigating how entire swarms could be controlled by one or two operators, with the drones also communicating between themselves.

Drones are likely to be used more and more often during scientific missions. An Auckland University of Technology team has succeeded in using drones in Antarctica – where thermal underwear was needed to keep it warm – and in the Namib Desert, where 68°C temperatures posed the opposite problem. Late last year, GNS Science technicians used drones to make field observations and capture incredible footage of the Kekerengu Fault, which created a dramatic wall when it ruptured during the Kaikoura Earthquake.

Source : New Zealand Herald.

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Exemple de drone de loisir (X series -MJX RC)

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White Island en janvier 2009. Un lac d’acide occupait le cratère.

(Photos: C. Grandpey)

De l’argent et des drones pour l’Université d’Hawaii // Money and UAVs for the University of Hawaii

drapeau francaisAlors que les universités françaises se plaignent du manque de financements, l’Université d’Hawaii fait partie de 15 universités sélectionnées par la NASA qui ont reçu une subvention de recherche à des fins pédagogiques.
Chaque université a reçu jusqu’à $ 750 000 (environ 670 000 €) à partir d’une dotation totale de  $ 11,250,000 (environ 10 millions d’euros) pour la recherche et le développement en matière de télédétection, nanotechnologie, astrophysique et aéronautique.
La somme d’argent répartie sur trois ans permettra aux campus de Manoa et Hilo de procéder à des observations des volcans actifs à l’aide de drones sans mettre en péril des vies humaines. L’objectif est d’utiliser plusieurs drones pour étudier les coulées de lave et les panaches volcaniques sur le Kilauea. Cela permettra de comprendre comment les coulées de lave changent en fonction de la topographie, mais aussi de donner des informations sur les gaz à l’intérieur des panaches volcaniques.
L’approbation d’utilisation des drones par le gouvernement fédéral permettra à l’Université d’Hawaii d’obtenir des données sans précédent. Elle permettra aussi à la Protection Civile et à l’USGS sur Big Island de mieux comprendre comment progressent les coulées de lave du Pu’u O’o, ainsi que leurs conséquences sur la santé et la sécurité de la population.
Le centre de recherches Ames et le Jet Propulsion Laboratory de la NASA en Californie épauleront l’Université d’Hawaii pour obtenir la certification de la Federal Aviation Authority qui permettra de faire voler des drones équipés d’instruments de recherche.
Source: NASA.

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drapeau anglaisAt a time when French universities complain about the lack of fundings, the University of Hawaii is one of 15 universities selected by NASA for a competitive educational research grant.

Each university received up to $750,000 of a total $11.25 million grant for research and technology development in remote sensing, nanotechnology, astrophysics and aeronautics.

The three-year award will allow the Manoa and Hilo campuses to develop Unmanned Aerial Vehicle observations of active volcanoes. The aim is to use multiple UAVs to study active lava flows and volcanic plumes at Kilauea volcano. It will allow to understand how the lava flows change in terms of topography of flows, but also give information on gas flux from the volcanic plumes.

The federal approval to use drones will allow the university to obtain unprecedented data. It will enable Big Island Civil Defense and the U.S.G.S. to better understand how lava flows from Pu’u O’o will flow across ground, as well understand health and safety standards.

The NASA Ames Research Center and the Jet Propulsion Laboratory in California will assist UH in its training to receive certification from the Federal Aviation Authority to fly UAVs with attached research instruments.

Source: NASA.

Kilauea-panache

Les drones permettront d’étudier en toute sécurité la lave et le panache de gaz du Kilauea

(Photo:  C. Grandpey)

Un drone dans le cratère du Yasur (Vanuatu) // A drone in the crater of Yasur volcano (Vanuatu)

drapeau francaisLes drones sont en train de devenir de plus en plus populaires. Ils feront sans aucun doute partie des cadeaux de Noël. Certains sont équipés d’appareils photo permettant aussi de tourner des vidéos. Leurs futurs acquéreurs doivent toutefois se renseigner car leur utilisation est soumise à des règles très strictes, ne serait-ce qu’en matière de propriété privée. Vous ne pouvez pas photographier ou filmer n’importe quoi ou n’importe qui.  Vous trouverez la règlementation fournie par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) à cette adresse:

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Drone-_Notice_securite-2.pdf

Le survol des volcans n’entre pas (pour le moment) dans ces interdictions. Certains ont filmé l’éruption islandaise dans l’Holuhraun (voir ma note du 5 octobre 2014). D’autres ont fait voler leur drone dans le cratère du Yasur, le Stromboli du Vanuatu. Les images sont spectaculaires, même si la qualité n’est pas optimale, la faute au petit capteur de l’appareil photo.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0-shWVW1UBc

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drapeau anglaisDrones, also called Unmanned Aerial Vehicles (UAVs) are becoming increasingly popular. They will no doubt be part of the Christmas gifts. Some are equipped with cameras, with the capacity to shoot videos. However, their future users should check because their use is subject to very strict rules, at least in matters of private property. You can not photograph or film anything or anyone. Thus, the use of a drone as a hobby « excludes the use of the images for public or commercial use. This must, of course, comply with the provisions on the protection of privacy or right of publicity. Finally, we must keep in mind the restrictions on access to the airspace concerning the passage (forbidden) over agglomerations or gatherings of people.

The overflight of volcanoes is not forbidden, at least for the moment. Some filmed the Icelandic eruption in Holuhraun (see my note of 5 October 2014). Others have flown their drone over the crater of Yasur, the Stromboli of Vanuatu. The images are dramatic, even if the quality is not optimal, because the small sensor of the camera.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0-shWVW1UBc

Yasur-blog

Vue du Yasur  (Crédit photo:  Wikipedia)

Hawaii: Des drones au service de la Protection Civile // Hawaii: Drones can help Civil Defence authorities

drapeau francaisLes drones deviennent de plus en plus populaires ces jours-ci en volcanologie. On a vu il ya quelques semaines comment l’un d’eux a pu observer l’éruption dans l’Holuhraun (Islande), allant même si près de la lave que la façade de la caméra GoPro a fondu sous l’effet de la chaleur!
Depuis le début du mois de septembre, une équipe du Laboraoire d’analyse et de visualisation des données spatiales de l’Université d’Hawaii travaille en partenariat avec la Protection Civile et le HVO. Les scientifiques du Laboratoire font voler un drone équipé d’une caméra haute résolution afin de cartographier la coulée de lave du 27 Juin.
Le premier vol a eu lieu le 22 octobre et, depuis cette date, l’équipe scientifique a utilisé le drone tous les trois à sept jours, avec parfois des vols à répétition toutes les deux heures pendant la même journée. Les pilotes utilisent la plupart du temps un équipement grand public, avec un appareil photo télécommandé fixé sous le drone, afin de créer des images houte résolution, en trois dimensions, de la coulée de lave. Le drone est également doté d’instruments permettant de contrôler la télémétrie du vol et les coordonnées GPS, de sorte que l’équipe scientifique sait exactement quand et où les photos ont été prises. D »autres iparamètres concernent la hauteur à laquelle se trouve le drone, sa vitesse, etc.
La partie la plus importante de la mission est la prise d’un grand nombre de photos, avec des chevauchements des zones couvertes, et avec différentes perspectives. Les photos sont ensuite assemblées en utilisant un logiciel spécialisé qui dessine de grandes «orthomosaïques» qui donnent à la Protection Civile des informations très précises pour évaluer la situation sur le terrain.
Le drone s’est avéré particulièrement utile les jours où l’hélicoptère mis à la disposition de la Protection Civile et du HVO n’était pas disponible pour fournir aux autorités une vue d’ensemble de la situation sur le terrain. .
Source: Presse hawaiienne.

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drapeau anglaisDrones are becoming very popular these days in volcanology. We saw a few weeks ago how one of them could observe the eruption in Holuhraun (Iceland), even going so close to the lava that it melted the front of the GoPro camera!
Since early September, a team of UH-Hilo’s Spatial Data Analysis and Visualization Laboratory has worked in partnership with Civil Defense and HVO to fly a drone outfitted with a high-resolution camera to map the June 27th lava flow.
The team’s first flight was on October 22nd and since then they’ve been flying every three to seven days, sometimes making repeat flights every other hour all day long. They use mostly off-the-shelf equipment, including a point-and-shoot camera attached to the drone, to create three-dimensional, high-resolution images of the lava flow. The drone also has instruments to keep track of flight telemetry and GPS coordinates so the team knows exactly when and where photos were snapped, including the pitch of the vehicle, its speed and more.
The secret is in taking enough photos to create plenty of overlap in the areas of ground they cover, and from various perspectives. This allows to stitch the photos together using specialized software, creating large « orthomosaics, » which gives very precise and accurate information for Civil Defense to assess the situation on the ground.
The drone has proven to be especially useful on days when the helicopter was unavailable to provide officials a bird’s eye view of the situation on the ground.
Source: Hawaiian newspapers.

Drone

Vue de la coulée du 27 juin le 22 novembre 2014  (Source: USGS / HVO)