Antelope Canyon (Arizona) : Mon cher canyon ! // Antelope, my dear canyon !

Pour qui visite l’ouest des Etats-Unis, Antelope Canyon figure inévitablement sur la liste des priorités. Situé dans le nord de l’Arizona, à côté de la petite ville de Page et du Lac Powell, dans la réserve de navajo, le site est constitué de deux gorges séparées, l’Upper Antelope Canyon et le Lower Antelope Canyon.

L’histoire dit que c’est une jeune indienne navajo, partie à la recherche d’un de ses moutons, qui découvrit cette gorge. L’Antelope Canyon peut seulement être visité en excursions guidées, officiellement parce que des pluies soudaines peuvent rapidement l’inonder (des Français y ont perdu la vie il y a quelques années), mais surtout parce que la visite représente une entrée d’argent considérables pour les Navajos.

Quand j’ai visité Antelope Canyon en 2002, le prix d’entrée était acceptable, le nombre de visiteurs raisonnable, et on pouvait prendre des photos librement en utilisant un trépied. Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Internet a contribué à la popularité du site, les touristes se précipitent…et les prix grimpent. Il faut arriver assez longtemps à l’avance pour réserver sa place (on peut le faire aussi sur Internet). Il faut débourser 48 dollars par personne pour effectuer la visite entre 11 heures et 13 heures, au moment où le soleil est au zénith et où la lumière est la plus belle à l’intérieur du canyon. C’est un peu moins cher le reste du temps. Pas de problème, les Navajos ont le sens du commerce ! J’ai eu une bonne discussion avec mon guide à l’issue de la visite et je lui ai fait remarquer que les tarifs pour les tours photographiques (90 dollars) frisaient l’arnaque, ce qu’il n’a guère apprécié. Le Navajo est susceptible, semble-t-il….

C’est vrai que la visite d’Antelope Canyon à l’heure du déjeuner est somptueuse, avec des lumières (incidentes surtout) d’une grande beauté. S’agissant de la photo, la gamme de sensibilités offerte par les derniers reflex numériques permet de se passer d’un trépied qui était obligatoire à l’époque où seule existait la photo argentique.

S’agissant de la visite, on vous conduit en 4×4 en suivant le lit d’une ancienne rivière jusqu’à l’entrée du canyon. La visite suit  ce dernier sur environ un kilomètre, avec des explications fort intéressantes.

La partie la plus fréquentée est l’Upper Antelope Canyon, plus grande et d’un accès facile. Par contre, pour le Lower Antelope Canyon, plus petit, l’entrée dans la faille est plus sportive et s’effectue avec des escaliers métalliques mis en place par les Navajos. Les visiteurs sont donc moins nombreux. Les deux failles présentent une qualité esthétique similaire, même si je préfère personnellement l’Upper Antelope Canyon.

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For those visiting western United States, Antelope Canyon is inevitably on the list of priorities. Located in northern Arizona, adjacent to the small town of Page and Powell Lake in the Navajo Reserve, the site consists of two separate gorges, the Upper Antelope Canyon and the Lower Antelope Canyon.
The story says that a young Indian Navajo, in search of one of her sheep, discovered this slot canyon. Antelope Canyon can only be visited on guided excursions, officially because sudden rains can quickly flood it (French people lost their lives a few years ago), but mainly because the visit is a onsiderable source of money for the Navajos.
When I visited Antelope Canyon in 2002, the entrance fee was acceptable, the number of visitors reasonable, and you could take pictures freely using a tripod. Today things have changed. Internet has contributed to the popularity of the site, tourists are rushing … and prices are climbing. You need to arrive early to reserve your visit (you can also do it on the Internet). You have to pay $ 48 per person for a visit between 11 am and 1 pm, when the sun is at the zenith and the light is the most beautiful inside the canyon. It’s a bit cheaper the rest of the time. No problem, the Navajos have a sense of commerce! I had a good talk with my guide at the end of the visit and I pointed out to him that the rates for the photo tours (90 dollars per person) are close to a scam, which he did not appreciate. It looks as if the Navajo is touchy….
It is true that the visit of Antelope Canyon at lunch time is sumptuous, with lights (especially indirect lights) of great beauty. As for the photo, the range of ISOs offered by the latest digital cameras makes it possible to dispense with a tripod which was absolutely necessary at the time of analog photography.
As for the visit, you are driven in a 4×4 vehicle along the bed of an old river up to the entrance of the canyon. The visit goes along the canyon over about one kilometer, with very interesting explanations.
The most popular site is the Upper Antelope Canyon, larger whose access is easier. The Lower Antelope Canyon is, smaller and getting into it is more sporty, with metal ladders set up by the Navajos. Visitors are therefore less numerous. Both faults have a similar aesthetic quality, although I personally prefer the Upper Antelope Canyon.

Photos: C. Grandpey

 

Les glaciers d’Alaska à Colombiers (Vienne)

Je présenterai mon diaporama (fondu-enchaîné sonorisé) « Alaska, Glaciers en péril » au cours de l’après-midi du 21 mai 2017 dans le cadre du 2ème Printemps Nature de Colombiers, charmant petit village de la Vienne.

Après un survol du Groenland, les images montrent l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers d’Alaska dont le recul est spectaculaire.

Le but de ce diaporama sensibiliser la population à une catastrophe annoncée. Aucun continent n’est épargné par le changement climatique, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.

Glacier Matanuska (Photo: C. Grandpey)

Lithium, la richesse des salars // Lithium, the salars’ wealth

Au moment où je visitais les Andes chiliennes, boliviennes et argentines en 2004, on craignait que les grandes puissances économiques du monde viennent puiser une ressource précieuse dans le sous-sol sud-américain: le lithium, qui se cache sous la beauté incroyable des salars. En visitant celui d’Uyuni en Bolivie, je me suis dit que des gens normalement intelligents n’oseraient jamais venir souiller l’immensité immaculée de ce salar qui avait intrigué les astronautes américains depuis la Lune.
Les gens avaient raison d’être inquiets. Une grande partie des ressources mondiales en lithium se trouve sur les hauts plateaux andins, et des entreprises du monde entier, en vue d’une demande élevée, viennent prendre pied sur les vastes gisements du Chili, de Bolivie et d’Argentine.
La technique d’extraction du lithium est bien connue. Les eaux de fonte de la neige sur les montagnes environnantes font descendre avec elles du lithium, du sodium et d’autres minéraux en provenance du sol et des sources chaudes. Ces eaux riches en sels s’écoulent vers les zones de plaines au pied des montagnes et y déposent leur contenu, d’où le nom espagnol de salares. Avec le temps et les variations de température saisonnières, le sel forme une croûte, ce qui donne naissance à des paysages magnifiques. C’est sous cette croûte que se dissimulent des concentrations élevées de lithium.
Pour extraire le lithium, la saumure est pompée vers de grands bassins d’évaporation, ce qui entraîne une plus grande concentration de métaux. La saumure est ensuite transportée par camion vers des installations qui extraient le lithium en utilisant des procédés chimiques et métallurgiques. Le carbonate de lithium est vendu aux fabricants de batteries.
La Bolivie possède les plus grandes réserves mondiales de lithium, même si elles restent largement inexploitées. En 2010, le ministère bolivien de l’exploitation minière et de la métallurgie a lancé un projet d’installation pour la fabrication du lithium dans le Salar d’Uyuni. Selon le ministère, le salar de 12 000 kilomètres carrés contient 9 millions de tonnes de réserves de lithium. Le plan du gouvernement était d’extraire du salar  40 tonnes par mois de carbonate de lithium, de sulfate de potassium, ainsi que d’autres produits.
Les plus grandes mines et projets de traitement de la saumure au lithium sont situés dans le Triangle du Lithium délimité par les salars d’Atacama, de Cauchari-Olaroz  et Hombre Muerto.
La production mondiale de lithium est actuellement dominée par quatre entreprises: deux aux États-Unis, une au Chili et une de Chine. Cette dernière se développe très rapidement. L’avantage de la Chine par rapport aux États-Unis est son accès au lithium. Le pays est le quatrième producteur mondial, avec l’extraction de 2 000 tonnes au cours de la seule année 2016. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, la Chine est déjà leader mondial dans le domaine des deux-roues électriques et des flottes d’autobus.
Aux Etats Unis, le président Donald Trump a ordonné une révision des normes d’économie de carburant pour les entreprises qui, depuis 1975, prévoyaient une réduction de la consommation des voitures et des camionnettes. L’annulation de ces normes serait une menace pour la demande en véhicules électriques – et donc en lithium – qui sont généralement plus chers. Cependant, comme toutes les nouvelles technologies, les prix vont probablement baisser de façon significative au fil du temps. En 2022, le coût des voitures alimentées par des batteries au lithium devrait être comparable à celui des véhicules équipés d’un moteur à essence. En réaction à la mesure de Trump sur la réglementation de l’économie de carburant, une trentaine de villes américaines, dont New York, Los Angeles et Chicago, envisagent de dépenser jusqu’à 10 milliards de dollars pour s’équiper en véhicules électriques neufs pour la  police, les éboueurs et les balayeurs. Une telle mesure est destinée à montrer aux constructeurs automobiles il y a une demande réelle en véhicules électriques, ce qui est de bonne augure pour le lithium, mais beaucoup moins pour les salars de la Cordillère des Andes. .
Source: Presse internationale.

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While I was visiting the Chilean, Bolivian and Argentine Andes in 2004, there were fears that the world’s major economic powers might come and tap a precious resource in the underground: lithium, which lies hidden beneath the incredible beauty of the salars. While visiting the Salar de Uyuni in Bolivia, I told myself that normally intelligent people would never dare spoil the immaculate immensity of the salar that had intrigued the U.S. astronauts during the missions of the Moon.

People were right to be worried. Much of the world’s lithium supply is on the high Andean plateaus of South America, and companies from around the world, expecting elevated demand, are staking their claims to the vast deposits in Chile, Bolivia and Argentina.

The technique to extract lithium is well known. The seasonal meltdown of the snow on the mountains collects lithium, sodium and other minerals from the soil and underwater hot springs, all of which flows down to the flats and settles, hence the Spanish name, salares. Over long periods of time, with seasonal temperature variations, the salt builds a crust on top of the « lake, » making for a stunning landscape. Under the crust are high concentrations of lithium.

To extract lithium, brine is pumped into large evaporation ponds, resulting in a higher concentration of metals. The brine is then trucked to a facility that extracts the lithium using chemical and metallurgical processes. The lithium carbonate or lithium hydroxide is sold to battery manufacturers.

Bolivia has the world’s largest lithium reserves, with nearly 40 per cent of the world’s supply, although the reserves remain unexploited. This is about to change, as the Bolivian Mining and Metallurgy Ministry is preparing a new model facility for lithium manufacturing in the Salar de Uyuni. According to the country’s mining ministry, the 12,000-square-kilometre salar holds nine million tonnes of lithium reserves. The government’s plan is to obtain 40 tonnes per month of lithium carbonate, potassium sulphate, as well as other products.

The largest brine lithium mines and projects in the world are located in salars in the Lithium Triangle including Atacama Salar, Cauchari-Olaroz Salar and Hombre Muerto Salar.

World lithium production is currently dominated by four companies: Two from the U.S., one from Chile and one from China which is developing very rapidly. The greatest advantage of China over the U.S. is its access to lithium. The Asian country is the fourth-largest producer, having mined 2,000 metric tons in 2016 alone. According to the International Energy Agency, China already leads the world in the number of electric two-wheelers and bus fleets.

Meanwhile, President Donald Trump has ordered a review of corporate average fuel economy standards, which have mandated gradual increases in the fuel economy of cars and light trucks since 1975.  Overturning these standards would mean automakers could produce vehicles with a lower fuel economy, for a lot less than hybrids and BEVs. This is a threat to BEV demand-and ultimately lithium, since they’re typically more expensive. However, like all new tech, prices will likely drop significantly over time. By 2022, the cost of battery-powered cars is expected to be comparable to those with an internal combustion engine.

In response to Trump’s opposition to fuel economy regulation, about 30 U.S. cities, including New York, Los Angeles and Chicago, are reportedly planning to spend as much as $10 billion on new electric vehicles for police cruisers, trash haulers, street sweepers and more. Such a move is intended to show automakers there’s demand for BEVs, which also bodes well for lithium. This good news for the lithium companies, but a real threat to the salars of the South American Andes

Source : International press.

Photos: C. Grandpey

Les glaciers à Puymoyen (Charente) le vendredi 24 mars 2017

J’aurai le plaisir de proposer une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du changement climatique »  le vendredi 24 mars 2017 à 20h45 à la Salle des Fêtes de Puymoyen, dans la banlieue d’Angoulême (Charente).

Mes propos seront suivis de la projection de « Glaciers d’Alaska, un monde en péril » illustrant la situation glaciaire dans cet Etat.

Livres et CD seront proposés au public à l’issue de la séance.

Présentation de la conférence sur France 3 Nouvelle Aquitaine (Canal 352 sur Canal Sat) le jeudi 23 mars au cours de l’émission « 9h50 le matin » animée par Christophe Zirnhelt.

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