Bureau Australien de Météorologie : le changement climatique anthropique aggrave les incendies de forêt // Australian Bureau of Meteorology: human-caused climate change is worsening the wildfires

Selon le Bureau Australien de Météorologie, le changement climatique provoqué par les activités humaines aggrave les incendies de forêt en Australie. En effet, le phénomène augmente le risque de feux de végétation dans le pays en allongeant la saison des incendies, en diminuant les précipitations et en augmentant la température.
Bien que le changement climatique n’allume pas directement les incendies, il leur donne la possibilité de prendre une ampleur catastrophique en créant des températures plus chaudes, en augmentant la quantité de végétation sèche et en réduisant la disponibilité en eau en raison d’une évaporation plus élevée.
Le sud de l’Australie a connu un réchauffement rapide d’environ 1,5°C depuis 1950, ce qui crée des conditions parfaites pour des incendies dévastateurs. Selon le Bureau de Météorologie, 2019 a été l’année la plus chaude et la plus sèche jamais observée en Australie. Le mois de décembre en particulier a été l’un des deux mois les plus chauds jamais enregistrés. Un climatologue de l’Université de Columbia explique que la hausse constante des températures augmente la probabilité de vagues de chaleur et d’incendies. Selon lui, «leur véritable cause n’est pas le soleil. Ce ne sont pas non plus les volcans, ni les cycles naturels. Si quelqu’un vous dit: « Cela fait partie d’un cycle normal » ou « nous avons déjà eu des incendies comme celui-là auparavant », souriez poliment et partez, car cette personne n’a rien compris. »
Source: USA Today.

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According to the Australian Bureau of Meteorology, human-caused climate change is worsening the wildfires in Australia. Indeed, it is increasing bushfire risk in the country by lengthening the fire season, decreasing precipitation and increasing temperature.

While climate change does not directly ignite the fires, it gives them the chance to turn into catastrophic blazes by creating warmer temperatures, increasing the amount of dry vegetation available and reducing water availability because of higher evaporation.

Southern Australia has seen rapid warming of around 1.5°C since 1950, which creates perfect conditions for devastating fires. According to the Bureau of Meteorology, 2019 was both the hottest and driest year ever measured in Australia. December was particularly harsh: It was one of the top two hottest months on record for the nation. A Columbia University climate scientist explains that the constant increase in temperatures makes heat waves and fires more likely: “It’s not the sun. It’s not volcanoes. It’s not natural cycles. If anyone tells you, ‘This is part of a normal cycle’ or ‘we’ve had fires like this before,’ smile politely and walk away, because they don’t know what they’re talking about. »

Source: USA Today.

Image 3D des incendies en Australie, à partir de données satellitaires fournies par la NASA. On y voit les régions affectées par le feu, ce qui ne signifie pas forcément que ces zones soient actuellement en train de brûler.

L’Australie défie le changement climatique // Australia challenges climate change

Alors que le feu continue de ravager la végétation dans les Etats de Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria en Australie, les médias étrangers critiquent vertement l’attitude des autorités face à la crise.
La plupart des journaux écrivent que l’Australie est « prise dans une spirale climatique, » en partie par sa propre faute. Le pays est en train de payer le prix fort de son exploitation des combustibles fossiles. Deux des plus grandes catastrophes climatiques se produisent aujourd’hui en Australie : les feux de végétation, et la destruction irréversible de la Grande Barrière de Corail.
L’Australie est l’un des pays les plus exposés aux dangers du changement climatique. La majeure partie du 21ème siècle s’est déroulée dans une sécheresse historique. Les océans tropicaux autour de l’Australie sont plus menacés que tout autre biome par le changement climatique. Les habitants se sont regroupés le long des côtes tempérées et tropicales, là même où la hausse du niveau des océans menace les grandes villes. Ces mêmes bandes de terres habitables sont les endroits qui brûlent actuellement ou qui risquent d’être ravagés par le feu dans les prochaines années.
Confronté à de tels désastres, les Australiens pourraient se serrer les coudes pour éviter qu’ils se reproduisent. Au lieu de cela, ils ont élu des dirigeants ayant d’autres priorités. Par exemple, les exportations de charbon sont au cœur de la croissance économique du pays. L’Australie est le deuxième exportateur mondial de charbon et a évité la récession au cours des 27 dernières années en grande partie grâce à la vente du charbon.
La grande question est de savoir si l’Australie continuera d’être le proie des flammes et si la Grande Barrière de Corail continuera de mourir. Le Premier Ministre continuera-t-il à nier tout lien entre les feux de végétation et le changement climatique, comme l’a fait le président Trump en imputant les incendies de 2018 en Californie à la mauvaise gestion des forêts par cet État.
Les incendies qui ravagent actuellement l’Australie ont entamé la popularité de M. Morrison, le Premier Ministre. Des habitants furieux, dont certains avaient perdu leur maison, s’en sont pris verbalement à M. Morrison et ont refusé de lui serrer la main. Ils protestent contre le financement insuffisant des services d’incendie dans les campagnes. Certaines personnes l’ont accusé de « suicide climatique.»
Il est assez incroyable de constater que la réponse des dirigeants australiens à cette crise nationale sans précédent n’a pas été de défendre leur pays mais de défendre l’industrie des combustibles fossiles, comme s’ils voulaient que le pays soit condamné à sa perte. Alors que les incendies explosaient à la mi-décembre, le chef du parti travailliste d’opposition a fait une tournée des communautés minières pour exprimer son soutien sans équivoque aux exportations de charbon. Son argument est que si l’Australie cessait d’exporter aujourd’hui, la demande en charbon ne diminuerait pas ; le charbon proviendrait d’ailleurs. Cela ne réduirait donc pas les émissions de gaz à effet de serre. Il a ajouté que l’arrêt des exportations de charbon nuirait à l’économie et ne présenterait aucun avantage pour l’environnement.

Source : Journaux néo-zélandais et australiens.

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While bushfires keep destroying huge areas of Australia’s New Souh Wales and Victoria, overseas media outlets strongly criticize the authorities’response to the crisis  .

The general opinion is that Australia is « caught in a climate spiral » partly of its own creation. The country is paying the high price for the conditions that its fossil fuels have helped bring about. The two biggest kinds of climate calamity happening today have begun to afflict the continent. On the one hand, there are the bushfires, and on the other hand the irreversible destruction of the Great Barrier Reef.

Australia is one of the countries most at risk from the dangers of climate change. It has spent most of the 21st century in a historic drought. Its tropical oceans are more endangered than any other biome by climate change. Its people are clustered along the temperate and tropical coasts, where rising seas threaten major cities. Those same bands of liveable land are the places either now burning or at heightened risk of bushfire in the future.

Confronted with such challenges, Australia’s people might rally to reverse these dangers. Instead, they have elected leaders with other priorities. For instance, coal exports are at the heart of the country’s economic growth. Australia is the world’s second-largest exporter of coal, and has avoided recession for the past 27 years in part by selling coal.

The big question is to know whether Australia will continue to burn, and its coral will continue to die. Will Prime Minister Morrison distract from any link between the bushfires and climate change, as President Donald Trump did when he inexplicably blamed California’s 2018 blazes on the state’s forest mismanagement.

The current bushfires have made the Prime Minister unpopular. Furious locals, some of whom had lost their homes, shouted at Mr Morrison and refused to shake his hand. Their chief complaint was insufficient funding for the Rural Fire Service. Some people accused him of committing « climate suicide. »

Incredibly, the response of Australia’s leaders to this unprecedented national crisis has been not to defend their country but to defend the fossil fuel industry as if they were willing the country to its doom. While the fires were exploding in mid-December, the leader of the opposition Labour Party went on a tour of coal mining communities expressing his unequivocal support for coal exports. His argument is that if Australia stopped exporting today there would not be less demand for coal; it would come from a different place. So it would not reduce emissions. He added that stopping exporting coal would damage the economy and would not have any environmental benefit.

Source: New Zealand and Australian newspapers.

Source: ESA

Fonte catastrophique du permafrost en Alaska // Disastrous permafrost melting in Alaska

En Alaska, le permafrost subit de plein fouet les assauts du réchauffement climatique et le phénomène se produit beaucoup plus rapidement que prévu. Un article du journal local Anchorage Daily News donne des exemples de ce qui se passe dans le 49ème État de l’Union.

L’auteur de l’article explique que les pentes des montagnes se liquéfient et déclenchent des glissements de terrain qui donnent naissance à des deltas boueux au milieu de cours d’eau riches en saumons.

Alors que le nord de la mer de Béring se réchauffe, avec l’ouverture de nouvelles voies de navigation, la mortalité des oiseaux et des mammifères marins est en hausse avec le recul de la glace hivernale. On assiste à des plus en plus de tempêtes qui viennent frapper les côtes autrefois protégées par la glace. .

La fonte accélérée du permafrost ne se limite pas à l’Alaska, c’est en train de devenir un problème à l’échelle de la planète. Le sol gelé qui recouvre principalement les régions septentrionales du globe représente un vaste puits de carbone, avec des plantes et des animaux congelés qui libèrent des gaz à effet de serre en se réchauffant et se décomposant.
L’utilisation des combustibles fossiles reste la principale source d’émissions de gaz à effet de serre à l’origine du changement climatique, mais le permafrost dans son ensemble libère désormais 1,2 à 2,2 millions de tonnes de gaz à effet de serre chaque année. C’est pratiquement l’équivalent de ces mêmes émissions au Japon, selon un rapport de la NOAA publié en décembre 2019. Plus tard au cours du 21ème siècle, ces émissions devraient dépasser celles des États-Unis.

Les scientifiques qui étudient le permafrost remarquent des changements frappants dans le paysage de l’Alaska. Ainsi, des étendues encore gelées à l’intérieur de l’Etat et couvertes il y a dix ans par une forêt d’épinettes sont maintenant occupées par des lacs.

Le permafrost en Alaska va continuer à se réduire fortement au cours des prochaines décennies. Selon une étude de l’Université de l’Alaska, d’ici la fin du siècle, dans la partie septentrionale de l’Alaska, le sol devrait dégeler jusqu’à 20 mètres de profondeur. Cela confirme les craintes des scientifiques qui parlent d’un changement critique dans les régions arctiques de la planète. Dans le passé, les zones occupées par le permafrost absorbaient le dioxyde de carbone grâce à la croissance des plantes en été. Mais le rapport de la NOAA note que les régions du Nord contribuent désormais aux émissions de gaz à effet de serre au fur et à mesure que s’accélère le dégel du sol.

En Alaska, la fonte du permafrost va entraîner une remise à plat complète des zones construites et des infrastructures qui reposent sur le sol gelé. Les oléoducs, les plates-formes de forage et d’autres structures devront être étayés à mesure que fondra le permafrost et que s’affaissera le sol. Dans des villes comme Nome, la fonte du permafrost est déjà un casse-tête pour les propriétaires qui doivent renforcer les fondations des maisons qui s’inclinent. Il est évident que l’entretien des routes, des ponts et des aéroports coûtera beaucoup d’argent. Certains bâtiments et certaines structures construits sur du permafrost composé principalement de glace pourraient subir des dégâts catastrophiques.
Un bon exemple de la fonte du permafrost est la piste de l’aéroport de Nome, un élément clé pour relier la ville au monde extérieur. Au cours de l’été 2019, le ministère des Transports a dépensé 4,5 millions de dollars pour réparer la piste qui a été construite en urgence pendant la Seconde Guerre mondiale sur un terrain majoritairement composé de permafrost et qui connaît aujourd’hui de gros problèmes à cause de l’infiltration des eaux souterraines d’une rivière voisine. Les travaux devraient durer de trois à cinq ans alors que le terrain continue de s’affaisser. Pendant le mois de juillet 2019, le plus chaud jamais enregistré en Alaska, un gouffre de 4 mètres de profondeur s’est ouvert le long d’un des principaux axes routiers de la ville.

Les villages côtiers sont confrontés à une triple menace: l’élévation du niveau de la mer, la disparition de la glace côtière qui les protégeait autrefois des tempêtes, et la fonte du permafrost. Teller, une localité sur la côte ouest de l’Alaska, est l’un des 31 villages répertoriés par les autorités comme « menacés par les inondations et l’érosion ». Certains villages sont dans une situation encore plus désastreuse. Il y a une vive concurrence pour l’attribution de l’argent fédéral, et l’Alaska connaît de plus en plus  de difficultés financières. Les revenus de l’État reposent essentiellement sur les taxes et redevances liées à la production de pétrole qui est en déclin constant. La production en 2018 était en baisse de 75% par rapport à 1988, son année de gloire.
Source: Anchorage Daily News.

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Alaska’s permafrost is under assault from a warming climate, and it’s happening a lot faster than anticipated. An article in the Anchorage Daily News gives examples of what is happening in the 49th State of the Union.

The author of the article explains that hillside slopes have liquefied, unleashing slides that end up as muddy deltas in salmon streams

As the northern Bering Sea warms, opening new shipping lanes, bird and marine mammal die-offs are on the rise and winter ice is on the decline, enabling storms to gain strength over open water and slam into coastal communities.

The accelerating melt is a global concern. Permafrost, which mostly lies in the northern areas of the planet, is a vast carbon storehouse of frozen plants and animals that release greenhouse gases as they warm and decompose.

Fossil-fuel combustion still is the main source of greenhouse-gas emissions driving climate change. But the world’s permafrost now releases 1.2 to 2.2 million metric tons each year, nearly equal to Japan’s greenhouse-gas emissions, according to an NOAA report released in December 2019. Later this century, these emissions are expected to exceed those of the United States.

Scientists who study permafrost already are noticing striking changes in Alaska’s landscape. Stretches of Interior Alaska permafrost that a decade ago were covered by spruce forest are now covered with lakes.

Permafrost in Alaska is forecast to shrink substantially in the decades ahead. According to a University of Alaska research, by the century’s end, even on Alaska’s North Slope, the ground is expected to thaw 20 metres deep. This reflects what scientists say is a critical shift in the planet’s Arctic regions. In the past, permafrost regions, on balance, absorbed carbon dioxide through summer plant growth. But the NOAA report notes that northern regions are now a net contributor to greenhouse-gas emissions as the permafrost thaw quickens.

In Alaska, permafrost melting will lead to a fundamental rethinking of the fate of things built on top of it. Oil pipelines, drilling pads and other structures will need to be shored up as ice-rich permafrost melts and the ground sags. In towns such as Nome, the changes in permafrost already pose a headache for homeowners, who must level house foundations that tilt as the climate warms. Inevitably, it will cost a lot of money to maintain Alaska’s roads, bridges and airports. Some, if built on permafrost that is mostly ice, could suffer catastrophic failures.

A good example of permafrost melting is the runway of Nome airport, a key to linking the community to the outside world. Over the summer, the Alaska Department of Transportation spent 4.5 million dollars repairing the runway, which was built during World War II on permafrost terrain that is now settling in a process aggravated by groundwater seeping from a nearby river. The fix is expected to last three to five years as the ground continues to settle. And during the hottest July on record, a sinkhole 4 metres deep opened along a main road in the city.

Coastal villages face a triple threat: rising sea levels, a loss of winter ice that once helped protect them from storms, and thawing permafrost. Teller, on Alaska’s west coast,is one of 31 villages listed by authorities as « imminently threatened by flooding and erosion. » Some villages are in even more dire straits. There is keen competition for federal funds, and Alaska is having new money troubles. State government is largely funded by taxes and royalties on oil production, which has been in long-term decline. Oil production in 2018 was down 75% from a 1988 peak.

Source : Anchorage Daily News.

Effets de la fonte du permafrost sur la route à proximité de Nome

 

Pas d’hiver à Moscou et en Norvège! // No winter in Moscow and in Norway!

Il y a quelques jours, j’indiquais que Moscou (Russie) avait enregistré des températures record en décembre avec 6,2°C la veille de Noël, la température la plus chaude jamais observée à cette date. Il n’y a pas de période vraiment froide dans les prévisions météorologiques.
La chose positive est que le temps exceptionnellement doux a donné naissance à des discussions au sein de la population sur la crise climatique, un sujet qui n’est pas une priorité dans un pays qui dépend fortement des exportations d’hydrocarbures. Sans surprise, le président Poutine a reconnu la hausse globale des températures, mais a mis en doute le rôle de l’Homme dans le changement climatique. On le sait depuis longtemps, Trump et Poutine ont tout intérêt à voir la glace fondre dans l’Arctique avec l’ouverture de nouvelles voies de navigation et l’exploitation de ressources minérales.

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2020 a commencé avec la chaleur dans plusieurs régions de Norvège. Le 2 janvier, le record du mois a été battu à deux reprises: d’abord avec 18,6°C à Åndalsnes et ensuite avec 19°C à Sunndalsøra. Ce nouveau record de chaleur a effacé l’ancien qui était de 17,9°C en janvier 1989 à Tafjord.
Les réactions à ce temps exceptionnellement chaud en janvier ont été très diverses. Beaucoup de personnes trouvent que c’est agréable mais anormal et inquiétant.
Les prévisions à long terme montrent que le temps doux durera encore un certain temps. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour le reste de l’Europe, en particulier pour les stations de sports d’hiver.
Il convient également de noter qu’il y a très peu d’aurores boréales ces jours-ci en Europe du Nord. En effet, l’activité solaire est actuellement très faible.

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 A few days ago, I indicated that Moscow (Russia) saw record high temperatures in December with 6.2°C on Christmas Eve, the warmest recorded temperature for that date. And there is no really cold period in the weather forecast.

The good thing is that the unusually warm weather prompted public discussion about the climate crisis, a subject that is not often a priority in a country that heavily depends on hydrocarbon exports. Not surprisingly, President Putin acknowledged rising global temperatures, but cast doubt on the human role in climate change. It has long been known that Trump and Putin have an interest in seeing the ice melt in the Arctic with the opening of new shipping routes and the exploitation of mineral resources.

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It has been a hot start to 2020 in several parts of Norway. On Janiary 2nd, the record for this month was broken twice: First, 18.6°C in Åndalsnes and 19°C in Sunndalsøra. The new Norwegian heat record erased the old one at 17.9+C measured in January 1989 in Tafjord.

The reactions to the warm January weather have been mixed. Many find it nice but disturbing.

The long-term forecast shows that the mild weather will last for a while. This is not good news for the rest of Europe, especially the winter sport resorts.

It should also be noted that there arevery few northern lights these days in Northern Europe. Solar activity is currently very low.