El Chichon (Mexique) cause de l’effondrement de la civilisation maya ? // Did El Chichon (Mexico) cause the collapse of the Maya civilisation ?

drapeau-francaisLa civilisation maya est l’une des plus anciennes d’Amérique, avec des origines remontant à la préhistoire. Les implantations mayas des Basses-Terres du sud, telles que Copán, Tikal ou Palenque, connurent leur niveau de développement le plus élevé à la période classique, entre le 6ème et le 9ème siècle de notre ère, avant d’être rapidement abandonnées entre la fin du 8ème et du 9ème siècle.

La cause du dépeuplement quasi total des puissantes cités mayas à l’aube du 9ème siècle reste mal connue. Des hypothèses ont été avancées pour expliquer la chute brutale de la civilisation maya, mais les spécialistes ne sont toujours pas d’accord sur les causes d’un bouleversement aussi radical. Guerres, désastres écologiques, famines ou une combinaison de ces facteurs sont les raisons généralement avancées pour expliquer ce déclin.

Aujourd’hui, les scientifiques pensent que l’on peut établir un lien entre la chute de la civilisation maya au 6ème siècle et une éruption du volcan El Chichon au Mexique. Une équipe néerlandaise a étudié des dépôts de cendre et découvert que l’âge des matériaux correspond au « hiatus » de la civilisation maya. C’est une époque où cette population très évoluée d’Amérique centrale a connu des bouleversements culturels et une instabilité politique. En particulier, les Mayas ont abandonné les Basses Terres auxquelles ils étaient très attachés.
Une importante trace de soufre dans les carottes de glace prélevées aux pôles indique qu’il y a eu une éruption majeure quelque part sur Terre en l’an 540, juste au début du « hiatus » de plusieurs décennies qui a fait s’effondrer la civilisation maya. Cet événement a été probablement important car il a laissé une signature bien marquée dans les couches de glace et a très vraisemblablement eu un impact climatique à l’échelle mondiale, avec des conséquences désastreuses pour l’environnement dans la région de l’éruption.
Les recherches actuelles se concentrent sur les retombées de cendre qui ont affecté les Basses Terres mayas. Il se pourrait que ces téphra soient reliés chimiquement à El Chichon. Des échantillons ont été prélevés dans le lac Tuspan et le delta Usumacinta-Grijavala sur la côte mexicaine. L’utilisation de plusieurs techniques, pas seulement la datation par le Carbone 14, a permis de déterminer l’âge des chutes de cendre qui se situerait autour de l’an 540.
Pour savoir si El Chichon est vraiment à l’origine du soufre détecté dans les carottes de glace, il faudrait une analyse chimique qui n’a pas encore été effectuée. La seule chose dont on est à peu près sûr pour le moment, c’est que l’événement s’est probablement déroulé sous les tropiques.

Il y a en fait deux signatures très proches l’une de l’autre dans les carottes de glace, avec un second événement qui se serait produit en l’an 536. Cet événement pourrait être une éruption quelque part en Amérique du Nord, peut-être l’Alaska. Les données fournies par les cernes d’arbres en Europe du Nord à cette époque révèlent un très fort refroidissement, phénomène qui se produit en général quand de grands volumes d’aérosols sulfatés sont dispersés à travers le monde. Les simulations font ressortir un abaissement de deux degrés de la température moyenne pendant l’été dans toute l’Europe du Nord. Des preuves archéologiques et d’autres informations montrent aussi des perturbations sociales suite à une série de mauvaises récoltes et des épidémies de peste.
Si l’on considère ces deux éruptions ensemble et si l’on examine leur impact sur une période de 10 ans, en se concentrant sur l’hémisphère Nord, on constate que ce double événement volcanique est certainement celui qui a le plus perturbé le climat pendant les 1200, voire 2000, dernières années.

Reste à savoir si ce double événement volcanique a entraîné la disparition de la civilisation maya…
Source: BBC Nouvelles: http://www.bbc.com/news

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drapeau-anglaisThe Maya civilisation is one of the oldest in America, with origins dating back to prehistoric times. Maya settlements in the Southern Lowlands, such as Copán, Tikal and Palenque, reached their highest level of development in the classical period between the 6th and 9th century AD, before being quickly abandoned between late 8th and 9th century.
The cause of the almost total depopulation of powerful Maya cities at the dawn of the 9th century remains unclear. Hypotheses have been advanced to explain the sudden fall of the Maya civilization, but experts still do not agree on the causes of such a radical upheaval. Wars, ecological disasters, famine or a combination of these factors are usually cited as reasons for the decline.

Scientists think they can now tie the disruption that hit the Maya civilisation in the 6th century to an eruption of the El Chichon volcano in Mexico. A Dutch team has investigated ashfall deposits, finding the age of the materials to be a good match for the so-called Mayan « hiatus ». This was a time when the sophisticated Central Americans experienced cultural upheaval and political instability. They also abandoned many of their favoured lowland sites.

A sulphur spike in ice core records from the poles indicates there was a big eruption somewhere on Earth in AD 540, right at the start of the multi-decade hiatus. It must have been a major event to have left such a distinctive signature in the frozen layers, and very likely led to global climate impacts and severe environmental degradation in the region of the blast.

Current research is centered on ashfall dispersed across what were the Mayan lowlands. This tephra can be connected chemically to El Chichon. Samples have been collected from Lake Tuspan and the Usumacinta-Grijavala delta on the Mexican coast. Using multiple techniques, not just radiocarbon, the ages of the ash fall has been found to be around AD 540.

Whether El Chichon really is the source of the sulphur seen in the ice cores would require a chemical analysis that has yet to be done. The best one can say at the moment is that the event was probably located in the tropics.

There are actually two closely spaced signatures in the ice record, with the second occurring in AD 536. This event could be an eruption somewhere in North America, perhaps Alaska. Tree ring data in northern Europe from this time indicates there was very strong cooling – something you might expect if large volumes of sulphate aerosols were dispersed across the globe. The simulations suggest there was a reduction of two degrees in average summer temperatures across Northern Europe. Archaeological evidence and other information also speak to societal disruption, such as a run of poor harvests and outbreaks of plague.

If one takes these two eruptions together and look at their impact over a 10-year period, focusing on the Northern Hemisphere, then this double event would have been clearly the strongest volcanic forcer of climate of at least the last 1,200 years, probably more like 2,000 years.

The point is to know whether this double volcanic event really led to the disappearance of the Maya civilisation…

Source: BBC News: http://www.bbc.com/news

El Chichon

El Chichon vu depuis l’espace en 1986 (Crédit photo: NASA)

Tikal 01

Tikal 02

Vues du site maya de Tikal au Guatemala (Photos: C. Grandpey)

Yellowstone, un vrai point chaud? Pas si sûr! // Is Yellowstone a real hotspot? Not so sure!

drapeau-francaisJusqu’à présent, la théorie généralement acceptée sur les origines de Yellowstone est que le soi-disant supervolcan est né à partir d’un point chaud, autrement dit un panache mantellique émergeant des profondeurs de notre planète. Une récente simulation montre que l’hypothèse conventionnelle est probablement erronée. Il semblerait que le panache était dans l’incapacité d’atteindre la surface car il était bloqué par une ancienne plaque tectonique. Il s’agirait de la plaque Farallon, si l’on se réfère à une étude publiée en 2012. En effet, ce n’est pas la première fois que cette nouvelle approche de Yellowstone est diffusée par les revues scientifiques.
Les résultats de la simulation, la première de son genre à reproduire l’interaction complexe entre un panache mantellique et une plaque tectonique en train de s’enfoncer, ont été présentés le mois dernier dans Geophysical Research Letters.
Des géologues de l’Université de l’Illinois ont réussi à reproduire deux choses en laboratoire : d’une part, l’histoire de la tectonique des plaques dans la région et, d’autre part, l’image géophysique de l’intérieur de la Terre. Non seulement les chercheurs ont réussi à créer une vue en trois dimensions de l’intérieur de Yellowstone, mais ils l’ont fait sur les 40 derniers millions d’années, afin d’essayer de recréer les éruptions qui se sont produites aux États-Unis entre l’Oregon et le Wyoming. Cependant, ils ont constaté qu’il leur était impossible de recréer la plupart des éruptions récentes en raison de la présence d’une plaque qui avait été entraînée en profondeur dans le manteau terrestre il y a environ 100 millions d’années, époque où les plaques Pacifique et nord-américaine ont commencé à converger.
Selon les scientifiques, le manteau autour de la plaque en train de s’enfoncer a provoqué une très forte pression à l’avant de cette dernière. La simulation montre qu’il y a 15 millions d’années, cette pression est devenue tellement importante que la plaque a commencé à se déchirer. Le panache qui se trouvait en dessous est passé à travers la plaque, ce qui a entraîné d’énormes épanchements de lave qui semblent correspondre aux basaltes du plateau de Steens-Columbia River.
Malgré le trou béant dans le centre de la plaque, le panache n’a pas continué à passer à travers elle parce que le manteau était très visqueux. Au fur et à mesure que la plaque continuait à s’enfoncer, elle entraînait avec elle le manteau environnant ce qui, en fin de compte, a obstrué le trou et empêché le panache d’atteindre la surface pendant les 15 millions d’années qui ont suivi.
L’hypothèse privilégiée jusqu’à présent ne peut pas expliquer la suite d’éruptions volcaniques qui a eu lieu depuis les premiers vastes épanchements basaltiques, y compris la formation de la caldeira de Yellowstone qui s’est produite il y a seulement 2,1 millions d’années. En conséquence, il faudra trouver une nouvelle explication pour la formation de Yellowstone, ainsi qu’une source de chaleur supplémentaire! Un chercheur pense que cette source pourrait se trouver au niveau de la dorsale Juan de Fuca dans l’Océan Pacifique. Bien que cette dorsale se trouve aujourd’hui à près de 1600 kilomètres du point chaud de Yellowstone, elle aurait pu facilement affecter le milieu de la plaque nord-américaine. Comme il se trouve tout juste à l’ouest de la zone de subduction de Cascadia, le jeune plancher océanique plonge facilement sous la plaque nord-américaine. Il se peut, il y a plusieurs millions d’années, que certains événements aient fait apparaître une grande quantité de chaleur au sein de la plaque Juan de Fuca alors qu’elle s’enfonçait sous la plaque nord-américaine. Cela aurait fait apparaître un chapelet d’éruptions volcaniques et finalement contribué à former la caldeira de Yellowstone dans les Montagnes Rocheuses.
Quelle que soit l’origine du volcanisme de Yellowstone, la simulation démontre que les plaques tectoniques ont joué un rôle beaucoup plus important qu’on le pensait dans tout le volcanisme de cette région.
Source: Scientific American: http://www.scientificamerican.com/

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drapeau-anglaisUp to now, the common theory about the origins of Yellowstone was that the so-called supervolcano was born from a hotspot, in other words a mantle plume emerging from our planet’s core. But a new simulation shows that the conventional hypothesis was wrong. The plume could not have reached the surface because it was blocked by a slab from an ancient tectonic plate.
The simulation results of the model, which is the first to replicate the complex interaction between a mantle plume and a sinking slab, were detailed last month in Geophysical Research Letters.
Geologists at the University of Illinois built the model to replicate both the plate tectonic history of the surface and the geophysical image of Earth’s interior. Not only did the researchers create a three-dimensional view of Yellowstone’s interior, they did so over the past 40 million years in an attempt to re-create the eruptions that have dotted the U.S. from Oregon to Wyoming. However, they found it impossible to re-create most of the recent eruptions because of the presence of a slab which was driven deep into Earth’s mantle about 100 million years ago when the Pacific and North American plates began converging.
According to the scientists, the mantle flowed around the sinking slab causing pressure to build toward the front. Their model shows that 15 million years ago the pressure difference became too much to bear and the slab began to tear. The plume below pulsed through the slab, leading to massive outpourings of magma which appear consistent with the Steens–Columbia River flood basalts.
Despite the gaping hole in the center of the sunken slab, the plume did not continue to rise through it because the mantle is highly viscous. So as the slab continued to sink, it pulled the surrounding mantle down with it, ultimately sealing the hole and blocking the plume from reaching the surface for the next 15 million years.
The favoured hypothesis cannot explain the string of volcanic eruptions since those first flood basalts, including the formation of Yellowstone’s caldera, which happened only 2.1 million years ago. As a consequence, a new explanation for Yellowstone’s formation needs to be found, as well as an additional heat source for Yellowstone! One researcher thinks this could come from the Juan de Fuca Ridge in the Pacific Ocean. Although that’s almost 1,600 kilometers away from Yellowstone’s hotspot today, the ridge can easily affect the middle of the North American Plate. Because it lies just slightly west of the Cascadia subduction zone, the young seafloor is easily shoveled east beneath the North American Plate. So it is likely that some event, millions of years ago, spurred a lot of heat within the Juan de Fuca Plate, which was then shoveled underneath the North American Plate and swept along with that string of volcanic eruptions until it eventually helped form Yellowstone’s gaping caldera in the Rocky Mountains.
Whatever the origin of Yellowstone’s volcanism, the model makes it clear that slabs are much more important than previously thought.
Source: Scientific American: http://www.scientificamerican.com/

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Voici quelques vues des épanchements basaltiques du plateau de la Columbia River:

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Yellowstone possède également de belles structures géologiques:

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Photos: C. Grandpey

Une exposition de la splendeur passée de Pompéi (Italie) // An exhibition of Pompeii’s past splendour (Italy)

drapeau francaisPompéi est un site historique précieux qui montre comment vivaient les Romains en 79 après JC, lorsque l’éruption du Vésuve a recouvert la ville d’une épaisse couche de ponce. Une exposition intitulée « Mythe et Nature. De la Grèce à Pompéi » vient d’ouvrir à la fois à l’intérieur du site de Pompéi et au Musée Archéologique de Naples dont je conseille fortement la visite.
Cinq maisons nouvellement restaurées à Pompéi servent de toile de fond à une exposition montrant comment la nature était perçue par les Grecs et les Romains, en remontant jusqu’au 8ème siècle avant JC.
Les sites récemment ouverts comprennent les maisons de Julia Felix, Loreius Tiburtinus, de Vénus au Coquillage, du Verger et de Marcus Lucretius.
Un itinéraire « nature morte » dans l’amphithéâtre de Pompéi présente des fresques qui étaient jusque là exposées dans le Musée de Naples. Des graines, des fruits et du pain qui ont été retirés de la cendre qui les recouvrait après l’éruption sont également montrés au public.
Il faut débourser un euro de plus pour entrer sur le site jusqu’en juin, époque où l’exposition dans l’amphithéâtre sera démontée. Les maisons nouvellement restaurées resteront ouvertes jusqu’en novembre.
Les visiteurs peuvent admirer les systèmes hydrauliques de la maison de Julia Felix, exemple unique d’un vaste et luxueux complexe de bains. Le site comprend un complexe thermal, une piscine, un jardin de fontaines, des niches et des pergolas entourées de lierre, des rosiers et des vergers plantés de cyprès, de grenadiers, de poiriers et de cerisiers.
La Maison de Loreius Tiburtinus possède un grand jardin avec de nombreuses fontaines, des jeux d’eau et des espaces verts.
Dans la Maison de Vénus au Coquillage, les visiteurs peuvent voir la fresque de Vénus qui a donné son nom à la maison, ainsi qu’une décoration pittoresque complétée par son environnement naturel somptueux.
Source: Journaux italiens.

Il ne fait aucun doute que cette exposition mérite un détour. Les visiteurs en profiteront pour déambuler dans l’ensemble du site de Pompéi qui est trop souvent victime de la négligence des autorités italiennes. J’ai décrit dans plusieurs notes les effondrements de plusieurs murs, ou le vandalisme qui sévissait sur le site. Il faut espérer que les Italiens réussiront enfin à faire bon usage des fonds européens qui ont été alloués à Pompéi pour redonner au site sa splendeur passée.

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drapeau anglaisPompeii is a precious historical site that shows how the Romans used to live in 79 AD when Vesuvius erupted and blanketed the city with a thick layer of pumice. An exhibit entitled ‘Myth and Nature. From Greece to Pompeii’ has just opened both at the ancient Roman site of Pompeii and at the National Archaeological Museum in Naples whose visit I strongly recommend.
Five newly restored houses within the city serve as the backdrop to a show about how nature was perceived by the Greek and Roman world as far back as the 8th century BC.
The newly opened sites include the houses of Julia Felix, Loreius Tiburtinus, of Venus in the Shell, of the Orchard and of Marcus Lucretius.
A « still life » route set up within Pompeii’s amphitheatre showcases frescoes that were previously housed in the Naples museum. Seeds, fruit and bread that have been restored from the ash that covered them after the eruption are also shown to the public.
The entrance ticket to the site is set to rise by one euro until June, when the exhibition in the amphitheatre will be taken down. The newly restored houses will remain open until November.
Visitors can admire the hydraulic systems within the house of Julia Felix, a unique example of a vast and luxurious spa complex. The site includes a thermal baths section, a swimming pool, a fountain garden, niches and pergolas surrounded by ivy, roses and orchards planted with cypresses, pomegranate, pear and cherry trees.
The House of Loreius Tiburtinus boasts a large garden with a variety of fountains, water features and green spaces.
In the House of Venus in the Shell, visitors can see the Venus fresco that it is named after, and how the picturesque decoration is complemented by its sumptuous natural surroundings.

Source: Italian newspapers.

There is no doubt that this exhibition is worth a detour. Visitors should take advantage of this opportunity to walk through the entire site of Pompeii which is too often the victim of the negligence of Italian authorities. I described in several notes the collapses of several walls, or the vandalism that was rampant on the site. Let’s hope the Italians will finally make good use of European funds that have been allocated to Pompeii and restore the site to its former glory.

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Photo: C. Grandpey

Chaîne des Cascades (Etats Unis): Lassen Peak // Cascade Range (United States): Lassen Peak

drapeau-francaisDernière étape de notre périple, Lassen Peak (Californie) se dresse à l’extrémité sud de la Chaîne des Cascades. Avec le Mont St. Helens, c’est le seul volcan du continent nord américain à avoir connu une éruption au 20ème siècle.
L’escalade du Lassen Peak est très intéressante car elle permet de découvrir de superbes paysages et les caractéristiques géologiques du volcan. Certaines bombes en croûte de pain sont fort impressionnantes.
Le complexe sommital du Lassen a la forme un dôme de lave qui domine de ses 610 mètres le terrain environnant. Il est également le siège de plusieurs cratères.
Le 22 mai 1915, une éruption a secoué Lassen Peak et dévasté les environs du volcan. Elle a entraîné des retombées de cendre jusqu’à 300 km à l’est. Cette explosion est la plus violente d’une série observée entre 1914 et 1917. Ce fut aussi la dernière séquence éruptive dans la Chaîne des Cascades avant l’éruption du Mont St. Helens en 1980.

Vous verrez des photos de l’éruption en cliquant sur ce lien:

http://www.kcra.com/news/captured-moment-in-time-photos-from-lassen-volcano-eruption/33172132

Une visite à Lassen Peak ne serait pas complète sans une randonnée au sein des phénomènes hydrothermaux à proximité du volcan. Les sentiers parfaitement tracés – comme dans tous les parcs nationaux aux Etats-Unis – font découvrir des fumerolles rugissantes, des marmites de boue bouillonnantes ou Boiling Springs Lake, un lac d’eau acide à la belle couleur rose. L’eau de pluie et la neige qui tombent sur les hauteurs du Parc alimentent le système hydrothermal. Une fois sous terre, cette eau est portée à haute température par la roche très chaude sous Lassen Peak. La vapeur surchauffée atteint la surface à travers les fractures et donne naissance à des fumerolles telles que celles de Bumpass Hell, Sulphur Works ou Devil’s Kitchen. Cette activité géothermale est à mettre en relation avec le volcanisme actif et apporte des indications sur le potentiel éruptif du volcan.

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drapeau-anglaisLassen Peak in California is located at the southern end of the Cascade Range. Along with Mt St. Helens, it is the only volcano in the contiguous United States that erupted in the 20th century.
Climbing Lassen Peak is very interesting as it allows to discover great landscapes and some geological features of the volcano. Some breadcrust bombs are quite impressive.
Lassen’s summit complex is a lava dome that rises 610 metres above the surrounding terrain. It is also a complex area of several craters.
On May 22nd 1915, an explosive eruption at Lassen Peak devastated nearby areas and rained volcanic ash as far away as 300 km to the east. This explosion was the most powerful in a 1914-17 series of eruptions that were the last to occur in the Cascades before the 1980 eruption of Mt. St. Helens.

You will see photos of the eruption by clicking on this link:

http://www.kcra.com/news/captured-moment-in-time-photos-from-lassen-volcano-eruption/33172132

A visit to Lassen Peak would not be complete without the remarkable hydrothermal features that include roaring fumaroles, thumping mud pots, boiling pools, and steaming ground. Water from rain and snow that falls on the highlands of the park feed the hydrothermal system. Once deep underground, the water is heated by a body of hot or molten rock beneath Lassen Peak. Super-heated steam reaches the surface through fractures in the earth to form fumaroles such as those found at Bumpass Hell and Sulphur Works. These features are related to active volcanism and are indications of the ongoing potential for further eruptions of the volcano.

L’approche du Lassen:

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La montée:

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Le cratère:

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Le sommet:

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Bumpass Hell:

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Boiling Springs Lake:

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Photos: C. Grandpey