Tout simplement grandiose !

Voici une vidéo comme je les aime, pas trop longue et d’une beauté incroyable. Elle a été réalisée en mai 2021 sur le site de l’éruption du Mt Fagradalsfjall par Sigurður Hrafn Stefnisson à l’aide d’un drone DJI Mavic pro2.

Ne pas oublier de se mettre en mode plein écran et d’ouvrir le son. Ça décoiffe !

Katia et Maurice Krafft auraient apprécié ce moment de grande beauté !

https://youtu.be/QPcjlhnYp7w

Capture d’écran de la vidéo

L’orque et le manchot // The killer whale and the penguin

Voici une histoire comme je les aime. Elle a pour cadre l’Antarctique , et plus précisément le détroit de Gerlache, un étroit bras de mer qui sépare l’archipel de Palmer de la Péninsule antarctique. Plusieurs groupes de touristes naviguaient à bord de zodiacs pour observer les icebergs et la faune de la région. L’un des touristes filmait un groupe d’orques en train de chasser des manchots.

C’est alors qu’un manchot papou est apparu, essayant d’échapper à la poursuite acharnée des épaulards. Tout le monde dans les embarcations était persuadé que les orques gagneraient facilement la course et avaleraient le manchot, mais ce dernier avait plus d’un tour dans son sac. Il a échappé à une mort certaine en sautant à bord d’un zodiac! Heureusement, l’orque n’a pas eu la même idée! Sur la vidéo, on voit que le manchot a l’air remarquablement calme et pas perturbé par cette situation insolite. Au bout d’un certain temps, une fois que les bateaux se sont éloignés des orques, le passager clandestin a plongé dans l’eau et retrouvé son élément naturel. Voici une vidéo de la scène:

https://youtu.be/Ljx-czk4B80

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Here is one of the stories I am fond of. This one took place in Antarctica’s Gerlache Strait, a channel separating the Palmer Archipelago from the Antarctic Peninsula. Several groups of tourists were cruising onboard zodiacs, looking for icebergs and the fauna in the region. One of the tourists was filming a pod of killer whales chasing penguins through the water.

And then, a gentoo penguin appeared, swimming away from the orcas’ dogged pursuit. Everyone thought the orcas would easily win the race and eat the penguin, but the bird was a smart one. He saved its life by jumping on board a zodiac! Fortunately, the killer whale did not try to do the same! The penguin looked remarkably calm and undisturbed in the boat. After the boats cruised away from the orcas for a short time, the stowaway hopped back out into the water.

Here is a video of the scene:

https://youtu.be/Ljx-czk4B80

Crédit photo : Wikipedia

Vidéo de l’éruption du Kilauea en 2018 // Video of the Kilauea 2018 eruption

L’USGS vient de diffuser une petite vidéo résumant l’éruption du Kilauea en 2018. Malheureusement, la qualité n’est pas très bonne. La lave présente des couleurs terrnes et les images sont parfois surexposées.

L’USGS nous rappelle que le 3 mai 2018, une première fissure a déchiré le sol dans la subdivision des Leilani Estates, dans le district de Puna. Volcan le plus actif du monde, le Kilauea était en éruption depuis des décennies, mais les mois suivants ont montré la plus grande activité éruptive observée depuis des siècles. (Nous sommes en Amérique, le pays des superlatifs. L’Etna avec ses brefs paroxysmes ne saurait soutenir la comparaison!)

Une grande partie du document se concentre sur les Leilani Estates, dans la Lower East Rift  Zone du Kilauea , et sur la Highway 132, avec des images qui n’ont jamais été montrées au public.

 Plus de 60000 secousses sismiques ont été enregistrés au cours de l’éruption qui a duré environ quatre mois. Près de 37 kilomètres carrés de terres dans le district de Puna a été envahis par la lave avant que l’activité commence à se calmer en août et septembre 2018.

Le Kilauea a vomi un milliard de mètres cubes de lave pendant cette période. Plus de 700 structures ont détruites par l’éruption, dont beaucoup de maisons.

La destruction, cependant, a également agrandi l’île d’Hawaii de 3,5 kilomètres dans s partie orientale avec l’entrée de lave dans l’océan.

Voici le lien de la vidéo. Les Américains ne sont pas les meilleurs vidéastes au monde!

https://youtu.be/h5JJ5ujrbKo

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USGS has just released a short video summarizing Kilauea’s 2018 eruption. Unfortunately, the quality is not that good, with the dull colour of the lava due to the frequent overexposure of the film.

USGS reminds us that on May 3rd, 2018, the Kilauea eruption opened up its first fissure underneath the Leilani Estates Subdivision in Puna.

The most active volcano in the world, Kīlauea had been erupting for decades, but the next several months would be characterized by the volcano’s most explosive activity in centuries. (We are in America, the land of superlatives. Mt Etna with its short-lived paroxysms cannot compare with Kilauea!)

Much of the footage includes images from Leilani Estates, the Lower East Rift Zone, and Highway 132 that have never before been released to the public.

More than 60,000 earthquakes were recorded over the approximately four-month eruption, and a total of nearly 37 square kilometres of land in the Puna District was inundated by lava before activity began to quell in August and September of 2018. The volcano released a total of 1 billion cubic metres of lava over that time.

More than 700 structures were lost to the eruption, many of them homes.

The destruction, however, also brought creation, as 3.5 square kilometres of new land developed in East Hawaii due to lava entering the ocean.

Here is the link to the video. Americans are not the best videographers in the world!

https://youtu.be/h5JJ5ujrbKo

La lave envahit les Leilani Estates (Crédit photo : USGS)

La dernière zone de glace // The Last Ice Area

Le réchauffement climatique réduit de plus en plus la taille et la durée de la glace de mer pendant l’été dans l’Arctique. Les projections scientifiques montrent que c’est au nord du Canada et du Groenland qu’elle résistera le plus longtemps. C’est là que se trouve  « la dernière zone de glace ». Dans les années à venir, elle sera vitale pour les populations dont la vie en dépend. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo qui montre comment la glace de l’Arctique se déplace et change au fil du temps. Une grande partie de la glace la plus ancienne a déjà disparu et ce qui reste – la « dernière zone de glace » – se trouve le long des côtes septentrionales du Canada et du Groenland.
https://youtu.be/8auMIfF50Ng

Le dernier documentaire diffusé par le National Geographic, intitulé The Last Ice, montre à quel point les communautés Inuit du Canada et du Groenland sont touchées par la fonte de la glace de mer dans l’Arctique.
Le village de Pikialasorsuaq est entouré de la «dernière zone de glace», celle qui devrait subsister lorsque toutes les autres auront disparu pendant l’été. La protection de cette zone est essentielle pour les populations qui en dépendent et pour la faune dont la vie, ou plutôt la survie, est tributaire de la glace de mer.
Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. Les Inuit sont le visage humain du réchauffement climatique. Le drame, c’est que les activités qui génèrent la pollution avec les gaz à effet de serre ne se trouvent pas dans l’Arctique, mais plus au sud, là même où nous vivons, mais les Inuit en subissent les conséquences. Cela démontre à quel point tout est connecté et que si l’on trafique la Nature ou le Climat dans une partie du monde, les conséquences sont universelles.
L’Arctique est également menacé par les ressources naturelles qui se cachent sous la glace, avec les gisements de pétrole et de gaz. La fonte de l’Arctique signifie aussi l’ouverture de voies maritimes plus rapides et l’arrivée du tourisme.

La réalisation du documentaire The Last Ice a débuté en 2015. Au départ, ce devait être un documentaire plus scientifique montrant la faune traditionnelle et la glace de mer, mais l’équipe de tournage s’est rapidement rendue compte que le sujet était beaucoup plus vaste, avec beaucoup d’histoires humaines à raconter.
Le documentaire montre diverses menaces qui pèsent sur la survie des habitants de ces régions, la vie des animaux, le maintien des traditions culturelles, et même l’interdépendance relativement inconnue des habitants du Groenland et du Canada.
Les familles qui vivent dans ces régions depuis plusieurs générations et qui ont assimilé les pratiques traditionnelles transmises par ‘les détenteurs du savoir’ doivent non seulement s’adapter au changement climatique, mais aussi, apprendre à déménager vers une autre région. Ne serait-ce qu’au Nunavut, sept Inuit sur dix sont en situation d’insécurité alimentaire en raison du coût élevé de la vie. En effet, la nourriture doit être expédiée par avion vers ces régions.
La COVID-19 secoue le monde au moment de la sortie de ce documentaire. La pandémie montre que nous avons plus pris à la planète que ce qu’elle est capable de nous fournir. Le film rappelle que nous ne pouvons pas continuer à exploiter ses ressources comme nous l’avons fait jusqu’à présent ; nous n’avons pas besoin du pétrole de l’Arctique, nous devons éliminer progressivement les combustibles fossiles et les remplacer par des énergies renouvelables si nous voulons éviter des catastrophes.

La diffusion du documentaire The Last Ice est prévue en octobre sur le site du National Geographic WILD. Voici la bande-annonce:
https://www.youtube.com/watch?v=qpZdevJEA7I

Source : National Geographic.

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As climate change reduces the size and duration of summer Arctic sea ice, scientific projections show it will last the longest above Canada and Greenland. This is the Last Ice Area. In the coming years, it will be essential as an enduring home for ice-dependent life. This video shows how the Arctic’s oldest ice is moving and changing over time. Much of the oldest ice has already disappeared, and that which remains is found along the northern shores of Canada and Greenland – the Last Ice Area.

https://youtu.be/8auMIfF50Ng

National Geographic’s latest documentary, The Last Ice, tells the harrowing story of how Inuit communities in Canada and Greenland are being impacted by the melting sea ice in the Arctic.

The village of Pikialasorsuaq is surrounded by “last ice area, » which is expected to remain when all other areas with significant summer ice will be gone. Protecting this area is essential for the surrounding communities and the sea ice dependant wildlife.

As I put it several times before, the Arctic is warming twice as fast as the rest of the world. The Inuit are really the human face of global warming, and all the activities that produce all the carbon pollution are not in the Arctic region, they are mostly in a world where we are or farther south, but the Inuit are suffering the consequences. This is one more example of how everything is connected, how everybody is connected and that if you tamper with nature, or the climate, on one part of the world, the consequences are going to be global.

The Arctic is also being threatened by industrial opportunities from oil and gas deposits, the desire for faster shipping routes and tourism through these melting areas of ice. Creating The Last Ice documentary began in 2015. It was initially set to be a more scientific “traditional wildlife and sea-ice” documentary but the team quickly realized that the story was much bigger, with so many interconnected human stories to tell.

The documentary shows a variety of threats to how people in these areas survive, including the lives of animals, maintaining and carrying forward cultural traditions, and even the relatively unknown interconnectedness of the people in Greenland and Canada.

Families who have lived in those regions for many generations and learning traditional practices from the knowledge keepers are having to not only adapt to a changing climate but also, essentially, having to relocate to a whole other area that impacts that knowledge transfer and ability to safely live in your homeland. In Nunavut alone, seven out of 10 Inuit are food insecure due to the high cost of living, because food needs to be shipped to the area by plane.

As COVID-19 sweeps across the globe, coinciding with the release of this documentary, the pandemic shows that “we have taken too much out that the planet is providing for us. The film is a reminder that we cannot continue exploiting the resources of the planet, like we have until now, we do not need oil from the Arctic, we need to phase out fossil fuels and replace them with renewable energies if we are to prevent future disasters.

The Last Ice is expected to broadcast on National Geographic WILD this October. Here is the trailer:

https://www.youtube.com/watch?v=qpZdevJEA7I

Source: National Geographic.

L’étendue de la glace de mer se réduit comme peau de chagrin. Voici la surface qu’elle occupait en septembre 2016. Elle a diminué encore davantage depuis cette date (Source : WWF)