1783 : Le Laki (Islande) et l’Asama (Japon) se déchaînent // 1783 : Laki (Iceland) and Asama (Japan) go wild

1783 fut une année particulièrement riche du point de vue volcanique, avec deux éruptions majeures sur Terre.

On a beaucoup parlé de l’éruption du Laki en Islande et certains y voient même l’une des causes possibles de la Révolution Française.

Au même moment, une éruption majeure est passée largement inaperçue au Japon, celle de l’Asama qui, elle aussi, a contribué à perturber les conditions climatiques dans l’hémisphère nord.

Ce n’est pas le seul exemple d’une éruption majeure qui en cache une autre. En 1902, l’éruption de la Montagne Pelée (Martinique) et ses quelque 29 000 morts a occulté celle du Santa Maria au Guatemala qui a tué 6000 personnes.

En Islande, le Laki s’est réveillé le 8 juin 1783 en déchirant l’écorce terrestre sur de plus de 40 km. Le long de cette fracture géante baptisée Lakagigar, on  a observé jusqu’à 110 bouches éruptives qui ont vomi des torrents de lave pendant 50 jours, avec un débit estimé à 5000 m3 par seconde. Cette lave s’est étalée sur 370 km². C’est le plus grand épanchement lavique, des temps historiques.

L’éruption du Laki en 1783 a entraîné de graves perturbations climatiques dans l’hémisphère nord. Les nuages de cendre, en empêchant le rayonnement solaire de toucher la terre, ont provoqué un hiver exceptionnellement froid en Europe. La Seine fut totalement gelée le 1er février 1784.

L’éruption a eu des effets catastrophiques sur les êtres vivants. 80% des moutons islandais ont péri et la famine a tué un cinquième de la population de l’île, ramenant celle-ci à 40 000 habitants.

Au niveau européen, l’étude des registres paroissiaux a révélé une surmortalité de l’ordre d’un tiers dans les mois qui ont suivi l’éruption du Laki. On estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de morts en Europe.

Au Japon, l’Asama est  un strato-volcan andésitique qui s’élève à 2560 mètres d’altitude sur l’île de Honshu, à environ 130 km de Tokyo. Il est très actif avec des éruptions récentes en 2004, 2008 et 2009. La composition de sa lave explique son comportement explosif et la violence de ses éruptions. De type plinien, elles ont secoué l’édifice volcanique en 1108 et surtout en 1783, presque en même temps que l’éruption du Laki en Islande.

L’éruption a débuté le 9 mai de cette même année avec des émissions de cendre qui se sont peu à peu intensifiées. A partir du mois de juillet, un panache plinien s’est étalé au-dessus du volcan, avec des éclairs et des coups de tonnerre. Les ondes de choc faisaient vibrer les maisons, déclenchant des mouvements de panique au sein de la population. L’éruption a atteint son paroxysme à partir du 4 août 1783 et s’est terminée avec une dernière puissante explosion dans la matinée du 5 août, entendue jusqu’à 300 km de distance.

Avec les coulées pyroclastiques, les nuages et les retombées de cendre et de ponce, l’éruption de l’Asama a causé de gros dégâts. Elle a totalement détruit quatre villages et des milliers d’habitations. Le bilan humain est d’environ 1400 morts. L’agriculture est pratiquement restée au point mort pendant les quatre ou cinq années qui ont suivi l’éruption. La population a d’autant plus souffert que les autorités ne disposaient pas de réserves alimentaires. A elle seule, la famine a tué 20 000 personnes.

—————————————————-

1783 was a very rich year from a volcanic point of view, with two major eruptions on Earth.
Much has been said about the eruption of Laki in Iceland and some even see it as one of the possible causes of the French Revolution.
At the same time, the major eruption of Asama volcano went largely unnoticed in Japan. It contributed to disrupting weather conditions in the northern hemisphere.
This is not the only example of a major eruption hiding another one. In 1902, the eruption of Montagne Pelée (Martinique) and its 29,000 deaths overshadowed that of Santa Maria in Guatemala that killed 6,000 people.

In Iceland, Laki woke up on June 8th, 1783, tearing the Earth’s crust over more than 40 km. Along this giant fracture called Lakagigar, up to 110 eruptive mouths have been reported to have vomited torrents of lava for 50 days, with an estimated flow of 5,000 m3 per second. This lava spread over 370 km². It is the greatest lava effusion of historical times.
The eruption of Laki in 1783 caused severe climatic disturbances in the northern hemisphere. The ash clouds, preventing solar radiation from reaching the earth, caused an exceptionally cold winter in Europe. The River Seine was totally frozen on February 1st, 1784.
The eruption had catastrophic effects on living beings. 80% of the Icelandic sheep died and the famine killed one-fifth of the island’s population, bringing it back to 40,000.
At the European level, the study of parish registers revealed an excess mortality of about a third in the months following the Laki eruption. It is estimated that tens of thousands of people died in Europe.

In Japan, Asama is an andesitic stratovolcano rising  2560 metres above sea level on Honshu Island, about 130 km from Tokyo. It is very active with recent eruptions in 2004, 2008 and 2009. The composition of its lava accounts for its explosive behaviour and the violence of its eruptions. Plinian type, they rocked the volcanic edifice in 1108 and in 1783, almost at the same time as the eruption of Laki in Iceland.
The eruption began on May 9th of that year with ash emissions gradually increasing. From the month of July, a plinian plume spread over the volcano, with lightning and thunder. The shockwaves vibrated the houses, triggering panic among the population. The eruption reached its climax from August 4th, 1783 and ended with a last powerful explosion on the morning of August 5th, heard up to 300 km away.
With the pyroclastic flows, the clouds and the fallout of ash and pumice, the eruption of Asama caused great damage. It totally destroyed four villages and thousands of homes. The human toll is about 1,400 dead. Agriculture remained virtually stalled for four to five years after the eruption. The population suffered even more because the authorities did not have food reserves. Alone, the famine killed 20,000 people.

Fracture éruptive du Laki (Photo: C. Grandpey)

Vue de l’Asama (Crédit photo: Wikipedia)

Grande confusion en Papouasie-Nouvelle-Guinée // Great confusion in Papua-New-Guinea

Il y a en ce moment une grande confusion en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Comme je l’ai écrit précédemment, un séisme de magnitude M 7,5 a secoué la province des Southern Highlands le 25 février 2018. Il a été suivi d’une réplique de magnitude M 6.0 le 4 mars. C’est le quatrième événement supérieur ou égal à M6.0 dans la région. Un bilan non officiel fait état d’au moins 156 morts.
Dans le même temps, des rumeurs se sont répandues, en particulier sur lesréseaux sociaux, selon lesquelles le Mont Bosavi présentait des signes significatifs de réveil et que des gens avaient vu de la fumée sortir du cratère. Suite à ces rumeurs, beaucoup d’habitants ont fui la région autour du volcan et sont allés se réfugier dans les vallées loin de la montagne.
Des scientifiques ont été héliportés pour étudier le Bosavi. Ils ont déclaré qu’il n’y avait pas de danger d’éruption et ont parlé aux gens dans les villages.
Les agences d’aide humanitaire sont inquiètes pour deux raisons. D’une part, il y a un réel danger d’inondation dans les vallées en ce moment. D’autre part, les hélicoptères apportent de la nourriture, de l’eau et des médicaments dans les villages ; si les gens quittent les villages, ils ne pourront pas avoir accès à tous ces biens. Il est donc demandé aux gens de rester près de leur village afin qu’on puisse les repérer. .
Source: The Watchers.

—————————————

There is a great confusion in Papua New Guinea at the moment. As I put it before, an M 7.5 earthquake shook the Southern Highlands province on February 25th, 2018. It was followed by an M 6.0 aftershock on March 4th.  This was the fourth event above in M6.0 in the region. Unofficial reports received March 3 mention at least 156 deaths.

In the meantime, there have been rumours, mostly on social media, that Mount Bosavi was showing significant signs of unrest and that people had seen smoke coming out of the crater. As a consequence of these rumours, many people have fled the area around the volcano and have gone to the valleys away from the mountain.

Scientists have been helicoptered to study the volcano. They have declared that there is no danger of an eruption and have spoken to people in the villages.

Aid agencies are worried for two reasons. First, there is a great danger of flooding in the valleys right now. Secondly, helicopters are bringing food, water and medical aid to the villages and if people leave the villages, they will miss all these goods. All aid agencies are requesting people to stay near their village so they can be found.

Source: The Watchers.

Mayon (Philippines): L’éruption de 1814 // The 1814 eruption

Un chapitre de mon livre «Killer Volcanoes» est consacré au volcan Mayon et plus particulièrement à l’éruption de 1814. 200 personnes ont été piégées et sont mortes à l’intérieur de l’église de Cagsawa. 1 500 personnes ont officiellement perdu la vie lors de la catastrophe, mais le bial est probablement beaucoup plus lourd. En effet, beaucoup de gens souffraient de problèmes respiratoires et d’autres maladies liées aux nuages de cendres qui ont recouvert la région.
Une illustration de l’éruption de 1814 a été découverte dans les archives de l’ordre des Franciscain en Espagne et a été reproduite sur une monographie appartenant à Carlos Madrid, le directeur de l’Institut Cervantes de Manille. Elle s’intitule « Seraphico: Les missionnaires franciscains dans la région d’Aurora, 1609-1899 ».
L’illustration a été réalisée 15 ans après l’éruption de 1814 et a été incluse dans un document franciscain sur les activités des missionnaires à Bicol, qui a par la suite été envoyé en Espagne. Le document a été conçu comme une narration picturale du désastre vu depuis Daraga ou ‘Nueva Cagsawa’. Il a également servi de référence géographique pour localiser les villages détruits et leurs nouveaux emplacements. Sur l’illustration, les villages ainsi que les installations militaires et religieuses sont en majuscules.
Même si cela est difficile à discerner sur l’image ci-dessous, l’illustration situe plusieurs villes dans la trajectoire des coulées de lave et montre des roches incandescentes projetées par le volcan. Les villages menacés sont Bacacay (lettre U), Libog (V) et Albay (B). Parmi les villages dévastés, on recense Bubolosan (X), Guinobatan (Y) et Camalig (G). Autour de Panganiran (Z), on peut aussi voir le port de Marigandon (R) et les structures militaires et religieuses détruites.
Carlos Madrid indique que les survivants de Camalig ont été transférés à Tondal (H), plus tard appelé «Nuevo Camalig». La population survivante de Guinobatan a été déplacée à Panganiran et à Maurato. Des querelles avec les villageois ont obligé les survivants à retourner à Guinobatan.
Cagsawa a été détruite à jamais; parmi les ruines, on repère facilement le clocher de l’église, la seule structure émergeant de la lave qui a enseveli la ville. Les ruines sont maintenant une attraction touristique.
Source: Inquirer.net.
http://www.inquirer.net/

———————————–

A chapter of my book « Killer Volcanoes » is dedicated to Mayon Volcano and more particularly to the 1814 eruption. 200 corpses were found inside the church of Cagsawa. The official toll was 1,500 deaths but it is estimated that many more people lost their lives during the disaster. Many were suffering from respiratory problems and other diseases linked to the ash clouds that shrouded the region.

An illustration was found in the archives of the Franciscan religious order in Spain and was reprinted in a monograph of Carlos Madrid, the director of the Instituto Cervantes de Manila. The monograph is entitled “Seraphico: The Franciscan Missionaries in the Aurora Region, 1609-1899.”

The illustration was made 15 years after the 1814 eruption and was included in a Franciscan document reporting on the missionaries’ activities in Bicol that was sent to Spain. The document was conceived as a pictorial storytelling of the disaster as seen from Daraga or ‘Nueva Cagsawa.’It also served as a rough geographical reference to locate the destroyed villages and the subsequent new settlements. In the powerful illustration, villages and military and church facilities are in uppercase letters.

Even though it is difficult to discern in the picture below, the illustration situates several towns in the descending trajectory of the lava flow and shows incandescent rocks coming out from volcano. The villages include Bacacay (letter U), Libog (V) and Albay (B). Among the devastated villages were Bubolosan (X), Guinobatan (Y) and Camalig (G). Around Panganiran (Z) could be seen the port of Marigandon (R) and military and church structures destroyed.

Carlos Madrid writes that the Camalig survivors were relocated to Tondal (H), which was later called “Nuevo Camalig.” The surviving population of Guinobatan was relocated to either Panganiran and Maurato. But squabbles there with the villagers later compelled the survivors to go back to Guinobatan.

Cagsawa never recovered; its ruins are highlighted by the church steeple, the only structure that can be seen sticking out of the mountain of lava that buried the town. The ruins are now a tourist attraction.

Source: Inquirer.net.

http://www.inquirer.net/

Source: Carlos madris (Institut Cervantès de Manille)

Volcans et risques volcaniques // Volcanoes and volcanic risks

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Bristol et publiée récemment dans le Journal of Applied Volcanology, permet de mieux comprendre les risques volcaniques et la menace des volcans pour ceux qui les fréquentent. L’étude est intitulée: “Volcanic fatalities database: analysis of volcanic threat with distance and victim classification.” – «Base de données sur les accidents mortels sur les volcans: analyse de la menace volcanique en fonction de la distance et classification des victimes».
Un dixième de la population mondiale vit dans des zones potentiellement exposées aux risques volcaniques et plus de 800 millions de personnes vivent à moins de 100 km de volcans actifs.
Entre 1500 et 2017, plus de 278 000 personnes sont mortes sur ou autour des volcans, ce qui correspond à une moyenne d’environ 540 personnes par an.
Les volcans sont source de danger en fonction de la distance, que ce soit en période d’éruption ou lorsque le volcan est calme. Les chercheurs de Bristol ont mis à jour d’anciennes bases de données concernant les décès causés par les volcans. Pour ce faire, ils ont ajouté des événements et inclus des informations sur le lieu des décès en fonction de la distance par rapport au volcan. Le lieu des accidents mortels a été déterminé à partir de rapports officiels, bulletins d’activité volcanique, rapports scientifiques et de récits dans les médias.

On aboutit aux statistiques suivantes :
– Près de la moitié de tous les accidents mortels ont été enregistrés dans un rayon de10 km des volcans, mais il faut aussi noter que certaines victimes se trouvaient jusqu’à 170 km de distance.
– À proximité des volcans (à moins de 5 km), les projections de matériaux comme les bombes volcaniques sont les principales causes de mortalité.
– Les coulées pyroclastiques sont la cause principale de décès à des distances moyennes, de l’ordre de 5 à 15 km.
– Les coulées de boue (lahars), les tsunamis et les retombées de cendre sont les principales causes de décès à de plus grandes distances.
En plus des distances, les chercheurs ont également fourni un classement plus détaillé des victimes que les études précédentes. Alors que la plupart d’entre elles sont des personnes qui vivent sur ou à proximité d’un volcan, plusieurs groupes ont été identifiés comme n’appartenant pas à des régions volcaniques. Il s’agit de touristes, de médias, de personnel d’intervention d’urgence et de scientifiques (principalement des volcanologues).
– 561 accidents mortels ont été enregistrés, principalement lors de petites éruptions ou en période de repos lorsque le volcan n’était pas vraiment en éruption. La plupart de ces décès ont eu lieu près du volcan (à moins de 5 km) ; dans ce cas, les projections de matériaux sont la cause la plus fréquente des décès.
Un exemple récent de décès parmi des touristes a été l’éruption de l’Ontake en 2014 au Japon, lorsque des randonneurs ont été surpris par une éruption soudaine qui a tué 57 d’entre eux.
Il y a quelques semaines, un enfant et ses parents sont morts dans les Champs Phlégréens en Italie, probablement asphyxiés par des gaz mortels lorsque le sol s’est effondré sous leur poids dans une zone interdite d’accès.
– 67 scientifiques (principalement des volcanologues et des personnes qui leur viennent en aide) sont morts, avec plus de 70% d’entre eux à moins de 1 km du sommet du volcan. Cette statistique met en évidence le danger auquel sont confrontés les scientifiques de terrain qui visitent le sommet des volcans actifs.
– Les personnels de prévention et d’intervention en cas de catastrophe, les services militaires et d’urgence venus évacuer, sauver ou retrouver les victimes d’éruptions volcaniques ont malheureusement également perdu la vie, avec 57 décès recensés.
– On enregistre également les décès de 30 journalistes. Ils relataient des éruptions et se trouvaient souvent dans les zones de danger.
Les chercheurs font remarquer que, alors que les volcanologues et le personnel d’intervention d’urgence ont des raisons valables de se trouver dans des zones dangereuses, les risques concernant les autres catégories doivent être soigneusement évalués. Les médias et les touristes auraient intérêt à respecter les zones d’exclusion et suivre les directives des autorités et des observatoires volcanologiques. Les accidents mortels pourraient également être réduits avec des restrictions d’accès appropriées, des mises en garde et une meilleure éducation.
Source: Université de Bristol.

—————————————–

A new study by University of Bristol researchers, published recently in the Journal of Applied Volcanology, will help increase our understanding of volcanic hazards and the subsequent threat to life. The study is entitled “Volcanic fatalities database: analysis of volcanic threat with distance and victim classification.”

A tenth of the world’s population lives within areas of potential volcanic hazards, and more than 800 million people are living within 100 km of active volcanoes.

Between 1500 and 2017 more than 278,000 people died as a result of volcanic hazards, which corresponds to an average of about 540 people per year.

Volcanoes produce numerous hazards which affect different distances, in both times of eruption and when the volcano is quiet. The Bristol researchers updated previous databases of volcanic fatalities by correcting data, adding events and including information on the location of the fatalities in terms of distance from the volcano. The location of fatal incidents was identified from official reports, volcano activity bulletins, scientific reports and media stories.

– Nearly half of all fatal incidents were recorded within 10 km of volcanoes but fatalities are recorded as far away as 170 km.

– Close to volcanoes (within 5 km) ballistics or volcanic bombs dominate the fatality record.

– Pyroclastic flows are the dominant cause of death at more medial distances (5-15 km).

– Volcanic mudflows (lahars), tsunami and ashfall are the main cause of death at greater distances.

As well as the distances, the researchers were also able to classify the victims in more detail than any previous studies. While most victims were people who live on or near the volcano, several groups were identified as common victims. These were tourists, media, emergency response personnel and scientists (mostly volcanologists).

– 561 tourist fatalities were recorded, mostly during small eruptions or in times of quiescence when the volcano was not actively erupting. Most of these fatalities occurred close to the volcano (within 5 km), with ballistics being the most common cause of death in eruptions.

A recent example of tourist fatalities was the 2014 Ontake eruption in Japan when hikers on the volcano were caught out by a sudden eruption which tragically killed 57 people.

And, just a few weeks ago, a child and his parents died in Campi Flegri in Italy, likely overcome by deadly gases when the ground collapsed beneath them in a restricted area.

– The fatalities of 67 scientists (mostly volcanologists and those supporting their work) were recorded with more than 70 per cent of these within 1 km of the volcano summit, highlighting the danger to field scientists visiting the summit of active volcanoes.

– Disaster prevention and response personnel, military and emergency services working to evacuate, rescue or recover victims of volcanic eruptions have unfortunately also lost their lives, with 57 fatalities of emergency response personnel.

– The deaths of 30 media employees are also recorded; they were reporting on eruptions and were often within the declared danger zones.

The researchers indicate that while volcanologists and emergency response personnel might have valid reasons for their approach into hazardous zones, the benefits and risks must be carefully weighed. The media and tourists should observe exclusion zones and follow direction from the authorities and volcano observatories. Tourist fatalities could be reduced with appropriate access restrictions, warnings and education.

Source : University of Bristol.

++++++++++

« Volcans et risques volcaniques » est le titre de l’une de mes conférences. Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu ? Sommes-nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaye de répondre.

Comme indiqué dans la colonne de gauche de ce blog, mon exposé se poursuit avec deux diaporamas (une vingtaine de minutes chacun) en fondu-enchaîné sonorisé destinés à illustrer les deux grands types de volcans. La Java des Volcans conduit le public auprès des volcans gris d’Indonésie tandis que Hawaii le Feu de la Terre fait côtoyer les coulées de lave rouge du Kilauea.

Si votre commune ou votre comité d’entreprise est intéressé, merci de me contacter par courrier électronique (grandpeyc@club-internet.fr) pour définir les modalités de mon intervention.

Vue du Mont Ontake (Japon) dont l’éruption soudaine en 2014 a tué 57 randonneurs (Crédit photo: JMA)