Le Parc de Yellowstone à Chaptelat (Haute Vienne) !

Dans le cadre du TÉLÉTHON 2019, je présenterai le vendredi 6 décembre à 20 h 30 à Chaptelat (Haute Vienne) un sujet agrémenté d’une vidéo sur le Parc de Yellowstone aux Etats-Unis.

La séance aura lieu à la Maison des Associations (ancien presbytère derrière l’église).

Entrée libre.

Photo: C. Grandpey

Gaz à effet de serre: Les derniers chiffres de l’OMM // Greenhouse gases: WMO’s latest figures

Suite à ma note du 1er décembre 2019 qui alertait sur l’urgence climatique, voici les derniers chiffres publiés pa l’Organisation météorologique mondiale (OMM) concernant les niveaux de CO2 et autres gaz à effet de serre au niveau mondial. Comme le montraient déjà les relevés publiés en temps réel par la NOAA, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint 407,8 ppm, un record. Ce chiffre a encore progressé puisque on relève actuellement une concentration supérieure à 410 ppm au sommet du Mauna Loa (Hawaii) où sont effectuées les mesures.
Le dernier bulletin d’information sur les gaz à effet de serre de l’OMM montre que la moyenne globale des principaux gaz à effet de serre a atteint des sommets en 2018 :
Dioxyde de carbone (CO2) : 407,8 ppm
Méthane (CH4) : 1869 ppb
Protoxyde d’azote (N2O) : 331,1 ppb
Comme je l’indiquais dans ma note du 1er décembre, cela représente 147% du niveau préindustriel (avant 1750) pour le CO2, 259% pour le méthane et 123% pour le N2O.

La concentration de CO2 a donc atteint 407,8 ppm en 2018, des chiffres quasi-identiques à ce qui a été publié par la NOAA. Le pic a eu lieu en mai 2019 avec une concentration de CO2 de 415 parties par million, soit 100 ppm de plus qu’en 1958. C’est évidemment un record. On notera que la hausse de la concentration est continue depuis le début des mesures instrumentales.
Le CO2 atmosphérique augmente principalement en raison des émissions provenant des combustibles fossiles et de la production de ciment (environ 36,6 ± 2 GtCO2 en 2018), de la déforestation et autres changements d’affectation des sols (5,5 GtCO2 par an en moyenne pour la période 2009-2018).
Du total des émissions provenant des activités humaines au cours de la période 2009-2018, environ 44% du CO2 s’est accumulé dans l’atmosphère, 22% dans l’océan et 29% sur terre, avec un reste non attribué de 5%.

Pour le CH4, l’augmentation de 2017 à 2018 est plus élevée que celle observée de 2016 à 2017 et que la moyenne de la dernière décennie. Environ 40% du méthane est émis dans l’atmosphère par des sources naturelles (les zones humides notamment) et environ 60% est d’origine anthropique (bovins, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges et combustion de biomasse). Globalement, le CH4 moyen calculé à partir des observations in situ en 2018 a atteint un nouveau sommet à 1869 ppb en 2018, soit une augmentation de 10 ppb par rapport à l’année précédente .
Le CH4 atmosphérique augmente depuis 2007 pour atteindre 259% du niveau préindustriel. Les mesures du CH4 indiquent que ces émissions de méthane plus élevées proviennent probablement de zones humides sous les tropiques et de sources anthropiques aux latitudes moyennes de l’hémisphère nord.

Pour le N2O, l’augmentation de 2017 à 2018 est également plus élevée que celle observée de 2016 à 2017 et que le taux de croissance moyen des 10 dernières années. Le protoxyde d’azote contribue pour environ 6% au forçage radiatif des gaz à effet de serre à longue durée de vie, ce qui en fait le troisième contributeur le plus important.
Le N2O émis dans l’atmosphère vient de sources naturelles (environ 60%) et anthropiques (environ 40%). Globalement, la concentration moyenne de N2O en 2018 a atteint 331,1 ppb, soit 1,2 ppb de plus que l’année précédente. Les causes probables de l’augmentation de N2O dans l’atmosphère sont une utilisation plus large des engrais dans l’agriculture et une plus grande libération de N2O des sols due à un excès de dépôt d’azote atmosphérique lié à la pollution atmosphérique.

Au total, le forçage radiatif des gaz à effet de serre a augmenté de 43% de 1990 à 2018, le CO2 représentant environ 80% de cette augmentation.

Source: OMM, via global-climat.

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Following my post of December 1st, 2019, which warned of the climate emergency, here are the latest figures published by the World Meteorological Organization (WMO) concerning the levels of CO2 and other greenhouse gases on our planet. As NOAA’s real-time readings showed, the atmospheric CO2 concentration reached 407.8 ppm, a record high. This figure has progressed, with a current concentration above 410 ppm on Mauna Loa (Hawaii) where measurements are being made.
The latest WMO greenhouse gas information bulletin shows that the global average of major greenhouse gases has peaked in 2018:
Carbon dioxide (CO2): 407.8 ppm
Methane (CH4): 1869 ppb
Nitrous oxide (N2O): 331.1 ppb
As I iput it in my note of December 1st, this represents 147% of the pre-industrial level (before 1750) for CO2, 259% for methane and 123% for N2O.

The CO2 concentration reached 407.8 ppm in 2018, almost identical to what was reported by NOAA. The peak occurred in May 2019 with a CO2 concentration of 415 parts per million, or 100 ppm more than in 1958. This is obviously a record. It should be noted that the increase in concentration has been continuous since the beginning of the instrumental measurements.
Atmospheric CO2 is increasing mainly due to emissions from fossil fuels and cement production (around 36.6 ± 2 GtCO2 in 2018), deforestation and other land-use changes (5.5 GtCO2 per year) on average for the period 2009-2018).
Of the total emissions from human activities during the period 2009-2018, approximately 44% of CO2 accumulated in the atmosphere, 22% in the ocean and 29% on land, with an unallocated residual of 5%. %.

For CH4, the increase from 2017 to 2018 is higher than that observed from 2016 to 2017 and the average of the last decade. About 40% of methane is emitted into the atmosphere from natural sources (especially wetlands) and about 60% is anthropogenic (cattle, rice, fossil fuel exploitation, landfills and biomass burning). Overall, the mean CH4 calculated from in situ observations in 2018 reached a new high of 1869 ppb in 2018, an increase of 10 ppb over the previous year.
Atmospheric CH4 has been increasing since 2007 to reach 259% of the pre-industrial level. CH4 measurements indicate that these higher methane emissions are likely from tropical wetlands and anthropogenic sources at mid-latitudes in the northern hemisphere.

For N2O, the increase from 2017 to 2018 is also higher than that observed from 2016 to 2017 and the average growth rate of the last 10 years. Nitrous oxide contributes about 6% of the radiative forcing of long-lived greenhouse gases, making it the third largest contributor.
N2O emitted to the atmosphere comes from natural sources (about 60%) and anthropogenic sources (about 40%). Overall, the average N2O concentration in 2018 reached 331.1 ppb, 1.2 ppb more than the previous year. The probable causes of the increase in N2O in the atmosphere are a wider use of fertilizers in agriculture and a greater release of N2O from soils due to an excess of atmospheric pollution deposition of atmospheric nitrogen.

In total, the radiative forcing of greenhouse gases increased by 43% from 1990 to 2018, with CO2 accounting for about 80% of this increase.

Source: WMO, via global-climat

Courbe de Keeling. No comment! (Source: Scripps Institution)

C’est catastrophique et tout le monde s’en fout ! // It’s disastrous, and everyone does not care!

En ce moment, les relevés de la Scripps Institution of Oceanography sur le Mauna Loa à Hawaii indiquent une concentration de CO2 dans l’atmosphère supérieure à 410 parties par million (ppm), ce qui est considérable. C’est 147% de plus que le niveau préindustriel de 1750. Le méthane (CH4), dont 60% des émissions sont d’origine humaine (élevage de bétail, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges…), et le protoxyde d’azote (N2O), dont 40% des émissions sont d’origine humaine (engrais, processus industriels…), ont aussi atteint des pics de concentration.

Le plus inquiétant, c’est que la courbe de Keeling qui y est liée ne montre aucun signe de fléchissement, bien au contraire. Comme le fait remarquer l’ONU dans son dernier rapport émis le 25 novembre 2019, les principaux gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique ont franchi de nouveaux records de concentration en 2018 et « aucun signe de ralentissement » n’est visible. Ce cri d’alarme intervient à quelques jours de l’ouverture de la COP25, qui se tiendra du 2 au 13 décembre à Madrid (Espagne).

Petteri Taalas, secrétaire général de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) ne cesse de tirer la sonnette d’alarme. Sa dernière déclaration ne saurait laisser indifférent : « La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années. La température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel. »

Source : France Info.

Selon l’ONU, pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C – ambition fixée par l’accord de Paris – il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,6% par an jusqu’à 2030, soit un total de 55% de baisse entre 2018 et 2030. Tout retard au-delà de 2020 rendrait « rapidement l’objectif de 1,5 °C hors de portée ». Ces émissions, générées en particulier par les énergies fossiles, ont augmenté de 1,5% par an ces dix dernières années, avec un nouveau record de 55,3 gigatonnes de CO2 en 2018. Si les émissions se poursuivent au rythme actuel, la planète pourrait se réchauffer de 3,4 à 3,9°C d’ici la fin du siècle.

L’ONU assure malgré tout qu’il est encore possible de rester sous la barre des 2°C si les signataires de l’accord de Paris acceptent de mettre en place des actions immédiates. Le rapport de l’ONU suggère des pistes mais qui semblent tout à fait illusoires au vu de l’état d’esprit de nos dirigeants aujourd’hui : interdiction des nouvelles centrales à charbon en Chine, développement massif d’un réseau de transport public en Inde, nouvelles voitures « zéro émission » d’ici 2030 aux Etats-Unis… Il est bien évident que ces conseils ne seront pas suivis et que la Chine, l’Inde et les Etats-Unis continueront de polluer notre planète. Il y a fort à parier que la COP 25 de Madrid sera un vaste brassage de vent, comme les précédentes. D’ailleurs, Emmanuel Macron brillera par son absence. Il sera remplacé par le Premier Ministre.  La plaisanterie se terminera en 2020 par la COP 26 à Glasgow. Inutile de dire que ces différentes conférences se solderont par un fiasco et une gabegie financière. Avec un peu de chance, Donald Trump sera réélu et il signera le retrait définitif des Etats Unis de l’Accord de Paris. Tout va bien!

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At this moment, the Scripps Institution of Oceanography measurements on Mauna Loa in Hawaii indicate a concentration of CO2 in the atmosphere of more than 410 parts per million(ppm), which is considerable. This is 147% more than the pre-industrial level of 1750. Methane(CH4), of which 60% of the emissions are of human origin (cattle breeding, rice cultivation, exploitation of fossil fuels, landfills …), and protoxide of nitrogen(N2O), of which 40% of the emissions are of human origin (fertilizers, industrial processes …), have also reached peaks of concentration.
Most disturbing is the fact that the Keeling Curve shows no sign of a decline, quite the contrary. As noted by the UN in its latest report issued on November 25th, 2019, the main greenhouse gases causing global warming have reached new concentration records in 2018 and « no sign of slowing down » is visible. This cry of alarm comes just days before the opening of COP25, which will be held from December 2nd to 13th in Madrid (Spain).
Petteri Taalas, Secretary General of the World Meteorological Organization (WMO), keeps sounding the alarm. His last statement can not be ignored: « The last time the Earth had a comparable CO2 content was 3 to 5 million years ago. The temperature was 2 to 3°C higher than today, and the level of the sea was 10 to 20 metres higher than the current level. »
Source: France Info.

According to the UN, to limit global warming to 1.5°C – the ambition set by the Paris agreement – greenhouse gas emissions should be reduced by 7.6% per year until 2030, which means a 55% decline between 2018 and 2030. Any delay beyond 2020 would « quickly target 1.5°C out of reach ». These emissions, generated in particular by fossil fuels, have increased by 1.5% per year over the past ten years, with a new record of 55.3 gigatonnes of CO2 in 2018. If emissions continue at the current rate, the planet could heat up from 3.4 to 3.9°C by the end of the century.
The UN still ensures that it is still possible to stay below 2°C if the signatories of the Paris agreement agree to implement immediate actions. The UN report suggests some leads but they seem utterly illusory given the state of mind of our leaders today: ban on new coal power plants in China, massive development of a public transport network in India, new « zero emission » cars by 2030 in the United States … It is obvious that this advice will not be taken into account and that China, India and the United States will continue to pollute our planet. It’s a safe bet that the COP 25 in Madrid will be a mixture of empty words, like the previous ones. Moreover, Emmanuel Macron will not participate. He will be replaced by the Prime Minister. The joke will end in 2020 with COP 26 in Glasgow. Needless to say these different conferences will result in a fiasco and a huge waste of money. At that, Donald Trump might be re-elected and he will then sign the definitive withdrawal of the United States from the Paris Agreement. Everything is fine!

 

La Courbe de Keeling sur une année. On voit parfaitement la hausse entre décembre 2018 et 2019 (Source: Scripps Institution).

Une balise pour prévoir séismes, tsunamis et éruptions // A buoy to predict earthquakes, tsunamis and eruptions

Des géophysiciens de l’Université de Floride du Sud (USF) ont mis au point et testé avec succès une balise de haute technologie, utilisable en eau peu profonde, capable de détecter les moindres variations du plancher océanique, souvent annonciateurs de catastrophes naturelles dévastatrices, telles que les séismes, les tsunamis et les éruptions volcaniques.

Le système flottant, mis au point avec l’aide d’une subvention de 822 000 dollars allouée par la National Science Foundation, a été installé à Egmont Key dans le Golfe du Mexique en 2018 et a déjà livré des données sur le mouvement tridimensionnel du plancher océanique. Ainsi, il sera capable de détecter de petites variations de contrainte dans la croûte terrestre.
En attente de brevet, ce système de géodésie présente l’aspect d’une balise ancrée au fond de la mer et surmontée d’un GPS de haute précision. L’orientation de la balise est mesurée à l’aide d’une boussole numérique fournissant des informations sur le cap, le tangage et le roulis, ce qui permet de mesurer latéralement  les mouvements de la Terre et diagnostiquer les principaux séismes déclencheurs de tsunamis.
Bien que plusieurs autres techniques de surveillance des fonds marins soient actuellement disponibles, la technologie mise au point en Floride fonctionne généralement mieux dans les milieux océaniques profonds où les interférences sonores sont moindres. Les eaux côtières peu profondes (moins de quelques centaines de mètres de profondeur) constituent un environnement plus difficile à analyser, mais également important pour de nombreuses applications, notamment certains types de séismes dévastateurs. Les processus d’accumulation et de libération de contraintes au niveau de la croûte terrestre au large sont essentiels à la compréhension des puissants séismes et des tsunamis.
Le système flottant est relié au fond de la mer à l’aide d’un lest en béton et il a pu résister à plusieurs tempêtes, dont l’ouragan Michael dans le Golfe du Mexique. Le système est capable de détecter des mouvements du plancher océanique de seulement deux centimètres.
La technologie a plusieurs applications potentielles dans l’industrie pétrolière et gazière en mer et pourra être utilisée pour la surveillance de certains volcans. Toutefois, la principale application concerne l’amélioration de la prévision des séismes et des tsunamis dans les zones de subduction. Les puissants séismes et tsunamis qui ont frappé Sumatra en 2004 et le Japon en 2011 sont des événements que les scientifiques souhaiteraient mieux comprendre et prévoir.
Le système mis au point par l’Université de Floride est conçu pour les applications de zones de subduction de la Ceinture de Feu du Pacifique, où les processus d’accumulation et de libération de contraintes de l’écorce terrestre en mer sont actuellement mal connus. Les scientifiques espèrent pouvoir installer le nouveau système dans les eaux côtières peu profondes de l’Amérique Centrale, où se produisent souvent des tremblements de terre.
Le site d’Egmont Key où le système a été testé présente une profondeur de 23 mètres. Bien que la Floride ne soit pas sujette aux séismes, les eaux au large d’Egmont Key se sont avérées un excellent site de test. Ce lieu est exposé à de forts courants de marée qui ont permis de tester le système de correction de la stabilité et de l’orientation de la balise. La prochaine étape consistera à installer un système semblable dans les eaux plus profondes du Golfe du Mexique, au large de la côte ouest de la Floride.
Source: Université de Floride du Sud.

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University of South Florida (USF) geoscientists have successfully developed and tested a new high-tech shallow water buoy that can detect the small movements and changes in the Earth’s seafloor that are often a precursor to deadly natural hazards, like earthquakes, volcanoes and tsunamis.

The buoy, created with the assistance of an $822,000 grant from the National Science Foundation, was installed off Egmont Key in the Gulf of Mexico in 2018 and has been producing data on the three-dimensional motion of the sea floor.  Ultimately the system will be able to detect small changes in the stress and strain the Earth’s crust.

The patent-pending seafloor geodesy system is an anchored spar buoy topped by high precision Global Positioning System (GPS). The buoy’ orientation is measured using a digital compass that provides heading, pitch, and roll information – helping to capture the crucial side-to-side motion of the Earth that can be diagnostic of major tsunami-producing earthquakes.

While there are several techniques for seafloor monitoring currently available, that technology typically works best in the deeper ocean where there is less noise interference. Shallow coastal waters (less than a few hundred metres deep) are a more challenging environment but also an important one for many applications, including certain types of devastating earthquakes. Offshore strain accumulation and release processes are critical for understanding powerful earthquakes and tsunamis.

The experimental buoy rests on the sea bottom using a heavy concrete ballast and has been able to withstand several storms, including Hurricane Michael up the Gulf of Mexico. The system is capable of detecting movements as small as one to two centimetres.

The technology has several potential applications in the offshore oil and gas industry and volcano monitoring in some places, but the big one is for improved forecasting of earthquakes and tsunamis in subduction zones. The giant earthquakes and tsunamis in Sumatra in 2004 and in Japan in 2011 are examples of the kind of events scientists would like to better understand and forecast in the future.

The system is designed for subduction zone applications in the Pacific Ocean’s “Ring of Fire” where offshore strain accumulation and release processes are currently poorly monitored. One example where the group hopes to deploy the new system is the shallow coastal waters of earthquake prone Central America.

The Egmont Key test location sits in just 23 metres depth.  While Florida is not prone to earthquakes, the waters off Egmont Key proved an excellent test location for the system. It experiences strong tidal currents that tested the buoy’s stability and orientation correction system. The next step in the testing is to deploy a similar system in deeper water of the Gulf of Mexico off Florida’s west coast.

Source: University of South Florida.

Vue de la balise haute technologie mise au point par l’Université de Floride (Source : USF)

Vue du site d’Egmont Key, sur la côte ouest de la Floride, où la balise a été testée (Source : Google maps)