White Island (Nouvelle Zélande): Légère augmentation de l’activité // Slight increase in activity

drapeau francaisLes dernières mesures effectuées à White Island révèlent une petite hausse d’activité. On enregistre une augmentation des émissions de CO2 au niveau de la principale bouche de vapeur. La température de ces émissions atteignent actuellement 170°C. La température du lac est stable à 54°C. Toutefois, son niveau a augmenté de 2 mètres depuis le mois de juin 2015. Depuis la réapparition de ce lac à la fin de l’année 2013, son niveau s’est élevé d’environ 6 mètres. Ces modifications vont de pair avec la presence d’épisodes de tremor et une augmentation des émissions de SO2.
Le volcan reste en alerte volcanique de niveau 1.
Source: GNS Science.

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drapeau-anglaisRecent monitoring of White Island suggests a slight increase in volcanic unrest. An increase in CO2 emisssions was recorded at the largest accessible steam vent. Temperatures at this vent reached 170°C. The lake temperature is stable at 54°C. However, the lake level has risen about two metres since June 2015. Since the lake re-established in late 2013 a rise of about 6 metres has been observed. These changes also coincided with the presence of volcanic tremor and more elevated amounts of SO2.
The Volcanic Alert Level remains at Level 1.
Source: GNS Science.

NZ 19

Bouche active sur White Island  (Photo: C.  Grandpey)

L’or et l’argent de la Nouvelle Zélande // Gold and silver in New Zealand

drapeau francaisLe Lac Taupo se trouve au centre de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. C’est la caldeira d’un immense volcan qui a été actif pendant près de 300 000 ans. Il a produit deux des plus violentes éruptions de l’histoire. Une première très violente explosion a eu lieu il y a 26 500 ans. Elle a été suivie d’une autre il y a 1800 ans. Le volcan fait partie d’un ensemble en forme de V de bouches volcaniques et de sources chaudes connu sous le nom de Zone Volcanique de Taupo (TVZ) qui étend sur environ 350 km.
Des scientifiques américains et néo-zélandais ont découvert d’énormes réserves inexploitées d’or et d’argent à l’intérieur de plusieurs réservoirs surchauffés situés dans une chaîne de volcans de la TVZ. Selon eux, les panaches magmatiques chauffent l’eau et donnent naissance à des réservoirs et des sources extrêmement chaudes et acides qui dissolvent la roche environnante. Au cours de ce processus, l’eau se charge en métaux précieux comme l’or et l’argent. Les géologues ont détecté jusqu’à 18 réservoirs volumineux, jusqu’à 3 km de profondeur avec, à l’intérieur, d’énormes quantités de ces métaux. Ils estiment qu’un seul puits foré dans le réservoir qui se trouve sous la centrale géothermique de Rotokawa, dans la région de Waikato sur l’île du Nord, pourrait produire jusqu’à 2,7 millions de dollars (2,3 millions d’euros) d’or par an. Des puits forés dans les réservoirs sous les centrales géothermiques de Rotokawa et de Mokai (qui se trouve à proximité de Rotokawa) pourraient produire jusqu’à huit tonnes d’argent par an, soit une valeur d’environ 3,6 millions de dollars (3,1 millions d’euros). Toutefois, les scientifiques ajoutent qu’une nouvelle technologie devra être mise au point pour extraire les métaux précieux sans interférer avec la production d’énergie géothermique.
Pour expliquer la formation de ces métaux précieux, les chercheurs font remarquer que l’eau riche en chlorure naît dans des réservoirs souterrains et est chauffée à des températures allant jusqu’à 400 ° C. La chaleur intense et la chimie de l’eau dans ces réservoirs font passer dans l’eau l’or et l’argent contenus dans le magma et les roches environnantes. Dans certaines sources chaudes où l’eau bouillonne à la surface, on trouve des concentrations élevées d’or et d’argent autour des bassins. Les roches sous la surface contiennent certes un peu d’or et d’argent, mais les chercheurs affirment que les concentrations sont plus élevées dans les réservoirs d’eau. Ils ont relevé des concentrations d’or atteignant 20 parties par milliard et des concentrations d’argent de 2000 parties par milliard. À partir du réservoir de Rotokawa à lui seul, ils estiment qu’on pourrait obtenir environ 70 kilogrammes d’or par an.
Les chercheurs ont indiqué dans la revue Géothermie que les métaux précieux se déposent à la surface de certaines sources chaudes comme la célèbre Champagne Pool à Waiotapu. Les beaux précipités de couleur orange et jaune qui bordent la source contiennent de l’arsenic, du mercure, du soufre, de l’antimoine et du thallium, ainsi que de très fortes concentrations d’or et d’argent.

Peut-être une ruée vers l’or en Nouvelle Zélande dans les prochaines années…..
Source: Mail Online.

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drapeau anglaisLake Taupo lies at the centre of New Zealand’s North Island and is the caldera of a huge volcano that has been active for nearly 300,000 years. It has produced two of the most violent eruptions in history when it exploded violently around 26,500 years ago and again 1,800 years ago. It is part of a V-shaped range of volcanic vents and springs known as the Taupo Volcanic Zone (TVZ) that stretches over about 350 kilometres..

U.S and New Zealand scientists have discovered huge untapped reserves of gold and silver inside the super-heated reservoirs within a string of volcanoes within the TVZ. They say magma plumes are heating the water to produce scalding hot acidic reservoirs and springs that are dissolving the surrounding rock. This is leading the water to become loaded with precious metals like gold and silver. Geologists have found up to 18 enormous reservoirs of water, up to 3 km deep, that contain huge amounts of these metals. They estimate a single well drilled into the reservoir beneath Rotokawa Geothermal Power station Waikato, on New Zealand’s North Island, could yield up to 2.7 million dollars (2.3 million euros) of gold a year. What is more, wells drilled into both the reservoirs beneath Rotokawa and nearby Mokai geothermal power stations could produce up to eight tons of silver a year – about 3.6 million dollars (3.1 million euros) worth. However, they warn that new technology would need to be developed to extract the precious metals without interfering with geothermal energy production.

The researchers say chloride rich water forms in underground reservoirs and gets heated to temperatures of up to 400°C. The intense heat and chemistry of the water in these reservoirs causes gold and silver to move from the surrounding rocks and magma into the water. At a few locations where the water bubbles to the surface in hot springs high concentrations of gold and silver can be found around their scalding pools. While the rocks beneath the surface also contain some gold and silver, the researchers say the concentrations in the water reservoirs are higher. They found gold concentrations as high as 20 parts per billion and silver reached 2,000 parts per billion. From the Rotokawa reservoir alone they estimate they could obtain about 70 kilograms of gold a year.

Writing in the journal Geothermics, the researchers indicated that the precious metals deposit at the surface in a few hot springs among which the Champagne Pool at Waiotapu is probably the best known. The nice orange and yellow precipitates that line the pool contain arsenic, mercury, sulphur, antimony, and thallium, plus very high concentrations of gold and silver.

There might be a gold rush in New Zealand in the years to come…

Source: Mail Online.

Champagne Pool: Un nouvel Eldorado?  (Photos:  C. Grandpey)

Ruapehu (Nouvelle Zélande)

drapeau francaisIl est recommandé aux randonneurs de ne pas se rendre à proximité du lac de cratère du Ruapehu car il y a un risque de petites éruptions. En effet, la température du lac stagne à 15 degrés depuis deux semaines alors qu’elle varie généralement entre 10 et 40 degrés et ne reste pas stable très longtemps. Les volcanologues néo-zélandais pensent que si une éruption a lieu, elle affectera uniquement la zone sommitale du volcan. La probabilité reste faible malgré tout et le niveau d’alerte est maintenu à 1, le niveau normal.
Deux raisons peuvent expliquer la fraîcheur actuelle de l’eau dans le lac de cratère du Ruapehu. D’une part, il peut s’agir d’une variation normale de la température. Parfois, le magma dégage beaucoup de chaleur, d’autres fois il en dégage moins ; c’est la situation la plus fréquente. D’autre part, le lac peut s’être refroidi suite à un blocage dans le conduit éruptif. Un tel blocage peut potentiellement causer une éruption suite à une hausse de la pression des gaz. Les mesures des émissions de gaz effectuées vendredi dernier autour du lac ne révèlent rien d’anormal.

La température du lac du Ruapehu est descendue à moins de 10 degrés en 1998 et il y a eu une éruption. D’autres baisses de température ont été enregistrées en 1995 et 1996.
Des panneaux d’avertissement ont été placés au sommet des domaines skiables de Whakapapa et Turoa et à l’extrémité de la Tukino Road. Cependant, les activités sur les trois domaines skiables ne sont pas affectées.
Source: Presse néo-zélandaise.

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drapeau anglaisHikers are advised not to get close to the crater lake on Mt Ruapehu as minor eruptions could occur. Indeed, the lake’s temperature currently has stalled at 15 degrees for two weeks whereas it usually fluctuates between 10 and 40 degrees and does not stay one temperature for too long.  Local volcanologists think that if an eruption occurred, it could affect the summit area. However, the likelihood of any eruption is not high and the alert level is kept at 1, the normal level.

There may be two reasons for the crater lake to remain relatively cold. Firstly, it could just be normal fluctuation. Sometimes the magma is putting out a lot of heat, and sometimes it’s not, and that’s the most common reason. Secondly, the lake may be cool because a blockage has developed in the vent between the magma and the lake. Such a blockage could potentially cause an eruption, after pressure builds.

Gas outlets at the crater lake were measured last Friday, and they appeared to behaving normally.

Ruapehu’s lake last cooled below 10 degrees in 1998, and an eruption followed.  Similar drops in temperature were recorded in 1995 and 1996.

Advisory signs have been erected at the top of Whakapapa and Turoa ski areas and the Tukino Road end. However, operations at all three ski areas are not affected.

Source : New Zealand newspapers.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Nouvelle Zélande: Anniversaire d’éruptions // Eruption anniversaries

drapeau francaisEn Nouvelle-Zélande, 2015 marque le 20ème anniversaire de l’éruption du Ruapehu en 1995-1996. C’est aussi le 40ème anniversaire de l’éruption du Ngauruhoe en 1975 et le 70ème anniversaire d’une autre éruption du Ruapehu en 1945.
L’éruption du Ruapehu entre1995 et 1996 a émis 60 millions de mètres cubes de cendre acide qui ont recouvert la région jusqu’à 300 km du volcan, provoquant des irritations des yeux et de la gorge dans le centre de l’île du Nord, endommageant voitures et machines, contaminant les rivières et les réserves d’eau, dévastant les cultures, obligeant la fermeture de routes nationales et d’aéroports et tuant le bétail dans les pâturages couverts de cendre. Les fournisseurs d’électricité ont connu des pertes de plusieurs millions de dollars à cause de la cendre qui provoquait des courts-circuits sur les pylônes électriques, tandis que les turbines étaient gravement endommagées dans la centrale de Rangipo. Le panache de cendre atteignit jusqu’à 10km de hauteur, avec des risques évidents pour le trafic aérien. L’éruption fut semblable à celle de 1945, mais son impact social et économique fut beaucoup plus important. En 1945, il n’y avait qu’un domaine de ski et pas de remontées mécaniques sur le Ruapehu. En 1995, il y avait trois domaines skiables et 36 remontées mécaniques. Vers le milieu des années 90, on comptait jusqu’à 10.000 personnes sur les pentes du volcan certains jours pendant l’hiver.
Le Tongariro est un autre volcan actif de Nouvelle-Zélande. On l’a longtemps considéré comme un voisin paisible du Ruapehu, mais une étude récente réalisée par Brad Scott, volcanologue à GNS Science, révèle que le volcan est beaucoup plus actif qu’on le pensait. Scott a découvert dans les archives des preuves d’éruptions du Tongariro ignorées jusqu’à présent  Lorsque le Te Maari Crater a envoyé de la cendre jusqu’à sept kilomètres de hauteur le 6 août 2012, on pensait que c’était la première éruption depuis 1896, mais l’histoire du volcan révèle une éruption de ce cratère en 1928, avec d’autres événements survenus au Red Crater voisin en 1909, 1926, 1927 et 1934. En outre, le Tongariro est resté actif jusque dans les années 1970.
Les dernières éruptions du Tongariro ont incité les autorités à prendre une série de nouvelles mesures et à mettre en place des protocoles d’urgence, avec des systèmes d’alerte et une meilleure information du public. L’équipement de surveillance dans la zone a été amélioré et de nouveaux sismographes ont été installés.

Source : The New Zealand Herald.

Il ne faudrait pas oublier White Island qui a connu un épisode éruptif en août 2012 et un événement explosif le 5  de ce même mois, suivi d’une période d’émissions de cendre. On a ensuite assisté à une période d’activité phréatique début 2013, avec assèchement du lac qui est réapparu en juin 2013. DE nouvelles séquences explosives ont été observées le 20 août et le 11 octobre 2013.

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drapeau anglaisIn New Zealand, 2015 marks the 20th anniversary of the 1995-96 eruption of Mt Ruapehu. It also marks the 40th anniversary of the 1975 Ngauruhoe eruption and the 70th anniversary of the 1945 Ruapehu eruption.

The 1995-96 eruption of Mt Ruapahu  ejected a total of 60 million cubic metres of acidic ash, blanketing districts up to 300km from the mountain, irritating eyes and throats, damaging car paintwork and machinery, contaminating rivers and water supplies, ruining crops, closing state highways, forcing airports to shut and killing livestock which ate ash-covered pastures. Electricity suppliers were hit with multimillion-dollar losses as ash shorted out power pylons and severely damaged turbines in the Rangipo power station. At times the ash plume reached as high at 10km, which represented a significant aviation hazard. The eruptions were similar in size to those in 1945, but their social and economic impacts were much greater. In 1945 there was just one ski area and no ski lifts on Ruapehu. By 1995, there were three ski areas and 36 ski lifts. By the mid-90s there were up to 10,000 people on the mountain on some days during winter.

Mt Tongariro is another active volcano of New Zealand. It was long considered a peaceful neighbour to Mount Ruapehu, but a recent study by Brad Scott, a GNS Science volcanologist, reveals the volcano is much more active than was previously thought. Scott has found evidence of eruptions at Mt Tongariro that weren’t previously on the records.

When ash shot from the Te Maari Crater 7km into the sky on August 6th 2012 , it was thought at the time to have been the first blow there since 1896, but there are records indicating an eruption at the crater in 1928, with other events at Red Crater in 1909, 1926, 1927 and 1934. Further, there was volcanic unrest at the mountain right up until the 1970s.

Mt Tongariro’s recent eruptions have led to a range of new protocols and emergency policies, including warning systems and more public information. The monitoring equipment in the area has been upgraded and more seismographs have been installed.

Source : The New Zealand Herald.

One should not forget White Island with an eruptive episode which started in August 2012 with an explosive eruption on August 5th, then a period of ash emissions. This was followed by phreatic activity in early 2013 which removed the lake. By June 2013 the lake was re-established. A further explosive eruption followed on August 20th and again on October 11th 2013.

Mount Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Mount Ngauruhoe (Photo: C. Grandpey)

Red Crater (Tongariro) [Photo: C. Grandpey]

White Island (Photo: C. Grandpey)