Des tunnels de lave au Vietnam // Lava tubes in Vietnam

drapeau-francaisSi vous voulez visiter un tunnel de lave, vous pouvez maintenant prévoir de passer vos vacances au Vietnam! Le plus long réseau de tunnels de lave du sud-est asiatique, situé dans les montagnes centrales du Vietnam, ouvrira aux touristes l’année prochaine sous la forme d’un parc géologique. Les agences de tourisme de la province de Dak Nong sont en train de mettre sur pied un projet visant à créer ce géoparc le long de la rivière Serepok dans le district de Krong No où les géologues ont découvert un réseau de tunnels à la fin de l’année dernière, après sept années de recherche. Le réseau s’étend sur environ 25 kilomètres sous la forme de 12 grottes tubulaires.

Une agence de voyage basée à Ho Chi Minh Ville a commencé à proposer des visites à deux des grottes en avril dernier. Le réseau de tunnels est le vestige d’une éruption volcanique qui a eu lieu il y a des millions d’années. La découverte de moulages de troncs d’arbres laisse supposer que la région était recouverte de forêts qui ont été balayées par cette éruption.
Des tunnels de lave peuvent être visités dans plusieurs zones volcaniques de la planète, comme sur l’Etna en Italie, sur l’île de la Réunion (France) ou à Hawaï, où le tunnel de lave Kazumura (65 km) est le plus long dans le monde.
Source: Thanh Nien News.

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drapeau-anglaisIf you want to visit a lava tube, you may now plan your holidays in Vietnam! Southeast Asia’s longest lava cave system in Vietnam’s Central Highlands will open to tourists next year in form of a geological park. The tourism agencies of the Dak Nong Province are initiating a project to set up the geopark along the Serepok River in Krong No District where geologists discovered the tube system late last year after seven years of research. The system stretches about 25 kilometres through 12 tube-shape caves

A Ho Chi Minh City-based travel firm started offering tours to two of the caves last April. It is a vestige of a volcanic eruption that took place millions of years ago. The discovery of lava molds of trees in the system suggested that the area was forest which was wiped away by a volcano eruption.

Lava tubes can be visited in several volcanic areas of our planet, like Mount Etna in Italy, on Reunion Island (France) or in Hawaii where the Kazumura lava tube (65 km) is the longest in the world.

Source: Thanh Nien News.

Grottes Etna 04

Grotta dei Lamponi (Etna) [Photo: C. Grandpey]

Panaches mantelliques et points chauds // Mantle plumes and hotspots

drapeau-francaisLes sismologues de l’Université de Californie à Berkeley ont réalisé pour la première fois un scan en trois dimensions de l’intérieur de la Terre qui montre comment les panaches de roche à très haute température en provenance du manteau terrestre sont reliés à des points chauds qui génèrent des chaînes d’îles volcaniques à la surface de la Terre, omme Hawaï, les Samoa et l’Islande. Exemple de tomodensitométrie de l’intérieur de la Terre, l’image a été générée par une simulation informatique à l’aide de superordinateurs au Lawrence Berkeley National Laboratory.
Contrairement à la tomographie médicale qui utilise des rayons X pour examiner le corps humain, les chercheurs ont produit une image des panaches mantelliques en analysant le déplacement des ondes sismiques à l’intérieur de la Terre lors de puissants séismes qui ont secoué la planète au cours des 20 dernières années.
Des tentatives précédentes pour fournir une image des panaches mantelliques avaient montré des poches de roche à haute température qui s’élevaient dans les zones où les panaches avaient été proposés, mais il était difficile de savoir si ces poches étaient connectées aux points chauds volcaniques à la surface ou aux racines des panaches à la frontière entre le noyau et le manteau, à 2900 kilomètres sous la surface de la Terre.
La nouvelle carte haute résolution du manteau ne montre pas seulement ces connexions pour de nombreux points chauds de la planète, mais elle révèle aussi qu’en dessous d’environ 1000 km, les panaches présentent une largeur comprise entre 600 et 1000 kilomètres, ce qui est jusqu’à cinq fois plus que celle estimée jusqu’à maintenant par les géophysiciens. Les panaches ont probablement une température d’au moins 400 ° C supérieure à celle de la roche environnante.
Les connexions entre les panaches provenant de la partie inférieure du manteau et les points chauds volcaniques ne sont pas directes. En effet, les sommets des panaches s’étalent comme le delta d’un fleuve lorsqu’ils rencontrent la roche moins visqueuse du manteau supérieur.
Les nouvelles images montrent également que les bases de ces panaches sont ancrées à la frontière entre le noyau et le manteau où elle forment deux énormes masses de roche à très haute température, avec chacune un diamètre d’environ 5.000 kilomètres, probablement plus denses que les roches environnantes. On estime que ces deux points d’ancrage – l’un sous l’Afrique, l’autre sous l’Océan Pacifique – sont dans ces zones qui existent depuis 250 millions d’années.
L’analyse effectuée par les superordinateurs n’a pas détecté de panaches sous tous les volcans de points chauds, comme le Parc de Yellowstone. Les panaches qui les alimentent sont peut-être trop minces pour être détectés et la technique de modélisation informatique présente encore des limites.

Cette étude a été soutenue par la National Science Foundation et le Conseil Européen de la Recherche.
En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir une vidéo montrant la simulation par superordinateur des panaches de roche à haute température pendant leur ascension à travers le manteau, avant de former des chaînes d’îles volcaniques.
https://www.youtube.com/watch?v=tCphzt8iaWc&feature=youtu.be

Source: Université de Californie à Berkeley.

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drapeau-anglaisSeismologists of the University of California at Berkeley have produced for the first time a three-dimensional scan of the Earth’s interior that shows how plumes of hot rock rising through the mantle are connected with surface hotspots that generate volcanic island chains like Hawaii, Samoa and Iceland. A computed tomography (or CT scan) of the Earth’s interior, the picture emerged from a supercomputer simulation at the Lawrence Berkeley National Laboratory.

While medical CTs employ X-rays to probe the body, the scientists mapped mantle plumes by analyzing the paths of seismic waves bouncing around Earth’s interior after 273 strong earthquakes that shook the globe over the past 20 years.

Previous attempts to image mantle plumes had detected pockets of hot rock rising in areas where plumes had been proposed, but it was unclear whether they were connected to volcanic hotspots at the surface or to the roots of the plumes at the core/mantle boundary 2,900 kilometres below the surface.

The new, high-resolution map of the mantle not only shows these connections for many hotspots on the planet, but reveals that below about 1,000 kilometres the plumes are between 600 and 1,000 kilometres across, up to five times wider than geophysicists thought. The plumes are likely at least 400°C hotter than surrounding rock.

The connections between the lower-mantle plumes and the volcanic hotspots are not direct because the tops of the plumes spread out like the delta of a river as they merge with the less viscous upper mantle rock.

The new picture also shows that the bases of these plumes are anchored at the core/mantle boundary in two huge blobs of hot rock, each about 5,000 kilometres in diameter, that are likely denser than surrounding rock. It is estimated that those two anchors – directly opposite one another under Africa and the Pacific Ocean – have been in the same spots for 250 million years.

The supercomputer analysis did not detect plumes under all hotspot volcanoes, such as those in Yellowstone National Park. The plumes that feed them may be too thin to be detected given the computational limits of the global modeling technique.

This study was supported by the National Science Foundation and the European Research Council.

By clicking on this link, you will see  a video showing the supercomputer simulation of plumes of hot rock rising through the mantle to form volcanic island chains.

https://www.youtube.com/watch?v=tCphzt8iaWc&feature=youtu.be

Source: University of California at Berkeley.

Vue globale des points chauds dans le monde (Source : Université de Californie à Berkeley)

Nouvelles du Kilauea (Hawaii) et du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau-francaisDans son dernier bulletin, l’OVPF indique que « la tendance observée ces derniers jours se maintient » sur le Piton de la Fournaise: Le trémor éruptif reste toujours élevé mais cette situation est probablement due à une modification du conduit d’alimentation qui a tendance à se rétrécir. Les mesures de gaz et de débit confirment cette hypothèse puisque les valeurs observées restent constantes voire légèrement en baisse.
Sur le terrain, le cône éruptif se ferme de plus en plus. A l’intérieur le lac de lave s’est séparé en deux unités distinctes. Les fontaines sont moins hautes que les jours précédents. Les écoulements des laves se font toujours à la sortie du tunnel située environ 50 mètres en dessous de l’évent.

Le HVO a publié une image satellite des coulées de lave qui confirme que l’activité est plutôt faible sur le Kilauea, avec quelques sorties de lave jusqu’à 7,5 km au NE du Pu’uO’o. L’image a été capturée le 2 septembre. Les couleurs sont fausses. Les pixels rouge vif représentent les zones de températures très élevées et montrent les coulées actives. Les zones blanches sont des nuages.
Au sommet du volcan Kilauea, le niveau du lac de lave fluctue mais reste à une soixantaine de mètres sous le plancher du cratère de l’Halema’uma’u.
Source: HVO.

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drapeau-anglaisIn its latest update, OVPF indicates that « the situation observed in recent days continues » at the Piton de la Fournaise: The eruptive tremor remains high but this is probably due to a change in the supply conduits that tend to get narrower. Gas and output measurements confirm this hypothesis since the observed values remain constant or slightly decreasing.
On the field, the eruptive cone closes more and more. Inside, the lava lake is separated into two separate units. Fountains are less high than in previous days. Lava is still flowing out of a tunnel  about 50 meters downslope of the vent.

HVO has released a satellite image of the lava flows which confirms that activity is rather low at Kilauea volcano, with a few breakouts as far as 7.5 km NE of Pu’uO’o. The image was captured on September 2nd. It is a false-colour image in which bright red pixels depict areas of very high temperatures and show active lava. White areas are clouds.

At the summit of Kilauea volcano, the lava lake level fluctuates but remained at about 60 metres below the floor of Halema’uma’u Crater.

Source: HVO.

Source: HVO / USGS.

Hawaii bientôt dans la tempête // Hawaii soon in the storm

drapeau-francaisComme je l’ai écrit précédemment, les Hawaiiens étaient plus préoccupés par l’approche de deux ouragans ou tempêtes tropicales que par la coulée de lave qui était apparue dur le versant NE du Pu’uO’o. D’ailleurs, cette coulée a cessé toute activité après avoir parcouru seulement quelques centaines de mètres.

Le National Weather Service n’est pas en mesure de dire comment vont évoluer les deux ouragans qui ont pour nom Ignacio et Jimena. La NASA a mis en ligne une image satellite où les ouragans apparaissent de manière spectaculaire (voir ci-dessous).

En approchant de l’archipel et en rencontrant des eaux  plus froides, il est probable que Ignacio va perdre quelque peu de son intensité et devenir une tempête tropicale. Il vaudrait mieux car, pour le moment, il est classé en Catégorie 4, avec des vents qui atteignaient 230 km/h samedi 29 août à 23 heures (heure hawaiienne). Il se trouvait alors à 800 km à l’est-sud-est de Big Island.

Le gouverneur d’Hawaii a émis un bulletin d’urgence et demandé à la population de se montrer vigilante et à se préparer à prendre des mesures d’urgence.

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drapeau-anglaisAs I put it previously, Hawaiians were more concerned with the approach of two hurricanes or tropical storms than by the lava flow that had appeared on the NE flank of Pu’uO’o. Moreover, this flow stopped after barely travelling a few hundred meters.
The National Weather Service is not able to define the evolution of the two hurricanes named Ignacio and Jimena. NASA has posted a satellite image where hurricanes appear dramatically (see below).
Approaching the archipelago and colder waters, it is likely that Ignacio will lose some of its intensity and become a tropical storm. This is to be hoped for because, for now, it is classified in Category 4, with winds that reached 230 km / h Saturday, August 29th at 11:00 pm (Hawaiian time). It was then located 800 km east-southeast of Big Island.
The Governor of Hawaii has issued an emergency bulletin and asked people to be vigilant and to be prepared to take emergency measures.

Source: NASA / National Weather Service