Réchauffement climatique : risque de propagation de maladies // Global warming : risk of spreading diseases

J’ai expliqué dans plusieurs notes sur ce blog que le dégel du pergélisol peut avoir des conséquences désastreuses pour les populations qui vivent dans la toundra, avec un risque de contamination par de nouvelles maladies. Selon l’Agence de protection de l’environnement (EPA), les températures du pergélisol en Alaska ont augmenté en moyenne de 0,3 °C par décennie entre 1978 et 2023. Le dégel du permafrost peut avoir des répercussions à l’échelle mondiale. Lorsque des microbes ne sont plus emprisonnés dans leur gangue de glace, ils commencent à consommer de la matière organique et générer des gaz comme le méthane et le dioxyde de carbone. Plus ces gaz – qui contribuent au réchauffement climatique – sont libérés dans notre atmosphère, plus ils risquent d’accentuer la hausse des températures et contribuer ainsi, à la fonte des glaces.
Une étude publiée dans la revue Science of the Total Environment en décembre 2024 prévient qu’avec l’accélération du réchauffement climatique dans la région, l’Arctique pourrait devenir un lieu de transmission de maladies de l’animal à l’homme. Les auteurs de l’étude expliquent qu’avec la fonte des glaces davantage de zoonoses seront amenés à se propager. Les zoonoses sont des maladies infectieuses transmissibles des animaux aux humains. Les chercheurs soulignent plusieurs facteurs qui font de l’Arctique une zone préoccupante en matière de zoonoses. La hausse des températures à l’échelle de la planète pourrait les lier les uns aux autres et les amplifier.
Avec la disparition des calottes glaciaires, les humains et la faune sauvage sont confrontés à des problèmes tels que l’élévation du niveau de la mer et les effets connexes de la perte d’habitat et de biodiversité. Ainsi, lorsque les espèces qui ont besoin de glace solide pour vivre, se reproduire et chasser perdent leurs territoires à cause de la fonte, leurs populations déclinent, ce qui a également des répercussions en aval de la chaîne alimentaire.
La perte d’habitat et de biodiversité peut également favoriser la propagation de maladies en augmentant les interactions entre les animaux et les humains. De plus, les scientifiques pensent que la perte de biodiversité peut signifier que les espèces restantes sont les plus résistantes et, par conséquent, celles qui sont le plus susceptibles de transmettre les maladies infectieuses.
Nous savons déjà que les effets de la fonte des glaces de l’Arctique se font sentir à l’échelle mondiale. Elle peut avoir un impact au niveau du climat, avec le potentiel de provoquer des phénomènes météorologiques extrêmes partout dans le monde. Les auteurs de l’étude ont écrit que « les habitants de l’Arctique sont souvent en contact étroit avec la faune sauvage et en dépendent pour leur subsistance ». Au final, les ressources alimentaires pourraient constituer une autre voie de transmission d’agents pathogènes, déjà favorisée par la perte d’habitat, la perte de biodiversité et le dégel du pergélisol.
L’étude souligne également que les maladies originaires de la région « ont un potentiel de propagation globale plus important que jamais ». Cela signifie que le monde entier pourrait être touché par une pandémie.
En conclusion, l’étude appelle à une intensification de la surveillance et de la protection de l’Arctique. Elle souligne l’importance d’intégrer les savoirs traditionnels autochtones. Les auteurs insistent également sur l’importance des campagnes de santé publique et de l’amélioration des infrastructures pour informer et soutenir les personnes susceptibles d’être touchées en premier.
Source : Science of The Total Environment, Volume 957, 20 décembre 2024, 176869.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969724070268?via%3Dihub

 

Voies potentielles de transmission du parasite zoonotique Toxoplasma gondii dans l’Arctique, en mettant l’accent sur les espèces sauvages en liberté et l’environnement partagé (document issu de l’étude)

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I have explained in several posts that the thawing of the permafrost can have disastrous consequences for the populations that live in the tundra, with the risk of contamination by new diseases. According to the Environmental Protection Agency, permafrost temperatures in Alaska have increased at an average rate of 0.6°F (.3°C) per decade from 1978 to 2023. Thawing permafrost can affect the whole world more globally. When microbes newly unlocked from their deep freeze begin to consume organic matter, they can produce gases like methane and carbon dioxide. The more this heat-trapping pollution is released into our atmosphere, the more we are likely yo be confronted with the rising temperatures that cause ice melt in the first place.

A study published in the journal Science of the Total Environment in December 2024 warns that with the acceleration of global warming in the region, the Arctic could increasingly become the site of animal-to-human disease transfer. As the ice melts, the authors of the study explain that more zoonoses may spread. Zoonoses are infectious diseases that can be transmitted from animals to humans The researchers outline several factors that make the Arctic an area of concern when it comes to zoonoses. Rising global temperatures have the potential to connect and amplify them all.

As ice sheets disappear, humans and wildlife face issues like rising sea levels and the related effects of habitat and biodiversity loss. For example, when species that require solid ice on which to live, reproduce, and hunt lose their grounds to melting, their populations decline, with impacts further down the food chain too.

Habitat and biodiversity loss can also favour the spread of disease by increasing animal-human interactions. Additionally, scientists think that biodiversity loss can mean] that the species that remain are the most competent ones and, as such, the ones that are really good at transmitting infectious diseases.

We already know that the impacts of Arctic ice melt are felt globally. Melting ice can influence shifts in weather patterns, with the potential to cause extreme weather events everywhere.

The co-authors wrote in the study that « Arctic inhabitants are often in close contact with, and dependent on, wildlife for sustenance. » Food supplies could be another route of transmission for pathogens already given a leg up by habitat loss, biodiversity loss, and permafrost melting.

The study also notes that diseases originating in the region « have more potential to spread globally than ever before. » This means the whole world could be affected at the pandemic level.

In its conclusion, the study calls for more monitoring and protection in the Arctic, highlighting the importance of integrating traditional Indigenous knowledge. The authors also note the importance of public health campaigns and improved infrastructure to inform and support those who might be impacted first.

Source : Science of The Total Environment, Volume 957, 20 December 2024, 176869.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969724070268?via%3Dihub

Quand Haroun Tazieff faisait rire Pouzzoles et l’Italie…

L’évocation de la ville de Pouzzoles dans ma note précédente me rappelle l’histoire racontée par Haroun Tazieff dans son livre « Volcans » paru aux Éditions Bordas en 1996, et qu’il m’a relatée de vive voix quelques années plus tard.

L’anecdote a eu lieu en 1970, année où Le Professeur Giuseppe Imbo, à la tête de l’Osservatorio Vesuviano, avait fait appel à des scientifiques étrangers car il craignait une éruption imminente du Vésuve. Par précaution, il avait fait évacuer les habitants du Rione Terra, un quartier de Pouzzoles, bien connu pour les effets du bradyséisme. Il pensait que le magma qui provoquait le soulèvement du sol finirait par percer la surface. La prévision s’appuyait également sur la présence de « sources marines bouillonnantes » dans le golfe de Pouzzoles. Cerise sur le gâteau, on enregistrait une hausse de la sismicité, avec des événements à faible profondeur.

Le problème, c’est que la sismicité n’avait pas été mesurée dans les règles de l’art par les scientifiques italiens qui n’avaient mis en place qu’un sismomètre, alors qu’au moins trois appareils sont nécessaires pour effectuer des mesures fiables. Malgré des tentatives d’interdiction d’accès à la zone sensible, Tazieff et son équipe installèrent trois sismos et furent surpris de constater qu’un seul appareil réagissait, avec des tracés qui n’avaient pas le profil des secousses telluriques, et avec des événements d’une étonnante régularité.

Au cours d’une nuit d’un mauvais sommeil ; Tazieff a entendu passer les trains à Pouzzoles et il s’est demandé si le sismomètre ne réagissait pas à ce moment-là. Il en eu rapidement la confirmation le lendemain en comparant les tracés des sismos aux horaires des trains ! En fait, aucune sismicité inquiétante n’affectait la région.

Suite à cette découverte, Tazieff convoqua une conférence de presse et dès le lendemain le scandale s’étalait à la Une des journaux. « Macché vulcano : sono solo i treni…. » « Perchè allora, si è permesso l’esodo affannoso di 35 mila persone? » Pourquoi évacuer les quartiers de Pouzzoles? Selon Tazieff, « pour les racheter à vil prix, les raser et les remplacer par des villas somptueuses et des hôtels de grand luxe, en réalisant au passage des plus-values vertigineuses »!

Heureusement, la surveillance des Champs Phlégréens est plus sérieuse aujourd’hui !

Mise au point sur les Champs Phlégréens // Clarification about the Phlegraean Fields

Il y a quelques jours, j’ai été vivement critiqué par certaines personnes pour avoir utilisé le mot « routine » à propos de l’activité sismique observée actuellement dans les Champs Phlégréens. Je voulais simplement dire que les essaims sismiques ne sont pas une nouveauté dans la région. Ils sont liés au bradyséisme – mouvements verticaux du sol – qui sont observés depuis des lustres. Les épisodes de soulèvement du sol les plus récents ont été ceux de 1969-72 et de 1982-84, périodes où beaucoup de ceux qui me critiquent n’étaient pas nés. À l’époque, de nombreux habitants, en particulier dans le centre historique de Pouzzoles, ont été contraints d’abandonner leurs maisons.

Photo: C. Grandpey

De 2005 à aujourd’hui, on assiste à une nouvelle phase de bradyséisme. En avril 2025, elle avait provoqué un soulèvement d’environ 144 centimètres, avec un nombre élevé de séismes et d’essaims sismiques souvent ressentis par la population. Certains de ces événements comptent parmi les plus significatifs des 40 dernières années, avec des magnitudes supérieures à M4.0. Les réseaux de surveillance de l’INGV indiquent des épisodes de soulèvement du sol principalement centrés juste au sud-est du Rione Terra à Pouzzoles, avec une vitesse maximale qui varie au fil des ans entre 10 ± 3 mm/mois et 30 ± 5 mm/mois. En raison de cette série de phénomènes naturels, le niveau d’alerte des Champs Phlégréens a été relevé à la couleur Jaune en 2012.

Photo: C. Grandpey

Depuis 2018, le phénomène de bradyséisme s’accompagne d’une augmentation progressive de l’activité sismique. En 2023, alors que la plupart des événements avaient de faibles magnitudes (environ 90 % inférieurs à M1,0), on a observé une nouvelle augmentation de la fréquence des séismes. La plupart des événements se sont produits entre Astroni, Solfatara-Pisciarelli-Agnano, Pouzzoleset le golfe de Pouzzoles, avec des profondeurs maximales d’environ 4 km, principalement concentrées dans les 2 premiers km. La même année, les événements les plus forts se sont produits les 27 septembre et 2 octobre, avec des magnitudes de M4,2 et M4,0. En 2024, l’événement le plus fort s’est produit le 20 mai avec une magnitude de M4,4 dans la Solfatara, tandis qu’en 2025, le séisme le plus puissant a été enregistré le 13 mars lors d’un essaim sismique, avec une magnitude de M4,6 (±0,3).

Photo: C. Grandpey

Si on fait une comparaison avec la crise bradysismique des années 1980, on constate que la situation actuelle est marquée par des soulèvements du sol et des séismes d’une magnitude comparable à ceux observés lors de la crise bradysismique de 1982-1984. Cependant, en termes d’impact sur les bâtiments et les infrastructures, la situation est très différente. La crise des années 1980 a causé d’importants dégâts aux bâtiments, notamment à Pouzzoles, entraînant l’évacuation de la population de ses habitations du centre historique. Aujourd’hui, la situation est similaire à celle observée lors de la crise bradysismique des années 1970, lorsque les habitants du Rione Terra ont dû être évacués. La crise bradysismique actuelle n’a pas causé de dégâts significatifs jusqu’à présent. Cela est dû à une différente vulnérabilité des bâtiments et à l’évolution différente du bradyséisme, en termes de fréquence des séismes et de vitesse de soulèvement du sol. La plupart des structures de la région sont aujourd’hui constituées de bâtiments ne dépassant pas trois étages qui ont fait l’objet d’interventions de réhabilitation parasismique depuis les années 1980.
Au cours des derniers mois de 2023, la Commission nationale des risques majeurs a été convoquée à plusieurs reprises pour donner son avis sur la situation actuelle. À l’issue de ces réunions, la Commission a constaté que les résultats scientifiques avec la présence de magma en profondeur comme cause principale de la crise bradysismique actuelle. Cependant, en l’absence de preuve de remontée de magma vers le surface, la Commission a conclu au maintien du niveau d’alerte Jaune pour le risque volcanique.
Source : INGV.

Certes, il est très désagréable pour les habitants de Pouzzoles de ressentir les essaims sismiques qui déclenchent, surtout la nuit, des vagues d’anxiété, mais il convient de souligner que ces séismes n’annoncent en rien une super-éruption des Champs Phlégréens. Il convient de préciser que la dernière éruption a eu lieu en 1538 au Monte Nuovo et n’était absolument pas une éruption majeure. Il n’y a donc pas lieu de paniquer. J’ai prévu un voyage en Campanie en septembre et je sais déjà que je dormirai à Pouzzoles…

Cratère du Monte Nuovo (Photo: C. Grandpey)

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A few days ago, I was sharply criticized by some persons for having used the word « routine » about the current seismic activity in the Phlegeaean Fields. I just meant that earthquake swarms are nothing new in the Campi Flegrei. They are linked to the bradyseism – vertical movements of the ground – that have affected the region for centuries. The most recent episodes of upheaval were those of 1969-72 and 1982-84, periods when many of those who criticize mz were not born, and when many inhabitants of the area, especially those of the historic center of Pozzuoli, were forced to abandon their homes. From 2005 to today, a new phase of bradyseism has been underway which in April 2025 produced an uplift of about 144 centimeters, also causing a high number of earthquakes with seismic swarms often felt by the population and some of the highest energy earthquakes of the last 40 years wth magnitudes above M4.0. The INGV monitoring networks indicate a radial geometry of the uplift centered just south-east of Rione Terra in Pozzuoli, with a maximum speed that over the years has varied between 10±3 mm/month to 30±5 mm/month. Due to this series of natural phenomena, since 2012 the alert level of Campi Flegrei has been raised to Yellow.

Since 2018, the bradyseism phenomenon has been accompanied by a gradual increase in seismic activity, including the number of earthquakes and their magnitude. In 2023, while most events had low magnitudes (about 90% below M1.0), there was a new increase in the frequency of earthquakes. Most of the events occurred between Astroni, Solfatara-Pisciarelli-Agnano, Pozzuoli, and Gulf of Pozzuoli, with maximum depths of about 4 km, primarily concentrated in the first 2 km. In the same year, the strongest events occurred on September 27 and October 2, with magnitudes of M4.2 and M4.0. In 2024, the strongest event occurred on May 20 with a magnitude of M4.4 in the Solfatara, while in 2025, the strongest earthquake was recorded on March 13 during a seismic swarm, with a magnitude of M4.6 (±0.3).

Comparison with the bradyseismic crisis of the 1980’s. The current situation is marked by ground uplifts and earthquakes of a magnitude comparable to those experienced in the bradyseismic crisis of 1982-84, while in terms of impact on buildings and infrastructure, the picture is very different. The 1980s crisis caused extensive damage to buildings, particularly in the municipality of Pozzuoli, leading to the evacuation of the population from their homes in the historic center. This was similar to what happened during the bradyseismic crisis of the 1970s when the inhabitants of the Rione Terra had to be evacuated.
The current bradyseismic crisis has not caused significant damage so far. The reasons are to be found in the different vulnerabilities of the buildings and the different evolution of the phenomenon in the frequency of quakes and the rate of uplift. Most of the structures in the area today consist of buildings not exceeding three stories, mostly made of reinforced concrete or masonry, which have undergone seismic retrofitting interventions since the 1980’s.

In the last months of 2023, the National Major Risks Commission has been called several times to know its opinion on the current situation. As a result of these meetings, the Commission found that the scientific findings reinforce the evidence for the presence of deep-seated magma as the root cause of the current bradyseismic crisis. However, without evidence of rising magma, it was concluded to confirm « the yellow alert level for volcanic risk. »

Source : INGV.

Sure, it is very unpleaseant for the residents of Pozzuoli to feel the seismic swarms that trigger, above all at night, waves of anxiety, but it should be underlined that these earthquakes do not herald a super eruption of the Campi Flegrei. One should add that the last eruption occurred in 1538 at Monte Nuovo and was by no means a major eruption. I have planned a trip to Campania in September and I already know that I will sleep in Pozzuoli…

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Les médias américains ne cessent de répéter que l’Axial Seamount, un volcan sous-marin situé à 480 km au large des côtes de l’Oregon et qui n’est pas entré en éruption depuis 2015, présente une hausse de son activité volcanique. Les scientifiques ont pu mesurer le gonflement de la structure sous-marine dans l’océan Pacifique. Ils expliquent que « la lave pourrait percer le sommet du volcan à tout moment d’ici la fin de l’année.»
Dans une note publiée le 18 juillet 2024, j’ai donné plus de détails sur le comportement de ce volcan :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/07/18/reveil-du-volcan-sous-marin-axial-etats-unis-awakening-of-axial-seamount-united-states/

Source: USGS

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L’Épisode 20 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé le 6 mai 2025. Une lueur est réapparue peu après au-dessus des bouches éruptives nord et sud da,s le cratère de l’Halema’uma’u. Des flammes d’hydrogène ont été observées dans la bouche nord le 10 mai, signe que la lave était proche de la surface, prête déclencher un nouvel épisode éruptif.

Le 11 mai 2025 vers 8 heures (heure locale), la lave a commencé à bouillonner et à former des fontaines en dôme de quelques dizaines de mètres de hauteur dans la bouche éruptive nord.

Les spectaculaires fontaines de lave émises par la bouche éruptive nord sont apparues à 12 h 45 (heure locale) le 11 mai 2025. Elles ont atteint 150 m et ont alimenté des coulées qui ont rapidement couvert environ 10 à 20 % du plancher du cratère de l’Halema’uma’u. La bouche éruptive sud est restée inactive.

Le 11 mai 2025 à 20:35 (heure locale),la bouche éruptive nord a mis fin à l’activité de fontaines de lave qui a duré environ 8 heures. Le HVO indique qu’à la fin de l’épisode de fontaines de lave, le tilt sommital a montré un passage rapide de la déflation à l’inflation. Cela signifie qu’un Épisode 22 est probable dans les prochains jours.

Image webcam de l’Épisode 21

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Les éruptions explosives se poursuivent sur le Fuego (Guatemala), avec des panaches de cendres atteignant jusqu’à 4,8 km de hauteur et des matériaux incandescents projetés jusqu’à 100 – 300 m au-dessus du cratère. Les explosions s’accompagnent de grondements et d’ondes de choc. Des effondrements autour du cratère déclenchent de petites avalanches de débris. Des retombées de cendres ont affecté plusieurs localités situées sous le vent. Les autorités ont averti les habitants et les touristes que les précipitations pourraient générer des lahars le long des ravines descendant du volcan. Les matériaux incandescents provoquent de petites avalanches qui atteignent les zones de végétation.
Source : INSIVUMEH.

Vue du Fuego et de l’Acatenango (Crédit photo: INSIVUMEH)

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À partir de 18h30 UTC le 12 mai 2025, un nouvel épisode d’activité strombolienne a démarré sur le Cratère SE de l’Etna (Sicile). Toutefois, la couverture nuageuse n’a pas permis une bonne observation de l’événement. À partir d’environ 11h00 UTC, l’amplitude moyenne du tremor a montré une hausse progressive avant d’atteindre des valeurs maximales vers 20h10 UTC. La source se situait dans la zone du Cratère sud-est à une altitude d’environ 2800 m
L’activité éruptive a alimenté deux petites coulées de lave qui se sont dirigées vers le sud et l’est. Des retombées de cendres ont été signalées à Safran Etna.
Source : INGV.

https://www.youtube.com/watch?v=OpJPrVePlFg

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Le PHIVOLCS indique que le Kanlaon (Philippines) est brièvement entré en éruption le 13 mai 2025, avec un panache de cendres de 4,5 kilomètres de hauteur, tandis que des grondements étaient audibles à proximité. L’explosion, d’intensité modérée, s’est produite au niveau du cratère sommital et a duré cinq minutes. Des cendres sont tombées sur au moins neuf villages au sud-ouest du volcan, mais aucun blessé ni dégât n’a été signalé. Le niveau d’alerte 3, sur une échelle de cinq, reste inchangé, avec une zone d’exclusion de 6 kilomètres.

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Des émissions quasi continues de vapeur, de gaz auxquelles se même parfois de la cendre ont été observées ces derniers jours au niveau de la bouche active dans le cratère de While Island (Nouvelle Zélande). La température au niveau de la bouche active atteint environ 460 °C, un niveau inférieur aux 650 °C enregistrés en 2020 et 2021. Les émissions de SO2 restent stables. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 et la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange.
Le VAACde Wellington a émis plusieurs bulletins concernant le panache volcanique. Le soir du 11 mai, quatre vols d’Air New Zealand à destination de Tauranga ont été annulés en raison de la présence de cendres dans l’espace aérien.
Source : GNS Science.

Photo: C. Grandpey

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Suite à la baisse d’activité volcanique, la couleur du niveau d’alerte du Sabancaya (Pérou) a été abaissée de l’Orange au Jaune. Le volcan se contente d ‘émettre des panaches de vapeur et de gaz.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Derrnière minute : Trois éruptions ont été enregistrées sur le Sakurajima (Japon) le 15 mai 2025, avec des panaches de cendres atteignant plus de 4 200 m d’altitude. Des retombées de cendres ont été signalées dans la ville de Kagoshima, réduisant la visibilité sur les routes.
La première éruption a envoyé un panache de cendres à plus de 2 400 m d’altitude. La deuxième a généré un panache s’élevant à plus de 4 200 m d’altitude. Elle a été suivie d’une troisième éruption avec un panache de cendres s’élevant à plus de 3 600 m d’altitude.
Le niveau d’alerte reste à 3 sur une échelle de 5, avec limite de l’accès à un rayon de 1 km autour du sommet.
Source : JMA.

Sakurajima et Kagoshima (Crédit photo: Wikipedia)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

U.S. news media keep repeating that Axial Seamount, a submarine volcano 480 km off the coast of Oregon that has not erupted since 2015, is exhibiting increasing volcanic activity, with scientists able to measure the swelling of the underwater structure in the Pacific Ocean. They explain that « the top could blow off with lava any time between now and the end of the year. »

In a post written on 18 July 2024, I gave more details abourt this volcano :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/07/18/reveil-du-volcan-sous-marin-axial-etats-unis-awakening-of-axial-seamount-united-states/

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Episode 20 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended on May 6th, 2025. A glow had reappeared soon after in both the north and south vents within Halema’uma’u Crater. Hydrogen flames could be seen in the north vent on May 10th, the sign that lava was close to the surface, ready to erupt.

At about 8:00 am (local time) on May 11th, lava started bubbling and producing dome-shaped fountains a few tens of meters high in the north vent. Dome fountains evolved into continuous lava fountains that grew rapidly in intensity and height. They reached 150 m and fed lava flows covering about 10-20% of the floor of Halema’uma’u crater. The south vent remained inactive.

On May 11, 2025 – 8:35 PM (local time) / May 12, 2025 8:35 AM (French time), the northern eruptive vent stopped the lava fountaining activity that lasted about 8 hours. HVO indicates that the end of episode 21 fountaining activity was accompanied by a rapid change in summit tilt from deflation to inflation. This means Episode 22 is likely in a few days.

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Explosive eruptions continue at Fuego (Guatemala), producing ash plumes up to 4.8 km and incandescent material rising 100–300 m above the crater. The explosions were accompanied by rumbling sounds and shock waves. Partial collapses along the crater’s perimeter triggered small avalanches of volcanic debris. Ashfall affected several downwind communities. Authorities warned residents and tourists that rainfall could generate lahars along ravines descending from the volcano. Incandescent material caused minor avalanches that reached vegetated areas.

Source : INSIVUMEH.

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Starting at 18:30 UTC on May 12, 2025, a new episode of Strombolian activity began at Mount Etna‘s SE Crater (Sicily). However, cloud cover prevented good observation of the event. From approximately 11:00 UTC, the average amplitude of the tremor showed a gradual increase before reaching maximum values ​​around 20:10 UTC. The source was located in the Southeast Crater area at an altitude of approximately 2,800 m.
The eruptive activity fed two small lava flows that travelled south and east. Ashfall was reported at Safran Etna.
Source: INGV.

https://www.youtube.com/watch?v=OpJPrVePlFg

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PHIVOLCS indicates that Kanlaon (Philippines) briefly erupted on May 13th, 2025, spewing a 4.5-kilometer ash plume into the sky as its rumblings were heard nearby. The moderately explosive event occurred at the summit crater and lasted five minutes. Ash fell in at least nine villages southwest of the volcano, but no injuries or damage was reported.

Alert level 3, out of a scale of five, remains unchanged, with a 6-kilometer danger zone.

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Near-continuous emission of steam, gas, and minor volcanic ash was observed rising from White Island’s active vent (New Zealand) during rthe past days. Vent temperatures have increased to approximately 460°C, still below the highs of 650°C recorded in 2020 and 2021. SO2 emissions remain stable. The Volcanic Alert Level remains at 3 and the Aviation Color Code at Orange.

The Wellington Volcanic Ash Advisory Centre (VAAC) has issued multiple advisories related to the volcanic plume. On the evening of May 11, four Air New Zealand flights into Tauranga were cancelled due to ash in the airspace.

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Due to the decrease in activity, the color of the alert level for Sabancaya (Peru) has been lowered from Orange to Yellow. The volcano is only emitting plumes of vapor and gas.

Source : IGP.

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Last minute : Three eruptions were recorded at Sakurajima (Japan) on May 15, 2025, with ash plumes reaching heights over 4 200 m above sea level. Ashfall was reported in Kagoshima City, reducing visibility on city roads.

The first eruption took place sent an ash plume over 2 400 m above sea level. The second eruption produced an ash plume that rose over 4 200 m above sea level. This was followed by a third eruption generating an ash plume that rose over 3 600 m above sea level.

The Alert Level remains at Level 3 on a scale of 5, restricting access within a 1 km radius from the summit.

Source : JMA.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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