Quatre bonnes adresses sur l’Ile de la Réunion 1) La meilleure adresse pour un séjour sur l’île

Si je vous dis que je viens de passer un mois dans les Mascareignes, beaucoup d’entre vous vont ouvrir un atlas pour savoir où je suis allé me cacher. Pour leur éviter cette recherche, je vais dire plus simplement que j’ai passé plusieurs semaines sur l’île de la Réunion qui, avec Maurice et Rodrigues, constituent l’archipel des Mascareignes. Au cours de mes conférences, on me demande souvent si je connais ce territoire français baigné par les eaux de l’Océan Indien et qui recèle un volcan particulièrement actif: Le Piton de la Fournaise. Assez bizarrement, j’ai effectué six séjours à Hawaii au coeur de l’Océan Pacifique, mais je n’avais encore jamais mis les pieds à la Réunion. Le volcan Kilauea (Hawaii) et le Piton de la Fournaise (Réunion) sont assez semblables d’un point de vue géologique car ils se trouvent au-dessus de points chauds, et émettent donc des laves très chaudes et très fluides. J’avais été attiré par Hawaii car le Kilauea était en éruption permanente depuis 1983 alors que la Fournaise montre un comportement beaucoup plus fantasque. De plus, je savais que mon ami Guy de Saint Cyr (Agence « Aventure et Volcans ») saurait me conduire au plus près des coulées de lave du Kilauea.

L’âge aidant, je délaisse de plus en plus la toile de tente pour des hébergements plus confortables. Quand mon ami Thierry Sluys m’a téléphoné un jour pour me proposer de venir séjourner dans son gîte réunionnais, je n’ai guère hésité. Il y a quelques années, Thierry, Carine et Amélie ont décidé de quitter les brumes belges pour le soleil réunionnais. Ils ont construit un gîte magnifique à Saint Leu, sur la côte ouest, la plus ensoleillée, contrairement à la côte est qui est balayée par les alizés et les intempéries qu’ils transportent. Il suffit de faire le tour de l’île pour se rendre compte que la végétation n’est pas la même à l’ouest qu’à l’est.

Le superbe gîte « Leu Bleu Austral » se trouve à Etang Saint Leu d’où la vue est superbe sur l’Océan indien. Vous trouverez tous les détails utiles sur les hébergements offerts par le gîte – qui dispose également d’une piscine – en allant sur le site Internet:

https://www.leubleuaustral.fr/fr/accueil

Comme le dit fort justement le Guide du Routard, « les chambres, réparties dans une grande maison à flanc de montagne, sont nickel, tout confort, et aménagées avec soin ».Chacune a sa petite terrasse. « On est rudement bien ici!! »  « Vous serez accueillis comme des amis. »

Voici quelques photos du gîte et sa vue imprenable sur l’océan…..

Le gîte dispose d’un parking privé, un luxe à la Réunion!

D’entrée, on plonge dans l’ambiance volcans…

Des hébergements très confortables…

Ambiance tropicale…

Piscine avec vue sur l’Océan Indien…

Photos: C. Grandpey

C’est vraiment n’importe quoi !

Suite à l’éruption du Stromboli, le ministère des Affaires Etrangères français a brillamment déclaré sur le site Internet « L’Internaute » : « Si vous avez prévu de visiter les îles Éoliennes dans les prochains jours ou les prochaines semaines, il est vivement conseillé de reporter le voyage. » C’est vraiment ce qui s’appelle parler à tort et à travers. Les services de notre ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, dont le nom trahit les origines bretonnes, contrée hautement volcanique comme chacun sait, semblent ignorer la distance qui sépare les Iles Eoliennes. La dernière colère du Stromboli n’a absolument pas impacté les autres îles de l’archipel comme Vulcano et Lipari.

De plus, si les services ministériels s’intéressaient un tant soit peu à la volcanologie, ils sauraient que le Stromboli connaît de temps à autre des événements explosifs violents, mais très ponctuels et qui ne se poursuivent pas pendant plusieurs jours. D’ailleurs, le volcan a repris son activité typiquement strombolienne, avec de belles gerbes, en particulier dans la partie centre-sud de la zone éruptive.
La recommandation de notre ministère français des Affaires étrangères a suscité la controverse dans les sept îles de l’archipel sicilien qui, après les derniers événements à Stromboli, ont recommencé à vivre tranquillement grâce à l’arrivée continue de vacanciers. A Stromboli, on a même célébré deux mariages de non-résidents.
Le maire de Lipari a déclaré: « Le Stromboli a sans aucun doute été secoué par un événement extraordinaire. Aujourd’hui, il est encore davantage surveillé pour assurer les conditions de sécurité nécessaires. En ce sens, toutes les mesures nécessaires ont été adoptées, y compris l’interdiction de monter sur le volcan. Mais sur l’île, toutes les interventions nécessaires pour rétablir la normalité ont déjà été effectuées. Les cendres tombées sur les rues et les maisons ont été balayées, en sachant que les retombées n’ont affecté que le village de Ginostra ».
Le premier magistrat de Lipari a ajouté : « Il faut souligner que les services n’ont jamais été interrompus, y compris ceux qui ont toujours assuré la mobilité vers et depuis l’île, il n’y a pas d’ordre pour interdire ou limiter l’accès à l’île et par conséquent, il est totalement inapproprié de déconseiller l’accès ».

Source : La Sicilia.

Photo: C. Grandpey

Explosions à Stromboli (Sicile): Mort d’un touriste // Explosions at Stromboli: A tourist died

Deux violentes explosions se sont produites le 3 juillet 2019 à 16h46 sur le Stromboli. Deux coulées de lave ont été observées sur la Sciara del Fuoco. Un randonneur est décédé et un autre a été blessé sur le versant du Stromboli exposé à l’éruption. Le randonneur se serait aventuré sur le volcan au départ de Ginostra vers la Punta del Corvo. Les opérations de récupération de récupération du corps ont été rendues difficiles par le panache de gaz émis par le volcan. On ne sait pas si le décès est dû à la retombée de blocs ou à l’incendie qui s’est déclaré dans la végétation.

Selon l’INGV, les explosions du 3 juillet sont parmi les plus fortes observées depuis 1985. Des événements semblables ont été enregistrés en 2003 et 2007. La situation est de nouveau normale sur le volcan mais les volcanologues italiens expliquent qu’il n’est pas possible de dire s’il y aura des répliques car il n’y a pas de signaux précurseurs qui annoncent ces événements.

Par peur, certains touristes se sont précipités dans la mer à Ginostra tandis qu’une trentaine d’autres quittaient l’île en toute hâte par aliscaphe.

Source : Presse italienne. .

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Two violent explosions occurred on July 3rd, 2019 at 4:46 pm on Stromboli. Two lava flows were observed on the Sciara del Fuoco. One hiker died and another was injured on the exposed Stromboli slope. The hiker ventured on the volcano from Ginostra to Punta del Corvo. The recovery operations of the body were made difficult by the plumes emitted by the volcano. It is not known if the death is due to fallout or fire in the vegetation.
According to INGV, the July 3rd explosions are among the strongest observed since 1985. Similar events were recorded in 2003 and 2007. The situation is normal again on the volcano but the Italian volcanologists explain that it is not possible to say if there will be replicas because there are no precursors announcing these events.
For fear, some tourists rushed into the sea at Ginostra while thirty others left the island in a hurry by aliscaph.
Source: Italian Press.

21 heures: Le Stromboli ce soir, avec la coulée de lave sur la Sciara del Fuoco (Capture image webcam Skyline)

22 heures: Le Stromboli est très actif ce soir, avec des explosions , en particulier dans le cratère NE. La lave continue de couler le long de la Sciara del Fuoco  (Capture image webcam Skyline)

Les coccinelles du Stromboli et de l’Etna (Sicile) // The ladybirds of Stromboli and Mount Etna (Sicily)

Il y a quelques jours, en remettant de l’ordre dans mes diapositives, j’ai retrouvé une photo prise il y a quelques années sur le Stromboli et sur laquelle on peut voir des grappes de coccinelles accrochées à un morceau de basalte. De la même façon que les abeilles sont inattendues sur le Masaya, une rencontre avec des coccinelles constitue une réelle surprise sur l’Etna ou le Stromboli en Sicile. Les biologistes ont remarqué que la population de coccinelles est spectaculaire entre juin et février de l’année suivante. Les insectes se concentrent sur ou sous les pierres et à l’intérieur des fractures ouvertes dans la lave. Les scientifiques en ont repéré deux espèces qui se différencient par le nombre de points noirs sur leurs élytres rouges.
Les jardiniers vous diront que les coccinelles – aussi appelées bêtes à bon dieu  – sont très utiles pour la nature car elles se nourrissent de pucerons. Ce sont aussi de redoutables prédateurs qui peuvent parfois manger leur propre progéniture. Les volcans ne sont pas le seul territoire où elles élisent domicile. On les trouve aussi sur des montagnes de zones tempérées. Quand leur nombre est très élevé dans certaines régions du monde, on les recueille pour les utiliser dans la protection des arbres fruitiers.
Lorsque l’on regarde les coccinelles qui se cachent à l’intérieur des fractures volcaniques, on pourrait penser qu’elles y ont été apportées par le vent et qu’elles attendent une mort certaine en raison du manque de nourriture. Cependant, la réalité est très différente. Dirigées par une sorte d’instinct, les coccinelles effectuent un vol migratoire vers les zones élevées de leur habitat lorsque l’air chaud des plaines provoque un manque de pucerons qui représentent leur principale source de nourriture. Après avoir pondu leurs œufs dans les vergers d’agrumes de la Sicile, les coccinelles, repues, migrent vers les pentes supérieures de l’Etna ou du Stromboli qui sont dépourvues de prédateurs tels que les araignées, les oiseaux ou les rongeurs. Au début du printemps suivant, lorsque la population de pucerons réapparaît, les coccinelles sortent de leurs cachettes et migrent dans l’autre sens ; elles envahissent alors les lieux où elles peuvent trouver une nourriture abondante.
Les adhérents de l’Association Volcanologique Européenne pourront feuilleter la revue LAVE n°146 (septembre 2010) dans laquelle un article a été consacré à ce sujet.

A noter dans la littérature un ouvrage de Jean-Marie Gourio intitulé Les Coccinelles de l’Etna (Collection L’Arpenteur, Gallimard – Février 1994). L’éditeur explique qu’ « un groupe de touristes est venu en Sicile assister à une éruption de l’Etna. Parmi eux, un Japonais, dès le premier dîner pris en commun, fait part de sa décision de se jeter dans le volcan. Leur hôtesse encourage ce projet, reliant la démarche d’Oshiba à celle, exemplaire, d’Empédocle.
C’est à une sorte de passion, aux noces de l’homme et du magma originel que le lecteur est convié, à la célébration d’un sacrifice dont la dame qui l’accompagne serait l’étrange servante. » En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir la présentation de l’ouvrage par Olivier Barrot le 5 avril 1994…

https://www.ina.fr/video/CPC94003008

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A few days ago, while putting some order among my slides, I found a photo taken a few years ago on Stromboli on which one can see clusters of ladybugs clinging to a piece of basalt. In the same way that bees are unexpected on the Masaya, an encounter with ladybirds is a real surprise on Mt Etna or Stromboli in Sicily. Biologists have noticed that the ladybird population is spectacular between June and February of the following year. Insects gather on or under stones and inside open fractures in the lava. Scientists have identified two species that are differentiated by the number of black dots on their red elytra.
Gardeners will tell you that ladyirds are very useful for nature because they feed on aphids. They are also formidable predators that can sometimes eat their own offspring. Volcanoes are not the only territory where they choose to live. They are also found on mountains of temperate zones. When their numbers are very high in some parts of the world, they are collected for use in the protection of fruit trees.
When we look at the ladybirds hiding inside the volcanic fractures, we might think that they were brought by the wind and that they are waiting for a certain death because of the lack of food. However, the reality is very different. Driven by a sort of instinct, ladybirds migrate to high areas of their habitat when the warm air of the plains causes a shortage of aphids that are their main source of food. After laying their eggs in the citrus orchards of Sicily, the ladybirds, sated, migrate to the upper slopes of Mt Etna or Stromboli which are devoid of predators such as spiders, birds or rodents. At the beginning of the next spring, when the aphid population reappears, ladybirds emerge from their hiding places and migrate in the other direction; they then invade the places where they can find abundant food.
The members of the European Volcanological Association can consult the journal LAVE n° 146 (September 2010) in which an article was devoted to this topic.

In the literature, there exists a book by Jean-Marie Gourio entitled Les Coccinelles de l’Etna (Collection L’Arpenteur, Gallimard – February 1994). The editor explains that « a group of tourists came to Sicily to watch an eruption of Mt Etna. Among them, a Japanese, from the first dinner taken together, shares his decision to jump into the volcano. Their hostess encourages this project, linking Oshiba’s approach to that, exemplary, of Empedocles.
The reader is invited to a kind of passion, to the marriage of man and the original magma, as well as the celebration of a sacrifice of which the lady who accompanies it would be the strange servant. By clicking on this link, you will see the presentation of the book by Olivier Barrot on April 5th, 1994 …
https://www.ina.fr/video/CPC94003008

Les coccinelles du Stromboli (Photo: C. Grandpey)