Conséquences d’un séisme majeur sur la côte ouest des États Unis // Consequences of a major quake on the U.S. West Coast

J’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur ce blog sur le risque d’un séisme majeur sur la côte ouest des États-Unis. Un tel séisme au large de la Californie, de l’Oregon et de l’État de Washington pourrait provoquer un affaissement de plus de 1,80 mètre de certaines zones côtières, augmentant considérablement le risque d’inondation et transformant radicalement la région.
Ce sont les conclusions d’une nouvelle étude publiée fin avril dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences. Les auteurs ont examiné les répercussions d’un séisme de grande ampleur sur la zone de subduction de Cascadia, qui s’étend du nord de la Californie jusqu’à l’île de Vancouver, au Canada.

Source: USGS

L’étude conclut qu’en cas de séisme accompagné d’un affaissement de grande ampleur, la zone inondable s’étendrait sur 300 kilomètres carrés. Selon l’étude, un tel scénario ferait plus que doubler l’exposition des habitants, des bâtiments et des routes aux inondations, et les autorités devraient faire face à de sérieux problèmes avec les infrastructures vitales qui seraient plus fréquemment inondées, voire de manière permanente.

En d’autres termes, l’étude précise qu’un puissant séisme dans cette région risquerait de « modifier radicalement le littoral et d’avoir des conséquences profondes et durables sur les populations, les infrastructures et les écosystèmes côtiers ». Contrairement à l’élévation relative du niveau de la mer, provoquée progressivement par le réchauffement climatique, une élévation résultant d’un séisme majeur se produira en quelques minutes, ne laissant aucun temps d’adaptation.
Le dernier méga-séisme survenu dans la zone de subduction de Cascadia, d’une magnitude de M9,0, s’est produit en 1700. D’après les archives archéologiques, des villages ont été engloutis et ont dû être abandonnés. De la côte nord de la Californie à l’État de Washington, les scientifiques estiment que le prochain puissant séisme pourrait provoquer un affaissement des terres de 0,5 à 2 mètres, soit la même ampleur que celle observée lors du séisme de 1700.
Actuellement, plus de 8 000 personnes vivent dans les plaines inondables le long des estuaires de la zone côtière de Cascadia. Toutefois, en cas d’affaissement important après un séisme, ce chiffre pourrait presque tripler et atteindre plus de 22 000. Près de 36 000 structures seraient également menacées.
La datation au radiocarbone révèle que plus de 11 puissants séismes se sont produits au large de la côte nord de la Californie, de l’Oregon et de l’État de Washington au cours des 6 000 à 7 000 dernières années, avec une répétition tous les 200 à 800 ans.
Selon une estimation publiée par Federal Emergency Management Agency (FEMA) qui gère les situations d’urgence, un séisme de magnitude M9,0 sur toute la longueur de la zone de faille de 1 280 kilomètres ferait 5 800 morts. Le tsunami qui en résulterait, avec une hauteur potentielle de 2,40 mètres et un préavis de 10 minutes pour les zones côtières, ferait 8 000 morts. Les pertes économiques pourraient atteindre 134 milliards de dollars.
Lors du méga-séisme de Cascadia en 1700, des récits oraux ont parlé de tsunamis de plus de 3 mètres de haut qui ont détruit des villages côtiers. À Anacla, un village situé sur ce qui est aujourd’hui l’île de Vancouver, seule une personne sur plus de 600 a survécu. Le tsunami était si violent qu’il a déraciné des arbres. Les résultats de la dernière étude devraient donc alerter les habitants et les autorités gouvernementales. Certains tronçons de la route 101 sont déjà régulièrement inondés lors des grandes marées. Les autorités devraient également se demander si des infrastructures essentielles, comme les aéroports, se trouveraient dans la zone inondable agrandie par le séisme. Les autorités pourraient également éviter de construire des infrastructures telles que des écoles, les casernes de pompiers et les stations d’épuration dans les zones à risque.
L’étude explique que la négligence du rôle des séismes côtiers majeurs serait une erreur. Des exemples sont là pour le prouver. Le séisme de magnitude M9,1 survenu au large de la côte est du Japon en 2011a provoqué un affaissement de terrain allant jusqu’à 1,80 mètre. Un autre séisme de magnitude M9,1 survenu près de Sumatra, en Indonésie, en 2004 a provoqué un affaissement de terrain allant jusqu’à 1,80 mètre. Les zones utilisées pour l’aquaculture ont depuis subi des inondations chroniques dues aux marées, avec à la clé une sursalinisation des sols. Le séisme de magnitude M9,2 survenu en Alaska en 1964 a provoqué un affaissement de plus de 1,80 mètre le long de la côte, rendant des routes, des quais et des zones littorales inhabitables. Enfin, un séisme de magnitude M9,5 au Chili en 1960 a provoqué jusqu’à 2,40 mètres d’affaissement côtier.
Source : The Los Angeles Times via Yahoo News.

Sur le site du séisme du Vendredi Saint 1964 à Anchorage, des panneaux explicatifs rappellent les dégâts subis par la région (Photo: C. Grandpey)

Anchorage a été sévèrement impactée par le séisme du 22 mars 1964 (Source: USGS)

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Dans le même temps, l’Axial Seamount, un volcan sous-marin au large de la côte nord-ouest des États Unis, pourrait bientôt entrer en éruption pour la première fois depuis dix ans. Des scientifiques de l’Université de Washington ont détecté une forte augmentation des petits séismes sous-marins et une inflation du plancher océanique (plus de 20 cm), signes d’une accumulation de magma sous le volcan. Malgré cette activité, les scientifiques affirment qu’il n’y a aucune menace pour les zones habitées le long de la côte. L’Axial se trouve en effet à environ 480 km à l’ouest de Cannon Beach, dans l’Oregon, à environ 1 410 m sous la surface de l’océan. Il se trouve directement sur la dorsale Juan de Fuca, là où les plaques tectoniques divergent (voir carte ci-dessus). J’ai écrit plusieurs notes sur ce blog à propos de l’Axial Seamount : 3 mai et 16 septembre 2015, 17 décembre 2016 et 18 juillet 2024.

Source : Médias américains.

Source : University of Washington

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I have several times drawn attention on this blog to the risk of a major earthquake on the U.S. West Coast. A monster earthquake off California, Oregon and Washington could cause some coastal areas to sink by more than 1.80 meters, dramatically heightening the risk of flooding and radically reshaping the region with little to no warning.

Those are the findings of a new study published late April in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences. It examines the repercussions of a massive earthquake on the Cascadia subduction zone, which stretches from Northern California up to Canada’s Vancouver Island. The study concludes that in an earthquake scenario with the highest level of subsidence, the area at risk of flooding would expand by 300 square kilometers. According to the study, such a scenario would more than double the flooding exposure of residents, structures and roads, and officials would need to contend with a future of infrastructure that are either more frequently flooded or permanently inundated.

In other words, a powerful earthquake in this area would risk « drastically altering shorelines and causing profound, lasting impacts to coastal populations, infrastructure, and ecosystems. » Unlike relative sea-level rise that’s driven more gradually by global warming, a rise resulting from a major earthquake will happen within minutes, leaving no time for adaptation or mitigation.

The last megaquake on the Cascadia subduction zone, registering a magnitude M9.0, occurred in 1700. Based on archaeological evidence, villages sank and had to be abandoned. From California’s North Coast to Washington state, scientists say that the next great earthquake could cause land to sink by 0.5 to 2 meters, the same range seen during the 1700 earthquake.

Currently, more than 8,000 people live in flood plain areas along estuaries in the Cascadia coastal region. But in the event of a high level of subsidence after an earthquake, that figure would nearly triple to more than 22,000. Nearly 36,000 structures would be threatened.

Radiocarbon dating suggests there have been more than 11 great earthquakes off the shore of California’s North Coast, Oregon and Washington state over the last 6,000 to 7,000 years, recurring every 200 to 800 years.

One estimate published by the Federal Emergency Management Agency (FEMA) is that an M9.0 earthquake along the full length of the 1,280-kilometer fault zone would leave 5,800 dead from the earthquake alone. An additional 8,000 would die from the resulting tsunami that could rise as high as 2.40 meters and offer coastal areas as few as 10 minutes of warning. Total economic losses could hit $134 billion.

In the 1700 Cascadia megaquake, oral histories describe tsunamis more than 3 meters high wiping out coastal villages. In Anacla, a village on what is now called Vancouver Island, only 1 out of more than 600 people survived. The tsunami was so strong that it uprooted trees.

The results of the latest study should be a wake-up call to residents and government officials. There already are parts of U.S. Route 101 that routinely flood during exceptionally high king tides. Another factor officials should consider is whether crucial infrastructure, such as airports, would fall within the quake-expanded flood plain. Authorities may also want to consider avoiding building infrastructure such as schools, fire stations and wastewater treatment plants in areas at risk.

The study insists that neglecting the role of major coastal earthquakes would be shortsighted. One example was the M9.1 earthquake off Japan’s east coast in 2011, which caused some land to sink by up to 1.80 meters. Another M9.1 earthquake that struck near Sumatra, Indonesia, in 2004 caused land subsidence of up to 1.80 meters. Areas used for aquaculture have since suffered chronic tidal flooding, leading to oversalinization. The M9.2 earthquake in Alaska in1964 caused land to sink by more than 1.80 meters along the coast, rendering roads, docks and waterfront areas uninhabitable. At last, an M9.5 earthquake in Chile in 1960 caused up to 2.40 meters of coastal subsidence.

Source : The Los Angeles Times via Yahoo News.

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Meantime, Axial Seamount, an underwater volcano off the Pacific Northwest coast, could erupt soon for the first time in a decade. Scientists at the University of Washington have detected a sharp increase in small undersea earthquakes and seafloor inflation (more tha 20 cm), signs of magma buildup within the volcano. Despite the activity, experts say there is no threat to coastal communities. Indeed, Axial Seamount is located about 480 km west of Cannon Beach, Oregon. It lies submerged at a depth of roughly 1 410 m beneath the ocean’s surface. It sits directly on the Juan de Fuca Ridge, an underwater boundary where tectonic plates are diverging (see map above). Il have written several posts on this blog about Axial Seamount : May 3 and September 16, 2015, December 17, 2016 and July 18, 2024.

Source : U.S. news media.

Pourquoi un séisme en Birmanie ? // Why an earthquake in Myanmar ?

La Birmanie – ou Myanmar – vient d’être secouée par un puissant séisme de magnitude de M7,7 sur l’échelle de Richter, dont l’hypocentre a été localisé à seulement 10 km de profondeur, ce qui explique la violence de l’événement. Comme d’habitude, les médias français s’attardent sur les morts et les dégâts, autrement dit tout ce qui est spectaculaire, mais n’informent pas sur la cause du séisme.

La Birmanie se trouve à cheval sur trois plaques tectoniques : 1) la plaque indienne à l’ouest, qui remonte vers l’Himalaya à la vitesse d’environ 6 centimètres par an. 2) Au nord et à l’est du pays, se situe la plaque eurasiatique qui se déplace vers le nord-ouest à une vitesse de 0,6 centimètres par an. 3) En Birmanie, s’étalant vers le sud, se trouve la plaque birmane, qui est en fait un prolongement de la plaque eurasiatique. Elle se déplace vers le nord à une vitesse de 4,6 centimètres par an. Le pays est également traversé par la faille de Sagaing, qui marque la limite entre les plaques indienne et eurasiatique.

Cette situation explique la fréquence des séismes dans cette région du monde. Certaines secousses particulièrement puissantes ont impacté le pays entre 1929 et 1932, avec des séismes de magnitude supérieure à M7.0 sur l’échelle de Richter. Le plus meurtrier a été celui de Bago, le 5 mai 1930. De magnitude 7,3, il a provoqué la mort d’environ 600 personnes,. À noter également le séisme de Sagaing du 16 juillet 1956 ; d’une magnitude de M7.0, il a détruit différentes structures dans plusieurs villes. Plus récemment, une quinzaine de séismes de faible magnitude ont frappé la Birmanie depuis le début de l’année 2018 et aujourd’hui, la Birmanie est secouée par un événement de M7,7.

Depuis la fin de la junte militaire, le pays tente de prévenir les séismes de manière plus efficace. La mise en place de nouvelles lois et organisations s’est accompagnée d’actions plus concrètes. Le respect des normes antisismiques est de plus en plus courant.

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Burma – or Myanmar – has just been rocked by a powerful earthquake measuring M7.7 on the Richter scale , whose hypocenter was located at a depth of only 10 km, which explains the violence of the event. As usual, the French media focused on the deaths and damage, in other words, everything spectacular, but provided no information on the cause of the earthquake.
Burma straddles three tectonic plates: 1) the Indian plate to the west, which is moving toward the Himalayas at a rate of approximately 6 centimeters per year. 2) To the north and east of the country lies the Eurasian plate, which is moving northwest at a rate of 0.6 centimeters per year. 3) In Burma, extending southward, lies the Burmese plate, which is actually an extension of the Eurasian plate. It is moving northward at a rate of 4.6 centimeters per year. The country is also crossed by the Sagaing Fault, which marks the boundary between the Indian and Eurasian plates.
This situation accounts for the frequency of earthquakes in this region of the world. Some powerful tremors impacted the country between 1929 and 1932, with earthquakes greater than M7.0 on the Richter scale. The deadliest was the Bago earthquake on May 5, 1930. Measuring 7.3 on the Richter scale, it caused the deaths of about 600 people. Also notable was the Sagaing earthquake of July 16, 1956; measuring M7.0 on the Richter scale, it destroyed various structures in several cities. More recently, about fifteen low-magnitude earthquakes have struck Myanmar since the beginning of 2018, and today, Myanmar has been shaken by a M7.7 event. Since the end of the military junta, the country has been trying to prevent earthquakes more effectively. The implementation of new laws and organizations has been accompanied by more concrete actions. Compliance with earthquake-resistant standards is becoming increasingly common.

Éruption de White Island en 2019 (suite)// 2019 White Island eruption (continued)

Souvenez-vous : 47 personnes se trouvaient sur White Island (Nouvelle-Zélande) lorsqu’une violente et soudaine éruption s’est produite en décembre 2019. La plupart des touristes étaient des passagers de navires de croisière américains et australiens. Il s’agissait d’une excursion à pied dans le cratère du volcan avec l’accompagnement de guides locaux. 22 personnes sont mortes lors de l’éruption et une vingtaine d’autres ont été gravement brûlées.
La société Whakaari Management, gérée par trois frères propriétaires du volcan actif, a été initialement reconnue coupable, lors d’un procès en 2023, d’avoir enfreint la loi néo-zélandaise sur la santé et la sécurité au travail en ne garantissant pas la sécurité des visiteurs.
Les frères ont fait appel de leur condamnation lors d’une audience en octobre 2024 à la Haute Cour de Justice d’Auckland. Il s’agissait de savoir si la société était responsable des pratiques de sécurité sur l’île en vertu des lois néo-zélandaises sur la santé et la sécurité. Les lois stipulent que toute personne responsable d’un lieu de travail doit assurer la gestion des dangers et la sécurité de tous, y compris aux points d’entrée et de sortie du site.
Au cours du procès de 2023, les survivants ont affirmé qu’on ne leur avait pas dit que le volcan actif était dangereux lorsqu’ils ont payé pour le visiter. Ils ont également déclaré qu’ils n’avaient pas reçu d’équipement de protection et que beaucoup portaient des vêtements qui ont aggravé leurs brûlures.
Le 28 février 2025, un juge néo-zélandais a annulé la condamnation pénale des propriétaires de White Island. Il a statué que la société n’avait pas l’obligation, en vertu de la loi applicable, de garantir que le lieu des visites guidées à pied ne présentait aucun risque pour la santé et la sécurité.
Cette décision aura de profondes conséquences et modifiera les lois régissant l’industrie du tourisme d’aventure en Nouvelle-Zélande.
Source : New Zealand News media.

White Island quelques heures après l’éruption (Source: journaux néo-zélandais)

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Remember : 47 people were on White Island (New Zealand) when it suddenly and violently erupted in December 2019. Most were passengers from US and Australian cruise ships on a walking tour, along with their local guides. 22 people died in the eruption and two dozen others were severely burnt.

Whakaari Management, a company run by three brothers who own the active volcano, was initially found guilty in a 2023 trial of breaching New Zealand’s workplace health and safety law by failing to keep visitors safe.

The brothers appealed their convictions in a hearing last October at the High Court in Auckland. The case centred around whether the company should have been in charge of safety practices on the island under health and safety laws.The laws state that anyone in charge of a workplace must ensure the management of hazards and the safety of all there, including at entry and exit points.

During the 2023 trial, survivors testified that they had not been told the active volcano was dangerous when they paid to visit it. They also stated that they were not supplied with protective equipment, and many were wearing clothing that made their burns worse.

On February 28th, 2025, a New Zealand judge overturned the criminal conviction of the owners of the White Island volcano. He ruled that the company did not have a duty under the relevant law to ensure that the walking tour workplace was without risks to health and safety.

The case will have far-reaching implications and change the laws governing New Zealand’s adventure tourism industry.

Source : New Zealand News media.

Nouvelles du Vanuatu // News of Vanuatu

L’événement a largement été occulté par la situation catastrophique à Mayotte, mais un séisme de magnitude M 7.3 a frappé l’archipel volcanique du Vanuatu à 01h47 (UTC) le mardi 17 décembre 2024. L’épicentre a été localisé à 30 km à l’ouest de Port-Vila et l’hypocentre à 57 km de profondeur. Des répliques sont toujours ressenties. L’alerte tsunami a été levée, mais il y a de gros dégâts et des victimes. On s’attend à ce que le nombre de morts et de blessés augmente dans les prochains jours.

Port Vila, la capitale du Vanuatu était sans eau le 18 décembre car les réservoirs ont été détruits par le séisme. Le bureau gouvernemental de gestion des catastrophes a déclaré ce même jour que 14 décès avaient été confirmés, et quelques heures plus tard, neuf ont été confirmés par l’hôpital. Le nombre devrait augmenter car beaucoup de personnes sont restées coincées dans les bâtiments effondrés. Environ 200 personnes ont été soignées pour des blessures.
Les efforts pour retrouver des survivants se poursuivent ; des dizaines de secouristes travaillent dans la poussière et la chaleur pour rechercher ceux qui appellent à l’aide à l’intérieur. Quelques survivants ont été extraits des décombres des bâtiments du centre-ville de Port-Vila, tandis que d’autres sont restés coincés et certains ont été retrouvés morts.
Une panne quasi totale des télécommunications fait que les gens ont du mal à confirmer la sécurité de leurs proches. Certains fournisseurs ont commencé à rétablir le service téléphonique, mais les connexions sont aléatoires. Internet n’a pas été rétabli car le câble sous-marin a été endommagé.
On ne sait pas exactement combien de personnes sont toujours portées disparues ou tuées. Le principal établissement médical de Port-Vila a été gravement endommagé et les patients ont été transférés dans un camp militaire. Les services de santé, déjà mis à rude épreuve avant le séisme, sont débordés.
La plus grande crainte des agences d’aide humanitaire est le manque d’eau. Les gens font la queue pour acheter de l’eau dans les magasins, mais ne peuvent acheter que deux ou quatre bouteilles à la fois. L’UNICEF a enregistré une augmentation des cas de diarrhée chez les enfants, signe qu’ils ont commencé à boire de l’eau contaminée.
Au moins 10 bâtiments ont subi des dégâts importants, dont beaucoup dans le centre-ville alors que les clients faisaient leurs courses à l’heure du déjeuner. Un nombre inconnu de personnes se sont retrouvées coincées à l’intérieur des magasins, et les secouristes concentrent leurs efforts là où ils pensent que des personnes peuvent être sauvées.
Port Vila semble être la zone la plus touchée, mais certains villages voisins et îles au large ont connu des glissements de terrain. Trois ponts risquent de s’effondrer.
Un bâtiment abritant un certain nombre de missions diplomatiques à Port-Vila, dont celles des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de la Nouvelle-Zélande, a été détruit. L’ambassade des États-Unis avait ouvert ses portes en juillet 2024 car les États-Unis veulent étendre leur présence dans le Pacifique pour contrer l’influence de la Chine dans la région.

Bâtiment des missions diplomatiques (Source: presse américaine)

Les dégâts causés au port maritime et à l’aéroport sont susceptibles d’entraver les efforts d’aide et la reprise économique au Vanuatu qui dépend des exportations agricoles et du tourisme. L’aéroport a été fermé aux vols commerciaux pendant 72 heures supplémentaires à compter du 18 décembre, mais la piste a été jugée opérationnelle pour les vols humanitaires. Des ingénieurs français sont arrivés par hélicoptère. Des navires militaires en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande devaient commencer à arriver le 18 décembre dans la soirée, avec du personnel et du matériel de recherche dans les décombres, ainsi que des fournitures de secours.
Source : Associated Press

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The event was largely overshadowed by the catastrophic situation in Mayotte, but a magnitude M7.3 earthquake struck the volcanic archipelago of Vanuatu at 01:47 (UTC) on Tuesday, December 17th, 2024. The epicenter was located 30 km west of Port Vila and the hypocenter at a depth of 57 km. The tsunami warning has been lifted, but dozens of large aftershocks continued to rattle the country. There is significant damage and there are casualties.The number of people killed and injured expected to rise.

Vanuatu’s capital was without water on December 18th, a day after reservoirs were destroyed by the earthquake. The government’s disaster management office said on that same day that 14 deaths were confirmed, but hours later said nine had been verified by the main hospital. The number was “expected to increase” as people remained trapped in fallen buildings. About 200 people have been treated for injuries.

Frantic rescue efforts to find survivors continue, with dozens working in dust and heat with little water to seek those yelling for help inside. A few more survivors were extracted from the rubble of downtown buildings in Port Vila, while others remained trapped and some were found dead.

A near-total telecommunications collapse meant people struggled to confirm their relatives’ safety. Some providers began to reestablish phone service but connections were patchy. Internet service had not been restored because the submarine cable supplying it was damaged.

It is not clear how many people are still missing or killed. Port Vila’s main medical facility was badly damaged and patients were moved to a military camp. Health care services, already strained before the quake, are overwhelmed.

The biggest fear among aid agencies is the lack of water. People are joining large queues to buy water in stores, but can only purchase two or four bottles at a time. UNICEF has recorded a rise in diarrhea among children, a sign that they have begun to drink tainted water.

At least 10 buildings sustained major damage, many in a busy downtown area full of lunchtime shoppers when the quake hit. An unknown number of people were trapped inside, and rescuers are forced to target their efforts to where they believe people could be saved.

Port Vila appears to be the worst-hit area, but some nearby villages and offshore islands experienced landslides. Three bridges are at high risk of collapse.

A building housing a number of diplomatic missions in Port Vila, including those of the United States, Britain, France and New Zealand, was destroyed,.The U.S. Embassy opened in July 2024 as part of a push by the U.S. to expand its Pacific presence to counter China’s influence in the region.

Damage to the seaport and airport is likely to hamper aid efforts and economic recovery in a country dependent on agricultural exports and tourism. The airport was closed to commercial flights for a further 72 hours from December 18th. But the runway was deemed functional for humanitarian flights by French engineers who arrived by helicopter. Military craft from Australia and New Zealand were due to begin arriving on December 18th in the vening, carrying search and rescue personnel and equipment, as well as relief supplies.

Source :Associated Press