Les volcans vus par Thomas Pesquet // Volcanoes as seen by Thomas Pesquet

L’astronaute français Thomas Pesquet a atterri sans encombre, vendredi, dans les steppes du Kazakhstan, avec son coéquipier russe, après six mois passés dans l’ISS, la station spatiale internationale.

La mission de notre compatriote a été une réussite technique, mais aussi un extraordinaire succès populaire et un exemple de communication avec l’espace. Son fil Twitter regorge de superbes clichés de la Terre pris depuis la Cupola, ce balcon vitré offrant une vue imprenable sur notre planète. L’astronaute a beaucoup communiqué avec les médias, mais aussi avec les scolaires, notamment grâce à Astro Pi, suivi par de nombreux établissements.
Il y avait très longtemps – depuis le dernier atterrissage de la navette spatiale Atlantis –  que je n’avais pas regardé une fin de mission astronautique. C’est avec grand plaisir que j’ai assisté vendredi au retour de Thomas Pesquet, dans le cadre d’une émission qui se tenait au Centre National d’Etudes Spatiales, avec la présence d’anciens astronautes et du président Emmanuel Macron qui a eu parfaitement raison de se déplacer pour assister à cet événement.

Voici quelques images de volcans photographiés par Thomas Pesquet depuis la Cupola de l’ISS.

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French astronaut Thomas Pesquet landed safely on Friday in the steppes of Kazakhstan with his Russian  colleague after six months spent in the International Space Station.
The mission performed by our compatriot was a technical success, but also an extraordinary popular success and an example of communication with space. His Twitter feed is packed with great snapshots of the Earth taken from the Cupola, the balcony with a breathtaking view of our planet. The astronaut communicated extensively with the media, but also with the students, thanks to Astro Pi, followed by many schools.
It was a very long time – since the last landing of the Space Shuttle Atlantis – that I had not watched an astronautical mission. It was with great pleasure that I watched on Friday the return of Thomas Pesquet, during a program that was held at the National Center for Space Studies, with the presence of former astronauts and President Emmanuel Macron who was perfectly right to move to attend this event.
Here are some images of volcanoes photographed by Thomas Pesquet from the ISS Cupola.

L’Etna (Sicile) en mars 2017.

Le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) au coeur des nuages

Le Taranaki (Nouvelle Zélande)

Le cratère du Mauna Loa (Hawaii).

Plus près de nous, les Monts du Cantal avec le Plateau du Coyan, encadré par la vallée de la Cère et celle de la Jordanne.

[Photos: Thomas Pesquet]

Le sud de l’Arizona / South Arizona : 1) Saguaro National Park

Situé à proximité de la ville de Tucson, dans le sud de l’Arizona, pas très loin de la frontière avec le Mexique, le parc national de Saguaro est connu pour ses nombreux cactus, dont le plus célèbre est le Saguaro (Carnegiea gigantea) qui lui a donné son nom. Sa fleur est un symbole de l’Arizona. La floraison a lieu entre avril et juin durant la nuit et très tôt le matin lorsque la température est encore fraîche. La fleur, fréquentée par les colibris,  ne reste présente que 24 heures durant lesquelles a lieu la pollinisation. Un cactus produit environ 200 fruits, qui abritent chacun près de 2000 graines appréciées de différents oiseaux comme la tourterelle à ailes blanches (Zenaida asiatica) ou le pic des Saguaros (Melanerpes uropygialis) qui disséminent les graines. Au bout de 25 ans de vie, le cactus ne dépasse pas 30 centimètres. Il lui faut attendre 50 à 60 ans pour porter ses premiers fruits et pour atteindre 2 mètres de haut. C’est lorsqu’il a entre 75 et 100 ans que son pied principal commence à se ramifier en lui donnant sa forme rendue célèbre par les westerns. Il atteint finalement une taille de près de 15 mètres pour un poids de 8 tonnes. A noter que de nombreux autres cactus sont également présents dans ce milieu aride

Voici quelques images de ce parc que j’ai eu l’occasion de visiter en mai 2017.

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Located close to the city of Tucson in southern Arizona, not far from the border with Mexico, Saguaro National Park is known for its many cacti, the most famous of which is the Saguaro (Carnegiea gigantea). Its flower is a symbol of Arizona. Flowering occurs between April and June during the night and very early in the morning when the temperature is still low. The flower only remains present for 24 hours during which pollination takes place. A cactus produces about 200 fruits, each of which harbours about 2,000 seeds, eaten by birds such as the white-winged turtle (Zenaida asiatica) or the Gila woodpecker (Melanerpes uropygialis), which spread the seeds. After 25 years of life, the cactus does not exceed 30 centimetres. It has to wait 50 to 60 years to bear its first fruits and to reach 2 metres of height. It is when it is between 75 and 100 years old that its main foot begins to ramify giving it its shape made famous by the westerns. It finally reaches a size of nearly 15 metres for a weight of 8 tons. It should be noted that many other cacti are also present in this arid environment
Here are some pictures of this park that I had the opportunity to visit in May 2017

 

Photos: C. Grandpey

Antelope Canyon (Arizona) : Mon cher canyon ! // Antelope, my dear canyon !

Pour qui visite l’ouest des Etats-Unis, Antelope Canyon figure inévitablement sur la liste des priorités. Situé dans le nord de l’Arizona, à côté de la petite ville de Page et du Lac Powell, dans la réserve de navajo, le site est constitué de deux gorges séparées, l’Upper Antelope Canyon et le Lower Antelope Canyon.

L’histoire dit que c’est une jeune indienne navajo, partie à la recherche d’un de ses moutons, qui découvrit cette gorge. L’Antelope Canyon peut seulement être visité en excursions guidées, officiellement parce que des pluies soudaines peuvent rapidement l’inonder (des Français y ont perdu la vie il y a quelques années), mais surtout parce que la visite représente une entrée d’argent considérables pour les Navajos.

Quand j’ai visité Antelope Canyon en 2002, le prix d’entrée était acceptable, le nombre de visiteurs raisonnable, et on pouvait prendre des photos librement en utilisant un trépied. Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Internet a contribué à la popularité du site, les touristes se précipitent…et les prix grimpent. Il faut arriver assez longtemps à l’avance pour réserver sa place (on peut le faire aussi sur Internet). Il faut débourser 48 dollars par personne pour effectuer la visite entre 11 heures et 13 heures, au moment où le soleil est au zénith et où la lumière est la plus belle à l’intérieur du canyon. C’est un peu moins cher le reste du temps. Pas de problème, les Navajos ont le sens du commerce ! J’ai eu une bonne discussion avec mon guide à l’issue de la visite et je lui ai fait remarquer que les tarifs pour les tours photographiques (90 dollars) frisaient l’arnaque, ce qu’il n’a guère apprécié. Le Navajo est susceptible, semble-t-il….

C’est vrai que la visite d’Antelope Canyon à l’heure du déjeuner est somptueuse, avec des lumières (incidentes surtout) d’une grande beauté. S’agissant de la photo, la gamme de sensibilités offerte par les derniers reflex numériques permet de se passer d’un trépied qui était obligatoire à l’époque où seule existait la photo argentique.

S’agissant de la visite, on vous conduit en 4×4 en suivant le lit d’une ancienne rivière jusqu’à l’entrée du canyon. La visite suit  ce dernier sur environ un kilomètre, avec des explications fort intéressantes.

La partie la plus fréquentée est l’Upper Antelope Canyon, plus grande et d’un accès facile. Par contre, pour le Lower Antelope Canyon, plus petit, l’entrée dans la faille est plus sportive et s’effectue avec des escaliers métalliques mis en place par les Navajos. Les visiteurs sont donc moins nombreux. Les deux failles présentent une qualité esthétique similaire, même si je préfère personnellement l’Upper Antelope Canyon.

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For those visiting western United States, Antelope Canyon is inevitably on the list of priorities. Located in northern Arizona, adjacent to the small town of Page and Powell Lake in the Navajo Reserve, the site consists of two separate gorges, the Upper Antelope Canyon and the Lower Antelope Canyon.
The story says that a young Indian Navajo, in search of one of her sheep, discovered this slot canyon. Antelope Canyon can only be visited on guided excursions, officially because sudden rains can quickly flood it (French people lost their lives a few years ago), but mainly because the visit is a onsiderable source of money for the Navajos.
When I visited Antelope Canyon in 2002, the entrance fee was acceptable, the number of visitors reasonable, and you could take pictures freely using a tripod. Today things have changed. Internet has contributed to the popularity of the site, tourists are rushing … and prices are climbing. You need to arrive early to reserve your visit (you can also do it on the Internet). You have to pay $ 48 per person for a visit between 11 am and 1 pm, when the sun is at the zenith and the light is the most beautiful inside the canyon. It’s a bit cheaper the rest of the time. No problem, the Navajos have a sense of commerce! I had a good talk with my guide at the end of the visit and I pointed out to him that the rates for the photo tours (90 dollars per person) are close to a scam, which he did not appreciate. It looks as if the Navajo is touchy….
It is true that the visit of Antelope Canyon at lunch time is sumptuous, with lights (especially indirect lights) of great beauty. As for the photo, the range of ISOs offered by the latest digital cameras makes it possible to dispense with a tripod which was absolutely necessary at the time of analog photography.
As for the visit, you are driven in a 4×4 vehicle along the bed of an old river up to the entrance of the canyon. The visit goes along the canyon over about one kilometer, with very interesting explanations.
The most popular site is the Upper Antelope Canyon, larger whose access is easier. The Lower Antelope Canyon is, smaller and getting into it is more sporty, with metal ladders set up by the Navajos. Visitors are therefore less numerous. Both faults have a similar aesthetic quality, although I personally prefer the Upper Antelope Canyon.

Photos: C. Grandpey

 

Les glaciers d’Alaska à Colombiers (Vienne)

Je présenterai mon diaporama (fondu-enchaîné sonorisé) « Alaska, Glaciers en péril » au cours de l’après-midi du 21 mai 2017 dans le cadre du 2ème Printemps Nature de Colombiers, charmant petit village de la Vienne.

Après un survol du Groenland, les images montrent l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers d’Alaska dont le recul est spectaculaire.

Le but de ce diaporama sensibiliser la population à une catastrophe annoncée. Aucun continent n’est épargné par le changement climatique, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.

Glacier Matanuska (Photo: C. Grandpey)