Vue informatique du séisme du 24 janvier 2016 à Anchorage // Computer view of the 24 January 2016 Anchorage earthquake

drapeau-francaisLa partie sud-ouest de l’Alaska a été secouée par un violent séisme de magnitude M 7.1 aux premières heures du dimanche 24 janvier 2016 (voir ma note du 25 janvier), avec la destruction de quatre maisons sur la péninsule de Kenai et un mouvement de panique dans toute la région. Le séisme s’est produit à 1h30 (heure locale) sur la rive ouest de Cook Inlet, à environ 105 km à l’ouest de Homer et à environ 260 km au sud-ouest d’Anchorage, à une profondeur de 120 km. Il a duré une trentaine de secondes et a été ressenti jusqu’à Juneau et Fairbanks.

Une vidéo de l’USGS montre de manière amplifiée la réaction, et surtout la résistance à ce séisme, du Robert B.Atwood Building, un édifice célèbre du centre-ville d’Anchorage.
https://youtu.be/Nt0m5JWa62w

La vidéo propose une transposition informatique des mouvements de cet immeuble situé à l’angle de West Seventh Avenue et F Street. Ils sont amplifiés 300 fois à des fins d’étude. Le but est de montrer les contraintes que doit supporter un bâtiment, tant au niveau de la translation – nord, sud, est, ouest – que de la torsion. Bien que les mouvements soient amplifiés dans la vidéo, la durée est conforme à celle enregistrée par les sismographes pendant l’événement.
Les sismologues étudient également les mouvements de deux autres bâtiments d’Anchorage : l’hôtel Hilton et le Frontier Building à l’angle de 36th Avenue et A Street. Aucun d’entre eux n’a été endommagé pendant le séisme.

Sources: USGS / ADN.

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drapeau-anglaisSouthcentral Alaska was rocked by a strong and prolonged M 7.1 earthquake early Sunday January 24th 2016 (see my note of January 26th), destroying four homes on the Kenai Peninsula and causing panic throughout the region. The quake struck at 1:30 a.m (local time) on the west side of Cook Inlet, about 105 km west of Homer and about 260 km southwest of Anchorage, at a depth of 120 km. It was felt from Juneau to Fairbanks.

A video from the U.S. Geological Survey offers an amplified look at how one of downtown Anchorage’s landmark structures weathered the event.

https://youtu.be/Nt0m5JWa62w

The video depicts computer-generated movements of the Atwood Building at West Seventh Avenue and F Street. They are magnified 300 times for study purposes. The aim is to show the actual motions that a building can have, which is translational — north, south, east, west — and then torsional. Although the motion in the video is magnified, how long the Atwood moves in the clip is unchanged from the day of the quake.

The seismologists are also examining the movements of two other Anchorage buildings during the quake, including the Anchorage Hilton and the Frontier Building at 36th Avenue and A Street. None of them were damaged during the quake.

Sources : USGS / ADN.

Atwood

Robert B. Atwood Building dans le centre-ville d’Anchorage (Crédit photo: Wikipedia)

L’IAVCEI et le rôle des scientifiques en contexte éruptif // IAVCEI and the scientists’part in eruptive situations

drapeau-francaisL’Association Internationale de Volcanologie et de Chimie de l’Intérieur de la Terre (IAVCEI) a récemment publié un document intitulé Vers des lignes directrices de l’IAVCEI sur les rôles et les responsabilités des scientifiques impliqués dans l’évaluation  et la gestion des risques volcaniques, ainsi que la réponse aux crises. Il peut être lu à cette adresse, en utilisant le bouton «Télécharger PDF» sur la page:
http://iavcei.us7.list-manage.com/track/click?u=1285967088bec9dad5716099a&id=bb0d9fc90d&e=077f3f6a29

Voici la traduction du préambule de ce document :

L’Association Internationale de Volcanologie et de Chimie de l’Intérieur de la Terre (IAVCEI), en tant qu’association internationale représentative des scientifiques travaillant sur l’évaluation et la gestion des risques volcaniques, favorise une discussion ouverte au sein de la communauté scientifique à propos de nombreux sujets tels que :
* La meilleure façon de comprendre et de prévoir l’activité volcanique, les risques associés, et de contribuer à l’évaluation des risques;
* Les rôles et responsabilités dévolus aux scientifiques avant, pendant et après les crises;
* La nature des relations des scientifiques avec les autorités gouvernementales, les populations à risque, et les médias;
* La manière et l’ampleur de l’implication des scientifiques dans les processus qui conduisent les autorités à prendre des décisions, le degré de responsabilité ou de vulnérabilité des scientifiques dans les conséquences de ces décisions, et la façon dont l’apport des scientifiques peut être perçu et jugé par autrui;
* Le rôle de la culture nationale et locale et la perception du risque à la fois dans la politique de communication et de gestion des risques;
* L’efficacité des descriptions de phénomènes volcaniques prévus, les risques associés, et leurs incertitudes connexes;
* La meilleure façon d’augmenter la sensibilisation, la préparation et l’autonomisation des individus et de la société dans son ensemble, afin de réduire l’impact des phénomènes volcaniques sur la société.

En particulier, IAVCEI, en tant qu’organisme moderne, veut offrir à travers ses médias (son site Web, ses archives, ses documents, ses notes de recommandation) du matériel d’information susceptible d’aider ses membres et d’autres personnes à remplir ces rôles et assumer ces responsabilités. En particulier, les scientifiques ont un rôle à jouer dans la protection des populations et des sociétés contre les dommages causés par des phénomènes volcaniques, dans le cadre de la prise de conscience des besoins et des divers contextes culturels. En outre, l’IAVCEI veut développer des structures au sein desquelles les relations et la communication avec les communautés locales, les médias et les autorités peuvent être encouragées et améliorées.

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drapeau-anglaisThe International Association of Volcanology and Chemistry of the Eart’s Interior (IAVCEI) has recently released a document entitled Toward IAVCEI guidelines on the roles and responsibilities of scientists involved in volcanic hazard evaluation, risk mitigation, and crisis response that can be read at this address, using the “Download PDF” button on the page:

http://iavcei.us7.list-manage.com/track/click?u=1285967088bec9dad5716099a&id=bb0d9fc90d&e=077f3f6a29

Here is the foreword:

The International Association for Volcanology and Chemistry of the Earth’s Interior (IAVCEI), as the representative international association of scientists working on volcanic hazard evaluations and risk mitigation, promotes sustained open discussion within the scientific community of many relevant issues, including the following:

* how to best understand and forecast volcanic activity, the associated hazards, and contribute to risk evaluations;

* the appropriate roles and responsibilities of scientists prior to, during, and after crises;

* the nature of scientists’ relationships with government authorities, populations at risk, and the media;

* the manner and extent of involvement of scientists in processes that eventually lead authorities to make decisions, the extent of the liability or vulnerability of scientists to

the outcomes of these decisions, and the way that scientists’ input may be perceived and judged by others;

* the role of national and local culture and perception of risk in both mitigation policy and communication of hazard and risk;

* the effectiveness of descriptions of forecasted volcanic phenomena and associated hazards, and of their related uncertainties;

* how to best increase the awareness, preparedness and empowerment of individuals, and society as a whole, in order to reduce the impact of volcanic phenomena on society.

In particular, IAVCEI, as a modern learned society wants to offer through its media (e.g., its website, archives, documents, recommendation notes) informative material, which can help members and others to fulfill these roles and responsibilities. In particular, scientists have a role in protecting populations and societies from harm due to volcanic phenomena, within the context of, and being cognizant of, diverse cultural needs and settings. Furthermore, IAVCEI wants to develop frameworks within which relationships and communication with local communities, media, and authorities can be fostered and improved.

Le Chimborazo (Equateur) est le toit du monde! // Chimborazo (Ecuador) is the top of the world!

drapeau-francaisVoici une découverte qui ne sert pas à grand-chose, sauf d’avoir sa place dans les statistiques. Des mesures effectuées par une équipe de scientifiques de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) sont arrivées à la conclusion que le volcan Chimborazo – point culminant de l’Equateur avec 6310 mètres – se dresse à une distance de 6,384 kilomètres du noyau de la Terre, soit deux kilomètres plus haut que le Mont Everest.
Les mesures, qui ont une marge d’erreur de 10 centimètres, montrent que Chimborazo est aussi l’endroit le plus proche du Soleil sur notre planète.  C’est donc le toit du monde, même si l’Everest culmine à 8848 mètres.
Source: http://www.telesurtv.net/english/news/Ecuadors-Chimborazo-Volcano-Higher-than-Everest-20160409-0001.html

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drapeau-anglaisHere is a discovery which is quite useless and is only worth keeping in the statistics. Measurements performed by a team of scientists at France’s Institute for Research and Development (IRD) have concluded that Mount Chimborazo – the highest mountain in Ecuador with 6,310 metres – stands 6,384 kilometres from the Earth’s core, making it two kilometres higher than Mount Everest.

The measurements, which have a 10-centimetre margin of error, show that Chimborazo is also the closest place on the planet to the Sun. This makes the mountain the top of the world, despite Everest being 8,848 metres high.

Source: http://www.telesurtv.net/english/news/Ecuadors-Chimborazo-Volcano-Higher-than-Everest-20160409-0001.html

Chimborazo

Le Chimborazo vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

55 Cancri E, une nouvelle exoplanète // A new extreme planet

drapeau-francaisLes scientifiques ont découvert une nouvelle exoplanète connue sous le nom de 55 Cancri E. Elle se trouve à 40 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Cancer. Grâce à son télescope infrarouge Spitzer, la NASA a remarqué que la température de son atmosphère semble varier entre 982 et 2704°C au cours d’une période de deux ans. Les astronomes ne peuvent pas vraiment expliquer ces changements drastiques de température, mais ils pensent que d’imposants volcans à la surface de la planète peuvent en être la cause. Une étude publiée par la Royal Astronomical Society indique que les gaz et la poussière véhiculés par d’énormes panaches volcaniques font peut-être écran à l’émission thermique de la planète vue depuis la Terre, ce qui ferait paraître son atmosphère parfois plus froide à nos télescopes. La présence d’hydrogène et d’hélium a été détectée dans l’atmosphère, mais il n’y a pas de vapeur d’eau
Cette exoplanète est une « super-Terre », ce qui signifie qu’elle est rocheuse (et non gazeuse) et a deux à dix fois la taille de notre propre planète. 55 Cancri E a environ deux fois le diamètre de la Terre, et huit fois sa masse. Il est liée à son étoile mère, ce qui signifie qu’elle a une face qui reste éclairée en permanence, tandis que l’autre face demeure dans l’ombre.

55 Cancri E a été découverte en 2004 et c’est la première planète rocheuse jamais observée au-delà de notre système solaire. Jusque-là, toutes les exoplanètes connues étaient des amas de gaz qui étaient faciles à repérer tellement ils étaient énormes, jusqu’à 300 fois la taille de la Terre.
55 Cancri E se trouve très proche de son étoile et met seulement 18 jours pour effectuer une seule orbite autour de son soleil.
Il faudra plus de temps, plus d’observations, et des équipements plus performants pour savoir avec certitude ce qui se passe sur 55 Cancri E.
https://youtu.be/COcxUGmtCWs

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drapeau-anglaisScientists have found an extreme planet known as 55 Cancri E located 40 light-years from Earth, in the Cancer constellation. Thanks to its infrared Spitzer telescope, NASA discovered that the atmospheric temperature appears to vary from 982 to 2704 degrees Celsius over the course of a two-year period. Astronomers cannot yet say for certain what might be responsible for these drastic shifts in temperature, but they suggest massive volcanoes on the planet’s surface may be to blame. A study published by the Royal Astronomical Society indicates that the gas and dust in enormous volcanic plumes might periodically blanket the thermal emission of the planet as seen from Earth, making its atmosphere appear cooler to our telescopes. The presence of hydrogen and helium was detected in the atmosphere, but no water vapour

This extreme planet is a super-Earth, which means it is both rocky and two to 10 times the size of our own planet. 55 Cancri E has about twice the diameter of Earth, but it has eight times the mass. It is also tidally locked with its star which means it has one side that stays in perpetual day, and another that remains in perpetual night.

It was discovered in 2004 and was the first rocky planet to ever be seen beyond our solar system. Up until then, all the known exoplanets were gas giants that were easier to spot because they are enormous, up to 300 times the size of Earth.

55 Cancri E lies very close to its host star and takes just 18 days to complete a single orbit around its sun.

It will take more time, more observations, and potentially more sensitive equipment to know for sure what is going on 55 Cancri E.

https://youtu.be/COcxUGmtCWs

Cancri

Source: NASA/JPL-Caltech