Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau-francaisL’éruption continue. Une reconnaissance pédestre réalisée le 3 septembre par l’Observatoire montre que l’activité reste soutenue et le tremor montre qu’elle a même tendance à s’intensifier. On observe toujours de nombreuses projections et les coulées continuent à épaissir le champ de lave sur environ 2 km de longueur. De nombreuses bouches éphémères sont périodiquement visibles tout du long du tunnel qui occupe la coulée sur les premiers 50 à 100 mètres.
Ce soir, le temps est bien dégagé et la webcam du Piton de Bert donne une bonne image de l’éruption.
Source : OVPF.

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drapeau anglaisThe eruption continues. On-the-field observations on September 3rd by the Observatory showed that the activity remains strong and the tremor shows that it even tends to increase. There are still numerous ejections and the flows continue to thicken the lava field over about 2 km. Many breakouts can periodically be seen all along the tunnel that holds the flow over the first 50-100 meters.
Tonight, the weather is clear and the Piton de Bert webcam gives a good image of the eruption.
Source: OVPF.

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L’éruption vue depuis le Piton de Bert

Histoire de noms de lieux // About names of places

drapeau-francaisComme je l’ai écrit précédemment, désormais la plus haute montagne des États-Unis ne s’appellera plus Mont Mc Kinley. A la veille de son voyage en Alaska, le président Obama lui a redonné son nom d’origine, Denali, pour faire plaisir aux Alaskiens autochtones qui faisaient campagne depuis longtemps pour renommer la montagne.

NDLR : En acceptant de donner au Mont Mc Kinley son nom d’origine, Obama fait une fleur aux peuplades autochtones dont plusieurs villages côtiers subissent les effets du réchauffement climatique. En amadouant ces peuplades, en les relogeant si nécessaire, il sera bien sûr  plus facile au Président de conduire à sa guise la politique dans l’Océan Arctique, que ce soit au niveau du trafic maritime ou dans le domaine des forages pétroliers.

La décision de donner un nouveau nom à un lieu est généralement prise par le Board on Geographic Names – Conseil américain sur les noms géographiques – qui reçoit des centaines de demandes chaque année pour changer des noms d’entités géographiques dans le pays. Dans chaque cas, le Conseil sollicite les avis des communautés locales, du gouvernement local, de l’Etat et des gestionnaires des terres concernées, telles que les parcs ou les services forestiers. Le Conseil examine aussi les données cadastrales passées et actuelles et vote sur le changement de nom proposé.
Les Alaskiens demandaient au Conseil de renommer le mont McKinley depuis 1975. A cause de la pression politique de l’Ohio, l’Etat où est né le président William McKinley, aucune décision n’avait été prise sur le changement de nom jusqu’à cette semaine. La secrétaire américaine de l’Intérieur a alors exercé son droit d’agir sans l’avis du Conseil. On en devine facilement la raison !

Certains Amérindiens ont demandé que d’autres lieux puissent retrouver officiellement leur nom d’origine. C’est le cas de Devils Tower dans le Wyoming. Le Conseil américain sur les noms géographiques examine en ce moment une proposition du chef spirituel amérindien Arvol Looking Horse de redonner à Devils Tower son nom sioux et cheyenne – Bear Lodge, la Demeure de l’Ours.
Elu au rang de premier Monument National aux Etats Unis en 1906, « Devils Tower » était la traduction erronée de « Bad God’s Tower. » Looking Horse, un Sioux, a affirmé que « Devils Tower » était offensant car cela revient à assimiler les traditions culturelles et religieuses pratiquées sur le site à un «culte du diable » et à considérer les peuples autochtones comme des «diables ».
D’autres noms ont été proposés pour Devils Tower par les autochtones, comme  Bear’s House (par les Crow), Bear’s Tipi (par les Arapaho), et Tree Rock (par les Kiowa).

Les Amérindiens ont également déposé des demandes visant à renommer le Mont Rainier, le point culminant de l’État de Washington. Le nom « Mt. Rainier » a été attribué au volcan par l’explorateur George Vancouver dans les années 1790 pour honorer un membre de la Marine Royale britannique. Parmi les alternatives proposées, on relève Tahoma ou Tacoma, qui signifie « sommet de montagne enneigé », ou Ti’Swaq, qui signifie « nettoyeur des cieux. »
Le Conseil a rejeté à plusieurs reprises de telles propositions car il n’était pas suffisamment prouvé que ces noms alternatifs étaient largement utilisés.

Certains Indiens d’Amérique ne sont pas satisfaits de l’appellation « Mont St. Helens », dans l’ouest du volcan l’État de Washington. Selon l’USGS, le Mont St. Helens était appelé Louwala-Clough, ou Montagne Fumante, par certains Amérindiens locaux. Mais en 1792, c’est encore George Vancouver qui lui a donné son nom actuel, cette fois en référence à l’ambassadeur britannique  en Espagne, Alleyne Fitzherbert, dont le titre était Baron St. Helens.
Le Conseil américain sur les noms géographiques indique qu’il n’a pas reçu suffisamment de soutien local pour prononcer un tel changement.
Source: National Geographic.

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drapeau anglaisAs I put it previously, the highest mountain of the United States will no longer be called Mount Mc Kinley. On the eve of his trip to Alaska, President Obama gave it back its native name, Denali, to please Native Alaskans who had been lobbying to rename the mountain.

Such a naming decision is usually made by the U.S. Board on Geographic Names which receives hundreds of requests each year to change the names of geographical features all over the country. In each case, it solicits input from the local community, local government, the state, and relevant land managers, such as the parks or forestry service. The board reviews past and current maps and votes on the proposed change.

Alaskans had been asking the board to rename Mount McKinley since 1975. In the face of political pressure from Ohio, the birthplace of President William McKinley, no decision had been made on the name change until this week, when the U.S. Secretary of Interior exercised her right to act without the board.

Some Native Americans have asked that the indigenous names of other peaks also be officially restored: One of them is Devil’s Tower. The board is considering a proposal from Native American spiritual leader Arvol Looking Horse to rename Devil’s Tower in Wyoming to the traditional Sioux and Cheyenne name, Bear Lodge.

Designated as the country’s first national monument in 1906, « Devils Tower » was a white man’s mistranslation of the words « Bad God’s Tower, » Looking Horse, a Sioux, said “Devils Tower” was offensive « because it equates cultural and faith traditions practiced at this site to ‘devil worship,’ in essence equating indigenous people to ‘devils.' »

Other Native names for Devil’s Tower include Bear’s House (Crow), Bear’s Tipi (Arapaho), and Tree Rock (Kiowa).

Native Americans have filed several requests over the years to rename Mount Rainier, the highest point in Washington State. The name Mt. Rainier was bestowed by explorer George Vancouver in the 1790s to honor a fellow member of the British Royal Navy (one who fought against the U.S. in the Revolution). Alternative names suggested include Tahoma or Tacoma, which mean “snowy mountain peak,” or Ti’Swaq, which means “sky wiper.”

The Board has repeatedly rejected the proposals because of insufficient evidence that alternative names are widely used.

Some American Indians have complained about the origin of the name Mt. St. Helens, the volcano in western Washington State. According to the United States Geological Survey, Mount St. Helens was called  Louwala-Clough, or Smoking Mountain, by some local Native Americans. But in 1792 it was also named by George Vancouver, this time for the British Ambassador to Spain, Alleyne Fitzherbert, whose title was Baron St. Helens.

The Board says it isn’t aware of much local support for such a change.

Source: National Geographic.

Photos: C. Grandpey

Cotopaxi (Equateur): Le niveau d’alerte reste au Jaune // The alert level is kept at Yellow

drapeau-francaisUn message audio avec une voix de femme non identifiée a circulé et a prétendu à tort que le niveau d’alerte du Cotopaxi est passé du jaune à l’orange. Un porte-parole du gouvernement a déclaré mardi que le niveau d’alerte du volcan reste jaune et il a dissipé les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et qui prétendent que le niveau d’alerte est manipulé par les responsables politiques.
Afin d’éviter la diffusion d’informations fausses qui pourraient provoquer la panique, le président équatorien Rafael Correa avait déclaré que seul le Ministère de la Coordination de la Sécurité pourrait publier des informations concernant l’activité volcanique.
La décision n’a pas plu aux journalistes et un certain nombre d’hommes politiques de l’opposition ont tenté de salir le gouvernement sur sa gestion de l’éruption du Cotopaxi, l’accusant d’essayer de profiter du danger pour réprimer les manifestations. Bonjour l’ambiance !
Source: Journaux équatoriens.

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drapeau-anglaisAn audio message with an unidentified woman’s voice has been circulating online that falsely claims the alert level of Cotopaxi volcano has been raised from yellow to orange. A government spokesperson said Tuesday that the alert level at the Cotopaxi volcano in Ecuador remains at yellow and dispelled rumours circulating on social media that the danger level is being manipulated by political officials.

In order to avoid the dissemination of false information that could cause panic,  President Rafael Correa declared that only the Coordinating Ministry of Security could issue information regarding volcanic activity.

The decision did not please journalists and a number of opposition politicians have attempted to smear the government over its handling of the possible eruption of the Cotopaxi volcano, accusing it of trying to take advantage of the danger to quell protests.

Source : Ecuadorian newspapers.

Crédit photo: Wikipedia

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau-francaisLe Piton n’arrête pas de surprendre ! Alors qu’on la pensait sur le déclin il y a quelques jours, l’éruption qui a débuté le 24 août se poursuit de manière soutenue et a même tendance à s’intensifier au vu du signal du tremor (voir ci-dessous). .

Dans son dernier bulletin du 2 septembre, l’Observatoire indique qu’une seule bouche continue de fonctionner. Elle a la forme d’un cône haut d’une vingtaine de mètres au fond duquel s’agite un petit lac de lave. A chaque explosion,  des bulles de gaz ou des fontaines de lave s’élèvent sur 15 à 20 mètres au dessus du cône.

A la sortie d’un tunnel long de 50 mètres environ une coulée s’échappe vers le sud sur environ 1 km. En moyenne large de 2 à 3 mètres cette coulée épaissit le champ de lave déjà existant. Le front de la coulée est actuellement figé.

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drapeau-anglaisThe Piton de la Fournaise is quite surprising! While it was thought to be declining a few days ago, the eruption that began on August 24th continues in a steady way and even tends to intensify, judging from the tremor signal (see below) . .
In its latest bulletin of September 2nd, the Observatory indicates that a single vent continues to erupt. It is a cone about twenty meters high which harbours a small lava lake. With each explosion, gas bubbles or lava fountains rise 15-20 meters above the cone.
Coming out of a tunnel about 50 meters long, a lava flow travels to the south over about 1 km. It is about 2 to 3 meters wide and thickens the existing lava field. The flow front has stalled.

Evolution du tremor depuis le début de l’éruption (Source: OVPF)

Crédit photo: Xavier Pierre