Hawaii: Des drones au service de la Protection Civile // Hawaii: Drones can help Civil Defence authorities

drapeau francaisLes drones deviennent de plus en plus populaires ces jours-ci en volcanologie. On a vu il ya quelques semaines comment l’un d’eux a pu observer l’éruption dans l’Holuhraun (Islande), allant même si près de la lave que la façade de la caméra GoPro a fondu sous l’effet de la chaleur!
Depuis le début du mois de septembre, une équipe du Laboraoire d’analyse et de visualisation des données spatiales de l’Université d’Hawaii travaille en partenariat avec la Protection Civile et le HVO. Les scientifiques du Laboratoire font voler un drone équipé d’une caméra haute résolution afin de cartographier la coulée de lave du 27 Juin.
Le premier vol a eu lieu le 22 octobre et, depuis cette date, l’équipe scientifique a utilisé le drone tous les trois à sept jours, avec parfois des vols à répétition toutes les deux heures pendant la même journée. Les pilotes utilisent la plupart du temps un équipement grand public, avec un appareil photo télécommandé fixé sous le drone, afin de créer des images houte résolution, en trois dimensions, de la coulée de lave. Le drone est également doté d’instruments permettant de contrôler la télémétrie du vol et les coordonnées GPS, de sorte que l’équipe scientifique sait exactement quand et où les photos ont été prises. D »autres iparamètres concernent la hauteur à laquelle se trouve le drone, sa vitesse, etc.
La partie la plus importante de la mission est la prise d’un grand nombre de photos, avec des chevauchements des zones couvertes, et avec différentes perspectives. Les photos sont ensuite assemblées en utilisant un logiciel spécialisé qui dessine de grandes «orthomosaïques» qui donnent à la Protection Civile des informations très précises pour évaluer la situation sur le terrain.
Le drone s’est avéré particulièrement utile les jours où l’hélicoptère mis à la disposition de la Protection Civile et du HVO n’était pas disponible pour fournir aux autorités une vue d’ensemble de la situation sur le terrain. .
Source: Presse hawaiienne.

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drapeau anglaisDrones are becoming very popular these days in volcanology. We saw a few weeks ago how one of them could observe the eruption in Holuhraun (Iceland), even going so close to the lava that it melted the front of the GoPro camera!
Since early September, a team of UH-Hilo’s Spatial Data Analysis and Visualization Laboratory has worked in partnership with Civil Defense and HVO to fly a drone outfitted with a high-resolution camera to map the June 27th lava flow.
The team’s first flight was on October 22nd and since then they’ve been flying every three to seven days, sometimes making repeat flights every other hour all day long. They use mostly off-the-shelf equipment, including a point-and-shoot camera attached to the drone, to create three-dimensional, high-resolution images of the lava flow. The drone also has instruments to keep track of flight telemetry and GPS coordinates so the team knows exactly when and where photos were snapped, including the pitch of the vehicle, its speed and more.
The secret is in taking enough photos to create plenty of overlap in the areas of ground they cover, and from various perspectives. This allows to stitch the photos together using specialized software, creating large « orthomosaics, » which gives very precise and accurate information for Civil Defense to assess the situation on the ground.
The drone has proven to be especially useful on days when the helicopter was unavailable to provide officials a bird’s eye view of the situation on the ground.
Source: Hawaiian newspapers.

Drone

Vue de la coulée du 27 juin le 22 novembre 2014  (Source: USGS / HVO)

Drones et volcanologie (suite)

Dans une note rédigée le 14 mars, j’expliquais que les drones – ou quadricoptères – pourraient un jour venir en aide aux volcanologues pour observer des secteurs trop dangereux. Aujourd’hui, ces drones deviennent de plus en plus populaires et certains voient en eux des applications intéressantes en photographie.

Il faut toutefois savoir qu’une telle utilisation est très strictement règlementée par la loi. Si drones et photo vous intéressent, n’hésitez pas à consulter le dernier numéro (362 – avril 2014) de la revue Chasseur d’Images avec un article intitulé « Drones : Faisons le point ». Vous constaterez qu’on ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec ces engins.

Drone-photo

Drone Eagle 2.5, l’un des nombreux modèles proposés pour la photo aérienne. Il vous faudra tout de même débourser plusieurs milliers d’euros pour acquérir cet engin avec sa radio de pilotage!

Les drones bientôt au service de la volcanologie? // Could drones soon be used in volcanology?

drapeau francaisJ’appartiens à un club d’aéromodélisme et quand j’ai vu l’arrivée des premiers drones – également appelés quadricoptères – j’ai tout de suite pensé à leurs applications possibles dans le domaine volcanique. J’ai imaginé que nous pourrions les utiliser pour analyser les gaz dans des environnements dangereux ou trop difficiles d’accès, ou lorsque les gaz peuvent être mortels pour les humains.
Une vidéo récente publiée sur You Tube montre que les drones pourraient effectivement être utilisés pour observer des volcans. L’un d’eux, un DJI Phantom 2 (voir photo ci-dessous) a été manoeuvré par son propriétaire australien dans le cratère du Yasur au Vanuatu.
Il faut toutefois garder à l’esprit que les quadricoptères ne sont pas très lourds et qu’ils restent des instruments fragiles. Ils ne doivent pas présenter de pièces métalliques qui seraient rapidement endommagées par les gaz. L’électronique serait inévitablement détruite si elle était exposée au SO2 ou au SO4. En outre, les bombes projetées par un volcan comme le Yasur ne doivent pas percuter le véhicule qui chuterait immédiatement dans le cratère, avec tout l’argent qu’il a fallu débourser pour l’acheter !
Les images proposées par le drone du document sont intéressantes d’un point de vue volcanologique mais leur qualité n’est pas extraordinaire. Il est probable que la vidéo a été tournée avec un petit capteur qui concentre trop la lumière, de sorte que la belle couleur jaune de la lave vire au blanc, un problème déjà rencontré avec les appareils photos dotés de petits capteurs. Au train où vont les choses, on peut penser que les progrès technologiques permettront de corriger rapidement ce défaut.
Voici le lien pour accéder à la vidéo :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0-shWVW1UBc

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 drapeau anglaisI belong to a model flying association and when I saw the arrival of the first drones – also called quadcopters – I immediately thought about their possible applications on volcanoes. I imagined we could use them to analyse the gases in environments that are too dangerous to reach or where the gases may be deadly to humans.

A recent video released on You Tube shows that drones can indeed be used to observe volcanoes. One of them, a DJI Phantom 2 (see picture below) has been flown by its Australian operator into the crater of Yasur in Vanuatu.

However, one should keep in mind that quadcopters are not very heavy and remain fragile instruments. They should not include metal parts that would quickly be damaged by the gases. Electronics would be destroyed too if it was exposed to SO2 or SO4 gases. Besides, the bombs thrown by the volcano should not smash into the vehicle that would immediately drop into the crater with all the money spent to buy it!

The images offered by the drone in the document are interesting from a volcanological point of view but their quality is not great. The odds are that they were shot with a small-frame sensor that concentrates too much the light, so that the nice yellow lava becomes white, a problem already encountered by small frame cameras. The current rapid technological progress may help to rapidly solve this problem.

Here is the link to watch the video:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0-shWVW1UBc

Drone-blog

Vue du  DIJ Phantom 2