10 avril 1815, un jour à ne pas oublier! // April 10th 1815, a day to remember!

drapeau-francaisLe 10 avril 1815, le Tambora, sur l’île indonésienne de Sumbawa, décidait de se réveiller avec une éruption qui a provoqué une catastrophe climatique à l’échelle de la planète. Ce fut la plus puissante éruption volcanique du dernier millénaire, avec un Indice d’Explosivité (VEI) de 7 sur 8 et l’émission de quelque 150 kilomètres cubes de téphra.. C’est dix fois plus que le Pinatubo en 1991 et cent fois plus que le Mont St. Helens en 1980.
Sur l’île de Sumbawa, l’éruption a tué d’emblée au moins 10 000 personnes et peut-être plus de 90 000 si l’on prend en compte les effets collatéraux, avec l’exposition aux gaz brûlants et toxiques des coulées pyroclastiques. Mais les effets de l’éruption du Tambora ne s’arrêtent pas là. Le cataclysme a propulsé environ 100 mégatonnes d’aérosols de soufre dans la stratosphère et généré un voile de brume tout autour de la Terre. Cette brume a donné naissance à des couchers de soleil spectaculaires qui ont inspiré de nombreux artistes. Malheureusement,  elle a aussi réfléchi une partie des rayons du soleil, ce qui a entraîné un refroidissement de la Terre d’un demi degré Celsius et le dérèglement des conditions climatiques dans de nombreuses régions du monde.
Aux États-Unis, les gelées et le temps froid ont réduit à néant les récoltes en Nouvelle-Angleterre. Ce fut une «année sans été», avec une migration de la population vers les Etats de l’Ouest. Les basses températures ont également perturbé le cycle de la mousson en Asie, avec pour conséquence la famine en Inde et une épidémie de choléra d’une gravité sans précédent. L’été froid et les fortes pluies ont également détruit les rizières en Chine, avec un cortège de famine, d’infanticides, et même d’esclavage des enfants.
Malgré les progrès de la volcanologie, la Terre reste sous la menace d’une éruption majeure, celle d’un super volcan comme le Taupo en Nouvelle Zélande ou le Yellowstone aux Etats Unis. Il suffit de se souvenir de l’éruption de l’Eyjafjallajökull en Islande en 2010, avec des perturbations au trafic aérien qui ont coûté des milliards de dollars à l’économie mondiale. Quelques mois plus tard, l’éruption du Merapi (Indonésie) a tué plus de 300 personnes et des milliers d’autres ont été déplacées. L’éruption de 2010 n’avait qu’un VEI de 4.

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drapeau-anglaisApril 10th, 1815 was the day when Tambora volcano on Indonesia’s island of Sumbawa decided to erupt, triggering a widespread climate catastrophe. The Tambora eruption was the largest volcanic eruption in the last millennium with a Volcano Explosivity Index (VEI) of 7 out of 8 levels, and the emission of about 150 cubic kilometres of tephra. That’s ten times bigger than Mount Pinatubo in 1991 and a hundred times more powerful than Mount St. Helens in 1980.

On Sumbawa Island, the event killed at least 10,000 people and possibly more than 90,000, largely from exposure to the hot and toxic pyroclastic flows. But Tambora’s effects were felt much farther. The eruption injected about 100 megatons of sulphur aerosols into the stratosphere, causing a global haze around the Earth. Initially, this haze created dramatic sunsets that inspired many artists. But it also reflected back a fraction of incoming sunlight, cooling the Earth by half a degree Celsius—and wreaking havoc with regional climates for about three years.

In the U.S., frosts and cold weather ravaged the New England growing season. It was a “year without a summer,” with a migration into western states. The low temperatures broke the monsoon cycle in Asia, sending India into famine and triggering a cholera epidemic of unprecedented severity.

The cold summer and the rains also destroyed Chinese farmers’ rice paddies, driving many to starvation, infanticide, and even child slavery.

Despite the progress of volcanology, our planet is still under the threat of a major eruption, that of a super volcano, like Taupo in New Zealand or Yellowstone in the U.S.. We just need to remember the 2010 eruption of Iceland’s Eyjafjallajökull volcano which shut down European air travel, costing the global economy billions of dollars. A few months later, the eruption of Mt Merapi (Indonesia) killed more than 300 people and thousands were displaced. The 2010 eruption only had a VEI of 4.

Tambora-blog

L’éruption de 1815 a laissé une caldeira de 6 km de diamètre et 1100 mètres de profondeur.
(Crédit photo NASA – Photo prise le 6 mars 2009)

El Niño amorce son déclin // El Niño is starting to decline

drapeau-francaisSelon le Bureau australien de météorologie (BOM), un certain nombre d’indicateurs de l’oscillation australe El Niño (ENSO) laissent supposer que le phénomène El Niño 2015-16 a atteint son apogée au cours des dernières semaines, confirmant ainsi les prévisions antérieures.
Les températures tropicales de l’océan Pacifique montrent qu’il s’agit de l’un des trois phénomènes El Niño les plus puissants de ces 50 dernières années. En outre, les modèles climatiques laissent penser qu’El Niño 2015-2016 va diminuer au cours des prochains mois, avec un retour probable à une oscillation australe (ENSO) neutre pendant le deuxième trimestre 2016.
Dans la partie centrale et orientale de l’océan Pacifique au niveau des tropiques, la température de surface et de faible profondeur de la mer a baissé au cours des dernières semaines, bien qu’elle reste à des niveaux élevés à cause d’El Niño.
Dans l’atmosphère, l’indice d’oscillation australe a décliné pour retrouver une valeur El Niño faible. Cependant, ces dernières rafales de vents d’ouest sur la partie occidentale du Pacifique équatorial peuvent temporairement ralentir le déclin du phénomène El Niño.
Si l’on se réfère aux 26 événements El Niño observés depuis 1900, on remarque qu’environ la moitié ont été suivis d’une année neutre, tandis que 40% ont été suivis de La Niña (phénomène inverse d’El Niño, avec un refroidissement des eaux équatoriales).
Les huit modèles climatiques internationaux analysés par le BOM indiquent que le phénomène El Niño actuel devrait connaître un déclin régulier à partir du début de l’année 2016. Ces modèles laissent aussi supposer qu’El Niño sera neutre et La Niña fera son apparition au cours de la seconde moitié de 2016, sans rechute d’El Niño.
A noter que les températures de surface de l’Océan Indien restent beaucoup plus élevées que la moyenne dans la plus grande partie du bassin.
Le rapport est important. Maintenant qu’El Niño a amorcé son déclin, nous verrons si les températures mondiales réagissent de la même façon et si l’impact du réchauffement climatique est affecté. Cependant, on peut raisonnablement penser que, malgré la baisse du phénomène El Niño, les températures mondiales resteront supérieures à la normale en raison de la quantité de gaz à effet de serre d’origine anthropique dans l’atmosphère.

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drapeau-anglaisAccording to the Australian Bureau of Meteorology (BOM), a number of El Niño-Southern Oscillation (ENSO) indicators suggest the 2015-16 El Niño has peaked in recent weeks, confirming earlier predictions.
Tropical Pacific Ocean temperatures suggest this event is one of the top three strongest El Niño events of the past 50 year. Additionally, climate models suggest the 2015-16 El Niño will decline during the coming months, with a return to ENSO neutral likely during the second quarter of 2016.
In the central to eastern tropical Pacific Ocean, the sea surface and sub-surface have cooled in recent weeks, though temperatures remain at strong El Niño levels.
In the atmosphere, the Southern Oscillation Index has eased to weak El Niño values. However, recent bursts of westerly winds over the equatorial western Pacific may temporarily slow the decline of El Niño.
Based on the 26 El Niño events since 1900, around 50% have been followed by a neutral year, while 40% have been followed by La Niña which involves a cooling of equatorial waters.
All of the eight international climate models surveyed by the BOM indicate that the current El Niño will show a steady decline from early 2016. Models also suggest neutral and La Niña are equally likely for the second half of 2016, with a repeat El Niño the least likely outcome.
Indian Ocean sea surface temperatures remain very much warmer than average across the majority of the basin.
The report is important. As El Niño is declining, we’ll see if global temperatures are doing the same and if the impact of global warming is affected. However, the odds are that, despite the decline of El Niño, global temperatures will remain above normal due to the amount of anthropogenic greenhouse gases in the atmosphere.

El Nino

Températures de surface pour le mois de décembre 2015 dans le Pacifique tropical

(Source: Bureau of Meteorology)

La COP 21 : Un accord ambitieux ? Pas si sûr ! // An ambitious agreement? Not so sure !

drapeau-francais« Un accord différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant. » C’est en ces termes que le président de la COP21, Laurent Fabius, avait présenté l’accord universel sur le climat qui vient d’être adopté par les 195 Etats parties à la conférence.
L’adoption a été suivie d’une « standing ovation » qui ne veut pas forcément dire que l’accord est parfait, tout comme la « ola » pendant un match de football ne signifie pas forcément que le match est de qualité.

Selon la plupart des observateurs, l’accord est plus ambitieux que l’objectif initial de la COP21, qui visait à contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C. Il prévoit de le maintenir « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et de «poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C ».

Toutefois, ce volontarisme est contrebalancé par la faiblesse de l’objectif à long terme de réduction des émissions mondiales. Il est seulement prévu de viser « un pic des émissions mondiales de gaz à effet de serre dès que possible ». Des versions antérieures retenaient un objectif de baisse de 40 % à 70 %, ou même de 70 % à 95 %, d’ici à 2050. Ces mentions, jugées trop contraignantes par certains pays (suivez mon regard !), ont été gommées. A plus long terme, « dans la seconde moitié du siècle », l’objectif est de parvenir à « un équilibre entre les émissions d’origine anthropique et leur retrait de l’atmosphère par des puits de carbone comme les océans et forêts ».
Rappelons que le GIEC juge nécessaire de baisser de 40 % à 70 % les émissions mondiales d’ici à 2050, pour éviter un emballement climatique incontrôlable.
Sur ce point précis, extrêmement important, il n’est pas du tout certain que la COP 21 soit un succès.

La différenciation des efforts financiers qui doivent être demandés aux différents pays, en fonction de leur responsabilité historique dans le changement climatique et de leur niveau de richesse ou de pauvreté a, cette fois encore, révélé l’opposition entre Nord et Sud.
Les pays du Nord avaient promis à ceux du Sud, en 2009, de débloquer en leur faveur 100 milliards de dollars par an, d’ici à 2020. Les nations pauvres veulent davantage, après 2020, pour faire face aux impacts du dérèglement climatique, sécheresses, inondations, cyclones et montée des mers. Le texte entrouvre une porte, en faisant de ces 100 milliards « un plancher », qui est donc appelé à être relevé. C’est une nette avancée, même si elle laissera les pays pauvres sur leur faim.

Sur le sujet très sensible de la compensation pour les pertes et dommages pour les pays les plus menacés par le dérèglement climatique, l’accord reconnaît l’importance de prévenir, minimiser et aborder les pertes et dommages associés aux effets négatifs du changement climatique, incluant les événements extrêmes et les événements à évolution lente tels que la montée des eaux. Mais il exclut toute « responsabilité ou compensation » des pays du Nord pour les préjudices subis par les pays en développement.

Les engagements seront revus tous les cinq ans. C’est un point essentiel de l’accord. A ce jour, cent quatre-vingt-six pays, sur cent quatre-vingt-quinze, ont remis leurs contributions qui, additionnées, mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement d’environ 3 °C. Ces engagements seront annexés à l’accord, mais ils n’en font pas partie stricto sensu. Etant volontaires, ils n’ont pas de valeur contraignante.
Le texte prévoit un mécanisme de révision de ces contributions tous les cinq ans, donc théoriquement à partir de 2025, l’accord global devant entrer en vigueur en 2020. Pour les ONG, le rendez-vous de 2025 est beaucoup trop tardif.
L’accord, pour entrer en vigueur en 2020, devra avoir été ratifié, accepté ou approuvé par au moins cinquante-cinq pays représentant au moins 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Mais, « à tout moment après un délai de trois ans à partir de l’entrée en vigueur de l’accord », tout pays pourra s’en retirer, sur simple notification.

Source: Différents organes de presse.

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drapeau-anglais« The agreement is differentiated, fair, sustainable, dynamic, well-balanced and legally binding. »It was with these words that the president of COP21, Laurent Fabius, had introduced the universal climate agreement which has just been adopted by the 195 States involved in the conference.
The adoption was followed by a « standing ovation » that does not necessarily mean that the agreement is perfect, just like the « ola » during a football game does not mean the game is quality.

According to most observers, the agreement is more ambitious than the initial objective of the COP21, which was designed to contain global warming to below 2°C. It plans to maintain it « well below 2°C above pre-industrial levels » and « continue efforts to limit the temperature rise to 1.5°C. »

However, this volunteerism is counterbalanced by the weak long-term goal of reducing global emissions. It is intended to target only « a peak of global emissions of greenhouse gases as soon as possible. » Earlier versions were holding down a target of 40% to 70% or even 70% to 95% by 2050. These statements, deemed too restrictive by some countries, have been erased. In the longer term, « in the second half of the century », the goal is to achieve « a balance between anthropogenic emissions and their removal from the atmosphere by carbon sinks such as oceans and forests. »
It is important to remember that the IPCC considers necessary to drop from 40% to 70% the global emissions by 2050 to avoid an uncontrollable climate change.
On this point, which is extremely important, it is not at all certain that the COP 21 was a success.

The differentiation of the financial efforts that have to be applied to different countries, based on their historical responsibility for climate change and their level of wealth or poverty, once again, revealed the contrast between North and South.
In 2009, Northern countries had promised the South to grant them $100 billion per year by 2020. Poor nations want more, after 2020, to address the impacts of climate change, droughts, floods, cyclones and rising seas. The new text is a progress, making the 100 $ billion a « floor » (ie, a minimum) which could be raised in the future. This is a clear advance, although it will leave poor countries dissatisfied.

On the very sensitive issue of compensation for losses and damages for the countries most threatened by climate change, the agreement recognizes the importance of preventing, minimizing and addressing loss and damage associated with the adverse effects of climate change, including extreme events and slow onset events such as the rising waters. But it excludes any « liability or compensation » of the North to the damage suffered by developing countries.

The commitments will be reviewed every five years. This is a key point of the agreement. To date, one hundred eighty-six countries out of one hundred ninety-five, have presented their contributions which, added together, are putting the world on a warming trend of about 3°C. These commitments will be annexed to the agreement, but they will not be part of it, strictly speaking. As volunteer initiatives, they have no binding force.
The text provides a review of these contributions every five years, so theoretically starting from 2025, and the global agreement will be enforced in 2020. For NGOs, 2025 is far too late.
The agreement, due to take effect in 2020, must previously be ratified, accepted or approved by at least fifty-five countries representing at least 55% of global emissions of greenhouse gases. But « at any time after a period of three years from the enforcement of the Agreement, » any country may withdraw, upon notification.

Source: Various media outlets.

Des délégations arctiques à la COP 21. Oui mais… // Arctic delegations at the COP 21 ; Yes but…

drapeau-francaisUne délégation de dirigeants autochtones des pays de l’Arctique est à Paris pour la 21ème Conférence des Nations Unies sur le climat, aussi connu sous le nom de COP 21. Ils ont rejoint à cette conférence des centaines de dirigeants du monde entier, des scientifiques et des parties prenantes et ils sont en train de passer deux semaines à parler les effets du changement climatique sur le monde et ses habitants.
Les représentants du Conseil Circumpolaire Inuit viennent de trois régions Inuit distinctes: le Canada, les États-Unis, et le Groenland. Le Conseil Sami comprend des représentants de la Finlande, la Russie, la Norvège et la Suède.
Les délégations Sami et Inuit ont le statut d’observateurs à la conférence, ce qui signifie qu’ils ne participeront pas aux votes, mais s’efforceront de mettre en avant les droits et les besoins des communautés qu’ils représentent. L’objectif des délégués est de mettre en évidence les conséquences spécifiques du réchauffement climatique pour les régions polaires. Ensemble, ils vont représenter les populations autochtones de l’Arctique au Forum International des Peuples Autochtones sur les Changements Climatiques. Le forum rassemble des dirigeants autochtones d’Asie, l’Afrique, du Pacifique, d’Amérique latine et des Caraïbes, de Russie et d’Europe de l’Est, d’Amérique du Nord, et de l’Arctique, en marge des principales négociations sur le climat.
Les Inuits sont à Paris pour rappeler au monde que l’Arctique est le baromètre de la santé de la planète. Des recherches scientifiques récentes sur les effets du changement climatique sur la chimie des océans, comme l’acidification et la désoxygénation, montrent que ces changements interviennent plus rapidement et sous des formes plus drastiques dans les régions du Nord que partout ailleurs sur la planète.
Au cours de la COP 21, les délégations Inuit et Sami indiqueront que les communautés arctiques sont les premiers témoins des effets du changement climatique sur les populations vivant dans certains des environnements les plus hostiles – mais aussi les plus fragiles – de la planète. Les risques pour la banquise, le pergélisol et les conditions de vie des animaux de subsistance sont les priorités absolues.
En conséquence, les délégations appelleront à une action collective et immédiate des communautés mondiales pour créer un plan durable sur le long terme destiné à atténuer les effets du changement climatique dans les années à venir. Surtout, ils espèrent faire comprendre à quel point il est important pour les communautés autochtones, avec les connaissances qu’elles apportent, d’avoir un siège à la table des négociations quand il s’agit de décider de l’avenir de la planète et de son écosystème.
Source: Alaska Dispatch News.
Il ressort de cet article que les communautés autochtones de l’Arctique sont effectivement représentées à la COP 21 mais n’ont pas véritablement voix au chapitre : pas de droit de vote et réunions en marge de la grand’ messe. On a vraiment l’impression que ces délégations sont invitées par courtoisie mais que leurs intérêts de sauraient interférer avec ceux des grandes puissances.

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drapeau-anglaisA delegation of indigenous leaders from the Arctic countries is in Paris for the United Nations 21st Conference of Parties, also known as COP 21. They have joined hundreds of world leaders, scientists, and stakeholders at the climate conference and are spending two weeks talking about the effects of climate change on the world and its inhabitants.
The Inuit Circumpolar Council representatives come from three distinct Inuit regions: Canada, the United States, and Greenland. The Saami Council comprises indigenous representatives from Finland, Russia, Norway and Sweden.
Both the Saami and Inuit delegations have observer status at the conference, meaning they will not be voting parties, but instead will work to stress the rights and needs of the communities they represent. The goal of the delegates is to highlight the particular consequences of a warming climate for the polar regions. Together, they will be the face of the Arctic’s Native populations at the International Indigenous Peoples Forum on Climate Change. The forum is a caucus of indigenous leaders from Asia, Africa, the Pacific, Latin America and the Caribbean, Russia and Eastern Europe, North America, and the Arctic, ancillary to the main climate talks.
Inuit are in Paris to remind the world that the Arctic is the barometer of the health of the planet. Recent scientific research into climate-related changes in ocean chemistry, like acidification and deoxygenation, show those changes are coming faster and in more drastic forms in the northern regions than anywhere else on the planet.
During the COP 21, both the Inuit and Saami delegations will state that Arctic communities are witnessing firsthand what climate change has the potential to do to the people living in some of the harshest, yet most sensitive, environments on the planet. Concerns for sea ice, permafrost, and the living conditions of subsistence animals are top priorities.
Therefore, the delegations are calling for collective and immediate action by global communities to create a sustainable long-term plan to mitigate the affects of climate change in the coming years. Above all, they hope to stress just how important it is for indigenous communities with the knowledge they bear to have a seat at the table when it comes to deciding the future of the planet and its ecosystem.
Source : Alaska Dispatch News.
It appears from this article that the Arctic indigenous communities are effectively represented at the COP 21 but have no real influence: no voting rights and meetings in the margins of the main assembly. One really gets the impression that these delegations are invited out of courtesy but their interests should not interfere with those of the major powers.

Glacier COP

Photo: C. Grandpey