Une pénurie d’eau menace la planète // The shortage of water: A threat to our planet

Selon le dernier rapport du World Resources Institute (WRI) paru le 6 août 2019, près du quart de la population mondiale, réparti dans 17 pays, est en situation de pénurie hydrique grave. Selon le WRI, on s’approche à grands pas du « Jour Zéro » où plus aucune eau ne sortira du robinet. Vous pourrez lire le rapport (en anglais) du WRI en cliquant sur ce lien :

https://www.wri.org/blog/2019/08/17-countries-home-one-quarter-world-population-face-extremely-high-water-stress

Le rapport du WRI débute avec l’exemple des réservoirs de Chennai, la sixième plus grande ville de l’Inde, qui sont presque à sec. L’année dernière, les habitants du Cap, en Afrique du Sud, ont évité de peu le « Jour Zéro » où plus aucune eau ne sort robinets. Sans oublier Rome (Italie) qui, en 2017, a dû  rationner l’eau afin de l’économiser.

Le WRI explique qu’aujourd’hui près du quart de la population mondiale vivant dans 17 pays est confrontée à une situation de pénurie d’eau « extrêmement élevée. » Personne n’ose en parler, mais une pénurie d’eau à grande échelle deviendra inévitablement source de migrations de populations et de conflits. Le rapport du WRI précise que les prélèvements hydrauliques dans le monde ont plus que doublé depuis les années 1960 en raison d’une demande croissante qui ne montre aucun signe de ralentissement. Les pays les plus concernés se situent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avec à leur tête le Qatar, Israël, le Liban ou encore l’Iran.

A côté des pays du Moyen Orient, l’Inde souffre de la pire crise de l’eau de son histoire et des millions de vies et de moyens de subsistance sont menacés. La population du pays, particulièrement nombreuse, demande énormément de ressources. Les eaux en surfaces mais également les eaux souterraines y sont gravement surexploitées.

Selon le WRI, la France occupe la 59ème place dans le classement des pays les plus touchés par une pénurie hydraulique. Le pays se situe dans la catégorie à risque « moyen-élevé ». Mais le rapport souligne que même si certains Etats semblent moins concernés que d’autres, il peut exister des zones de pénurie extrême en leur sein. C’est ce que nous constatons actuellement en France avec la sécheresse extrême qui affecte certaines régions.

Le rapport du WRI indique que, « comme pour tout défi, les perspectives de la pénurie d’eau dépendent de la direction stratégique opérée par chaque Etat. »  Il souligne que certains pays ont commencé à sécuriser leurs ressources hydrauliques grâce à une gestion appropriée. Ainsi, l’Arabie saoudite facture l’eau pour inciter à la conservation. La Namibie, l’un des pays les plus arides du monde, transforme les eaux usées en eau potable depuis 50 ans. L’Australie a presque réduit de moitié l’utilisation de son eau domestique pour éviter le fameux « Jour Zéro ».

Dans la conclusion de son rapport, le WRI explique qu’il existe des tendances indéniablement inquiétantes dans le domaine de l’eau. Toutefois, « en prenant des mesures dès maintenant et en investissant dans une meilleure gestion, nous pouvons résoudre les problèmes liés à l’eau pour le bien des personnes, des économies et de la planète. »

Source : World Resources Institute (WRI).

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According to the latest World Resources Institute (WRI) report released on August 6th, 2019, almost a quarter of the world’s population, spread across 17 countries, is experiencing severe water scarcity. According to WRI, we are getting close to « Day Zero » when no more water will come out of the tap. You can read the WRI report by clicking on this link:

https://www.wri.org/blog/2019/08/17-countries-home-one-quarter-world-population-face-extremely-high-water-stress

The WRI report begins with the example of the water reservoirs of Chennai, the sixth largest city in India, which are almost dry. Last year, people in Cape Town, South Africa, narrowly avoided « Day Zero » when no more water comes out of the taps. Not to mention Rome (Italy) which, in 2017, had to ration the water in order to save it.

WRI explains that today almost a quarter of the world’s population living in 17 countries is facing a situation of « extremely high water scarcity. » Nobody dares to talk about it, but a large-scale water shortage will inevitably become a source of population migration and conflict. The WRI report states that water withdrawals worldwide have more than doubled since the 1960s due to growing demand that shows no signs of slowing down. The most affected countries are in the Middle East and North Africa headed by Qatar, Israel, Lebanon and Iran.

Alongside the Middle East countries, India suffers from the worst water crisis in its history and millions of lives and livelihoods are threatened. The country’s population, which is particularly large, requires a great deal of resources. The surface waters but also the groundwater are seriously over-exploited.

According to WRI, France ranks 59th among the countries most affected by a hydraulic shortage. The country is in the « medium-high » risk category. But the report points out that even though some states seem less concerned than others, there may be areas of extreme scarcity within them. This is what we are currently seeing in France with the extreme drought affecting certain regions.

The WRI report states that « as with any challenge, the prospects for water scarcity depend on the strategic direction of each state”. It points out that some countries have started to secure their water resources through proper management. Thus, Saudi Arabia charges water to encourage conservation. Namibia, one of the driest countries in the world, has been turning wastewater into drinking water for 50 years. Australia has almost halved the use of its domestic water to avoid the famous « Day Zero ».

In the conclusion of the report, WRI explains that there are undeniably worrying trends in the water sector. However, « by taking action now and investing in better management, we can solve water-related problems for the good of people, economies and the planet. »

Source: World Resources Institute (WRI).

 

Des vagues de chaleur …et des belles paroles ! // Heatwaves…and fine words !

Comme prévu (voir ma note du 28 juillet 2019), la canicule historique qui vient de balayer l’Europe s’est installée sur les pays nordiques. Des alertes ont été diffusées en Norvège, en Suède et en Finlande. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit que le transfert de chaleur de l’Europe  vers le Groenland aura pour effet une augmentation des températures et une accélération de la fonte des glaces.

Dans le nord de la Norvège, la ville de Laksfors a enregistré une température de 35,6° C, le 27 juillet, égalant ainsi le record national établi à Nesbyen en 1970. L’Institut météorologique norvégien a également déclaré avoir constaté des « nuits tropicales » en différents endroits du sud de la Norvège. Cela signifie que les températures ne sont pas descendues sous 20°C pendant la nuit.

En Suède, la petite ville de Markusvinsa, au nord du pays, a atteint le 26 juillet un record de 34,8°C, la température la plus haute constatée dans ce pays cette année et la plus élevée dans le Grand Nord depuis 1945.

La police finlandaise a quant à elle exhorté en début de semaine dernière  les automobilistes à faire attention aux élans, de plus en plus nombreux à traverser les routes pour trouver de l’eau pour se désaltérer, en raison de la chaleur.

Dans le sillage de ces canicules à répétition, plusieurs scientifiques indiquent que les prochains mois s’annoncent déterminants pour convaincre les Etats à s’engager réellement dans la lutte contre le changement climatique. Selon eux, la succession de vagues de chaleur intense et d’inondations qui frappent l’Europe et d’autres continents cet été ne sont sans doute qu’une préfiguration de ce que sera le monde de demain si les hommes persistent à ne pas relever le défi du changement climatique. Ces évènements dramatiques devraient agir comme une piqûre de rappel alors que les négociations sur les moyens de mettre en œuvre les engagements pris en 2015 lors de l’Accord de Paris entrent dans une phase décisive.

Alors que les études scientifiques montrent les unes après les autres une accélération bien plus rapide que prévu des conséquences du dérèglement climatique, comme la fonte des glaces et la hausse du niveau des mers, même les objectifs convenus lors de la COP21 semblent insuffisants pour contenir la hausse de la température mondiale à 1,5°C au-dessus du niveau de l’époque pré-industrielle. En octobre dernier, le GIEC a prévenu que les émissions de CO2 devraient commencer à baisser dès 2020 pour qu’il y ait une chance d’atteindre cet objectif. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné qu’il serait « suicidaire » de ne rien faire. En s’exprimant ainsi, le diplomate portugais espère provoquer un sursaut en vue de la prochaine conférence mondiale sur le climat (COP25) en novembre au Chili.

L’enjeu majeur reste de convertir les engagements pris par les Etats pendant la COP 21 en actes concrets. Jusqu’à présent, aucune des grandes économies n’a véritablement entamé sa mutation. Pour un climatologue américain, cela implique que les gouvernements accordent à la transition énergétique la même priorité que la mobilisation de l’industrie pendant la Seconde Guerre mondiale. L’affaire semble bien mal engagée quand on sait que le président Donald Trump est déterminé à désengager les Etats-Unis de l’Accord de Paris. A cela s’ajoute l’incapacité de l’Union européenne à s’entendre sur l’objectif de neutralité carbone en 2050.

Au train où vont les choses, il semble plus que probable que le changement climatique précipitera la fin de la civilisation capitaliste mondiale alimentée par les énergies fossiles.

Source : France Info et médias américains.

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As expected (see my note of July 28th, 2019), the historic heat wave that has struck Europe has settled on the Nordic countries. Alerts have been released in Norway, Sweden and Finland. The World Meteorological Organization (WMO) predicts that heat transfer from Europe to Greenland will increase temperatures and accelerate ice melt.
In northern Norway, the city of Laksfors recorded a temperature of 35.6°C on  July 27th, matching the national record set in Nesbyen in 1970. The Norwegian Meteorological Institute also reported « tropical nights »in different parts of southern Norway. This means that temperatures did not drop below 20°C overnight.
In Sweden, the small town of Markusvinsa, in the north of the country, reached a record of 34.8°C on July 26th, the highest temperature recorded in the country this year and the highest in the Far North since 1945.
The Finnish police meanwhile urged early last week motorists to pay attention to moose, more and more of them cross the roads to find water to quench their thirst, because of the heat.

In the wake of these repeated heat waves, several scientists say that the next few months will be decisive in convincing states to really engage in the fight against climate change. According to them, the succession of intense heat waves and floods that hit Europe and other continents this summer foreshadow what tomorrow’s world will be like if men persist in not meeting the challenge of climate change. These dramatic events should act as a booster, as negotiations on how to implement the commitments made in 2015 under the Paris Agreement are entering a decisive phase.
While scientific studies show, one after the other, a much faster than expected acceleration of the consequences of climate change, such as melting ice and rising sea levels, even the objectives agreed at COP21 seem insufficient to contain the global temperature rise to 1.5°C above the level of the pre-industrial era. Last October, the IPCC warned that CO2 emissions should start to drop by 2020 to have a chance to achieve this goal. UN Secretary-General Antonio Guterres said it would be « suicidal » to do nothing. With these strong words, the Portuguese diplomat hopes to trigger reactions at the next world climate conference (COP25) in November in Chile.
The major challenge remains to convert the commitments made by States during COP 21 into concrete actions. So far, none of the major economies has really begun to change. According to an American climatologist, this implies that governments give the energy transition the same priority as the mobilization of industry during the Second World War. The case seems to be in bad shape when we know that President Donald Trump is determined to disengage the United States from the Paris Agreement. Added to this is the inability of the European Union to agree on the objective of carbon neutrality in 2050.
As things go, it seems more than likely that climate change will precipitate the end of the world capitalist civilization fueled by fossil fuels.
Source: France Info and US news media.

Photo: C. Grandpey

Coup de chaud en Alaska (suite) // Heatwave in Alaska (continued)

Comme prévu, des records de chaleur viennent d’être battus en Alaska et ce n’est probablement pas terminé car les hautes pressions devraient se maintenir au-dessus de cet état pendant encore plusieurs jours.

Le 4 juillet 2019 à 17 heures, l’aéroport international d’Anchorage a officiellement atteint 90 degrés Fahrenheit, soit 32,2 °C pour la première fois » depuis que des relevés y sont effectués. Le précédent record en Alaska avait été établi le 14 juin 1969, avec 85 degrés Fahrenheit, soit 29,4 °C. Cela signifie que les normales saisonnières sont dépassées de 14 °C

Selon les météorologues, la température maximale moyenne pour un 4 juillet à Anchorage est de 18,3 °C. Plusieurs autres records historiques ont été battus dans différents sites du sud de l’Alaska.

L’Alaska est particulièrement sensible au réchauffement climatique et avait déjà battu des records de douceur au printemps, surtout dans la zone arctique.

Source: Presse alaskienne.

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As expected, heat records have just been broken in Alaska and this is probably not over because high pressures are expected to remain above this State for several more days.
On July 4th, 2019 at 5 pm, Anchorage International Airport officially reached 90 degrees Fahrenheit, or 32.2 degrees Celsius for the first time since surveys were conducted there. The previous record in Alaska was set on June 14th, 1969, at 85 degrees Fahrenheit, or 29.4 degrees Celsius This means that the seasonal norms are exceeded by 14 degrees Celsius
According to meteorologists, the average maximum temperature for July 4th in Anchorage is 18.3 ° C. Several other historical records have been broken at various sites in southern Alaska.
Alaska is particularly sensitive to global warming and had already broken records in the spring, especially in the Arctic.
Source: Alaskan press.

Avec une telle chaleur, j’imagine la souffrance des glaciers! (Photo: C. Grandpey)

La situation glaciaire au Groenland en juin 2019 // The glacial situation in Greenland in June 2019

La situation glaciaire du Groenland reste préoccupante. Cette année encore, la fonte des glaces s’accélère et intervient plus tôt, avec trois semaines d’avance. Dans la seule journée du 13 juin 2019, 2 milliards de tonnes de glace ont fondu. Avant même l’arrivée de l’été, tous les feux du réchauffement climatique sont au rouge au Groenland. Les scientifiques n’excluent pas que 2019 soit une nouvelle annus horribilis pour le continent blanc.
Une photo en particulier a montré à quel point la fonte de la glace au Groenland était inquiétante. Un glaciologue danois a pris une photo de ses chiens de traîneau en train de progresser péniblement dans un fjord dont la banquise est recouverte par cinq ou six centimètres de glace fondue. L’attelage semble marcher sur l’eau et a dû rebrousser chemin. .
La veille, le 12 juin, la station météorologique de Qaanaaq, avait enregistré une température de 17,3°C, 0,3°C de moins que son record absolu du 30 juin 2012. Le dernier hiver a été sec et, récemment il y a eu des courants d’air chaud, un ciel dégagé et du soleil, donc toutes les préconditions pour une fonte précoce. Avec le réchauffement de l’atmosphère, le phénomène devrait aller s’aggravant, avec pour conséquence d’altérer le mode de vie de la population locale en réduisant les périodes de chasse et en perturbant tout l’écosystème. Selon l’USGS, le nombre d’ours polaires dans tout l’Arctique a diminué d’environ 40 % au cours de la décennie écoulée, et les narvals se trouvent de plus en plus privés de l’abri naturel que constitue pour eux la banquise contre l’orque, redoutable prédateur.
Outre la banquise, la fonte de la calotte glaciaire continentale et des glaciers a un impact plus direct encore sur la hausse des niveaux des mers. L’Institut Danois de Météorologie explique que la « Summit Station », qui domine la calotte à 3 000 mètres d’altitude, a mesuré le 30 avril 2019 la température la plus élevée de son histoire, à – 1,2°C. Comme je l’ai indiqué précédemment, le 17 juin, en une seule journée, le Groenland a perdu 3,7 milliards de tonnes de glace. Depuis début juin, la perte se monte à 37 milliards de tonnes!
Cette année, les météorologues danois ont annoncé le début de la période de fonte début mai, avec quasiment un mois d’avance, une précocité dépassée une seule fois – en 2016 – depuis la publication de ces données en 1980.
Le Groenland contribue à une élévation du niveau de la mer d’environ 0,7 mm annuellement, part qui pourrait augmenter si le rythme se poursuit. Une étude parue en avril dans les Proceedings (comptes rendus) de la National Academy of Sciences (PNAS) aux Etats Unis montre que la perte de glace enregistrée au Groenland à partir des années 1980 s’est brutalement accélérée à partir des années 2000 et surtout depuis 2010. La glace fond six fois plus vite aujourd’hui que dans les années 1980, et les prévisions sont alarmantes. La dernière estimation de référence réalisée par le GIEC en 2014 estimait le pire des scénarios à juste en dessous d’un mètre d’élévation du niveau des océans à la fin du 21ème siècle, par rapport à la période 1986-2005.
Source: Institut Danois de Météorologie, Le Point.

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The glacial situation in Greenland remains worrying. This year again, ice melting is accelerating and occurs earlier, three weeks ahead. On June 13th 2019 alone, 2 billion tonnes of ice melted. Even before the arrival of summer, everything is negative and preoccupying in Greenland. According to scientists, 2019 might be a new annus horribilis for the white continent.
One photo in particular showed how worrying the melting of ice in Greenland is. A Danish glaciologist took a picture of his sled dogs making hard progress in a fjord where the ice sheet is covered by five or six centimetres of melted ice. The team seems to be walking on the water and had to turn back. .
The day before, on June 12th, the Qaanaaq weather station recorded a temperature of 17.3°C, 0.3°C lower than its all-time record of June 30th, 2012. The last winter was dry and recently there were warm air currents, clear skies and sunshine, so all preconditions for early melting. With the warming of the atmosphere, the phenomenon is expected to worsen, altering the lifestyles of the local population by reducing hunting periods and disrupting the entire ecosystem. According to the USGS, the number of polar bears across the Arctic has decreased by about 40% over the past decade, and narwhals are increasingly being deprived of the ice which is their natural shelter against the killer whales, their main predators.
In addition to the sea ice, the melting of the continental ice cap and glaciers has a more direct impact on rising sea levels. The Danish Institute of Meteorology explains that the « Summit Station », which dominates the landscape 3000 metres above sea level, measured on April 30th, 2019 the highest temperature of its history, at – 1,2°C. As I put it previously, on June 17th, in a single day, Greenland lost 3.7 billion tonnes of ice. Since early June, the loss amounts to 37 billion tons!
This year, Danish meteorologists announced the start of the melting season in early May, almost a month early, an early precocity beaten only once – in 2016 – since the publication of these data in 1980.
Greenland contributes to a sea level rise of about 0.7 mm annually, which could increase if the pace continues. A study published in April in the Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) in the United States shows that the loss of ice recorded in Greenland from the 1980s has accelerated sharply from the 2000s and especially since 2010. The ice melts six times faster today than in the 1980s, and the forecasts are alarming. The latest IPCC baseline estimate in 2014 estimated the worst-case scenario at just under one metre of sea-level rise at the end of the 21st century, compared to the period 1986-2005.
Source: Danish Institute of Meteorology, Le Point.

Photo: C. Grandpey