Erosion littorale (suite) // Coastal erosion (continued)

Dans une note publiée le 21 février 2022 sur ce blog, je rappelais qu’avec la fonte des glaces dans l’Arctique, on assiste à une hausse du niveau des océans et une intensification de l’érosion côtière. Le littoral recule de plus en plus, surtout lors des tempêtes en période de grandes marées. En conséquence, certaines maisons basculent dans la mer et certaines localités devront être déplacées dans l’intérieur des terres au cours des années à venir.
En février, les médias américains avaient montré une maison de cinq chambres construite en 1980 qui s’est partiellement effondrée dans l’océan Atlantique le 9 février 2022 et a disséminé des débris sur des kilomètres le long des plages de Caroline du Nord.
Une autre maison construite sur la côte a disparu à Rodanthe en 2020.
Le 10 mai 2022, toujours en Caroline du Nord, deux nouvelles maisons situées sur le littoral des Outer Banks ont été emportées par la mer.

https://twitter.com/i/status/1524093024300634114

Au moment des faits, les deux maisons installées sur pilotis étaient inoccupées. Selon la chaîne de télévision CNN, d’autres habitations pourraient subir le même sort dans les prochains jours.

Dans le Nord-Est des Etats-Unis, les inondations dues aux marées ont considérablement augmenté ces derniers temps. Selon la NOAA, on évalue entre sept et quinze le nombre de jours d’inondation attendu d’ici 2030. Ce chiffre pourrait grimper à 75 par an d’ici 2050.

La NASA indique que le niveau de la mer a augmenté d’environ 10 cm depuis le début des années 1980 dans cette partie de la Caroline du Nord. Chaque année, l’érosion côtière coûte près d’un demi-milliard de dollars aux autorités.

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, la France n’est pas à l’abri des inondations lors des grandes marées. Dans le sillage de ma conférence à Cognac, j’ai fait un saut vers le littoral atlantique. A Saint-Palais-sur-Mer, une partie du sentier littoral a été fermée pour cause d’instabilité. Les enrochements sont de plus en plus nombreux le long de la côte. Reste à savoir s’ils pourront résister longtemps aux assauts des vagues…

Source: Médias américains.

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In a post published on February 21st, 2022 on this blog, I recalled that with the melting of the ice in the Arctic, we are witnessing a rise in the level of the oceans and an intensification of coastal erosion. The coastline is receding more and more, especially during high tide storms. As a result, some houses are collapsing into the sea and some municipalities will have to be moved inland over the coming years.
US media showed a five-bedroom house built in 1980 that partially collapsed into the Atlantic Ocean on February 9th, 2022 and sent debris floating for miles along North Carolina beaches.
Another house built on the coast disappeared in Rodanthe in 2020.
On May 10th, 2022, still in North Carolina, two new homes on the Outer Banks coastline were washed away by the sea.
https://twitter.com/i/status/1524093024300634114
At the time of the events, the two houses on stilts were unoccupied. According to the CNN television channel, other homes could suffer the same fate in the coming days.
In the Northeastern United States, tidal flooding has increased significantly in recent times. According to NOAA, the number of flood days expected by 2030 is between seven and fifteen. This figure could rise to 75 per year by 2050.
NASA says sea levels have risen about 4 inches (10 cm) since the early 1980s in this part of North Carolina. Each year, coastal erosion costs the authorities nearly half a billion dollars.

As I have indicated on several occasions, France is not immune to flooding during high tides. In the wake of my conference in Cognac, I drove to the Atlantic coast. In Saint-Palais-sur-Mer, part of the coastal footpath was closed due to instability. The ripraps are more and more numerous along the coast. The question is to know whether they will be able to resist the onslaught of the waves for a long time…
Source: US news media.

 Enrochements à St Georges de Didonne (Photo: C. Grandpey)

Réchauffement climatique et incendies dans le Sud-Ouest des États Unis // Global warming and wildfires in the U.S. Southwest

Le Nouveau-Mexique et l’Arizona font face à une saison d’ incendies de végétation particulièrement précoce. Des villages ont été réduits en cendres et les conséquences sont si catastrophiques que le président Joe Biden a publié une déclaration de catastrophe naturelle pour le Nouveau-Mexique. Plus de 600 incendies se sont déclarés dans les deux États début mai. Ils ont ravagé des centaines de maisons près de Ruidoso et de Las Vegas au Nouveau-Mexique, et près de Flagstaff dans l’Arizona.
Historiquement, la saison des incendies dans le Sud-Ouest des Etats Unis ne s’accélère pas avant la fin mai ou juin, car les combustibles qui les provoquent ne se sont pas encore complètement asséchés. Le réchauffement climatique est largement responsable de la précocité des incendies en 2022. À mesure que les températures augmentent, la neige fond plus rapidement, plus d’eau s’évapore dans l’atmosphère et la végétation se dessèche plus tôt dans la saison. Malheureusement, cette précocité de la saison des incendies coïncide également avec l’arrivée des vents forts qui peuvent entraîner leur développement rapide.
En 2022, il y a beaucoup de végétation susceptible d’alimenter les incendies. Au cours de l’été 2021, le Sud-Ouest a connu une saison de mousson exceptionnelle qui a laissé derrière elle des collines verdoyantes et beaucoup de végétation. À présent, cette végétation s’est desséchée, laissant beaucoup de biomasse en mesure des déclencher un incendie.
Comme indiqué précédemment, le réchauffement climatique est en grande partie responsable des incendies de forêt dans le Sud-Ouest où il a entraîné des conditions plus chaudes et plus sèches. Un effet immédiat est l’allongement de la saison des incendies. Ils commencent maintenant en mars et avril. De plus, si le Sud-Ouest ne connaît pas une bonne mousson d’été, la saison des incendies ne s’arrêtera pas vraiment tant que la région ne recevra pas d’importantes précipitations sous forme de pluie ou de neige en automne et en hiver. Cela signifie plus de stress sur les services de lutte contre les incendies et plus de stress sur les zones habitées confrontées au feu, à la fumée et aux évacuations.
À mesure que la saison des incendies s’allonge, les États sont également confrontés à de plus en plus de foyers causés par des activités humaines, telles que des feux d’artifice, des étincelles provenant de véhicules ou d’équipements et des lignes électriques.
Une autre conséquence de ces incendies de végétation de plus en plus fréquents doit être prise en compte. En effet, ils peuvent transformer les écosystèmes à mesure qu’ils se propagent et atteignent d’autres écosystèmes. Une partie du problème réside dans les graminées envahissantes qui se propagent rapidement et brûlent facilement. De plus en plus d’herbes invasives poussent maintenant dans les zones désertiques, ce qui les rend plus sujettes aux incendies de végétation.
S’agissant des mesures à prendre pour éviter que des incendies de grande ampleur se reproduisent à l’avenir, les experts disent que les gens devront accepter leur inévitabilité. Provoquer davantage de feux sous contrôle pour éliminer leur source potentielle est un moyen efficace de réduire la probabilité de très gros incendies destructeurs. Les propriétaires peuvent également être mieux préparés à vivre avec les incendies. Cela signifie entretenir les abords des maisons afin qu’ils soient moins susceptibles de brûler. Cela signifie aussi être prêt à évacuer en cas d’urgence.
Source : The Conversation, Yahoo Actualités.

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New Mexico and Arizona are facing a dangerously early fire season. It has left neighbourhoods in ashes and is having such devastating effects that President Joe Biden issued a disaster declaration for New Mexico. Over 600 fires had broken out in the two states by early May, and large wildfires had burned through hundreds of homes near Ruidoso and Las Vegas, New Mexico, and Flagstaff, Arizona.

Historically, the fire season in the Southwest didn’t ramp up until late May or June, because fuels that carry fires didn’t fully dry out until then. The earlier fire season in 2022 is partly due to the warming climate. As temperatures rise, the snow melts more rapidly, more water evaporates into the atmosphere and the grasses and other fuels dry out earlier in the season. Unfortunately, the earlier timing also coincides with the region experiencing strong winds that can drive rapid fire growth.

In 2022, there is a lot of fuel to burn. In the summer 2021, the Southwest had an exceptional monsoon season that left green hillsides and lots of vegetation. By now the vegetation that established during the monsoon have dried out, leaving a lot of biomass that can carry a fire.

Global warming is largely responsible for the wildfires in the Southwest where it has meant warmer, drier conditions. One immediate effect is the lengthening of the fire season. Fires are now starting in March and April. And if the Southwest doesn’t get a good summer monsoon, fire season won’t really stop until the region gets significant rainfall or snowfall in fall and winter. That means more stress on firefighting resources, and more stress on communities facing fire, smoke and evacuations.

As fire season lengthens, states are also seeing more fires caused by human activities, such as fireworks, sparks from vehicles or equipment, and power lines.

The wildfires can also transform ecosystems as they are spreading farther, and into different ecosystems. Part of the problem is invasive grasses that spread quickly and burn easily. A lot of grass is now growing in those desert systems, making them more prone to wildfire.

Concerning what can be done to avoid high fire risk in the future, experts say that people will have to recognize that fire is inevitable. Conducting more prescribed fires to clear out potential fuel is one important way to lessen the probability of really big, destructive blazes. Homeowners can also be better prepared to live with fires. That means maintaining yards and homes by removing debris so they’re less likely to burn. It also means being prepared to evacuate.

Source: The Conversation, Yahoo News.

Incendies de végétation au Nouveau-Mexique début mai 2022 (Source; NASA)

La crise de l’eau dans l’Ouest des Etats-Unis // The water crisis in Western U.S.

Dans une note rédigée le 20 août 2021, j’écrivais que l’Ouest des États-Unis traversait une sécheresse très sévère, avec la crise de l’eau la plus intense de son histoire. Le plus grand réservoir du pays se vidait rapidement. Le lac Mead enregistrait son niveau le plus bas depuis son remplissage dans les années 1930. J’ajoutais que des dizaines de millions de personnes seraient affectées dans les années et décennies à venir par le manque d’eau du fleuve Colorado. Certaines zones habitées seraient obligées de subir de douloureuses coupures d’eau. J’expliquais que même sans le réchauffement climatique, la région serait confrontée à des problèmes car elle prélève plus d’eau que la rivière ne peut en fournir, mais le changement climatique a aggravé le problème en réduisant considérablement le débit du fleuve.
Malheureusement, la situation n’a pas changé en 2022 et les médias américains rappellent que le niveau d’eau du la Powell et du lac Mead, le plus grand réservoir artificiel des États-Unis, est au plus bas depuis la construction du barrage Hoover dans les années 1930. Les deux lacs fonctionnent en relation l’un avec l’autre; ce qui se passe sur l’un a des effets sur l’autre.
En avril 2022, le niveau du lac Mead a continué de chuter. il se trouve à environ 30% de sa capacité et une ancienne vanne de captage se trouve désormais à l’air libre. À capacité maximale, le lac se situe à 390 m d’altitude. Le 27 avril, il se trouvait à 317 m d’altitude. Le même jour, en raison de la baisse du niveau d’eau du lac, la Southern Nevada Water Authority a activé une nouvelle station de pompage construite en avril afin que l’État puisse continuer à approvisionner la population. Le danger est que si le niveau du lac tombe en dessous de 269 m d'(altitude, le barrage Hoover ne pourra plus envoyer d’eau en aval vers la Californie, l’Arizona et le Mexique.
Le Metropolitan Water District de Californie du Sud vient d’imposer des restrictions à environ 6 millions de clients à partir du 1er juin 2022 en raison du manque d’eau dans le lac Mead et le fleuve Colorado. Les restrictions interdisent aux habitants d’arroser les pelouses et les plantes plus d’un jour par semaine.
À la mi-avril, sept États de l’Ouest des Etats-Unis qui dépendent du fleuve Colorado pour leur alimentation en eau ont accepté une recommandation du ministère de l’Intérieur leur demandant de mettre en œuvre des mesures de conservation comme celles mises en place dans le sud de la Californie. Alors que des États comme celui de Washington ont enregistré suffisamment de précipitations cet hiver pour atténuer les conditions de sécheresse, des régions comme l’Arizona, la Californie, le Nevada, le Nouveau-Mexique et le Colorado continuent de connaître une sécheresse extrême. Et nous ne sommes qu’au mois d’avril. L’été risque d’être difficile dans l’Ouest des Etats Unis.
Source : médias d’information américains.

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In a post written on August 20th, 2021, I wrote that western U.S.A. was going through a very severe drought and the most intense water crisis of its history. The nation’s largest reservoir was draining rapidly. Lake Mead was registering its lowest level since the reservoir was filled in the 1930s. I added that tens of millions of people would be affected in the coming years and decades by the Colorado River shortage alone, with some being forced to make painful water cuts. I also explained that even without climate change, the region would have a problem because it is taking more water out than the river could provide, but climate change has made the problem much worse by substantially reducing the flow in the river.

Unfortunately, the situation has not changed in 2022 and U.S. news media warn that water levels in Lake Powell and Lake Mead, the largest man-made reservoir in the U.S. are at their lowest since the construction of the Hoover Dam in the 1930s. It should be known that both lakes operate “conjunctively,” which means that the operations of one affect the other.

In April 2022, the water level in Lake Mead has continued to plummet, leaving it at roughly 30% of capacity and exposing the top of an old intake valve. At maximum capacity, the lake sits at 390 m above sea level. On April 27th it was measured at 317 m above sea level. On the same day, as a result of the lake’s falling water level, the Southern Nevada Water Authority activated a new low-lake-level pumping station completed in April so the state will continue to be able to supply residents with water. The danger is that if the lake’s elevation falls below 269 m, the Hoover Dam will no longer be able to release water downstream to California, Arizona, and Mexico.

The Metropolitan Water District of Southern California has just issued restrictions on roughly 6 million customers that are set to begin on June 1st due to water shortages in Lake Mead and the Colorado River. The restrictions prohibit residents from watering lawns and plants more than one day per week.

By mid-April, seven Western states that rely on the Colorado River for water agreed with a recommendation by the Department of the Interior requesting that they implement conservation measures like the ones put in place in Southern California. While states like Washington saw sufficient rainfall this winter to alleviate drought conditions, portions of states like Arizona, California, Nevada, New Mexico and Colorado continue to experience extreme drought. We are only in April. Summer is likely to be difficult in Western U.S.

Source: U.S. news media.

Photos : C. Grandpey

Vers la mort des glaciers des sources du Nil // The glaciers at the sources of the Nile are dying

Le 24 novembre 2021, j’ai rédigé sur ce blog une note à propos de la fonte des petits glaciers et son impact sur notre société. J’expliquais que « le recul des glaciers est visible en Afrique, à la frontière de l’Ouganda et de la République Démocratique du Congo, où les pics déchiquetés des monts Rwenzori s’élancent dans le ciel au-dessus d’une jungle verdoyante. Ces montagnes hébergeaient autrefois plus de 40 glaciers; moins de la moitié d’entre eux subsistaient en 2005, et la fonte se poursuit. Les glaciologues pensent que le dernier des glaciers de ces montagnes pourrait disparaître d’ici 20 ans. La disparition sera source de problèmes pour l’Ouganda, qui tire près de la moitié de son électricité de l’hydroélectricité, avec des centrales qui dépendent du débit d’eau constant des glaciers du Rwenzori. »

Un article paru fin avril 2022 sur le site web « Altitude » confirme cette disparition annoncée des glaciers du Rwenzori. Massif montagneux majeur d’Afrique, le Rwenzori a longtemps été considéré comme une des sources du Nil. Aujourd’hui, le massif est en train de perdre son dernier glacier, donc beaucoup plus tôt que prévu dans la note sur mon blog.

Les pics du Rwenzori dépassent les 5.000 mètres et ils étaient recouverts de glaciers il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui, ils se sont réduits comme peau de chagrin et les scientifiques affirment que ce n’est qu’une question de mois avant une disparition totale de ces glaciers. Les derniers recoins glacés devraient avoir définitivement disparu en 2025. Les hypothèses les plus optimistes ne tablent pas au-delà de 2040. Sur les trois montagnes du massif qui abritaient des glaciers, deux d’entre elles – les Monts Baker et Speke – n’en ont déjà plus. Les dernières glaces subsistent encore sur le Mont Stanley.

L’article paru sur le site « Altitude » ajoute que le recul des glaciers n’est pas la seule manifestation du changement climatique dans la région. Un incendie majeur en 2012 a ravagé toute une partie de la végétation au pied de la montagne. Les années suivantes, des inondations ont obligé les agriculteurs à adapter leurs cultures.

Comme écrit plus haut, la disparition des glaciers du Rwenzori va entraîner des problèmes pour l’Ouganda qui tire près de la moitié de son électricité de l’hydroélectricité. il est bien évident que si les glaciers disparaissent, il n’y aura plus d’eau pour faire fonctionner les turbines dans les centrales hydroélectriques.

Source: Altitude.

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On November 24th, 2021, I wrote a post on this blog about the melting of small glaciers and its impact on our society. I explained that « the retreat of glaciers can be seen in Africa, on the border of Uganda and the Democratic Republic of Congo, where the jagged peaks of the Rwenzori mountains jut into the sky above a green jungle. These mountains were once home to more than 40 glaciers, but fewer than half of them remained in 2005, and the melting continues. Glaciologists believe that the last of the glaciers in these mountains could disappear within 20 years. The disappearance means trouble for Uganda, which gets nearly half of its electricity from hydroelectricity, with power stations that depend on the constant flow of water from the Rwenzori glaciers. »
An article published at the end of April 2022 on the « Altitude » website confirms this announced disappearance of the Rwenzori glaciers. A major mountain range in Africa, the Rwenzori has long been considered one of the sources of the Nile. Today, the massif is losing its last glacier, much sooner than expected in the note on my blog.
The Rwenzori peaks exceed 5,000 meters and they were covered with glaciers not so long ago. Today they have shrunk to a trickle and scientists say it is only a matter of months before these glaciers disappear completely. The last frozen corners will probably have definitively disappeared by 2025. The most optimistic hypotheses do not expect beyond 2040. Of the three mountains of the massif which housed glaciers, two of them – Mounts Baker and Mount Speke – already have none of them. The last ice still remains on Mount Stanley.
The article published on the « Altitude » website adds that the retreat of glaciers is not the only evidence of climate change in the region. A major fire in 2012 destroyed much of the vegetation at the foot of the mountain. In the following years, floods forced farmers to adapt their crops.
As written above, the disappearance of the Rwenzori glaciers will cause problems for Uganda, which draws almost half of its electricity from hydroelectricity. It is quite obvious that if the glaciers disappear, there will be no more water to run the turbines in the hydroelectric power stations.
Source: Altitude.

Vue sur le Rewenzori (Source: Wikipedia)