Bali: Des volcans et des dieux // Bali: Volcanoes and gods

Avec le niveau d’alerte à son maximum et une zone d’évacuation de 10 km autour du cratère, quelque 150 000 personnes sont actuellement affectées par l’éruption du Mont Agung.
Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, de nombreux habitants sur les pentes du volcan refusent de quitter leurs fermes. Ils disent généralement qu’ils se sentent en sécurité, mais surtout qu’ils veulent rester proches de leurs terres et de leur bétail, de peur qu’ils ne soient volés pendant qu’ils seront dans les camps.
Il y a une autre raison pour laquelle ils restent. Ils sont bien conscients du danger, mais le Mt Agung symbolise aussi l’élévation spirituelle et la puissance divine. Le volcan est l’incarnation d’un dieu et ses grondements sont le signe du mécontentement divin. Alors que les Balinais sont essentiellement hindous, leurs relations spirituelles les plus intimes sont avec leurs ancêtres et une foule d’autres êtres invisibles liés au paysage et aux forces de la nature.

Le volcan et le dieu qu’il incarne figurent dans la plupart des histoires sur les origines de la culture balinaise, de la religion et de l’ordre politique. Bien que peu de gens se souviennent de la dernière éruption du Mont Agung, il y a des histoires et des traces physiques sous forme de champs fertilisés par la lave qui donné naissance à quelques-unes des rizières les plus productives au monde.
Gunung Agung signifie « grande montagne ». C’est le plus haut sommet d’une chaîne de volcans qui traverse l’île de Bali et se prolonge vers Java à l’ouest et Lombok à l’est. Des milliers de personnes vivent sur les pentes de l’Agung, des dizaines de milliers d’autres au pied du volcan et des centaines de milliers dans la zone recouverte par des coulées de lave et des chutes de cendre dans le passé.
Le bilan officiel de l’éruption de 1963 est d’environ 1500 morts, mais la réalité s’approche davantage de 2000. La plupart ont été tués par des coulées pyroclastiques qui ont enseveli des vallées entières et des villages. Certaines personnes ont fui mais d’autres ont vu dans l’éruption la volonté des dieux ; elles sont restées et ont prié pendant que la lave avançait. Certaines ont survécu, la plupart ont péri.
Il existe un livre peu connu d’Anna Mathew, intitulé La Nuit de Purnama, dans lequel la dernière éruption est observée et décrite depuis un village sur les hautes pentes du volcan. L’auteur raconte une série d’événements étrangement semblables à ce qui se passe aujourd’hui, et qui a culminé avec de puissantes éruptions et des conséquences catastrophiques. Les retombées de cendre ont détruit les cultures dans la moitié est de l’île. Il s’en est suivi une période de famine. Les gens mangeaient les troncs de bananiers pour survivre et les jeunes hommes ont parcouru les routes à la recherche de travail et de nourriture.

Ce n’était pas le grand bonheur en Indonésie en 1963. Après 16 années d’indépendance, le pays connaissait de graves problèmes économiques et une instabilité politique. Sukarno, le premier président, était menacé par la force grandissante du puissant parti communiste. L’année précédente, les rats avait décimé la récolte de riz, preuve que les dieux étaient offensés et que de nouveaux désastres allaient se produire. Les chefs religieux et les universitaires se sont réunis afin de savoir si le moment était propice pour organiser l’Eka Dasa Rudra, le plus grand rituel de purification et de rétablissement de l’ordre. Le président Sukarno avait décidé de promouvoir le tourisme, en s’appuyant sur la culture religieuse et artistique de Bali. Il avait invité la Pacific Asia Travel Association à tenir son congrès à Bali et l’avait fait coïncider avec l’Eka Dasa Rudra.
La cérémonie devait avoir lieu à Besakih, le temple le plus célèbre de l’île de Bali, perché sur le versant sud du Mont Agung. Pendant les préparatifs de la cérémonie, le volcan s’est manifesté comme il le fait aujourd’hui. L’éruption précédente avait eu lieu 120 ans auparavant et il n’y avait donc personne pour s’en souvenir. Les autorités religieuses balinaises ont interprété le comportement du volcan comme un avertissement des dieux. Elles ont demandé le report de la cérémonie mais n’ont pas été écoutées.
La cérémonie a commencé au milieu de la fumée et de la cendre. Peu à peu, l’éruption proprement dite a débuté, avec des projections de blocs incandescents et des coulées de lave sur les pentes du volcan. Le temple de Besakih a survécu, mais le portail édifié pour honorer Sukarno a été la première victime du mécontentement des dieux. Le bilan catastrophique a été considéré comme un désaveu des dieux à l’égard de Sukarno. Il a été déposé deux années plus tard.
Depuis 1963, la population et sa densité en Indonésie ont plus que doublé. Encore plus de gens vivent sur les pentes du Mont Agung. En revanche, la population dépend moins des cultures locales pour ses besoins en nourriture. Les routes d’évacuation en cas d’éruption se sont également améliorées énormément, ce qui devrait réduire l’impact immédiat sur la vie et la santé.
Si l’éruption de 2017 continue à suivre l’évolution de celle de 1963, les conséquences pour le tourisme, l’agriculture et la vie en général seront probablement plus grandes que celles des attaques terroristes de 2002 et 2005. La plupart des Balinais affirmeront que c’est la volonté des dieux, mais il y aura aussi différentes interprétations des causes du courroux divin, telles que des violations de la montagne sacrée par les touristes et l’exploitation du sable, avec des réflexions plus larges sur l’évolution de l’économie et ses conséquences sociales et environnementales. Pourtant, le remède sera la même qu’après les attentats de 2002 et 2005: il reposera sur un rituel, plus grand et plus efficace que jamais, qui s’attaquera aux causes surnaturelles tout en attirant les touristes.
Si la grosse éruption prévue actuellement ne se produit pas, les nuages ​​de cendre se disperseront, les avions décolleront à nouveau et tout le monde retrouvera ses habitudes. Tout sera oublié, nuages de cendre et évacuations, jusqu’à la prochaine fois….
Source: Adapté de plusieurs articles parus dans la presse indonésienne.

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With the alert level at its highest and a 10km evacuation zone around the crater, 150,000 people are effected by the current eruption of Mt Agung.

As I put it in previous posts, many residents on the slopes of the volcano refuse to leave their farms. They usually say they feel safe, but above all they want to stay close to their lands and cattle, for fear they might be robbed while they are in the camps.

There is another reason why they are staying. While they are well aware of the physical danger, for them, Mt Agung represents spiritual elevation and power. It embodies a god and its rumbles are a sign of the god’s displeasure. While Balinese are nominally Hindu, their most immediate spiritual relationships are with their ancestors and a host of other invisible beings related to the landscape and forces of nature.

The volcano and the god it embodies feature in most stories about the origins of Balinese culture, religion and political order. While not many people remember Mt Agung’s last eruption, there are stories and physical traces in the form of fields fertilised by lava that have maintained some of the most productive rice fields in the world.

Gunung Agung means “great mountain”. It is the tallest of a cluster of volcanoes across the island, part of a much longer chain that extends through Java to the west and Lombok to the east. Thousands of people live on its slopes, tens of thousands around the foot of the volcano and hundreds of thousands within the zone of previous lava flows and ash falls.

The official death toll of the1963 eruption was around 1500, but the reality was more like 2000. Most were killed by pyroclastic flows, which buried whole valleys and villages. Some people fled but others saw the eruption as the work of the gods and stayed and prayed as the lava advanced. Some survived, most did not.

There is a little-known book by Anna Mathew, entitled The Night of Purnama, in which the last eruption is observed and written from a village high on the slopes. It tells of a build-up eerily similar to what is happening now, culminating in a series of massive eruptions with a catastrophic aftermath. The falling ash destroyed crops across the eastern half of the island. Widespread hunger followed. People ate the trunks of banana trees to survive and young men took to the roads in search of work and food.

Indonesia in 1963 was not a happy place. After 16 years of independence, it had serious economic problems and growing political instability. Sukarno, the first president, was threatened by the growing strength of a huge communist party.The previous year, a plague of rats had decimated the rice crop, proving that the gods were offended and more disasters would follow. Religious leaders and scholars debated whether the time had come for the Eka Dasa Rudra, the greatest ritual of purification and re-establishment of order. Sukarno decided to promote tourism, with the religious and artistic culture of Bali as its centrepiece. He invited the Pacific Asia Travel Association to hold their convention in Bali and timed it to coincide with the Eka Dasa Rudra.

The ceremony is held at Besakih, a major temple of the island of Bali, perched high on the southern slope of Mt Agung. During the preparations, the mountain began doing what it is doing now. The previous eruption had been 120 years earlier, so there were no living memories to go by. Balinese leaders interpreted this as a warning from the gods that something was wrong. They called for postponement, but were overruled.

The ceremony began amid smoke and falling ash. As it proceeded, the real eruption began, blasting molten rock high into the air and pouring lava down its sides. Besakih survived, but the ceremonial gateway built to honour Sukarno was the first casualty of the gods’ displeasure. The catastrophic outcome and aftermath were seen as clear evidence of Sukarno’s loss of favour with the gods. He was deposed two years later.

Since 1963, population and density in Indonesia have more than doubled. More people live on the slopes of Mt Agung. On the other hand, most people are less dependent on local subsistence crops. Escape roads have also improved enormously, which should reduce the immediate impact on life and health.

If this eruption continues to follow the pattern of 1963, the consequences for tourism, agriculture and livelihoods in general are likely to be greater than those of the terrorist bombs in 2002 and 2005. Most Balinese will agree that it is the doing of the gods, but there will be different interpretations of their reasons, ranging from violations of the sacred mountain by tourists and sand mining, to broader reflections on the direction of development and its social and environmental consequences. But the solution will be the same as after the bombs:  ritual, bigger and better than ever, which will address the supernatural causes and attract the tourists back at the same time.

If the big eruption doesn’t happen, the ash clouds will drift away, the planes will fly again, everyone will return to business as usual. It will all be forgotten, along with the evacuees, until next time.

Source: Adapted from several articles in the Indonesian press.

 Rizière sur les pentes de l’Agung (Photo : C. Grandpey)

L’Agung le 29 novembre 2017 // Mt Agung on November 29th 2017

L’aéroport de Denpasar à Bali a rouvert mercredi après que le Mont Agung ait contraint à sa fermeture il y a deux jours. Le Président indonésien a toutefois déclaré que le danger n’était pas passé et a demandé à toutes les personnes qui s’y trouvent encore de quitter la zone d’exclusion autour du volcan. Les panaches de cendre qui atteignent jusqu’à 7600 mètres d’altitude ont commencé à se diriger vers le sud et le sud-est du Mont Agung, ce qui a laissé un espace propre au-dessus de l’aéroport pour que les avions atterrissent et décollent.
L’aéroport avait fermé lundi, ce qui a causé des problèmes à des dizaines de milliers de personnes. Malgré cette réouverture, il est peu probable que les vols reviennent rapidement à la normale et un changement de direction des nuages cendre ou une nouvelle éruption plus puissante pourraient entraîner une nouvelle fermeture de l’aéroport.
Les autorités ont demandé à 100 000 personnes de quitter une zone s’étendant jusqu’à 10 kilomètres du volcan. Près de 40 000 personnes séjournent dans 225 centres d’hébergement. Cependant, des dizaines de milliers d’autres sont restés chez elles parce qu’elles se sentent en sécurité ou ne veulent pas abandonner leur terre et leur bétail. Dans le village de Tulamben, à l’intérieur de la zone d’exclusion, les agriculteurs labouraient leurs champs avec du bétail mercredi, apparemment sans se préoccuper de la montagne qui fumait derrière eux. Dans le village de Sukadana, à environ 8 kilomètres du cratère, quelques habitants encore présents ont dit que les lahars (coulées de boue volcanique) avaient traversé la zone pendant quelques jours avant de se solidifier.
Certains touristes bloqués ont réussi à quitter l’île avant la réouverture de l’aéroport, mais ils ont dû faire face à un voyage difficile impliquant des routes encombrées, des bus, des ferries et parfois des attentes dans un autre aéroport de Surabaya sur l’île de Java.
Source: The Jakarta Globe.

En ce qui concerne l’activité volcanique, on observe de temps en temps une forte augmentation du signal sismique qui semble réapparaître toutes les quelques heures. C’est comme si la pression s’accumulait sous le volcan avant de se libérer soudainement. Il faudra voir avec quelle fréquence ce genre de situation se produit à l’avenir. Plus la pression s’évacue, plus la probabilité d’un événement majeur s’amoindrit… Peut-être…. Personne ne sait!

En cliquant sur ce lien, vous verrez les concentrations de SO2 dans le nuage éruptif du Mt Agung:

https://www.nnvl.noaa.gov/MediaDetail2.php?MediaID=2154&MediaTypeID=1

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Denpasar Airport in Bali reopened Wednesday after Mt Agung forced its closure two days ago, but the country’s president said the danger had not passed and urged anyone within the mountain’s exclusion zone to get out for the sake of their safety. The ash plumes that reached up to 7,600 metres in the air began drifting south and southeast of Mount Agung, leaving clean space above the airport for planes to land and take off.

The airport had closed Monday, disrupting travel for tens of thousands of people. Despite the all-clear from authorities, flights are unlikely to rapidly return to normal levels and a change in the direction of the ash or a new more powerful eruption could force the airport’s closure again.

Authorities have told 100,000 people to leave an area extending up to 10 kilometres in places from the volcano. Nearly 40,000 people are now staying in 225 shelters. However, tens of thousands more have remained in their homes because they feel safe or don’t want to abandon their land and livestock. In the village of Tulamben inside the exclusion zone, farmers were plowing their fields with cattle Wednesday, seemingly unbothered by the smoking mountain behind them. In Sukadana village, about 8 kilometres from the crater, a few remaining residents said lahars had passed through the area for a couple of days before solidifying.

Some stranded tourists managed to get off the island before the airport reopened, but they faced an arduous journey involving crowded roads, buses, ferries and sometimes overnight waits in yet another airport in Surabaya on the island of Java.

Source : The Jakarta Globe.

As far as volcanic activity is concerned, one can see from time to time a strong increase of the seismic signal which seems to reappear every few hours. It is as if pressure is accumulating and then released suddenly. Let’s see how often this kind of situation occurs in the future. The more pressure is released, the lower the probability of a major event. Maybe. Nobody knows!

By clicking on this link, you will see SO2 concentrations in Mt Agung’s eruptive plume:

https://www.nnvl.noaa.gov/MediaDetail2.php?MediaID=2154&MediaTypeID=1

Agung (Bali / Indonésie): Evacuations et fermetures d’aéroports // Evacuations and airport closures

Les autorités indonésiennes sont en train d’évacuer les villageois dont les maisons sont situées dans la nouvelle zone rouge après que le niveau d’alerte de l’Agung ait été élevé à son plus haut niveau. En tout, il y a 22 villages où vivent environ 100 000 personnes, situés sur les pentes du volcan. Seulement  40 000 ont quitté leurs foyers pour rejoindre des zones sûres. Comme d’habitude (rappelez-vous l’éruption du Merapi sur l’île de Java en 2010), il y a des habitants qui ne veulent pas quitter leurs villages parce qu’ils disent que la situation ne présente pas de risque et qu’ils veulent s’occuper de leur bétail qui est la principale source de revenus dans les zones rurales de l’est de Bali. Jusqu’à présent, 8 543 têtes de bétail ont été évacuées vers 43 zones de sécurité, mais environ 5 500 restent encore sur place.

L’éruption de l’Agung affecte les vols vers et depuis l’île de Bali. L’aéroport international de Denpasar est fermé pour la deuxième journée d’affilée, entraînant l’annulation de 445 vols domestiques et internationaux. L’aéroport international de Lombok, juste à l’est de Bali, a également été fermé à cause de l’éruption, mais a rouvert lundi matin à 6 heures.

Le ministre des Transports a indiqué que les aéroports resteront ouverts ou fermés en fonction de la direction du vent. Le gouvernement a prévu une centaine de navettes à Bali et à West Nusa Tenggara pour fournir d’autres moyens de transport aux passagers affectés par l’éruption. Plusieurs aéroports seront en mesure de rediriger les vols à destination de Bali, tels que ceux  de Surabaya, Lombok, Makassar, Balikpapan, Solo, Semarang et Yogyakarta.

Source: The Jakarta Globe.

Voici en accéléré une petite vidéo de l’éruption de l’Agung ce matin au lever du jour:

http://www.mynbc5.com/article/timelapse-shows-bali-s-mount-agung-volcano-erupting-at-daybreak/13947332

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Indonesian authorities are evacuating the villagers whose houses are located in the new red zone after the alert level for Mt Agung was raised to its highest level. There are 22 villages, home to about 100,000 people, located on the slopes of the volcano. Only around 40,000 people have left their homes to reach safe zones. As usual (remember the eruption of Mt Merapi on the island of Java in 2010), there are residents who don’t want to leave their villages because they said the situation is still safe and they are considering the life of their cattle. Up to now, 8,543 cattle have been evacuated to 43 safe zones, though around 5,500 remain in harm’s way. Many villagers have refused to evacuate their homes without their cattle, a main source of livelihood in rural eastern Bali.

The volcanic eruption is affecting flights to and from the islandof Bali. The international airport in Denpasar is closed for a second straight day, causing the cancellation of 445 domestic and international flights. Lombok International Airport, located on Lombok Island just east of Bali, has also been closed, but reopened at 6 a.m. on Monday.

The Minister of Transportation has indicated that the airports will be kept open or shut down based on the direction of the wind. The government has readied some 100 shuttle buses in Bali and West Nusa Tenggara to provide alternative means of transportation to the passengers affected by the eruption. Several airports will be readied to redirect flights heading to Bali, such as those in the cities of Surabaya, Lombok, Makassar, Balikpapan, Solo, Semarang, and Yogyakarta.

Source: The Jakarta Globe.

Here is a short timelapse video of the eruption of Mt Agung today at daybreak:

http://www.mynbc5.com/article/timelapse-shows-bali-s-mount-agung-volcano-erupting-at-daybreak/13947332

Vue webcam VSI

Agung (Bali / Indonésie) : Eruption magmatique et niveau d’alerte maximum // Magmatic eruption and highest alert level

8 heures: Comme je l’ai dit dans ma dernière note, la situation s’accélère sur le Mont Agung où le niveau d’alerte a de nouveau été élevé à son maximum (4 – AWAS). L’éruption a évolué d’une phase phréatique à une phase magmatique. Les panaches de cendre montent jusqu’à 4000 mètres au-dessus du cratère.
La zone d’exclusion autour du volcan a été élargie à 10 kilomètres et les personnes vivant dans la zone d’exclusion ont été invitées à partir. Environ 25 000 personnes vivant à proximité du volcan ont déjà quitté leurs maisons depuis mardi.
Des retombées de cendre sont observées sur les villages à proximité du volcan. Les autorités ont distribué des milliers de masques aux habitants.
L’aéroport de Denpasar, la capitale de Bali, a été fermé pour au moins 24 heures et devrait réouvrir à 7 heures mardi sii la cendre volcanique le permet. La fermeture devrait affecter des dizaines de milliers de passagers. 57 vols internationaux et 39 vols domestiques ont été annulés entre samedi et dimanche.L’aéroport de l’île de Lombok était fermé depuis dimanche après-midi à cause de la direction empruntée par la cendre, mais il a rouvert lundi matin.
Il est utile de rappeler que le Mont Agung s’est réveillé en septembre et que les autorités ont tout de suite élevé le niveau d’alerte à son maximum (4–AWAS), obligeant 140 000 personnes vivant à proximité à évacuer. L’activité volcanique a diminué à la fin du mois d’octobre et de nombreuses personnes sont retournées chez elles, l’alerte ayant été réduite à 3 (SIAGA). L’activité a de nouveau augmenté mardi dernier avec des épisodes phréatiques qui sont ensuite devenus magmatiques.

Source: VSI et presse indonésienne.

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18 heures : La situation semble beaucoup plus calme sur l’Agung ce soir. La sismicité a bien baissé et l’incandescence sommitale était beaucoup moins intense qu’hier avant que les nuages viennent cacher le sommet.

Il n’en reste pas moins que la situation doit être surveillée de très près. La hausse du niveau d’alerte à son maximum, l’extension de la zone de danger, l’évacuation de 100 000 personnes revenues vivre dans cette zone, sont de sages décisions, en espérant qu’un événement majeur ne viendra pas troubler cette sagesse.

Il ne faut pas se voiler la face : Personne ne sait comment va évoluer la situation. Nouveaux épisodes éruptifs avec émissions de panaches de cendre ? Evénement explosif majeur ? Retour au calme ? Impossible à dire. Comme le répétait le regretté François Le Guern, « nous ne savons pas prévoir une éruption volcanique », et surtout pas sur les volcans explosifs de la Ceinture de Feu.

Si la situation reste calme sans émission massive de cendre, il est probable que l’aéroport de Bali rouvrira demain à 7 heures comme prévu.

Seul le Mont Agung connaît la suite des événements…

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23h30: Le soleil qui se lève sur l’île de Bali éclaire le volumineux panache de cendre qui s’échappe du cratère de l’Agung (voir image de la webcam ci-dessous). La sismicité reste stable.

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8:00: As I put it in my latest post, the situation is accelerating on Mt Agung where the alert level has again been elevated to its maximum (4 – AWAS). The eruption has evolved from a phreatic to a magmatic phase. Ash plumes are rising up to 4,000 metres above the crater.

The exclusion zone around the volcano has been widened to 10 kilometres, with people living in the exclusion zone being urged to evacuate. About 25,000 people living nearby the mountain have already left their homes and evacuated since Tuesday.

Ash from Mount Agung has been covering villages nearby the volcano. Officials have distributed thousands of face masks to local residents.

The airport in Bali’s capital Denpasar has been closed for at least 24 hours and is expected to reopen aon Tuesday at 7:00. 57 international flights and 39 domestic flights were cancelled beyween Saturday and Sunday. The closure is set to affect tens of thousands of passengers. The airport on Lombok island has been closed since Sunday afternoon as the ash from Mount Agung headed into that direction, but it reopened early Monday.

It is useful to remember that Mt Agung rumbled back to life in September and authorities raised the alert to the highest level, forcing 140,000 people living nearby to evacuate. Volcanic activity decreased in late October and many people returned to their home as the alert was lowered to the second-highest level. But Mount Agung started rumbling again last Tuesday with several phreatic episodes which later turned magmatic.

Source : VSI and Indonesian press.

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6:00 pm: The situation seems much quieter on Mt Agung tonight. Seismicity has decreased and the summit glow was much less intense than yesterday before the clouds covered the summit.
Nevertheless, the situation must be watched very closely. The increase in the alert level to its maximum, the extension of the danger zone, the evacuation of 100,000 people who had returned to live in this zone, are wise decisions, hoping that a major event will not come to disturb this wisdom.
We admit this: Nobody knows how the situation will evolve. New eruptive episodes with ash plumes ? A major explosive event? Return to a calm situation ? It’s impossible to say. As the late François Le Guern repeated, « we do not know how to predict a volcanic eruption », and especially not on the explosive volcanoes of the Ring of Fire.
If the situation remains calm without massive ash emissions, it is likely that Bali airport will reopen tomorrow at 7 am as planned.
Only Mount Agung knows the next sequence of events …

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23:30: The sun rising on the island of Bali illuminates the voluminous ash plume that comes out of the crater of Mt Agung (see image below). Seismicity remains stable.

Sismicité sur l’Agung vers 18 heures (heure française; 02:00 le 28 novembre à Bali). Le calme avant une nouvelle tempête?

Carte à risques de l’Agung (Source: VSI)

Lever de soleil sur le panache de l’Agung