Chaîne des Cascades (Etats Unis): Le Mont Rainier // Cascade Range (United States): Mount Rainier

drapeau-francaisVoici quelques photos du Mont Rainier prises au cours de l’été 2015. Le volcan est calme et il n’y a aucun signe d’une éruption imminente. Un réveil du volcan ferait naître des inquiétudes dans la ville de Seattle où se trouvent les sièges de fleurons de l’industrie américaine, comme Boeing ou Microsoft.

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En ce qui concerne les éruptions passées, une douzaine d’événements majeurs ont été recensés au cours des 2600 dernières années, avec le plus importent il y a environ 2200 ans. Il a affecté les zones proches du Sunrise Visitor Center, ainsi que Burroughs Mountain. Des lahars se sont engouffrés dans les vallées des rivières White, Cowlitz et Nisqually, avec des sédiments qui se sont accumulés sur plusieurs mètres d’épaisseur.
Il y a environ 500 ans, une avalanche déclenchée par l’altération hydrothermale de la roche sur le flanc ouest du Mont Rainier a provoqué un lahar connu sous le nom de Electron Mudflow. Il a balayé la vallée de la Puyallup, au moins jusqu’à Sumner. Il n’existe pas d’indices pour prouver qu’une éruption ou un autre événement a déclenché cette coulée de boue.
Il se dit qu’une éruption a eu lieu en 1894, mais il n’y a pas de documents fiables pour le prouver. Le 24 décembre 1894, les membres d’une expédition ont déclaré avoir vu de petits panaches de vapeur blanche et un panache plus sombre monter lentement au-dessus du sommet du Mont Rainier, mais une bonne photographie du volcan prise depuis Tacoma le 29 décembre ne montre aucune activité éruptive. On n’a pas retrouvé de téphra ou autres dépôts qui confirmeraient une éruption en 1894. Des fragments de ponce attribués à une éruption entre 1820 et 1850 appartiennent en fait à l’éruption d’il y a 2200 ans. Il n’existe pas de preuves d’explosions de vapeur ou d’éruptions sommitales du Mont Rainier au19ème siècle.

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Le principal danger redouté par les autorités réside dans les lahars, à savoir les coulées de boue qui pourraient être déclenchées par la fonte des glaciers sous l’effet de la chaleur du volcan. Cependant, avec le réchauffement climatique, les glaciers du Mont Rainier ont connu un fort recul au cours des dernières décennies, de sorte que leur volume est moins impressionnant que dans le passé.

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Si une éruption devait se produire, les coulées de boue seraient probablement moins destructrices, même si elles causeraient de gros dégâts aux localités situées sur leur trajectoire. Des villes comme Orting sur les rives de la rivière Puyallup seraient certainement affectées. Des voies d’évacuation ont été mises en place pour permettre à la population de fuir vers des endroits plus sûrs.

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Plusieurs sentiers permettent aux visiteurs de gravir les pentes du Mont Rainier. Comme pour le Mt St Helens, il est intéressant de faire une halte dans les centres d’accueil où des maquettes montrent le danger des coulées de boue.

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Photos: C. Grandpey

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drapeau anglaisHere are a few photos of Mount Rainier taken during the summer 2015. The volcano is quiet and there are no signs of an impending eruption. If the volcano woke up, it would become a real threat to Seattle and world famous industries like Boeing and Microsoft.
As far as the past eruptions are concerned, Mt Rainier’s eruptive history has been studied in detail. It includes about a dozen major eruptions during the past 2600 years, the largest of which occurred about 2200 years ago. It covered areas near Sunrise Visitor Center, as well as Burroughs Mountain. Lahars descended the White, Cowlitz, and Nisqually River drainages. Sediment accumulated to depths of several meters thickness.
Around 500 years ago, an avalanche of hydrothermally altered rock from the west side of Mount Rainier caused a lahar known as the Electron Mudflow that swept down the Puyallup drainage at least as far as Sumner. There is no evidence to indicate whether an eruption or some other event triggered the lahar.
It is said an eruption occurred in 1894 but there are no documents to really prove it. On December 24th, members of an expedition reported seeing small plumes of white steam and a single darker plume rising slowly from the distant summit, but a clear photograph of the volcano taken from Tacoma on December 29th shows no eruptive activity whatsoever. No tephra or other deposits have been found that would confirm an 1894 eruption, and sparsely scattered pumice previously interpreted as due to an eruption between 1820 and 1850 is now known to be pumice from the event that took place 2,200 years ago. There is hardly any evidence of 19th century steam explosions or eruptions from the summit of Mount Rainier.

The main danger feared by the authorities lies with the lahars, namely mudflows that could be triggered by the melting of the glaciers on the flanks of the volcano. However, with global warming, glaciers have been receding in the past decades so that their volume is less impressive than in the past. Should an eruption occur, mudflows would likely be less destructive, even though they would cause severe damage to the communities on their way. Cities like Orting on the shores of the Puyallup River would certainly be affected. Evacuation routes have been set up to allow the population to flee to safe places.
Several footpaths allow visitors to climb on the slopes of Mt Rainier. Like for Mt St Helens, it is interesting to make a stop at the visitor centers where models show the danger of possible mudflows.

Chaîne des Cascades (Etats Unis): Le Mont St Helens // Cascade Range (United States): Mount St Helens

drapeau-francaisLe Mont St Helens offre l’un des paysages les plus spectaculaires des États-Unis.
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L’éruption du 18 mai 1980 a totalement transformé la région.

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Crédit photo: USGS

Le souffle de l’explosion a détruit les forêts tandis que d’énormes quantités de matériaux se sont accumulées sur les pentes du volcan.

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Aujourd’hui, la Nature reprend ses droits et les traces de la catastrophe sont encore bien visibles, même si elles sont moins évidentes qu’il y a 20 ans. Elles sont là pour nous rappeler que nous sommes très vulnérables. Le St Helens est calme en ce moment, même si les sismographes tendent à montrer que la chambre magmatique est en train de se recharger. Voici quelques vues de la zone sommitale telle que je l’ai observée en juillet 2015.

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Je conseille aux visiteurs du Mount St Helens National Volcanic Monument de faire une halte dans les centres d’accueil où sont exposés des documents fort intéressants. Je recommande en particulier une visite au Seaquest / Silver Lake Visitor Center qui présente des expositions d’interprétation et des projections de films informant les visiteurs sur les événements qui ont conduit à l’éruption 1980. Les enfants pourront se glisser à l’intérieur d’une maquette de volcan très pédagogique. Situé au terminus de State Highway 504, le Johnston Ridge Observatory, ainsi nommé en souvenir du volcanologue David Johnston, offre une vue splendide sur le volcan et propose de bonnes expositions.

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Photos: C. Grandpey

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drapeau anglaisMount St Helens offers one of the most dramatic landscapes of the United States. The eruption of May 18th 1980 totally transformed the region. The blast of the explosion destroyed the forests while huge amounts of materials accumulated on the slopes of the volcano.
Today, Nature is recovering and the signs of the disaster can still clearly be seen, although they are less obvious than 20 years ago. They are here to remind us that we are very vulnerable. Mt St Helens is currently quiet, although seismographs tend to show that tha magma chamber is refilling.
Visitors to Mount St Helens National Volcanic Monument should not forget the visitor centers where some interesting documents are exhibited. I recommend a visit to the Seaquest / Silver Lake Visitor Center which features walk-through interpretive exhibits and theater programs to educate the visitor on the events that led to the 1980 eruption. A walk-through volcano model is popular with children of all ages. Located at the end of State Highway 504, the Johnston Ridge Observatory, named after volcanologist David Johnston, has an awesome view of the volcano, as well as great exhibits.

Retour du « vog » à Hawaii // « Vog » is again a nuisance in Hawaii

La sécheresse qui s’est installée à Hawaii au cours des dernières semaines a contribué à déclencher plusieurs feux de broussailles dont la fumée est vite devenue une nuisance. Les incendies sont maintenant circonscrits, mais les gaz du Kilauea ont pris le relais à cause d’une pause dans les alizés. Cela signifie le retour du « vog », ou brouillard volcanique. Lorsque les alizés soufflent du nord-est, la plus grande partie du vog est poussée vers le sud-ouest, loin des zones habitées, mais ce n’est pas le cas en ce moment..
Une légère reprise des alizés sera observée brièvement aujourd’hui avant qu’un flux de sud se développe dimanche à l’avant d’un nouveau front en provenance du nord-ouest. Cela signifie que le vog va persister encore plusieurs jours.
La partie occidentale de Big Island a reçu à la fois la fumée et le vog au cours des derniers jours, mais il n’y a pas eu de réelle menace pour la santé publique. Les personnes souffrant de problèmes respiratoires sont invitées à « rester à l’intérieur, se reposer et se réhydrater. »
Les services sanitaires hawaiiens publient régulièrement des informations sur la qualité de l’air. Ces données sont disponibles sur une carte interactive sur un site Internet.
L’Université d’Hawaii diffuse également les mesures de vog ainsi que les prévisions.
Le HVO donne lui aussi des informations en ligne sur l’intensité du vog ainsi que la direction des panaches de vog dans le Parc National.
http://hiso2index.info/
http://weather.hawaii.edu/vmap/html/about_vmap.htm
Source : West Hawaii Today.

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The drought that prevailed in Hawaii during the past weeks helped trigger several whose smoke became a nuisance. The fires have now been put out but the gases from Kilauea took over because of a pause in the trade winds. This means “vog”, or volcanic fog. When normal trade winds are blowing out of the northeast, most of the concentration of vog is going to go down to the southwest, away from people.
Light trades will establish only briefly today before a southerly flow develops Sunday ahead of a new front approaching from the northwest, which will keep the vog around for several more days.
The west side of Hawaii Big Island has indeed been hammered with the combination of vog and smoke over the past few days, but there was no rise to the level of a public health threat. People with respiratory problems are advised to “stay indoors, rest and rehydrate.”
The Hawaii Department of Health compiles and publishes air quality data, available on an interactive map on its website. The University of Hawaii hosts an online vog measurement and prediction project. .
Hawaiian Volcano Observatory also publishes an online site which shows vog intensity and the direction of the vog plumes within the national park.
http://hiso2index.info/
http://weather.hawaii.edu/vmap/html/about_vmap.htm
Source : West Hawaii Today.

Un grand basculement a refaçonné la surface de la planète Mars // Great tilt gave Mars a new face

drapeau-francaisUne nouvelle étude parue dans la revue Nature et mise en ligne le 2 mars 2016 révèle que l’émergence du dôme de Tharsis a déplacé les tropiques d’origine de la planète Mars et peut-être donné naissance à la planète froide, sèche et morte que nous connaissons aujourd’hui. Avec 5000 kilomètres de diamètre et plus de 10 kilomètres d’épaisseur, Tharsis Montes est le plus grand complexe volcanique connu dans le système solaire. L’énorme effusion de lave qui l’a créé il y a entre 4,1 et 3,7 milliards d’années a chamboulé la planète toute entière. Ce n’est pas l’axe de rotation de Mars qui a bougé (phénomène que l’on appelle variation de l’obliquité) mais les parties externes (manteau, croûte) qui ont tourné par rapport au noyau ! Ce phénomène avait été prédit théoriquement, mais jamais encore démontré.
On pensait jusqu’alors que, sous son poids énorme, le dôme volcanique de Tharsis avait fait se courber la croûte de la planète et dicté la direction empruntée par les rivières martiennes qui se sont formées par la suite. Toutefois, la nouvelle étude suggère que les rivières et leurs réseaux de vallées se sont formés en premier lieu et se sont concentrés le long de l’équateur. L’émergence du dôme de Tharsis a fait basculer la planète à un tel point que, si cela se produisait sur Terre, Paris se retrouverait au-dessus du pôle nord magnétique, situation qui aurait des effets catastrophiques sur le climat et sur l’eau.
Il y a huit ans, un chercheur français a remarqué que les réseaux de vallées qui se sont formés il y a entre 4 et 3 milliards d’années étaient réparties presque comme dans un cercle, mais avec une certaine inclinaison au niveau de l’équateur. Le scientifique et ses collègues ont calculé la position des pôles martiens avant Tharsis, et sont arrivés à la conclusion que le cercle aurait suivi l’équateur. Ils ont également cherché des preuves d’un climat polaire dans la région supposée des pôles. L’ancien pôle nord se trouve dans une région avec une grande quantité de glace qui pourrait correspondre à une ancienne calotte polaire, et il existe également des preuves de présence d’eau au niveau de l’ancien pôle sud.
Selon les chercheurs, la logique voudrait que les rivières fussent déjà en place avant la formation de la région de Tharsis. Il se peut aussi qu’elles se soient mises en place en même temps, peut-être sous l’effet de chutes de pluie ou de neige pendant l’activité de l’énorme édifice volcanique.
Le prochain objectif des chercheurs sera d’étudier comment ce chambardement au niveau de la croûte de Mars a pu contribuer à la perte de l’eau et de l’air sur la planète. Au début de son existence, Mars a pu avoir des tropiques où régnait un climat chaud et humide, tout comme la Terre maintenant. Mais à un moment donné, la planète a perdu l’atmosphère épaisse qui la protégeait, et une grande partie de l’eau a disparu au même moment. Une chose est certaine : le basculement des pôles s’est produit lorsque l’eau et l’atmosphère ont disparu ou étaient en train de disparaître.
Vous trouverez une étude plus détaillée sur le site du CNRS : http://www2.cnrs.fr/en/2719.htm

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drapeau-anglaisA new study in the journal Nature and published online on March 2nd 2016 reveals that the emergence of a huge mount of molten rock jostled the Red Planet’s early tropics out of position, and may have helped usher in the cold, dry and dead version of the planet we know today. That massive bulge of volcanic rock is called the Tharsis region. At 5000 kilometres across and more than 10 kilometres thick, it is the largest known volcanic complex in the solar system. When huge outpourings of lava between 4.1 and 3.7 billion years ago created it, it deformed the entire planet.
It was thought that Tharsis bent the planet’s crust and dictated the direction of Martian rivers, which formed later. But a new research suggests that the rivers and their valley networks formed first, and were concentrated along the equator. The formation of Tharsis tilted the planet around so much that, if it happened on Earth, Paris would sit atop the magnetic north pole – a rearrangement that would have wild, catastrophic effects on the climate and water.
Eight years ago, a French researcher noticed that valley networks that formed between 4 and 3 billion years ago were arranged almost as if they were in a circle, but tilted a bit from the equator. The scientist and his colleagues calculated where Mars’s poles would have been before Tharsis, and worked out that the circle would have followed the equator. They also looked for evidence of a polar-like climate at what would have been the poles. The “paleo” north pole is in a region with a large amount of ice, possibly corresponding to an ancient polar ice cap, and there is evidence of water at the ancient south pole as well.
They conclude that the placement of the rivers makes the most sense if they were in place before the Tharsis region formed, or if they were forming concurrently – maybe even by rainfall or snowfall happening as the enormous volcanic structure was active.
The next goal is studying how this crustal shifting might have contributed to Mars’s loss of water and air. As a young planet, Mars may have had warm, wet, and humid tropics at its equator just like Earth does now. But at some point, it lost is thick protective atmosphere, and much of the water went with it. What is certain is that the true polar wander occurred when the water and atmosphere disappeared or was disappearing.
You will find e more detailed study on the CNRS website : http://www2.cnrs.fr/en/2719.htm

Mars

Chronologie du basculement des pôles de Mars, d’après la dernière étude.