Kanlaon (Philippines): Hausse de la sismicité // Increase in seismicity

Le PHILVOCS indique que la sismicité est en hausse sur le Kanlaon. Le réseau sismique a enregistré 1 217 événements le 14 décembre 2017 contre 578 le 13 décembre. De petits nuages de vapeur sortent du cratère. Les mesures GPS révèlent une légère inflation de l’édifice depuis décembre 2015. Les émissions de SO2 atteignaient en moyenne 687 tonnes / jour le 13 décembre 2017.
Le niveau d’alerte reste à 2, ce qui signifie que le volcan connaît un niveau d’activité modéré. Le PHILVOCS indique qu ‘ »il y a probablement une intrusion magmatique en profondeur qui peut – ou non – déboucher sur une éruption. Cependant, tant que l’on ne se trouve dans la zone de danger permanent (PDZ) de 4 km de rayon, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. »
Il est rappelé au public que l’entrée dans la PDZ est strictement interdite en raison des risques d’éruptions phréatiques soudaines. Les pilotes doivent éviter de voler près du sommet du volcan.
La dernière éruption significative du Kanlaon s’est produite le 9 décembre 2017 et a duré une dizaine de minutes, avec des émissions de vapeur et de cendres.
Source: PHILVOCS & The Watchers.

————————————-

PHILVOCS indicates that seismicity is increasing on Kanlaon Volcano. The seismic network recorded 1,217 events on December 14th, 2017, versus 578 on December 13th. Light steam emissions are coming out of the summit crater. GPS measurements reveal a slight inflation of the edifice since December 2015. SO2 emissions reached an average of  687 tonnes/day on December 13th, 2017.

The alert level remains at 2, which means that the volcano is undergoing a moderate level of unrest. PHILVOCS says that “there is a probable intrusion of magma at depth which may or may not lead to a magmatic eruption. However, as long as you are not in the 4-km Permanent Danger Zone (PDZ), there is nothing to worry about.”

The public is reminded that entrance into the PDZ is strictly prohibited due to the further possibilities of sudden and hazardous steam-driven or phreatic eruptions. Pilots should avoid flying close to the volcano’s summit.

Kanlaon’s last notable eruption occurred on December 9th, 2017 and lasted approximately 10 minutes, with steam and ash emissions.

Source: PHILVOCS & The Watchers.

Crédit photo: Wikipedia

Kanlaon (Philippines)

Une éruption phréatique mineure a été observée sur le Kanlaon à 9h47 (heure locale) le 9 décembre 2017. L’éruption a été précédée par un dégazage au niveau du cratère dans la soirée du 8 décembre. Un épisode de dégazage antérieur avait déjà été observé en septembre 2016.
En se basant sur les enregistrements sismiques, PHILVOCS indique que l’éruption a duré une dizaine de minutes.
La hausse de la sismicité sous le volcan a commencé le 18 août 2017 et s’est poursuivie les jours suivants, obligeant le PHIVOLCS à élever le niveau d’alerte de 1 à 2 le 15 novembre 2017. Le niveau d’alerte 2 reste en vigueur, ce qui signifie que le volcan reste actif de manière modérée. Une éruption plus importante ne peut être exclue.
Il est rappelé au public que l’entrée dans le périmètre de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 kilomètres est strictement interdite en raison des risques d’éruptions phréatiques soudaines.
Le dernier épisode éruptif du Kanlaon a débuté le 24 novembre 2015 et s’est terminé le 18 juin 2016 avec un VEI de 2 sur 7.
Sources: PHILVOCS & The Watchers.

————————————-

A minor phreatic eruption occrred at Kanlaon volcano at 09:47 (local time) on December 9th, 2017. The eruption was preceded by degassing at the summit crater during the evening of December 8th. A previous degassing episode had already been observed in September 2016.

Based on the seismic record, PHILVOCS indicates that the eruption lasted about 10 minutes.

Seismic unrest under the volcano started on August 18th, 2017 and continued increasing, forcing PHIVOLCS to raise the Alert Level from 1 to 2 on November 15th, 2017. Alert Level 2 remains in effect, which means that the volcano is undergoing a moderate level of unrest. A more significant eruption cannot be excluded.

The public is reminded that entry into the 4-kilometer radius Permanent Danger Zone (PDZ) is strictly prohibited due to the further possibilities of sudden and hazardous steam-driven or phreatic eruptions.

The last eruptive episode of this volcano started on November 24th, 2015 and ended on June 18th, 2016, with a VEI of 2 out of 7.

Sources: PHILVOCS & The Watchers.

El Niño et les éruptions tropicales // El Niño and tropical eruptions

Un article récent publié sur le site EarthSky suggère que les volcans des zones tropicales pourraient déclencher le phénomène El Niño et donc que des éruptions explosives sous les tropiques peuvent conduire à des périodes de réchauffement de l’Océan Pacifique, avec des impacts spectaculaires sur le climat de la planète. C’est ce qu’indique une nouvelle étude publiée le 3 octobre 2017 dans Nature Communications.
L’étude a utilisé des simulations de modèles climatiques pour montrer qu’El Niño a tendance à s’intensifier après de grandes éruptions volcaniques, comme celle du Mont Pinatubo aux Philippines en 1991.
El Niño apparaît périodiquement lorsque la température de surface de l’Océan Pacifique équatorial se réchauffe. L’augmentation de la température de surface de l’océan influence les mouvements de l’air et de l’humidité dans le monde entier, ce qui a des répercussions sur le climat de la planète.
Les chercheurs pensent que d’énormes éruptions volcaniques sont susceptibles de déclencher El Niño en diffusant des millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stratosphère. Cela contribue à former un nuage d’acide sulfurique qui renvoie le rayonnement solaire et réduit la température moyenne à la surface de la Terre.
Selon l’étude, les données concernant la température de la surface de la mer depuis 1882 laissent apparaître des phénomènes El Niño de grande ampleur après quatre des cinq grandes éruptions: Santa María (Guatemala) en octobre 1902, Mont Agung (Indonésie) en mars 1963, El Chichón Avril 1982 et Pinatubo en juin 1991. La dernière étude a porté sur l’éruption du Pinatubo car c’est la plus importante et la mieux documentée des régions tropicales au cours de la période moderne. Le volcan a envoyé environ 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans l’atmosphère.
L’étude indique que le refroidissement en Afrique tropicale après les éruptions volcaniques affaiblit la mousson d’Afrique de l’Ouest et entraîne des anomalies de vent d’ouest près de l’équateur sur le Pacifique occidental. Ces anomalies sont amplifiées par les interactions air-mer dans le Pacifique, ce qui favorise une réaction de type El Niño. Les simulations de modèles climatiques montrent que les éruptions du type Pinatubo ont tendance à raccourcir les phénomènes La Niña (périodes où la température de surface est inférieure à la moyenne dans la partie centre-est du Pacifique équatorial, et qui ont tendance à avoir des effets opposés à El Niño), allonger les périodes El Niño et provoquer un réchauffement inhabituel durant les périodes neutres intermédiaires.
Source: EarthSky.
http://earthsky.org/earth/tropical-volcanoes-trigger-el-ninos

————————————-

A recent article released on the EarthSky website suggests that tropical volcanoes might trigger El Niño and that explosive eruptions in the tropics can lead to El Niño events, the warming periods in the Pacific Ocean that have dramatic impacts on global climate. The suggestion comes from a new study published on October 3rd, 2017 in Nature Communications.

The study used climate model simulations to show that El Niño tends to peak during the year after large volcanic eruptions, such as the one at Mount Pinatubo in the Philippines in 1991.

An El Niño event happens on a periodic scale when sea surface temperatures in the equatorial Pacific Ocean warm up. The increased ocean surface temperatures influence air and moisture movement around the globe, causing worldwide impacts on the climate.

The researchers think that enormous volcanic eruptions trigger El Niño events by pumping millions of tons of sulfur dioxide into the stratosphere, which then forms a sulfuric acid cloud, reflecting solar radiation and reducing the average global surface temperature,

According to the study, sea surface temperature data since 1882 document large El Niño-like patterns following four out of five big eruptions: Santa María (Guatemala) in October 1902, Mount Agung (Indonesia) in March 1963, El Chichón (Mexico) in April 1982 and Pinatubo in June 1991. The latest study focused on the Mount Pinatubo eruption because it’s the largest and best-documented tropical one in the modern technology period. It ejected about 20 million tons of sulfur dioxide.

The research indicates that cooling in tropical Africa after volcanic eruptions weakens the West African monsoon, and drives westerly wind anomalies near the equator over the western Pacific. The anomalies are amplified by air-sea interactions in the Pacific, favoring an El Niño-like response. Climate model simulations show that Pinatubo-like eruptions tend to shorten La Niñas (periods of below-average sea surface temperatures across the east-central Equatorial Pacific that tend to have opposite impacts of El Niño), lengthen El Niños and lead to unusual warming during neutral periods.

Source : EarthSky.

http://earthsky.org/earth/tropical-volcanoes-trigger-el-ninos

Vue de l’éruption du Pinatubo en 1991 (Source: Wikipedia)

On ne plaisante pas avec le Mayon (Philippines) // No kidding with Mayon Volcano (Philippines)

Beaucoup d’Occidentaux, parmi eux des Français, ont tendance à penser qu’il est facile de pénétrer dans des zones volcaniques interdites dans des pays comme l’Indonésie ou les Philippines parce que les contrôles sont moins stricts qu’à Hawaï, par exemple. Une telle idée reçue peut s’avérer erronée, comme l’ont réalisé 31 randonneurs sur le volcan Mayon aux Philippines. En effet, les agents du gouvernement local les ont arrêtés le 25 septembre pour avoir pénétré dans le Parc Naturel du Volcan Mayon (MVNP) sans autorisation ou permis, comme cela est désormais obligatoire.
Le chef de la police de Malilipot a déclaré que les randonneurs locaux ont été arrêtés pour avoir violé l’article 11 de l’ordonnance d’Albay n° 0023-2016, qui définit les modalités de randonnée dans le Parc Naturel du Mayon.

Les contrevenants ont été remis en liberté après avoir payé une amende 5 000 pesos (environ 85 euros). L’ordonnance prévoit une amende de 5 000 pesos pour la première infraction et un an d’emprisonnement en cas de récidive.
Comme d’habitude, la conséquence d’un tel comportement est un renforcement des interdictions. Suite à l’arrestation des 31 randonneurs, le conseil provincial d’Albay cherche à mettre en place de nouvelles mesures plus strictes à l’attention de ceux qui entrent dans le Parc Naturel.

En mai 2013, au moins cinq montagnards – dont quatre étrangers – ont été tués par une soudaine éruption du Mayon. Cet événement a poussé le gouvernement provincial à élaborer une ordonnance interdisant la pratique d’activités de trekking et d’alpinisme sur le volcan, y compris l’accès au cratère.
Source: Inquirer.net.

————————————-

Many Westerners, among them French people, tend to think that it is easy to get into forbidden zones in countries like Indonesia or the Philippines because controls are less strict than in Hawaii, for instance. However, such an idea might prove wrong, as 31 mountaineers have just realised on Mayon Volcano. Indeed, local government agents arrested them on September 25th for trekking and climbing the Mayon Volcano Natural Park (MVNP) without the necessary clearance and permit.

The chief of the Malilipot police said the local climbers were intercepted for violating Section 11 of Albay’s Ordinance No. 0023-2016, which prescribes the guidelines for trekking MVNP.

The mountaineers were released after paying 5,000 pesos (about 85 euros) as penalty for the violation. The ordinance imposes a P5,000-fine on first offence, and one year imprisonment against repeat violators.

As usual, the consequence of such behaviour is a reinforcement of the interdictions. The provincial council of Albay are poised to tackle how best to punish those who enter the MVNP especially after the arrest of the local mountaineers.

In May 2013, at least five mountaineers were killed, including four foreigners, when Mayon Volcano erupted.  This prompted the provincial government to craft the ordinance banning the conduct of trekking and mountaineering activities, including crater climbing, on the volcano.

Source : Inquirer.net.

Le Mayon: un superbe cône volcanique capable de tuer (Crédit photo: Wikipedia)