L’éruption du Tambora est la véritable cause de la défaite de Napoléon à Waterloo // The Tambora eruption is the real cause of Napoleon’s defeat at Waterloo

En tant que Français, je me sens mieux aujourd’hui! Je viens d’apprendre que la défaite de Napoléon à Waterloo a été causée par l’éruption du volcan Tambora en Indonésie plutôt que par la qualité de l’armée anglaise. Cela doit être vrai car l’article a été écrit par un chercheur du très sérieux Imperial College of London. Je savais que les Anglais étaient fair-play quand ils gagnent – avec leur célèbre « Good game! » – mais je n’aurais jamais imaginé qu’ils pourraient attribuer leur victoire à Waterloo aux caprices de la Nature!
L’article explique que les cendres volcaniques chargées en électricité ont court-circuité l’atmosphère terrestre en 1815, provoquant un épisode de mauvais temps à l’échelle de la planète et, donc, la défaite de Napoléon. Les historiens avaient déjà affirmé que la pluie et la boue ont aidé l’armée alliée à vaincre Napoléon à la bataille de Waterloo, événement qui a changé le cours de l’histoire en Europe.
Deux mois avant la bataille de Waterloo, le Tambora est entré en éruption en Indonésie, tuant 100 000 personnes et plongeant la Terre dans une « année sans été » en 1816. Victor Hugo, dans le roman Les Misérables, a écrit à propos de la bataille de Waterloo qu’« un nuage traversant le ciel à contre sens de la saison a suffi pour l’écroulement d’un Monde. »
Un chercheur de l’Imperial College London a découvert que les cendres volcaniques chargées en électricité provenant des éruptions peuvent «court-circuiter» le courant électrique de l’ionosphère, le niveau supérieur de l’atmosphère responsable de la formation des nuages. Les résultats, publiés dans la revue Geology, pourraient confirmer le lien entre l’éruption et la défaite de Napoléon. Selon l’étude, l’éruption du Tambora a « court-circuité l’ionosphère », entraînant la formation de nuages qui ont déversé de fortes pluies en Europe et contribué à la défaite de Napoléon. L’article montre que les éruptions peuvent envoyer la cendre beaucoup haut qu’on ne le pensait, jusqu’à 100 kilomètres d’altitude.
Le scientifique anglais a créé un modèle pour calculer à quelle distance pouvait se maintenir la cendre volcanique chargée électriquement et il a découvert que des particules de moins de 0,2 millionième de mètre de diamètre pouvaient atteindre l’ionosphère lors de grandes éruptions. Il a expliqué que «les panaches volcaniques et les cendres peuvent avoir des charges électriques négatives et que le panache repousse les cendres, les propulsant haut dans l’atmosphère, de la même façon que deux aimants s’éloignent l’un de l’autre si leurs pôles correspondent. »
Les résultats des expériences confirment les archives historiques décrivant d’autres éruptions. Les relevés météorologiques étant rares pour 1815, le chercheur a examiné les données météorologiques à la suite de l’éruption du Krakatau (Indonésie) en 1883 afin de tester sa théorie. Les données à propos du Krakatau montrent des températures moyennes plus basses et des précipitations réduites presque immédiatement après le début de l’éruption ; les précipitations à l’échelle de la planète ont été plus faibles pendant l’éruption que pendant ou après l’événement. On a également signalé des perturbations ionosphériques après l’éruption du Pinatubo (Philippines) en 1991, qui ont pu être causées dans l’ionosphère par des cendres chargées électriquement en provenance du panache volcanique. De plus, un type de nuage particulier est apparu plus fréquemment que d’habitude après l’éruption du Krakatau : Les nuages noctulescents (aussi connus sous le nom de nuages polaires mésosphériques) sont rares et lumineux et se forment dans l’ionosphère. Ces nuages ​​sont peut-être la preuve de la lévitation électrostatique des cendres provenant de grandes éruptions volcaniques.

Les patriotes anglais diront que la météo à Waterloo était défavorable pour leurs troupes aussi. Allez savoir…
Source: Imperial College London.

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As a Frenchman, I’m feeling better today! I have just read that Napoleon’s defeat at Waterloo was caused by the eruption of Tambora Volcano in Indonesia rather than by the quality of the English army. It must be true because the article was written by a researcher of the very serious Imperial College of London. I knew the English were fair play when they won – with their famous “good game!” – but I had not imagined they could attribute their victory at Waterloo to natural factors!

The article explains that electrically charged volcanic ash short-circuited Earth’s atmosphere in 1815, causing global poor weather and Napoleon’s defeat. Historians have explained that rainy and muddy conditions helped the Allied army defeat the French Emperor Napoleon Bonaparte at the Battle of Waterloo, an event which changed the course of European history.

Two months prior to the battle at Waterloo, Mount Tambora erupted in Indonesia, killing 100,000 people and plunging the Earth into a ‘year without a summer’ in 1816. Victor Hugo in the novel Les Miserables wrote about the Battle of Waterloo: ‘an unseasonably clouded sky sufficed to bring about the collapse of a World.’

A researcher from Imperial College London has discovered that electrified volcanic ash from eruptions can ‘short-circuit’ the electrical current of the ionosphere, the upper level of the atmosphere that is responsible for cloud formation. The findings, published in the journal Geology, could confirm the suggested link between the eruption and Napoleon’s defeat. According to the study, the Tambora eruption short-circuited the ionosphere, ultimately leading to a pulse of cloud formation. This brought heavy rain across Europe that contributed to Napoleon Bonaparte’s defeat. The paper shows that eruptions can hurl ash much higher than previously thought into the atmosphere, up to 100 kilometres above ground.

The English scientist created a model to calculate how far charged volcanic ash could levitate, and found that particles smaller than 0.2 millionths of a metre in diameter could reach the ionosphere during large eruptions. He wrote that “volcanic plumes and ash both can have negative electrical charges and thus the plume repels the ash, propelling it high in the atmosphere. The effect works very much like the way two magnets are pushed away from each other if their poles match.”

The experimental results are consistent with historical records from other eruptions. Weather records are sparse for 1815, so to test his theory, the researcher examined weather records following the 1883 eruption of Krakatau Volcano. The data showed lower average temperatures and reduced rainfall almost immediately after the eruption began, and global rainfall was lower during the eruption than either period before or after. There are also reports of ionosphere disturbance after the 1991 eruption of Mount Pinatubo (Philippines) which could have been caused by charged ash in the ionosphere from the volcano plume. In addition, a special cloud type appeared more frequently than usual following the Krakatau eruption. Noctilucent clouds are rare and luminous, and form in the ionosphere. These clouds may provide evidence for the electrostatic levitation of ash from large volcanic eruptions.

English patriots will say that the weather was poor for the English too at Waterloo. Who knows?

Source : Imperial College London.

 Eclairs lors de l’éruption du Rinjani en 1994 (Crédit photo : Wikipedia)

 

Kilauea (Hawaii): Signes que l’éruption est bel et bien terminée // Signs that the eruption is over

Même si les scientifiques hawaïens refusent toujours d’admettre que l’éruption est définitivement terminée, les autorités locales prennent des mesures et effectuent les réparations nécessaires pour rouvrir partiellement le Parc National des Volcans d’Hawaï le 22 septembre 2018. 32 bâtiments ont été inspectés et l’alimentation en eau a été rétablie dans neuf bâtiments. 30 kilomètres de sentiers ont été inspectés par le Service des Parcs Nationaux. Le 10 septembre, une équipe d’ingénieurs commencera à évaluer les réparations à effectuer sur les routes du Parc. En raison des importants dégâts causés par les séismes, aucun véhicule de plus de cinq tonnes ne sera autorisé à pénétrer dans le Parc lors de sa réouverture.
Pour la première fois depuis de nombreuses années, les visiteurs ne verront pas de lave dans le Parc. L’éruption qui vient de s’achever a vu la disparition du lac de lave sommital et des coulées de lave en provenance du Pu’uO’o.
En cliquant sur le lien suivant, vous aurez une liste des zones qui rouvriront le 22 septembre:
https://www.hawaii247.com/2018/08/31/hawaii-volcanoes-national-park-making-progress-with-repairs-to-reopen-on-september-22-2018/

Un autre signe confirme que l’éruption est bel et bien terminée. La Protection Civile a annoncé des modifications concernant les restrictions d’accès à l’intérieur du District de Puna et la réouverture de certains points de contrôle. Plusieurs d’entre eux ne sont plus contrôlés par la police à compter du 31 août 2018.
Cependant, l’ordre d’évacuation des Leilani Estates est toujours en vigueur. L’accès à la totalité du champ de lave est interdit, ainsi qu’à un périmètre de sécurité de 50 mètres. Les visiteurs sont priés de respecter les propriétés privées de la zone ; les contrevenants seront poursuivis.

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Even though Hawaiian scientists still refuse to admit the eruption is definitely over, local authorities are taking measures and completing emergency repairs to partially reopen Hawaii Volcanoes National Park on September 22nd, 2018. 32 buildings have been inspected, non-potable water has been restored to nine buildings, and 30 kilometres of trail have been assessed by the National Park Service. On September 10th, a team of engineers will begin assessments on park roads. Due to extensive earthquake damage, no vehicles over five metric tons will be allowed to enter the park when it reopens.

For the first time in many years, there is no molten lava to see in the park. The recent eruption saw the disappearance of the summit lava lake and lava flows from Pu’uO’o have ceased.

By clicking on the following link, you will have a list of the areas that will reopen on September 22nd:

https://www.hawaii247.com/2018/08/31/hawaii-volcanoes-national-park-making-progress-with-repairs-to-reopen-on-september-22-2018/

There is another sign that the eruption has come to an end. Civil Defense has announced changes to Puna lava zone policies involving restricted areas and checkpoints. Several checkpoints are no longer controlled by the police, starting on August 31st, 2018.

However, the mandatory evacuation area in Leilani Estates order is still in place. Access to the entire lava flow field and a 50-metre perimeter are restricted. Visitors are asked to respect the private property rights of the residents in the lava zone, and trespassers will be prosecuted.

Les visiteurs du parc découvriront une zone sommitale bouleversée (Crédit photo: USGS / HVO)

Kilauea (Hawaii): Fin de l’éruption ? // End of the eruption ?

À en juger par le ton des derniers bulletins du HVO, il semble que les scientifiques américains soient à la fois perplexes et déçus par la situation sur le Kilauea. Ils s’attendaient à une éruption longue, qui pourrait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et ils se trouvent confrontés à un événement qui s’achève relativement rapidement. Il est clair qu’ils ont mal apprécié la situation. Même les Américains peuvent se tromper!
Les dernières observations montrent que l’activité éruptive a cessé sur le volcan. On n’observe plus d’incandescence à l’intérieur du cône de la Fracture n° 8, et plus aucune lave ne pénètre dans l’océan. Des quantités négligeables de gaz, principalement de la vapeur, sortent de la paroi nord du cône de la Fracture n° 8 et de certains secteurs de la Lower East Rift Zone (LERZ). Les parois intérieures du cône et du chenal de lave ont tendance à s’affaisser. Le cône mesure une cinquantaine de mètres de hauteur. .
Le sommet de Kilauea est calme, sans effondrement, depuis le 2 août 2018. La sismicité reste faible et la déformation du sol est négligeable. Les émissions de SO2 au sommet et le long de la LERZ ont considérablement diminué et sont souvent trop faibles pour pouvoir être mesurées. .
A mes yeux, la fin de l’éruption n’est pas une surprise. Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises, son déclin a été très progressif : 1) réduction puis fin des fontaines de lave dans la Fracture n° 8 ; 2) diminution du débit de lave dans le chenal vers la mer ; 3) ralentissement de l’affaissement de la caldeira sommitale;  4) réduction de l’entrée de lave dans l’océan, puis 5) fin complète de l’éruption.

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Judging from the tone of the latest HVO bulletins, it seems US scientists are both puzzled and disappointed with the situation on Kilauea Volcano. They had expected an eruption that might last more weeks or months and that is rapidly coming to an end. It is clear they were mistaken in their diagnosis. Even the Americans can be wrong!

The latest observations show that activity has stopped on the volcano. No more incandescence is visible in the Fissure 8 cone, and no more lava is entering the ocean. Minor amounts of gases, primarily steam, are rising from the north wall of the Fissure 8 cinder cone and from areas along the Lower East Rift Zone. The interior walls of the cone and lava channel are slumping downward and inward. The cinder cone is about 50 metres high.  .

The summit of Kilauea has remained quiet, with no collapse events since August 2nd, 2018. Seismicity remains low and ground deformation is negligible. SO2 emissions at both the summit and LERZ are drastically reduced and often too low to be measured. .

The end of the eruption is no surprise to me. As I have written it several times, the decline of the eruption was very progressive with 1) the reduction and the end of lava fountains in Fissure 8, then 2) the decrease in lava output in the lava channel to the ocean, together with 3) the slowing of the slumping of the summit caldera;  then 4) the reduction of the lava entry; then 5) the complete end of the eruption.

Plus aucun signe d’activité au fond de la Fracture n°8 (Crédit photo: USGS / HVO)

Réouverture du Parc National du Poás (Costa Rica) // Reopening of Poás Volcano National Park (Costa Rica)

Enfin une bonne nouvelle dans le monde des volcans. Après la plate-forme d’observation qui n’a jamais existé pour admirer l’éruption du Kilauea (Hawaii), le Costa Rica a de nouveau ouvert au public le Parc National du Volcan Poás qui était resté fermé pendant 16 mois en raison de l’activité volcanique. Il y a maintenant un nouveau système de sécurité pour les touristes. Il comprend des abris, des équipements de sécurité tels que des casques et des masques, ainsi que des systèmes de mesure des gaz en temps réel.
Les visiteurs seront autorisés à se rendre au point de vue sur le cratère en groupes, avec un maximum de 50 personnes et pour une durée de 20 minutes.
Source: Inside Costa Rica.

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At last a good piece of news in the world of volcanoes. After the observation platform that never existed to see the eruption of Kilauea (Hawaii), Costa Rica has reopened visits to the Poás  Volcano National Park that was closed for 16 months due to volcanic activity. There is now a new security system for tourists. It includes shelters, safety equipment such as helmets and masks, as well as gas meters in real time.

Visitors will be allowed to go to the crater viewpoint in groups, with of maximum 50 people and for a period of 20 minutes.

Source : Inside Costa Rica.

Crédit photo: Wikipedia