COP 26 : les archipels du Pacifique et le réchauffement climatique // COP 26 : Pacific Ocean archipelagoes and global warming

Avant la COP 26, il est apparu qu’un tiers des petits États et territoires insulaires du Pacifique ne seraient pas en mesure d’envoyer des représentants de leurs gouvernements au sommet de Glasgow en raison des restrictions de voyage dues à la pandémie de COVID-19.
Le manque de représentation à la COP a fait craindre que les préoccupations de ces pays, qui sont parmi les plus menacés par la crise climatique, soient laissées de côté par les participants à la Conférence.
En octobre, un rapport de la Banque mondiale a révélé que l’élévation prévue du niveau de la mer pourrait coûter son statut de nation aux îles Marshall, un archipel situé dans le Pacifique nord à mi-chemin entre Hawaï et l’Australie. L’archipel a une population de 59 000 habitants et une superficie de seulement 180 kilomètres carrés, avec 1 156 îles individuelles. C’est l’un des pays les plus menacés de disparition en raison de l’élévation du niveau de la mer.

Toujours dans le Pacifique, très peu de gens ont entendu parler des Tuvalu, un archipel de la sous-région polynésienne de l’Océanie. Les îles sont situées à mi-chemin entre Hawaï et l’Australie. Les Tuvalu se composent de trois îles récifales et de six atolls. L’archipel comptait 10 507 habitants en 2017. La superficie totale des Tuvalu est de 26 kilomètres carrés.
Le territoire est devenu totalement indépendant au sein du Commonwealth le 1er octobre 1978. Le 5 septembre 2000, il est devenu le 189ème membre des Nations Unies.
Les Tuvalu n’ont pas de représentant physique à la COP 26 de Glasgow, mais le gouvernement a envoyé une vidéo montrant le ministre des Affaires étrangères en train de prononcer un discours. Les participants à la Conférence le verront debout, avec de l’eau jusqu’aux genoux, pour montrer à quel point sa nation insulaire du Pacifique est en première ligne du réchauffement climatique. Le ministre porte un costume et une cravate; ses jambes de pantalon sont retroussées. Il se tient derrière un pupitre installé dans la mer. La vidéo a déjà été largement partagée sur les réseaux sociaux,
Source : Presse internationale.

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Before Cop26, it emerged that one-third of Pacific small island states and territories would be unable to send any government figures to the summit in Glasgow due to Covid-19 travel restrictions.

The lack of high-level representation of Pacific nations at the meeting led to fears that the concerns of these countries, which are among those most at risk due to the climate crisis, would not be appropriately represented at the summit.

In October, a World Bank report said that projected sea level rise could cost the Marshall Islands, a country in the north Pacific halfway between Hawaii and Australia, its status as a nation.

It has a population of 59,000 and a land mass of just 180 square kilometres, consisting of 1,156 individual islands. It is one of the countries considered most at risk of disappearing due to sea level rise.

Still in the Pacific Ocean, very few people have heard about Tuvalu, an archipelago in the Polynesian subregion of Oceania in the Pacific Ocean. The islands are situated about midway between Hawaii and Australia. Tuvalu is composed of three reef islands and six atolls It had a population of 10,507 in 2017. The total land area of the islands of Tuvalu is 26 square kilometres.

Tuvalu became fully independent within the Commonwealth on October 1st,1978. On September 5th, 2000, it became the 189th member of the United Nations.

Tuvalu has no physical representaive at the Glasgow COP 26 but it has sent a video showing its foreign minister delivering a speech. The Conference participants will see him standing knee-deep in seawater to show how his low-lying Pacific island nation is on the front line of climate change. He is wearing a suit and tie at a lectern set up in the sea, with his trouser legs rolled up. The video has already been shared widely on social media, drawing attention to Tuvalu’s struggle against rising sea levels.

Source: International press.

Source: Tuvalu government

COP 26 : l’île Maurice entre économie et écologie // COP 26: Mauritius between economy and ecology

On peut lire sur le site Réunion la 1ère un article qui montre les cas de conscience auxquels sont confrontés les responsables politiques dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il est souvent difficile de faire cohabiter intérêts économiques et sauvegarde de l’environnement. Au coeur de l’océan Indien, l’île Maurice en est le parfait exemple.

Lundi 1er novembre 2021, devant la presse, le Premier ministre de l’île Maurice s’est engagé à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre. Il a confirmé son intention d’abandonner le charbon et d’avancer vers une production d’énergie verte. Pour y parvenir, l’île compte produire 60% de son mixte énergétique à partir des énergies vertes. Le charbon sera progressivement éliminé dans la production de l’électricité. L’utilisation des véhicules électriques sera encouragée. Des plans de soutien sont proposés aux agriculteurs pour accompagner leur transition vers une agriculture raisonnée.

Dans le cadre de la COP 26, le Premier ministre mauricien a lancé un appel aux dirigeants de la planète pour que le Glasgow Package puisse se concentrer sur la mise en œuvre de l’engagement pour un financement climatique annuel de 100 milliards de dollars américains avec un accès plus facile au profit des petits Etats insulaires en développement (PIED) et d’autres pays vulnérables à la crise du climat.

A côté de ces belles promesses, un accord – l’Offshore Petroleum Bill – a été signé par l’Etat mauricien et des compagnies pétrolières pour qu’elles recherchent du pétrole dans les Zones Économiques Exclusives (ZEE) de ses îles. Si ces investigations sont positives, l’exploitation sera autorisée. L’accord a été entériné par l’Assemblée nationale, le 26 octobre 2021, à quelques jours de la COP26!

Le Premier ministre mauricien a défendu cette démarche par l’urgence de redresser l’économie de l’île après la crise Covid. Si l’exploitation se concrétise, les sociétés se sont engagées à embaucher localement et à développer une industrie sur place. La démarche économique et politique est compréhensible, mais elle est en contradiction avec les engagements pris devant la COP26.

L’île Maurice comme La Réunion et les autres petites îles ont un bilan carbone plutôt favorable. Par nombre d’habitants, il est inférieur à celui des pays européens, des Etats Unis ou de la Chine. Pourtant, quand on ajoute les émissions des porte-conteneurs indispensables pour assurer le ravitaillement des pays, la note en CO2 explose. Ces navires fonctionnent grâce au fuel lourd. Même si de gros progrès ont été réalisés pour réduire la pollution qu’ils occasionnent, ils émettent énormément de gaz à effet de serre. Leur impact sur l’environnement et la santé reste considérable. Pourtant, aujourd’hui, ces bateaux sont indispensables et irremplaçables.

Source: Réunion la 1ére.

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One can read an article on the Réunion la 1ère website that shows the cases of conscience faced by political leaders in the fight against global warming. It is often difficult to combine economic interests with environmental protection. In the heart of the Indian Ocean, Mauritius is the perfect example.
Monday, November 1st, 2021, in front of the press, the Prime Minister of Mauritius pledged to reduce greenhouse gas emissions by 40%. He confirmed his intention to abandon coal and move towards green energy production. To achieve this, the island intends to produce 60% of its energy mix from green energies. Coal will be phased out in the production of electricity. The use of electric vehicles will be encouraged. Support plans are offered to farmers to support their transition to sustainable agriculture.
As part of COP 26, the Prime Minister of Mauritius appealed to world leaders for the Glasgow Package to focus on implementing the commitment for annual climate finance of US $ 100 billion with easier access for the benefit of Small Island Developing States (SIDS) and other countries vulnerable to the climate crisis.
Alongside these fine promises, an agreement – the Offshore Petroleum Bill – was signed by the Mauritian State and oil companies to search for oil in the Exclusive Economic Zones (EEZs) of its islands. If these investigations are positive, the exploitation will be authorized. The agreement was ratified by the National Assembly on October 26th, 2021, a few days before COP26!
The Prime Minister of Mauritius defended this approach by the urgency of recovering the island’s economy after the Covid crisis. If the exploitation materializes, the companies are committed to hiring locally and developing an industry there. The economic and political approach is understandable, but it is in contradiction with the commitments made before the COP26.
Mauritius like Reunion and the other small islands have a rather favorable carbon footprint. By number of inhabitants, it is lower than that of European countries, the United States or China. However, when one adds the emissions of container ships essential to ensure the supply of countries, the CO2 rating explodes. These ships operate on heavy fuel oil. Although great progress has been made in reducing the pollution they cause, they emit a lot of greenhouse gases. Their impact on the environment and health remains considerable. Yet today, these boats are indispensable and irreplaceable.
Source: Réunion la 1ére.

Source: Google Maps

COP 26 : un nouveau coup d’épée dans l’eau? // COP 26 : another waste of time?

Les dirigeants du monde entier sont arrivés à Glasgow pour la COP26, la plus grande conférence mondiale sur le climat. Les organisateurs du sommet mondial, qui doit durer entre le 31 octobre et le 12 novembre, s’attendent à voir 30 000 participants. Parmi eux figurent au moins 126 dirigeants mondiaux, représentant 66% des pays. Parmi eux, le président américain Joe Biden, la chancelière allemande Angela Merkel, le canadien Justin Trudeau et le français Emmanuel Macron.
Il y a aussi des absences remarquées. Xi Jinping, le président chinois, n’est pas présent à la conférence, bien que la Chine soit le plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde. Le Russe Vladimir Poutine n’y participe pas non plus ; ni le Brésilien Jair Bolsonaro.
Les absences les plus préoccupantes, cependant, sont celles des petits pays, principalement dans le sud de la planète, et les dirigeants des petites nations insulaires, qui seront tous affectés de manière disproportionnée par le changement climatique.

En cliquant sur ce lien, vous trouverez la liste des leaders mondiaux présents et intervenant à la COP26, et ceux qui seront absents. Des changements de dernière minute peuvent survenir:

https://qz.com/2081932/when-is-cop26-and-whos-going/

L’organisation d’une telle conférence coûte très cher, sans parler des gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère par les avions qui acheminent toutes ces personnalités. En constatant que la Chine, la Russie et le Brésil snobent la conférence, on peut avoir de réels doutes sur l’issue de l’événement. Bien sûr, il y aura des discours et des promesses, mais si aucune mesure contraignante n’est prise, la COP 26 sera une nouvelle perte de temps. Le réchauffement climatique va se poursuivre. Les calottes glaciaires et les glaciers continueront de fondre et le pergélisol continuera à libérer du dioxyde de carbone, du méthane et encore plus de virus…

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Leaders from across the world have arrived in Glasgow for COP26, the world’s largest climate conference. Organizers of the global summit, from October 31st to November 12th, say they expect to see 30,000 participants. Among them there are at least 126 world leaders, representing 66% of countries on Earth. They include US president Joe Biden, Germany’s outgoing chancellor Angela Merkel, Canada’s Justin Trudeau and France’s Emmanuel Macron.

There are some notable absences as well. Xi Jinping, the president of China, won’t be at the conference, although China is the world’s largest emitter of greenhouse gases. Russia’s Vladimir Putin is not attending either; nor is Jair Bolsonaro of Brazil

The more concerning absences, however, are those from smaller countries, primarily in the global south, and the leaders of small island nations, all of which will be disproportionately affected by climate change.

By clicking on this link, you will find the list of world leaders attending and speaking at COP26, and see those who will be absent. Last minute changes may occur:

https://qz.com/2081932/when-is-cop26-and-whos-going/

The organization of such a conference is very costly, not to mention the greenhouse gases sent into the atmosphere by the planes of all the world leaders. Seeing that China, Russia and Brazil are snubbing the conference, one may have real doubts about the outcome of the event. Sure, there will be talks and promises, but if no binding meassures are taken, COP 26 will be another loss of time. Global warming will go on. The ice caps and the glaciers will keep on melting and the permafrost will keep on releasing carbon dioxide, methane and more viruses…

Glacier des Bossons (Photo: C. Grandpey)

Les volcans à Argenton-sur-Creuse (Indre) le 6 octobre 2021 !

J’aurai le plaisir de présenter à ARGENTON-SUR-CREUSE (Indre) – dans le cadre de l’Université Populaire – une conférence intitulée « Volcans et risques volcaniques »  le mercredi 6 octobre 2021 à 19 heures à l’Espace Jean Frappat

Séismes et volcans sont souvent associés dans la pensée populaire. Il est malheureusement encore impossible de prévoir les tremblements de terre. Le but de la conférence est de faire le point sur la situation en volcanologie. Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu ? Sommes-nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaierai de répondre.

Mon exposé se poursuivra avec deux diaporamas en fondu-enchaîné sonorisé destinés à illustrer les deux grands types de volcans. « La  Java des volcans » conduira le public auprès des volcans gris d’Indonésie tandis que « Hawaii le feu de la terre » fera côtoyer les coulées de lave rouge du Kilauea.

A l’issue de la conférence, le public pourra se procurer les livres « Terres de Feu » et « Mémoires Volcaniques », ainsi que des CD d’images de volcans.

Entrée: 5 euros.

D’autres conférences auront lieu à Issoudun (36), Montluçon (03) et Cognac (16). Je donnerai plus d’informations en temps utile.

Photo: C. Grandpey