Activité explosive du Kilauea en 1924 // 1924 Kilauea explosive activity

Le dernier article « Volcano Watch » diffusé par l’Observatoire des Volcans d’Hawaï rappelle que le Kilauea peut montrer une activité explosive bien qu’un comportement effusif soit observé la plupart du temps.
Mai 2023 marque le 99ème anniversaire d’une séquence d’éruptions explosives au sommet du Kīlauea. IElles se sont produites pendant 16 jours du 11 au 27 mai 1924. Au cours de cette événement, une soixantaine d’explosions se sont produites au niveau de l’Halemaʻumaʻu, avec des projections allant de la cendre volcanique à des blocs gros comme des voitures qui sont retombés autour de la caldeira sommitale.
Pendant la vingtaine d’années qui a précédé les éruptions explosives de 1924, l’Halemaʻumaʻu avait hébergé un grand lac de lave. En février 1924, ce lac de lave s’est vidangé en deux jours, laissant derrière lui un cratère incandescent d’environ 115 mètres de profondeur sur 520 mètres de diamètre. L’Halemaʻumaʻu est resté un cratère vide pendant les deux mois qui ont suivi.
En avril 1924, le sommet du Kilauea a été secoué par un essaim sismique qui a migré vers l’East Rift Zone. Cependant, malgré les secousses et l’affaissement de cette zone, liés à la lave de vidange du lac de lave sommital, aucune éruption ne s’est produite dans la zone de rift.
Le 29 avril 1924, le plancher de l’Halema’uma’u a commencé à s’affaisser et pour atteindre environ 180 mètres de profondeur sous la lèvre du cratère au moment où se sont déclenchées les premières explosions pendant la nuit du 10 au 11 mai. Des roches encore très chaudes projetées par cette explosion ont été observées près de la lèvre de l’Halemaʻumaʻu le matin du 11 mai. Cela a entraîné des fermetures de routes dans le Parc national d’Hawai’i (qui ne s’appelait pas encore Parc National des Volcans d’Hawaii).
Un peu plus tard, une nouvelle explosion a envoyé des panaches de cendres à près d’un kilomètre de hauteur. Un bloc de 45 kilogrammes a également été projeté lors de l’événement, obligeant de repousser les barrages routiers.
Des explosions de cendres, de lapilli et de blocs ont continué à être observées. La plus puissante de ces explosions s’est produite le 18 mai, avec des panaches de cendres parcourus par des éclairs qui sont montés à plus de 6,5 kilomètres dans le ciel. Plusieurs personnes se trouvaient près de la lèvre du cratère lorsque cette explosion s’est produite. Un habitant de Pāhala a été frappé par un bloc et est décédé au cours de la nuit à l’hôpital de Hilo. Ce fut le seul décès lors de cette activité explosive du Kilauea.
Les explosions se sont poursuivies, bien que plus faibles que celle du 18 mai, et ont pris fin le 27 mai, L’Halemaʻumaʻu était environ deux fois plus large et huit fois plus profonde qu’avant la séquence d’explosions. Des blocs pesant jusqu’à 8 tonnes ont été projetés jusqu’à 500 mètres du cratère.
Les scientifiques ont d’abord pensé que pendant la vidange du lac de lave des fractures étaient apparues dans le plancher du cratère et elles auraient aux eaux souterraines de pénétrer dans le système éruptif, provoquant des événements phréato-magmatiques, avec de nombreuses explosions tout au long des 16 jours de mai 1924. Cependant, de nouvelles recherches entreprises par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii pourraient apporter d’autres explications à ces événements explosifs. Ces travaux permettront de mieux comprendre les événements explosifs survenus il y a près d’un siècle. Ils pourront être comparés aux explosions plus récentes qui ont secoué le sommet du Kilauea en 2018.
Source : USGS/HVO.

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The latest “Volcano Watch”article by the Hawaiian Volcano Observatory reminds us that Kilauea can show explosive activity although an effusive behaviour is observed most of the time.

May 2023 marks the 99th anniversary of a sequence of explosive eruptions at Kīlauea’s summit. They occurred throughout 16 days from May 11th to 27th, 1924. During this eruption, about 60 explosions occurred from Halemaʻumaʻu, with fragments ranging in size from volcanic ash to large blocks as large as cars that fell around the summit caldera.

For nearly two decades prior to the explosive eruptions in 1924, Halemaʻumaʻu hosted a large lava lake. In February 1924, this lava lake drained during the course of two days, leaving behind an incandescent crater that was about 115 meters deep by 520 meters wide. Halemaʻumaʻu remained an empty crater for the next two months.

April 1924 saw the summit of Kilauea hit with an earthquake swarm that migrated down the East Rift Zone. However, despite the shaking and subsidence in that area, which was associated with lava draining from the summit lava lake, no eruption occurred in the rift zone.

On April 29th, 1924, the floor of Halemaʻumaʻu started to subside and eventually reached about 180 meters below the crater rim by the time the first explosions occurred during the nighttime hours of May 10th-11th. Hot rocks from this explosion were observed near the rim of Halemaʻumaʻu on the morning of May 11th. This prompted road closures within Hawai’i National Park.

Another explosion sent ash up to nearly 1 kilometer high. A 45-kilogram boulder was also thrown during the event, prompting the roadblocks to be pushed back even farther.

Explosions of ash, lapilli and blocks continued to be ejected from the crater. The largest of these explosions occurred on May 18th, with lightning-charged ash plumes higher than 6.5 kilometers into the sky. Several people were near the crater rim when this explosion occurred. Unfortunately, a resident of Pāhala was hit by a block and died that night at the hospital in Hilo. This was the only fatality during these explosive eruptions.

Explosions continued, although smaller than the one on May 18th, and by May 27th, when the explosions ended, Halemaʻumaʻu was about twice as wide and eight times as deep than prior to the sequence of explosions. Blocks weighing as much as 8 metric tons were hurled as much as 500 meters from the crater.

Scientists originally proposed that the lava lake draining exposed cracks in the crater floor that allowed groundwater to enter the system. This groundwater might have flashed to steam and resulted in the many explosions throughout the 16 days in May 1924. However, new research being undertaken by the Hawaiian Volcano Observatory could reveal other explanations for these explosive events. This research will help us better understand these explosive bursts that occurred nearly a century ago and compare them with the more recent explosions from the summit of Kilauea in 2018.

Source : USGS / HVO.

 

Explosion sommitale du Kilauea le 18 mai 1924

Explosion sommitale du Kilauea le 22 mai 1924

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

Le CENAPRED indique que le Popocatepetl (Mexique) est entré en éruption à deux reprises le 10 mai 2023 au matin. La première explosion s’est produite à 1 h 52. Les images de la webcam montrent la zone sommitale du volcan recouverte de matériaux incandescents.
Le Popocatepetl s’est à nouveau manifesté à 3 h 16.
Le CENAPRED a mis en garde la population contre les émissions continues de gaz volcaniques et de cendres, poussées par le vent en direction du sud-est. Il a également été demandé aux habitants de s’abstenir de s’approcher du cratère, compte tenu de la possibilité d’explosions. Il leur a été conseillé de s’éloigner des ravines à cause du risque de coulées de boue et autres matériaux.
Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, phase 2.

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On attend toujours l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) qui, selon l’OVPF le 21 avril 2023, était une affaire de minutes ou d’heures. On enregistre toujours quelques éboulements et quelques séismes dans la zone sommitale, mais rien de significatif. Même remarque pour l’inflation de l’édifice volcanique. L’Enclos a été rouvert…jusqu’au jour où le volcan décidera que la plaisanterie a assez duré… !

Photo: C. Grandpey

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Dans un bulletin diffusé dans la soirée du 6 mai 2023, l’INGV indiquait qu’une explosion accompagnée d’un nuage de cendres avait secoué le Cratère SE de l’Etna (Sicile) à 23h26 (heure locale).

Le 7 mai, Boris Behncke indiquait sur Facebook que « des colonnes de gaz s’échappaient de la zone des « bouches orientales », signe que l’on se trouve dans un contexte de conduit ouvert. Pour le moment, le volcan est dans un état plutôt calme, bien qu’en phase de recharge lente. »

Boris ajoutait qu’il est important de souligner que « le Cratère sud-est est toujours capable de produire des phénomènes éruptifs, parfois fortement explosifs, à tout moment, et sans pratiquement aucun signal avant-coureur. Ce n’est pas forcément le début d’une nouvelle activité éruptive plus significative. Dans le passé il y a eu plusieurs événements explosifs comme celui-ci, et qui n’ont pas été suivis d’une activité supplémentaire. »

 

Crédit photo : Boris Behncke

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La situation est stable sur le Sabancaya (Pérou) où l’on enregistre une vingtaine d’explosions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent à environ 2 km au-dessus du sommet.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Comme je l’ai écrit précédemment, l’activité du Fuego (Guatemala) s’est intensifiée entre le 2 et le 6 mai 2023. On a observé des explosions intenses, de volumineuses émissions de cendres, des coulées de lave, des coulées pyroclastiques et des lahars. Des avalanches de matériaux ont dévalé plusieurs ravines et atteint parfois la végétation. Des retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent.
1 120 personnes ont été évacuées. 1 013 ont été transférés dans des abris temporaires mis en place par plusieurs municipalités. L’activité éruptive a ensuite diminué et le niveau d’alerte volcanique a été abaissé au Jaune. Les personnes évacuées sont rentrées chez elles le 7 mai.

Crédit photo: CONRED

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L’activité du Kanlaon (Philippines) a augmenté début mai. Le PHIVOLCS signale une augmentation de la sismicité et de la déformation du sol, ainsi que des émissions de dioxyde de soufre. La déformation du sol affecte les flancs inférieurs et intermédiaires du volcan depuis le mois de mars,
Le niveau d’alerte reste à 1. Le public doit rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

CENAPRED indicates that Popocatepetl (Mexico) erupted twice on May 10th, 2023 in the morning. The first explosion occurred at 1:52 a.m. Webcam images of the event show the summit area of the volcano covered with incandescent material.

Popocatépetl then erupted again at 3:16 a.m.

CENAPRED warned residents of continuous emissions of volcanic gases and ash, which were blowing in a southeast direction. Officials also urged residents to refrain from ascending to the volcano’s crater, given the possibility of explosions, and to move away from the bottom of ravines in case of mud and debris flows.

The alert level remains at Yellow Phase 2.

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We are still waiting for the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) which, according to OVPF on April 21st, 2023, was a matter of minutes or hours. There are still some rockfalls and earthquakes in the summit area, but nothing significant. Same remark for the inflation of the volcanic edifice. The Enclos has been reopened…until the day when the volcano will decide the joke has gone on long enough…!

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In a bulletin issued on the evening of May 6th, 2023, INGV indicated that an explosion accompanied by an ash cloud shook Mt Etna‘s SE Crater (Sicily) at 11:26 p.m. (local time).
On May 7th, Boris Behncke posted on Facebook that « columns of gas were coming out of the ‘eastern vents’ area, a sign that we are in an open conduit context. For the moment, the volcano is in a rather calm state, although in a slow recharging phase. »
Boris added that it is important to emphasize that « the Southeast Crater is always capable of producing eruptive phenomena, sometimes highly explosive, at any time, and with practically no warning signals. This is not necessarily the start of new, more significant eruptive activity. In the past there have been several explosive events like this, which have not been followed by further activity. »

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The situation is stable on Sabancaya (Peru) where about twenty explosions are recorded daily. They generate ash plumes that rise about 2 km above the summit.
Source: IGP.

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As I put it before, activity at Fuego (Guatemala) was very intense between May 2nd and May 6th, 2023. It included intense explosions, dense ash emissions, lava effusion, pyroclastic flows, and lahars. Avalanches descended several drainages, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall was reported in areas downwind.

1,120 people were evacuated. 1,013 were transferred to temporary shelters set up by several municipalities. Eruptive activity later declined and the Volcano Alert Level was lowered to Yellow. People who were evacuated during the event returned home on May 7th.

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Activity ar Kanlaon (Philippines) increased in early May. PHIVOLCS reports increased seismicity and ground deformation, and sulfur dioxide emissions. Ground deformation has affected the lower and mid-flanks of the volcano since March,

The Alert Level remains at 1. The public should remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Retour sur l’éruption du Kilauea (Hawaii) en 2018 // Back to the Kilauea eruption (Hawaii) in 2018

Dans son article hebdomadaire « Volcano Watch », l’Observatoire de Volcans d’Hawaii – le HVO – rappelle au public les principaux moments de l’éruption du Kilauea en 2018. Il y a cinq ans, l’activité volcanique a radicalement changé lorsque le magma a pénétré dans la partie inférieure de la zone de rift est – Lower East Rift Zone (LERZ).
Les événements de 2018 ont mis fin à l’éruption du Pu’uO’o qui durait depuis 35 ans, ainsi qu’à l’éruption sommitale qui durait depuis 10 ans. Le lac de lave sommital s’est vidangé, tout comme une partie du magma stocké à faible profondeur sous le sommet, ce qui a provoqué un effondrement et un affaissement progressif du plancher de la caldeira sommitale.
Tout a commencé le 30 avril 2018, lorsque le plancher du cratère du Pu’uO’o s’est effondré au moment où le magma a commencé à migrer vers aval. Au cours des jours suivants, les données sismiques et de déformation ont permis de suivre la progression du dike dans l’East Rift Zone.
La première éruption dans la LERZ en 58 ans a commencé le soir du 3 mai lorsqu’une fissure s’est ouverte dans la subdivision des Leilani Estates. En fin de journée le 4 mai, six fissures s’étaient ouvertes dans la LERZ et un séisme de M 6,9 a secoué la côte sud de la Grande Île.
Le niveau du lac de lave sommital a commencé à baisser lorsque le magma a migré vers la LERZ, et des pans du cratère sont tombées dans le lac, déclenchant de petits événements explosifs. Le Parc national des volcans d’Hawaï a fermé ses portes au public le 11 mai et le personnel de l’Observatoire a quitté ses bureaux le 16 mai en raison de l’augmentation des explosions accompagnées de panaches de cendres, de l’activité sismique et des dégâts subis par les bâtiments.
Cependant, du début mai à la fin août, le personnel de l’Observatoire a maintenu une présence sur le terrain 24 heures sur 24 et l’analyse des données pour surveiller l’éruption et communiquer tout changement au public et aux autorités chargées de la sécurité.
L’éruption de 2018 a été la plus destructrice des 200 dernières années à Hawaii, avec l’ouverture de 24 fissures couvrant une superficie de plus de 35 kilomètres carrés, et l’ajout de 3,5 kilomètres carrés de nouvelles terres au-delà de l’ancien littoral.
Plus de 700 structures et quelque 50 km de routes ont été recouvertes par la lave, avec l’évacuation de nombreux habitants. Les émissions de gaz ont atteint les niveaux les plus élevés jamais enregistrés sur le Kilauea et ont affecté une grande partie de l’État d’Hawaï et des régions aussi éloignées que l’île de Guam.
La zone sommitale du Kilauea a subi 62 événements d’effondrement au cours de l’éruption. Chacun de ces événements quasi quotidiens a libéré une énergie à peu près équivalente à un séisme de M 5,3. Les secousses ont endommagé les structures voisines, ainsi que les routes et les infrastructures du Parc national, ainsi que l’ancien bâtiment du HVO. Les retombées de cendres volcaniques générées par les explosions de mai et les émissions de gaz ont également eu un impact sur les zones sous le vent dans le district de Ka’u.
Une politique est en cours pour venir en aide aux localités de la Grande Île touchées par l’éruption de 2018 et pour reconstruire l’Observatoire. La loi de 2019 – Additional Supplemental Appropriations for Disaster Relief Act (H.R. 2157) – sur les crédits accordés en cas de catastrophe a permis à l’Observatoire de renforcer ses capacités de surveillance des éruptions et d’améliorer la recherche pour mieux comprendre les volcans hawaiiens.
L’Observatoire dispose désormais d’équipements de pointe pour analyser la sismicité, les déformations du sol, les gaz, la gravité, les niveaux des lacs de lave et les fluctuations de la surface. Du matériel de laboratoire permettant d’analyser les caractéristiques physiques et chimiques des échantillons de cendres, de scories et de lave, et donc de fournir des informations sur les processus éruptifs, a également été acquis grâce à la loi de 2019
De nouvelles recherches effectuées sur le Kilauea ont permis d’améliorer la compréhension du système d’alimentation et la structure magmatique du volcan, son passé éruptif et les risques associés.
Depuis 2018, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii a eu l’occasion d’appliquer les leçons apprises en 2018 au cours de plusieurs éruptions sommitales du Kilauea et au cours de la première éruption du Mauna Loa depuis 38 ans.
Source : USGS/HVO.

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  In its weekly article « Volcano Watch », the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) reminds the public of the main moments of the Kilauea 2018 eruption. Five years ago, volcanic activity at Kilauea dramatically changed when magma intruded into the Lower East Rift Zone (LERZ).

The 2018 events ended the 35-year-long Pu’uO’o eruption, along with the 10-year summit eruption. The summit lava lake drained, as did some of the shallow magma stored beneath the summit, which in turn triggered collapse and gradual caving of the summit caldera floor.

The sequence of events began on April 30th, 2018, when the Pu’uO’o crater floor collapsed as magma began intruding downrift. Over the next several days seismic and deformation data tracked the dike as it migrated underground farther down the East Rift Zone.

The first LERZ eruption in 58 years began on the evening of May 3rd when a fissure opened in the Leilani Estates subdivision. By the end of May 4th, six fissures had opened in the LERZ and an M 6.9 earthquake struck the south coast of the Big Island.

The summit lava lake level began to drop as magma moved into the LERZ, and sections of the unsupported crater walls fell into the lake, triggering small explosive events. Hawai‘i Volcanoes National Park closed to the public on May 11th, and Hawaiian Volcano Observatory staff vacated its office on May 16th due to increased ash explosions, seismic activity and building damage.

However, from early May to late August, the observatory staff maintained a 24-hour field presence and data watch to monitor the eruption and communicate any changes to the public and emergency authorities.

The 2018 eruption was the most destructive over the past 200 years in Hawaii, with 24 fissures covering an area of over 35 square kilometers, including the addition of 3.5 square kilometers of new land beyond the old coastline.

More than 700 structures and about 50 km of roads were covered, displacing many residents. Gas emissions were at the highest levels ever recorded at Kilauea and impacted much of the State of Hawaii and areas as far away as Guam.

The summit region experienced 62 total collapse events during the eruption. Each of these near-daily occurrences released energy roughly equivalent to an M 5.3 earthquake. Shaking from these events caused damage to nearbystructures, along with Hawaii Volcanoes National Park roads and infrastructure, and the former Hawaiian Volcano Observatory building. Volcanic ashfall from explosions in May, and gas emissions, also impacted downwind communities in the District of Ka’u..

Recovery efforts are still underway for Big Island communities impacted by the 2018 eruption, and for the observatory. The Additional Supplemental Appropriations for Disaster Relief Act of 2019 (H.R. 2157) has provided new opportunities for the observatory to bolster monitoring and eruption response abilities and is supporting research that will help to better understand Hawaiian volcanoes.

Some of the observatory’s new monitoring capabilities include cutting edge field equipment for tracking seismicity, ground deformation, gas, gravity, lava lake levels and surface changes. Lab equipment that can analyze physical and chemical characteristics of ash and cinder and lava samples, providing insights on eruptive processes, has also been acquired due to the supplemental funding.

New research has also been taking place at Kilauea to help improve the understanding of the volcano’s magma plumbing system and structure, eruptive past and hazards.

In the years since 2018, the Observatory has had the opportunity to apply lessons learned during 2018 to several Kilauea summit eruptions and the first Mauna Loa eruption in 38 years.

Source : USGS / HVO.

Crédit photo: USGS / HVO

Fuego (Guatemala) : baisse de l’activité éruptive et retour des personnes évacuées // Fuego (Guatemala): decrease in eruptive activity and return of evacuees

Les personnes évacuées lors de la dernière crise éruptive du Fuego sont rentrées chez elles. La Conred explique que le transfert a été effectué dans plusieurs bus et avec le soutien de l’armée. Les familles évacuées ont reçu des sacs avec de la nourriture et des dons pour le retour à leurs maisons.

Suite au déclin de l’activité éruptive, le niveau d’alerte volcanique a été abaissé au Jaune.

1 120 personnes ont été évacuées. 1 013 ont été transférées dans des abris temporaires proposés par plusieurs localités. Les services sanitaires s’assurent que les personnes évacuées n’aient pas à souffrir des conséquences de l’éruption.

Source : presse guatémaltèque, La Hora.

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People who were evacuated during the last Fuego eruption have returned home. Conred explains that the transfer was carried out in several buses and with the support of the army. The evacuated families received bags with food and donations for the return to their homes.
Following the decline in eruptive activity, the Volcano Alert Level was lowered to Yellow.
1,120 people were evacuated. 1,013 were transferred to temporary shelters set up by several municipalities. The health services ensure that the evacuees do not suffer the consequences of the eruption.
Source: Guatemalan newspapers, La Hora.

Le Fuego vu depuis Antigua (Photo: C. Grandpey)