Hawaii en alerte ouragan // Hurricane warning at Hawaii

drapeau francaisLes Hawaïens le savent: Août est le mois du mauvais temps, des tempêtes et des ouragans. C’est encore vrai cette année, avec deux tempêtes sur ​​le point de frapper l’archipel et surtout la Grande Ile. En conséquence, les autorités ont décidé de fermer les écoles et structures officielles telles que les parcs nationaux. Certains d’entre eux comme le Parc National de l’Haleakala (Maui) ou le Parc National des Volcans d’Hawaï ont prévu de fermer complètement ou partiellement à partir de mercredi, jour où les ouragans Iselle et Julio vont s’approcher des îles.
Sur la Grande Ile, le Parc National des Volcans d’Hawaï restera ouvert, mais les responsables du parc ont fermé toutes les zones hors des sentiers battus ainsi que certaines routes. La Grande Ile a été placée en alerte ouragan mercredi en fin de matinée.
Les zones suivantes sont fermées à partir de 18 heures mercredi: La Chain of the Craters Road, depuis le parking de Devastation Trail jusqu’à la côte; toutes les zones hors des sentiers battus, y compris le Mauna Loa; la Mauna Loa Road; toutes les zones et les sentiers côtiers; les campings de Kulanaokuaiki et Napau, ainsi que les terrains de Namakanipaio.
Sur Maui, le sommet de l’Haleakala et la zone de Kipahulu fermeront à 15 heures jeudi, en prévision de vents violents et de fortes pluies. Le parc ne sera pas ouvert pour le lever du soleil vendredi matin, et les responsables du parc décideront de rouvrir le parc vendredi si la sécurité le permet. Les responsables du parc ont indiqué aux randonneurs qu’ils devront quitter le parc avant 15 heures jeudi après-midi. En prévision de l’ouragan Julio, aucun permis de camping ne sera délivré pour le week-end.

 ———————————————–

drapeau anglaisHawaiians know it : August is the month of bad weather, storms and hurricanes. This is still true this year as two storms are about to hit the archipelago and above all Hawaii Big Island. As a consequence, authorities have decided to close schools and official structures such as national parks. Some of them like Haleakala National Park (Maui) or Hawaii Volcanoes National Park have planned to shut down completely, or partially, starting Wednesday as Hurricanes Iselle and Julio approached the Islands.

On the Big Island, Hawaii Volcanoes National Park will remain open, but park officials are closing all backcountry areas and some roads. The Big Island was placed under a hurricane warning late Wednesday morning.

The following areas will be closed as of 6 p.m. Wednesday: Chain of Craters Road, from Devastation Trail parking lot to the coast; all backcountry areas, including Mauna Loa; Mauna Loa Road ; all coastal areas and trails; Kulanaokuaiki campsite, Napau campsite; and Namakanipaio campgrounds.

On Maui, the summit and Kipahulu districts of Haleakala National Park will close at 3 p.m. Thursday in anticipation of heavy winds and rains. The park will not open for sunrise viewing on Friday morning, and park managers will decide to re-open the park on Friday if it is safe to do so. Park officials notified backcountry hikers that they will need to leave the park by 3 p.m. on Thursday afternoon. In anticipation of Hurricane Julio, no camping permits will be issued through the weekend.

De puissantes éruptions volcaniques sur Io, la lune de Jupiter // Powerful eruptions on Jupiter’s Io

drapeau francaisDes chercheurs d’Université de Californie à Berkeley ont observé trois importantes éruptions volcaniques sur Io, la lune de Jupiter, en l’espace de deux semaines au cours du mois d’août 2013. Les astronomes pensent que ces éruptions, qui peuvent envoyer des matériaux à des centaines de kilomètres de hauteur, sont probablement beaucoup plus fréquentes qu’on le pensait jusqu’à présent.
Io présente un diamètre d’environ 3700 km ; c’est la lune ou la planète la plus active du système solaire d’un point de vue volcanique. C’est également le seul corps du système solaire en dehors de la Terre à posséder des volcans qui produisent de la lave extrêmement chaude. En raison de la faible gravité de Io, de grandes éruptions volcaniques envoient des matériaux à une très grande hauteur dans l’espace. Selon les chercheurs, la quantité d’énergie émise par ces éruptions fait naître des fontaines de lave qui jaillissent en produisant un très grand volume de lave par seconde et des coulées qui se propagent rapidement à la surface de Io.
Les trois événements observés, y compris l’éruption la plus puissante du 29 août, présentaient probablement des « rideaux de feu » émis par des fissures de plusieurs kilomètres de long.
Les deux premières éruptions ont été découvertes le 15 août 2013 au moyen de l’un des deux télescopes de 10 mètres exploités par l’observatoire Keck à Hawaï. On pense que l’éruption la plus intense, dans la caldeira Rarog Patera, a produit une coulée de lave de 130 km2 et de 9 mètres d’épaisseur, tandis que l’autre, à proximité du cratère Heno Patera, a généré des coulées couvrant 320 km2. Les deux éruptions ont eu lieu dans l’hémisphère sud de Io et avaient pratiquement disparues au moment des observations effectuées cinq jours plus tard.
La troisième éruption, l’une des plus intenses jamais observées sur Io, a eu lieu le 29 août 2013 et a été observée par le télescope Gemini Nord sur le Mauna Kea. Au moment de l’observation, la source thermique avait une superficie de 83 km2. La température de la lave, telle qu’elle a été modélisée, a révélé qu’elle avait à peine le temps de refroidir, ce qui suggère que des fontaines de lave ont dominé l’événement.
L’équipe scientifique a observé la chaleur émise par la troisième éruption pendant près de deux semaines après sa découverte afin de comprendre comment les volcans impactent l’atmosphère de Io et quelle influence ces éruptions peuvent avoir sur la couche de gaz ionisé – le tore de plasma – qui entoure Jupiter près de l’orbite de Io. Ces observations ont été programmées pour coïncider avec les observations du tore de plasma par la sonde japonaise Hisaki afin de corréler les différents ensembles de données.
Sources: Sites web Space.com & Astronomy.

 ———————————————-

drapeau anglaisResearchers from the University of California at Berkeley observed three massive volcanic eruptions on Jupiter’s moon Io in August 2013 within a two-week period. Astronomers think that these events, which can send material hundreds of kilometres above the surface, might be much more common than previously thought.

Io is about 3,700 kilometres across and the most volcanically active moon or planet in our solar system. It also is the only body in the solar system with volcanoes erupting extremely hot lava other than Earth. Because of Io’s low gravity, large volcanic eruptions send debris high into space. According to the researchers, the amount of energy being emitted by these eruptions implies lava fountains gushing out of fissures at a very large volume per second, forming lava flows that quickly spread over the surface of Io.

The three events, including the most powerful eruption on August 29th, were likely characterized by “curtains of fire,” as lava blasted out of fissures perhaps several kilometres long.

The first two massive eruptions were discovered on August 15th 2013, using one of two 10-metre telescopes operated by the Keck Observatory in Hawaii. The brightest eruption, at a caldera named Rarog Patera, was calculated to have produced a 130-square-km, 9-metre-thick lava flow, while the other, near a caldera called Heno Patera, produced flows covering 320 square km. Both were in Io’s southern hemisphere and were nearly gone when imaged five days later.

The third and even brighter eruption (one of the brightest ever seen on Io) occurred on August 29th and was observed from the Gemini North telescope on Mauna Kea. At the time of the observation, the thermal source had an area of up to 83 square km. The modeled temperature of the lava indicated it barely had time to cool, suggesting that lava fountains dominated the event.

The team tracked the heat of the third outburst for almost two weeks after its discovery to investigate how volcanoes influence Io’s atmosphere and how these eruptions feed a layer of ionized gas – the Io plasma torus – that surrounds Jupiter near Io’s orbit. The observations were timed to coincide with observations of the plasma torus by the Japanese Hisaki spacecraft in order to correlate the different data sets.

Sources: Space.com & Astronomy websites.

Io-blog

L’éruption du 29 août 2013 sur Io (Crédit photo:  NSF/NASA/JPL-Caltech//UC Berkeley/Gemini Observatory)

Tempête tropicale et brouillard volcanique à Hawaii // Tropical storm and vog at Hawaii

drapeau francaisUne étude récente effectuée par des chercheurs de l’Université d’Hawaii (UH) à Manoa a révélé que les gaz et les particules volcaniques du Kilauea avaient exercé une influence sur la tempête tropicale Flossie, en affectant considérablement la formation des orages et de la foudre.
En juillet 2013, quand Flossie s’est approchée de l’archipel hawaiien, les satellites ont contrôlé en permanence les éclairs, les précipitations, la couverture nuageuse, la température et les vents. En outre, deux scientifiques de l’UH ont scrupuleusement mis à jour leur modèle du vog, un outil de prévision exploité depuis 2010 et qui fournit des indications sur l’emplacement du panache de vog, les concentrations de dioxyde de soufre (SO2) et d’aérosols sulfatés au niveau des localités de l’île d’Hawaï. («Vog» est le nom local donné au brouillard volcanique produit par les émissions gazeuses du Kilauea).
Les chercheurs ont constaté que, avant le passage de Flossie sur Hawaii Big Island, le réseau d’observation n’avait pas détecté d’éclairs à l’intérieur de la tempête. Toutefois, une heure plus tard, de violents éclairs sont apparus à proximité de l’île d’Hawaii tandis que Flossie s’en approchait. En outre, alors que les émissions volcaniques se trouvaient enveloppées dans cet environnement humide, les aérosols sulfatés ont favorisé la formation d’un plus grand nombre de gouttelettes plus petites que la normale à l’intérieur des nuages, ce qui a favorisé la séparation des charges dans la région supérieure des nuages et l’apparition des éclairs.
Les aérosols sulfatés ont déjà été identifiés comme étant le composant principal de noyaux de condensation des nuages ​​(NCN), un ingrédient nécessaire à la formation des gouttes de pluie. Les scientifiques hawaiiens font remarquer que « c’est la première fois que l’interaction entre le dégazage important d’un volcan actif et un cyclone tropical est détectée dans une modélisation du brouillard volcanique (vog) sur les îles hawaïennes. Cela offre une occasion unique d’analyser le comportement des émissions volcaniques solides entraînées dans un système de tempête tropicale. »
Les observations visuelles et la modélisation du brouillard volcanique démontrent qu’il existait une interaction intime entre Flossie et le panache de vog du Kilauea lors du passage de la tempête tropicale au-dessus de la Grande Ile. Les observations du changement de dynamique de Flossie au moment où la tempête a rencontré le vog du Kilauea serviront à apprécier l’impact des ouragans d’air pollué quand ils s’approchent de la côte continentale des États-Unis.

Vous pourrez lire l’intégralité de l’article et voir la modélisation des gaz et particules du Kilauea au moment du passage de Flossie à cette adresse :

http://westhawaiitoday.com/community-bulletin/research-reveals-kilauea-volcano-exerted-influence-tropical-storm

Source: West Hawaii Today

 —————————————————

drapeau anglaisA recent study from scientists at the University of Hawaii (UH) at Manoa revealed that gasses and particles from Kilauea volcano exerted an influence on Tropical Storm Flossie, affecting the formation of thunderstorms and lightning in the sizeable storm.

In July 2013, as Flossie approached the Hawaiian Islands, satellites steadily monitored lightning, rainfall, cloud cover, temperature and winds. In addition, two UH scientists carefully maintained their vog model – a forecasting tool that has been operated since 2010 to provide guidance on the location of the vog plume and the concentrations of sulphur dioxide (SO2) and sulphate aerosol for Hawaiian Island communities. “Vog” is the local name given to volcanic smog caused by the gas emissions of Kilauea volcano.

The researchers found that prior to Flossie’s passage over Hawaii Big Island, the observation network detected no lightning in the storm. However, one hour later, vigorous lightning flashed in the vicinity of the Island of Hawaii as Flossie approached. Further, as volcanic emissions were wrapped into this moist environment, sulphate aerosols promoted the formation of a greater number of smaller than normal cloud droplets, which favoured charge separation in the upper cloud region and the occurrence of lightning.

Sulphate aerosols have previously been identified as a principal component of cloud condensation nuclei (CCN), a necessary ingredient for forming raindrops. The scientists say “this is the first interaction between an active, vigorously degassing volcano and a tropical cyclone captured by a vog model run over the Hawaiian Islands, providing a unique opportunity to analyze the influence of robust volcanic emissions entrained into a tropical storm system.”

Taken together, the observations and the vog model highlight an intimate interaction between Tropical Storm Flossie and Kilauea’s vog plume during the passage of the storm. The observations of Flossie’s changing dynamics as it encountered Kilauea’s vog have implications for the impact on hurricanes of polluted air as they approach the US mainland coast.

You can read the whole article and see the model of Kilauea’s gas and particles entrained in tropical storm Flossie at this address:

http://westhawaiitoday.com/community-bulletin/research-reveals-kilauea-volcano-exerted-influence-tropical-storm

Source: West Hawaii Today.

Kilauea-degazage

Les gaz du Kilauea contribuent à former le « vog », brouillard volcanique qui peut perturber la vie sur la Grande Ile.

(Photo:  C.  Grandpey)

Les sabres d’argent de l’Haleakala (Ile de Maui / Hawaii) // The silverswords of Haleakala volcano (Hawaii)

drapeau francaisCes derniers jours la presse hawaiienne fait part à ses lecteurs d’un événement naturel assez exceptionnel sur ​​le volcan Haleakala, sur l’île de Maui. En effet, cette semaine, un nombre inhabituel de silverswords – autrement dit les célèbres sabres d’argent – fleurissent simultanément.
Bien que les sabres d’argent puissent vivre jusqu’à 90 ans, ils ne fleurissent une fois, de sorte que la floraison actuelle est un événement rare. Le National Park Service dit que c’est l’une des meilleures années en matière de fleurs sur l’Haleakala.
Le silversword de l’Haleakala, également connu sous le nom de ahinahina (« gris » en hawaïen), est une plante qui pousse avec ou sans fleurs. Tendant la plus grande partie de sa vie, elle ressemble à un bouquet d’épées, avec des feuilles pointues à la couleur argentée, de plus en plus denses en s’approchant du sol. Quand la plante arrive à maturité, ce qui peut se produire à tout moment entre trois et 90 ans, elle dresse une longue tige couverte de centaines de fleurs pourpres. Quand les fleurs se dessèchent, le sabre d’argent sèche à son tour et il meurt en laissant plusieurs milliers de graines se disperser avec le vent et prendre racine ailleurs.
Les visiteurs du Parc National de Haleakala sont invités à rester sur les sentiers, en particulier à proximité des silverswords en fleurs. Comme ils ne fleurissent et ne produisent des graines qu’une seule fois dans leur vie, il est essentiel de leur laisser de l’espace afin que leurs graines puissent se développer librement.
Les articles indiquent que le sabre d’argent est une plante endémique qui se trouve uniquement dans le Parc National, sur les pentes de l’Haleakala. C’est vrai,  en sachant que de plus en plus de silverswords peuvent maintenant être vus sur les pentes du Mauna Kea, à proximité du Visitor Center, sur la Grande Ile d’Hawaii, où de nouvelles plantations sont effectuées chaque année afin de perpétuer l’espèce.

—————————————–

drapeau anglaisThe Hawaiian newspapers these days are informing their readers that a natural event is currently occurring on Haleakala volcano, on the island of Maui. Indeed, this week, unusually high numbers of silverswords are blooming simultaneously.
Although silverswords can live for as long as 90 years, they only flower once, making the recent bloom of multiple plants a rare event. The National Park Service says this is one of the best years they’ve seen for flowers on Haleakala.

The Haleakala silversword, also known as ahinahina (“gray” in Hawaiian), is a plant which grows with or without flowers. For most of its life, it resembles a bouquet of swords, with silver, spikey leaves growing densely at ground level. As the plant reaches maturation, which can occur anytime within three to 90 years, it sends out a long, flowering stalk covered in hundreds of purple flowers. After the flowers dry out, the silversword also dries out and dies, leaving several thousand seeds to scatter in the wind and take root elsewhere.
Visitors to Haleakala National Park are encouraged to stay on the trails, especially near any flowering silverswords. Since they only flower and produce seeds once in their lifetimes, it is critical to give the plants room so their seeds can grow unobstructed.

The articles indicate that the silversword is an endemic plant only found within the National Park on the slopes of Haleakala. This is partly true as silverswords can now be seen growing on the slopes of Mauna Kea, near the Visitor Center, on Hawaii Big Island where more and more plants are planted every year.

Sabre-01

Sabre-02

Sabre-05

Sabre-04

(Photos:  C.  Grandpey)